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Full text of "Provincia: bulletin trimestriel de la Société de Statistique, d'Histoire et d'Archéologie de ..."

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des recherches en ligne dans le texte intégral de cet ouvrage à l'adresse ] ht tp : //books .google . corn 



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Ik SOGUmS DB STATISTIQOB DB MAB8BILLB. 



La Société de Sta4s)|4]|p jti^:MfirfÇ9l(9 déclare qu'en 
consignant dans le Répertoire de ses travaux ceux qui 
lui paraissent dignes do Timpression , elle n'entend 
donner aucune approbft(!i^^ 4ftiimI)ation aux opinionr 
émises par les auteurs. t.. 



REPERTOIRE 



TRAVAUX 



DB LA 



SOOfiTfi DE STAHSHOH de HARSeiLLE. 

PUBLIÉ tous LA DIEBCTIOR 

da «octeor «éltan-HniMi HAURIM » 

SECRÉTAIRE PERPÉTUEL par intérim. 



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TOME VINGT-SEPTIÈME. 

(S»«(i«U6*«8ém). 




TTV««mAFBn-BOUX , BUB MOBTêBARO , 42. 

186i. 



iTHE t:£Vf YOKK 

PUBLIC UERARÏ 
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A i'^ ■ - 

TILBEN FCUSDATIONS. 

1898. 






REPERTOIRE 



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TRAVAUX 

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SOGIBTÉ DB STATISTIQUE DE IIARSEII.UE. 

PBEHIEItE PARTIE. 

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Stitiitiqin do départemeot des Booekt-dii-BhÔDi. 



METEOROLOGIE. 



Les obsenratioDS météorologiques suivantes n'ont pu 
rentrer dans nos cadres : 

i 5 janvier > temps couvert, pluie cette nuit et un peu 
dans la matinée, pluie toute Taprës-midi et par intefralle 
dans la soirée , éclairs au Nord-Est. 

16 janvier^ quelque éclairs, 'pluie et gros vent du 
Sud-Est coups de tonnerre, grêle vers 8 heures du ma- 
tin , pluie dans la matinée et vers K heures 1/9 du soir , 
éclairs au Sud-Est à 10 heures du soir. 

11 mars,'.temps couvert,'pluie cette nuit et toute la ma- 
tinée depuis 7 heures 1/2 du matin, pluie dans Taprés- 
midi , il est tombé^quelques|[flocons de neige. 



— 13 — 
Obsbrvatiors fnéléorologiqueH faites, à l'Observatoire impérial 
de Marseille, en Mars 1863. 




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en Mars 1863. 



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de Marseille, en Air il 1863. 






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RÉSULTATS GÉNÉRAUX 

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Observations météorologiques faites , à l'Observatoire itnpérial 
de Marseille, eu Mai 1863. 







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de Ma rmile, en Jitin 1863. 




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de Marseille, eu Juillet 1863. 



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de Marseille , en Août 1863. 




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de Marseille , en Septembre 1863. 



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de Marseille^ en Octobre 1863. 



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en Juin 1863. 



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Observation méléorologiques faites , à l'Obsertaloireimyérial 
de Marseille, m Juillet 1863. 



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de Marseille , ev Août 1863. 



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de Marseille^ en Octobre 1863. 



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— 33 — 
STATISTIQUE SPÉCIALE. — ÉTAT SOCIAL. 



Marseille au point de vue de Phygiène el de la êtaliêtique 
médicale^ p€ur le docteur SeVim^Ernesi Maurim, vtce-ie- 
erHaire de la Société^ etc. 

# — 

ItrmoDDGTiON. — Hygiène privée^ hygiène publigtie^ plan gé- 
f%éral de l'élude dune ville au point de vue de r hygiène. 

I. 
Uaride consarTer la santé, de YivrchieD et longtemps , a 
toojoarsété la préoccupatioo de chacun. Par une 8orted*ine- 
tinet de cooserration, rhomme a cherché à connaître aon 
lenipéramenty ce qui lui convient, ce qui lui est nuisible ; 
celte élude a été constamment poursuivie ; les vieillards en 
ont communiqué h leurs petits tils la tradition, et souvent 
la parole expérimentée du grand -père demeura proyerbiale: 
Telle est l'origine de Thygiène privée. 

II 
Des esprits plus profonds, prenant le problème h un 
point de vae plus général, ont considéré l'homme vivant en 
société ; ont agité lesquestions importantes de centres {popu- 
leux, d'agglomération, de paupérisme : constaté les bons et 
les mauvais résultats de l'habitation des villes, les principes 
qui doivent présider aux constructions publiques et partf- 
enlières, les inconvénients nombreux qui proviennent Ses 
milieux artificiels de la vie et les moyens d*y obvier ; recher- 
ebé Tamélioration progressive physique et morale de la race : 
éiadié les causes des maladies, la marche des épidémiee. 
Ces grands esprits après avoir posé les bases de Phygiène 
publique formulèrent des lois auxquelles ils donnèrent sou- 
vent une origine divine, afin de les faire mieux respecter 
par les masses. Les résultats obtenus à Taide de quelques 
unes de ces lois sont prodigieux. C'est ainsi que 8,000 ans 
après la promulgation de la loi hébraïque, Textinction 

TOMB XXVH 3 



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- M — 

de la lèpro^ )a conserva lion du type ckex les Israélites, nous 
donnent une idée de rimmense influence produite par rîao- 
l#0iaat ÔM lépreux et là défense du mariage entre indivis 
dm n'appartenant pas à la même tribu. Dans ces loîs4ec 
SoLON, des Lycurgui, des Moïse il y avait sans doute quel- 
que chose de dur, do tyrannique et même d'inhumain ; mais 
ali»rs l*état de barbarie des peuples le rendait nécessaire. 

m. . 

L'origine de l'hygiène locale est plus moderne : cette 

science, d'autant plus délicate quelle louche souTent aux 

intérêts privés, d^une application d'autant plus importante 

qu'elle s'adresse à la famille, d'autant plus recommandable 

quMle exige de ses adeptes fermeté, loyauté, indépendance 

d''eS)f)rit» de calraclère et de position, est née le jour 

oh des 'à)(piràtions émancipalrices et libérales ont organisé 

lé^ 'cohsi»irs d'hygiène, les crèches, les salles d'asile, et fait 

penser âu'x2S) millions de prolétaires dont le labeur alimente 

la France. 

IV. 
. On no saurait -dire la foule de questions qu'elle aberdt et 

d» pfoblémes qa'^ie oblige à résoudre. Supposons qa^ïl sV 

giasfi 4'éiudter rhygiène d'une ville. 

V. 

^ La cité se compose d'une agglomération d'hommes réu- 
nis pour se prêter un appui mutuel. Ces hommes assosiés^ 
suvyapt la parole de Montpalcon, pour se livrer soit aux arts» 
s<;tit à Imdustne, soit au commerce, ont teus, quoiijue pous- 
sés dans j:)es voies différentes, un même but, une même 

ambition : 

Jouissance pour le présent. 

Illusion pour l'avenir. 

Les uns arrivés avec un train de maison attachent à 

leur personne une suite nombreuse de domestiques, d*ar- 

tîiàîis, d'omployés, etc. D'autres viennent chercher le tfé- 

cfe^s^ît-e dans ^le grand mflieu où tout vit cl prospère, parei 



^lM tout it Im, et que i*échaDge coatiau dfs prodyiM *m^f 
le mottrement incess^Di du capital. 

VI. 
Une yiUa serait donc, sans rinconvépienl des ^p^Uffc^ 
hamaioeSy rexpression la plus pure de ce que la vie en so- 
ciété peat produire pour le btea être particiilîer : mtis Jes 
paasîonSy causes de malaises^ de tiraillcineots « de faafcff 
transformeni en foyer de corruption el de mort le Jt>ramr 
ardent de la vie, ce qui rend encore vraies de nos jou/^ 
eea paroles du poëte romain : c fortunatoe nimium fff'i" 
eolœ « sua bona nerint. » 

VII. 
Or» les passions humaines changent suivant l*e^prit g^fié^ 
rai dfs cités : Dans les villes où domine l'aristocralie, r<t||QWf 
Torgueil, la vanité, la gourmandise et. la paresse : d^^ j,^ 
centres con^merciaux, Tavarice et la luxure ; /ivep riçH^t^fr 
trie« la cupidité et l'envie.... et comme l^ grftDdfS j}ijif§ 
spptà la fois, aristocratiques* commerciales et indifatrie^ 
on nevoHqu^ trop, hélas I leur population livjr^ jk toffs 
ee9 désordres morau^x dont les epnséqueneef i^WQMf 
e^rajippt la pepsée- 

Vill. 
JN^nmoips la vie y dfvicAt plqs active ; joi^ff M^^qjHfg^ 
exister, on est émerveillé du mouvement qui se fait au.,tonr 
de soi. L'animation est peinte sur tous les visages» les rela- 
ta 9ont pour rhomme, surjout pendant mjfiofifiWÉ Ape 
ejicitapu qui rentratoent d*ane pf^njj^r^ ir.ri^stji>^ "m^ 
Ij^B ou vers le mal. Snfin |a p^pwion iiQB#o# jl'MAQilii^» 
celle-ci Tennui oa le désir de chose? nouveUes. Aiiw if ^ 
vilisatioD fait naître des besqins auparavant ignorés. 

K. 
Po\ir sati^aire ài leur diversité, riodust^ie as (Çf^pif^ pg| 
d'employer des corp9 toxiques qu'elle tran^ifQriQe ^ fftàfilê 
désir^. Mai^i ces tpansformationç A*opf jf^çai^ 4WiHH 



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dégagemenl de molécules dangereuses qui minent la îâDlé 
des ouvriers ou des voisins de Tusine. L^bygièoe locale peut 
seule renseigner Tautorilé touchant eette source de maux 
inhérenfs aux villes industrielles. 

X. 
Si dans une ville commerciale maritime, nos regards se 
portent sur cette forêt de mâts qui couvre les ports, sur 
eette quantité de marchandises étalées sur les quais, ne 
pourrons nous pas dire :' voici des germes de mort déposés 
dans cet amas de balles et de caisses qui contiennent des 
produits de contrées si diverses. Arrivant d'un pays infecté, 
ce beau navire auquel la vapeur a permis de traverser en 
Il jours un espace de mer que les grands navigateurs 
mettaient autant de mois à franchir, ne récèle-t-il pas un 
principe infectieux capable de semer lo deuil ? Certes des 
exemples bien tristement mémorables autorisent cette ap- 
préhension, surtout depuis que l'avidité commerciale semble 
avoir entièrement supprimé les barrières , peut-être un 
peu trop étroites, que d'anciens législateurs avaient sage- 
ment élevées. Le commerce devient donc aussi, fatalement, 
une source permanente de causes morbides, et il appartient 
à rhygièno locale de les signaler, afin de seconder les géné- 
reuses aspirations d'un gouvernement jaloux du bien être 
public. 

XI. ^ 

'Si MUS peesens au sort des artisans occupés dans une 
grande ville, que de maladies spéciales aux corps de roé- 
lierslQué d'amélioratiou^l^ introduire dans ces ateliers 
Bal éclairés, mal disposés , quelquefois infects t 
XII. 

Et si nous jetons un regard sur les habitations privées 
eu! publiques, combien de logements insalubres! Quelle 
population agglomérée dans d'étroits réduits par la cherté 
ies loyers l Que de vices dans les constructions l Que de 



— 87 - 

parcimonie, de Dégligence ou de fraude dans l'emploi dee 
matériaux ! Qui résoudra ces graves questions d'écoaomie 
sociale? C'est encore Thygiène locale, ce problème changeant 
toujours de fac3 selon les conditions dans desquelles la ville- 
se trouve placée. 

XIII. 

Ces conditions elles-mêmes sont des sources étonnamment 
puissantes de maladies qui appellent au plus haut degré Ta t- 
teution du médecin philosophe. Tous les grands pratisiens 
qui, à partir d'HiPPocRATE, se sont livrés consciencieusement 
à Texercîce de leur art, n'ont jamais manqué de scruter 
avec une attention méticuleuse les conditions naturelle 
du lieu où ils étaient appelés à soigner leurs semblables. 

XIV. 

La Géographie physique de la contrée fournit de précieu- 
ses données étiologiques. On est frappé de TinQuence exer- 
cée par la situcilion lopographique, l'exposition générale de 
la ville, l'ouverture des rues principales. 

XV. 

Celui qui étudie attentivement Teilet des conditions cli- 
roatologiques et météorologiques sur les constitutions mé- 
dicales de la villo% est étonné des dé ludions pratiques et 
remarquables qu'on peut en tirer. 

XVI. 

S*il note les diverses couches d'immus et de roches qui 

forment le sol, s'il détermine les corps solubles organiques 

et inorganiques qu^elles contiennent, il comprendra cette 

belle pensée de Sydenham ; c Alterationes in terrœ visceri- 

bus pendent.- > 

XVII. 

' Aq sol se rattache une roche liquide d'une importance et- 
tréme. La question des eaux, problème économique palpi- 
tant d*intérét, est aussi un problème médical dé premier 
ordre ; donner à la population de l'eau en abondance et de 
benne qualité pour les divers besoins, c'est conjurer bien 



— 18 — 

ék maladies dont la malpropreté des habîtaiiODS et la cru- 
dité det boiaapons favorisent le développement. 

XVIII. 
L^air, iioarr itare de chaque instant, agent dont la pureté 
est indispensable, n'est*il pas incessamment vicié dans les 
ville» par les émanations putrides, méphitiques, miasmati- 
ques, animales, végétales, telluriques, et par des principes 
morbides infectieux ou contagieux? À l'hygiène locale ap- 
partient *de faire connaître ces causes de vieiations dange- 
reuses et let moyens d'y obvier. 

XIX. 
' Eii compulsant les documents de statistique fournis par 
lea bureaux civils et militaires, on établit bcilement le rap- 
port des naissances aux décès, la moyenne de la vie, le nom- 
bire relatif des eiiEanls légitimes et des enfants naturels, la 
moyenne de la fécondité, les motifs et la moyenne des exo- 
lératjons militaires. Des calculs comparatifs aident à cons- 
tater si la ville a gagné au point de vue de la longévité, des 
Hiœurs, de la diminution des maladies héréditaires. 

XX. 
ÎÉniRn les données des praticiens, les rapports des socié- 
té de médecine permettent d'établir quelles sont les ma* 
ladies les plus fréquentes, et do faire l'histoire des constitua 
tîons endémiques et épidémiques. 

XXI. 
ïlh résumé, tout traité d*bygîène locale peut être divisé 
iù Vroif parties : 1» Examen des conditions de la contrée ; 
~éôl, air, eau, climatologie et météorologie. 

S* Examen du milieu artificiel créé par I homme, par là 
Iptte df riodustrie avec la propriété et aveo la vie ; maison 
édifice, établisaement. 

3« Examen de Thabitant; vie, moaurs, aI.imçntatioo« 
maladies. 

Tel est le plan général que j'adopte pour traiter de rhj*- 
giène de Marseille, 



CHAPITRE I". 

ToPOGRAPHie. 



1. Mar9«tUe située ixr 3«, â' île longitude ë et 41*^ 
IT, 49" de latitude N., au fond d'un golfe couvert (bt dftr 
fendu par des lles,^est bâtie sur un terrain accidenté qui 
peat ae circonscrire d^ns un ellipse dont le gsand axe 
(N-0.,S-Ë.) aurait 5 kilomèt. et le petit axe (0-1/1 S,B.l/4 
N.) 4 kilomètres. 

2. Ce vaste ovale renferme des quartiers dont lescondi- 
lions topograpbiques diSèreat eseeniieltemeiity et ebaeuDe 
de ieeirs pariîea les plus ôlev^ repose sur une éminetuui 
qai ae rellie par des pentes douées à des meoAiputes seoeor* 
datros. 

Les quartiers anciens ont pour noyMn le mont de l^jlnser-* 
vateire; pour èmineoces principales ies montées du Panier, 
des AoDoalea, du St-fbprit, des GrandsOermee. 

On remarque, dans les quariiers modernes, leafilateaux 
de la Oare, de Lan^champ, de la Crois -de^gnier, de la 
Heioa ut d« Netna Daoïe du Mont. 

La place Paradis, le Jardin B^iaparte apperi(ienoeut «fti^ 
quartiers nouveaux bôtis jusqu*à loi-c^le sur le p^eoabBni 
S.-Ëde la colline de Notre Dame de la Garde. 

Im Ugaede plus grande pente de ioutes ces éntneuees 
«anveiige vers le vieux port, centre de la ville. 

Ea6n, l^s quariiers en eonsAruction foraient un arritae 
plra dûBl lia dinMÂon des peaies diflèr# MMv^D^tJ'orijsqitik 
tîçp ; doeorie qiàe ies quartiers du Laf^fiV^i^^'M^^j» ^« U 
Uadrflflue dérersant dans les i>as$iQ# 4q ja Joliette, des 
DsflkStNepoiéon ; tes quanifrsdu Ga«DA,<il|f Ja£elle-de-Mai 
le VaUon de Plombières ; les queettere dm Chartreux, 



-io- 
de la Blancarde , dans, le vallon de Jarret ; les quartiers de 
la Capelette, du Rouet, du Prado, dans ta vallée de THu- 
veauue ; enfin les quartiers d'Endoume, de St-Lambert, des 
Catalans, dans les criques nombreuses de ce promontoire. 
3. Ce rapide aperçu permet déjà de comprendre pour- 
quoi Tair des parties basses de ta ville est plus humide, 
plus chargé de corps étrangers et, parconséquent, plus in* 
salubre. 



CHAPITRE IF. 



SOL. 



4. Marseille est bâtie sur des terraius de sédiments su- 
périeurs : tantôt les roches de ces terrains paraissent à nu, 
tantôt elles sont recouvertes de terres rapportées, tantôt 
elles sont altérées par diverses causes. Il importe d*étudier 
ses digérantes conditions du sol. 

&. Une couche humatile, disparaissant presque à mesure 
qu'on gagne les hauteurs, épaisse de 6 mètres 50 cenUmé- 
très au maximum dans les parties basses de la ville, peu 
riche en matières organiques, principalement composée de 
détritus de roches calcaires et de (erres argileuses, forme, à 
vrai dire, le sol naturel de Marseille. Cela explique pourquoi 
le pavé est alternativement ou couvert de lioue ou chargé 
de poussière. 

6. Pour éviter cet inconvénient il faudrait macadamiser 
nos boulevards avec des roches siliceuses ; mais comme ces 
roches sont fort rares dans notre département, que Ton y 
trouve, au contraire, en abondance des calcairas, notre pavé 
par raison économique, est loin de devoir s'améliorer. On 
conçoit qu'un tel macadam ne remplit pas les conditions 
d4«irables; le terrain artificiel qu'il constitue est mouvant ; 
«inns la saison pluvieuse, pour peu que la pente soit forte, 



— 41 — 

des ornières, des mares se forment, enfin, n*opposant qu'une 
faible résistance aux eaux épancbées, il permet des infil- 
trailonsdont les fondations des maisons et les eaux des puits 
CD( à ioufiTrir. 

7. Le parage, lorsque les joints sont bien rapportés, est 
plus avantageux, mais les ressources de la ville ne per- 
mettent pas toujours de s'en servir. 

8. Les terrains de fondation des vieux quartiers, des mo- 
dernesr et d*une certaine étendue des quartiers en construc- 
tion sont formés par des gisements d'un poudingue spé- 
cial composé de galets agrégés à l'aide d'un ciment tantôt 
rouge, tantét jaune. 

Dans les deux variétés les pierres roulées sont des dolérites 
des amphiboles, des quartz à surface opaline ou hyaline. 

Les ciments sont des argiles colorées par de l'hydrate de fer 
rouge ou jaune. Le poudingue à ciment rouge se désagrège 
plus difficilement que celui à ciment jaune. Le premier for- 
me la base des falaises du mont St-Jean, de la Tourette, 
d^Àrenc, etc. Le second est l'un des éléments principaux 
des plateaux de Longchamp, de la Plaine, des monticules 
(iki boulevard Bayie. 

Le poudingue rouge est assis sur des lits de roches sablon- 
neuses àgrains volumineux, calcaireséuquarlzeuxmai liés, 
l'eau qui le traverse s'y filtre mais emprunte peu è Ja 
roche. 

Le poudingue jaune est assis sur des lits d'argiles ferru- 
gineuses, il supporte des sables chargés de grains d'hydrate 
do fer, il cède à l'eau qui le traverse une quantité de fer 
hydraté variable suivant les conditions météorologiques. 

Les bâtisses s'établissent solidement sur ces poudingues. 

9. Le sous sol des quartiers nouveaux est essentiellement 
calcaire. On en extrait chaque jour des pierres à bètir sur 
les points culminants où la couche de calcaire grossier, lan- 
téi compact», tantôt schisteux, est à ou. Surlescètes, des 



-42- 

couches d'argiles ou des marnes séténiteuses recouvrent la 
roche calcaire; enfin dati& les vallées ces couches de limon, 
d*argiles, de marnes acquièrent une épaisseur qui va jusqu'à 
140 mètres. 

C*est ce dernier terrain qui forme le sous-sol des quar- 
tiers S(-FerréoI, Noailles, Vacon,Paludy Cannebière ; ce qui 
explique pourquoi on est obligé d'y bâtir sur pilotis et 
donne la raison de l'humidité des basses offices dans toutes 
ces rues. 

Tellei sont tes conditions naturelles du sol sur lequel 
llar^tlle est bâtie. 

10. Pour niveller des anfractuosités, pour exhausser des 
terrains, on fuit parfois usage des résidus des usines, et ce 
n'est pas la moindre cause d'altération qui doive fixer Tat- 
tentfon du médecin hygiéniste. 

11. Les remblais faits avec les cendres des savonneries ftous 
arrêtenAout d'abord. On sait que les cendres de savonneries 
sont la soude factice du commerce privée d^nnc grande par- 
tie de son alcali. C'est-à-dire que la soude factice est fabri^ 
quëe avec de la craie, du sulfate de soude et du charbon de 
terre par voie ignée ; sous l'influence de la chaleur il se fora- 
ine du cafboaate de soude, du sulfatede chaux et de Toxyde 
de carbone : foxyde de carbone brute; le sulfate do chaux, 
converei en sulfure de calcium, resie mélangé aux impu- 
retés de la houille ou de la craie non altérée Lorsque 

les savonniers font leur lessive, ils jettent de Teau sur cette 
soude factice, Teau dissout la majeure partit du carbeiiarte 
de soude, mais elle a très peu d'action sur le sulfure de 
calcium ; elle parvient à peine è le transformer en faydre- 
fcftbte sduble et en sulfate sulfuré de chaux. Ce magma 
qui reste sur les barquhux constitue tes cendres des savon- 
nefries. 

Si ron utilise ces cendres pour rembtoyerdes terraîDS, 
toute trace de végétation disparaii partovt eu eUes sont 



- 4â- 

dépos6es,6C, pendant les premièreft anoées^ dn pelîtt ku< 
volcaniques apperatsseni çà et li sur imt 9iiri^oa.Caifla«»K 
ibesoQ feux folleis résolteni de {*excesstve chtfleur, produite 
iûr certains points par la réaction quo rhumidilé fait ^-^ 
rér, ei de la combustibilité du gas salfhydf iquc* qui en est 
le produit. 

{^Itts tard ces vo!cans en mtoialure ne ie fèneontrefti 
plus; les sotfures des résidus de la couche eitériettre 
exposés à traction de Tair ambiant, de Thumidlté et de la 
fihniènd, perdeiTt leurs caractères physiques ei letirèetbli 
spéciale ; les lerres qui constituent cette couche eiiéHeure 
désagrégées, blanchâtres, ne conserreiit pas moins, malgré 
cette transformation, des propriétés malfeisantes, soulevées 
par les vents en flots de poussière, elles peuvent déterminer, 
par leur action caustique, des ophthalmies et rinflammation 
des votes respiratoires. 

YèUe eii VopinioQ exprimée par MM. Bbrtulvs, CHAtiMia 
et Roox, dans un rapport adressé an conseil d'hygiène étfi 
Bc^nche8-du-Rb6ne (1). 

Depuhi 1853 des faits nouveaux sont venus s'ajouter à ceux 
disef vés par les honorables membres de cette commissfoft. 

La vallée de S*^Lambert, qui avait été nivelée avec dé» 
cendres de savonneries, (jl'épaissenr de la couche est sur 
quelques points de 8 mètres), est couverte de constructions; 
le terrain rapporté a maintetiant un aspect grumelcrux, 
mais ae délite Tacilement, et lorsqu'une certaine quamité 
d^eâiu stagne sur un point laissée découvert, il s'en échappe 
des émanations désagréables. Les fièvres et les maladies 
l^raves révèlent fréquemment dans ce quartier la forme 
typhoïde, et je suis convaincu que les conditions du sdl 
sont pour beaucoup dans cette palhogénie. Les eflbts désas- 
treux produits sur Téconomie par l'ouverture de tmchéeS 

(l)(4W(IH8M;Eapporta ducoueil d'hygiène 4«b Poucben- 
di'-Rhéne.) 



- 44 - 

dans les dépôts de cendres de savonaeries, sur \%% bords 
de mer» vi«DDani encore corroborer celle opinion. 

Cet efietSy je les ai observés dès 1857 ; j'ai pu suivre ï 
rH6(el-Dieu, dans ie service de M. le professeur Bertulus, 
5 cas d'asphyxie et 78 cas de fièvre graves à forme typhoï- 
de que des journaliers contractèrent, à la Joliette, dans 
lie chantiers Mirés, en creusant des fondations dans un 
terrain rapporté de cendres de savonneries sépacé de la mer 
par la seule largeur du quai. Le sel marin avait réagi sur 
le magma des barquieiii ; il s^était formé ^u chlorure de 
calcium, du sulfate de chaux , enfin des sulfures de aoude 
et des hydrosulfates sulfurés. Ceux-ci en suspension dans 
Teau, lui communiquèrent une teinte jaunâtre, M les éma- 
nations pernicieuses qui sortaient du sein du liquide fu- 
rent la cause occasionnelle de Tépidémie locale dont, en 
qualité d'externe de la clinique, je notai toutes les phases. 
Tantôt les ouvriers tombaient asphyxiés ; tantôt , pendant 
plusieurs jour5, ils éprouvaient de la céphalalgie,des troubles 
digestifs, leur peau était sèche et brûlante, puis les phéno- 
mènes de stupeur, d'hébétpde, les fuliginosités, et tout le cor- 
tège des accidents typhoïdes apparaissaient. Los boissons 
acidulés, les purgatifs et surtout le sulfete de quinine 
étaient indispensables pour amener la convalescence. Quel* 
quefois le malade tardait à entrer à Thôpital, étant resté 
chez lui jusqu'au moment où le délire^ la perte de connais** 
sance indiquaient la gravité de la maladie. — Admis tn ex- 
tremiSf le malheureux succombait. A Tautopsie on n'obser- 
vait aucune lésion des plaques de Payer ni des glandes de 
Bruuner, mais on était frappé de la noirceur et de la difluence 
du sang. 

Maintenant de belles maisons couvrent ces terrains : mais 
les basses offices de ces magnifiques constructions sont çn- 
eore infectées par des émanations sulfhydriques, au point 
que la viande et les dorures ne peuvent s'y conserver. 



_ 4S - 

Lorsque les cendres de savoDDeries sont déposées dans um 
terrain sec, recouvertes d'une couche de terre asseï épaisse 
et laissées pendant longtemps dans cette situation, les pbéM 
nomènes observés sont tout différents : MM. Dol, Dbvaox 
et Tholozan ont noté que ces résidus se transforment au 
bout d'une vingtaine d'années en des espèces de laves (é* 
phrinîques et prennent Taspect « d*une pâte grise, dure, 
c parsemée de tâches blanches et noires présentant grand 
c nombre de soufflures remplies de soufre natif » (1). 

Telles sont les conditions les plus rares et les moins dan- 
gereuses des remblais faits avec les cendres de savonne- 
ries. 

12. Avant qu'on utilisât les terres des tanneries pour la 
confection du combustible appelé Tovielle^ elles servaient 
auisiànivellerou à exhausser des terrains. Ces résidus n*ont 
jamais causé de maladies, mais ils affectent désagréablement 
Todorat et donnent aux eaux qui les traversent une sapeur 
désagréable. 

13. Les scories que Ton entasse souvent sur les terrains 
défoncés, destinés à devenir plus tard terrains de fondations 
ne peuvent exercer aucune influence fâcheuse sur la santé t 
mais les décombres affectés au même usage altèrent fré- 
quemment la nature des eaux qu'ils chargent, tantét d*actde 
sulfhydrique, tantôt de sulfate de chaux. 

1&. Le service public de Féclairage au gaz et les égoùts 
sont des causes encore plus générales et plus graves d'alté- 
ration du sol. 

15. Lorsqu'on employait des tuyaux en fonte pour con- 
duire le gaz, réitération du sol était surtout fort prononcée ; 
on remarquait que les terres avoisinant les tuyaux de ca- 
nalisation du gaz de houille étaient noires, visqueuses, ex- 
halaient une odeur fétide ; qu'il s'en dégageait des matières 

(4) Stat. ût% Bouches-dn-Rhénc, tome 4«r. p«3S3 



- w - 

^ue rboiDin«» np peul r«»pir«r ioipuném^pi, qnt les t^- 
t^ipii fifi fMuvei)( absorber sans danger pour leur conserT^- 
liM<; ^fio, qu'elles coptenaient quantité d'oxysulfare de 
fsjpki^et^f solfhydrats d*aaimoniaque (1). Nous dirons 
4^S U l^ito du mémoire reSet que produisit sur les eau;E 
de puiff,» c^ état de viciation du sol. Depuis que M. M^n^s 
a pris rexploitatjou du gaz, ces tuyaux en fonte avaient 
ét# remplacés par des tuyaux en tôle biluminée que Ton 
entour^ii d'une caisse en maçonnerie. Les filtrations étaient 
fQfû|id|res; cependant la noirceur des terres et leur od«iir 
suU^cerbonée autour de la jnaçonnerie témoignaient de la 
persistance des fuites. 

L^ #ysf.èq[ie actuel offre une amélioration sensible ; «jlas 
t^ya^^ Çbameroi sont placés dans des cuvettes en oiment 
dfi Ifi Videniine', on remplit les vides avec du gravier sur 
l^eqpf^l 01^ tasse de Targile détrempée ; enfin des tubes dis» 
^çp^ verticalement, à 50 mètres Tqn de Tautre, forment 
des regards par lesquels s'échappent les gaz provenant 
^ fçâ\9^^ ce qui facilite la recherche de ces dernières. 
4jp|ii|pl trouve presque conjurée l'une des plus puissantes 
^^ d^U^e^tiop du sol. 
' Ifl. JUe&y;$tème dus égoûls de Marseille n*étant pas encore 
(^U^Qp^t liT.isse subsister plusieurs causes efficaces de vi- 
dation du soL Dans la plupart des maisons des quartiers 
9l(MjQr,n!^ 9u milieu de la cour ou du jardin^ on aperçoit 
^^ j^l^clie carrée, percée de plusieurs trous, d*où s'échap- 
pent constamment des efQuTes insupportables. Cette planche 
rfpopy^e fine fosse plus ou moins profonde appelée £p0ngê 
^ ll^^W^ eboutit UQ canal qui conduit les eaux des éviers, 
lais,sil|)t ji la t^rre Iç soin de les absorber. L'infiltration, la 
Qt^n^ition» jla fermentation putride sont les principes sur 

(4) M. MfeaHBTcité par M. Bkxtulus. Eclairage au gaz, Mar- 
seille 48.^3. 



- 47 — 

l«sqaels repofa la construciioD de cas réfervoirs malMÎns* 
L'imbibitjoo continue du sol, Taugmentation incessante 4^ la 
quantité des matières organiques dans les couches humatiiei, 
rîoiprégnation miasmatique de Pair en soat les conséquen- 
ces immédiates. La viciation des eaux de puits , quelquefois 
après les pluies, rintection de la maison, en sont .les moin- 
dres résultats. 

Espérons que la vigilance de Tadministratioii Locale, si 
jalouse de rendre Marseiito salubre, &aura corriger le vice 
signalé. 

17. II est aussi des égoùts particuliers mal coostruits, 
sans pentes suffisantes, qui forcent Peau sale des éviers à 
croupir et à fermenter. Si ces égoùts s*obslrueat, surtout 
pendant les chaleurs de l'été, des odeurs désagréables mour 
tent dans les maisons par les conduits, au point âe nécessiter 
quelquefois pendant la nuit l'ouverture des fenêtres, par 
crainte d'aspbyxie. Ces sortes d'égoùts. se voient principle-r 
ment dans les quartiers où la population est aggloméréei pù 
les eaux de cuisine sont plus salles et pins abonda n tes j il^ 
deviennent ainsi d*autant plus fétides et pernicieux. Si la 
maçonoerie est vieille, mal laite ^ si les cuves $ont trop 
petites, les eaux s'infiltrent dans ia profondeur .des terres^ 
qu'efles convertissent en un magipa nojr, infect, saturé de 
matiières organiques en voie de décomposition , ^i d*pù 
s*échappent des^az hydrocarbonés, am.moi^iacaiiz -ethjr 
drosulfarés ; en un mot e*est ranalogue du jl^rraj^ flfff 
4poog»s. 

18. Enfin une dernière causa générale d'altération 4u nol, 
c'est la perméabilité des conduites secondaires dfseaux du 
tanal. Ces conduites n'étant pas séparées du reste dea tejrras 
les pertes d*eau sont communes sur leurs parcours, pff 
infiUrations ont exhaussé le niveau de certains puits, .changé 
la nature de Veau, et servi de véhicule aux matières sc\lu- 
bles enfouies daqis la ievr^. C'est ainsi que Teau de9 p^ÂM, 



- 48 - 

qui était autrefois à 10 mètres, se trouYe en certains en- 
droits à 3 mèlres au-dessous du sol ; que Teau de certains 
puits qui ne pouvait cuire les légumes, est devenue propre 
à tous les usages domestiques ; que les puits des maisons 
avoisinant les savonneries, et les tuyaux principaux de dis- 
tribution du gaz ont été de 1850 à 1853 presque tous vi- 
ciés. Cependant les terres lessivées par ces infitrations con- 
tinues n'abandonnent plus à Teau, maintenant, en général 
une aussi grande quantité de matières étrangères. 

liais ces infiltrations sont assez considérables pour avoir 
ramolli les premières couches argileuses sur lesquelles re- 
posent quelquefois les fondations, et plusieurs maisons, du 
reste fort bien construites, se sont écroulées à cause du jeu 
du terrain. ^ 

Outre ces accidents, la santé publique aurait à craindre 
de la continuation d'un pareil état de choses, s'il est permis 
d'en juger par ce qui'se passe là où le lit d'argile se trouve 
à la surface du sol. Ainsi vers les hauteurs de la rue des 
Tonneliers, sur un terrain argileux où sont entassés des 
tonneaux, une petite quantité d'eau infiltrée a suffi pour 
former des mares dont les effluves ont occasionné dans lâs 
environs plusieurs cas de fièvres intermittentes, rémitten- 
tes et pernicieuses. Ce fait se présentera partout où, avec 
les conditions du sol décrites, il y aura descorps putrescibles, 
des bois capables de se recouvrir d'une végétation crypto- 
gamique , etc. 

Il importe donc de s'opposer h ces infiltrations, en plaçant 
autant que possible les conduits des eaux dans des rigoles 
imperméables analogues à oelles de la canalisation du gaz. 

19. Les ports de Marseille forment un sol mouvant digne 
d'attirer l'attention de l'hygiéniste, puisqu'il y vit une popu- 
lation flottante de 18 à 20,000 âmes, et qu'il a une influence 
réelle sur la cité. 

20. Le vieux port, étendu de l'Est à l'Ouest, occupe une 



I 



^yirQn. ^ largeur mqyenqe q$M?300 ii|^«i^ie ttUfMlir 
^ç 1,150 môtres, et il cube environ 9*7(MI,0(M Qlèlrei 4'M»v 
li recevait, avant l'arrivée du canal eu 21 beuref, natilliièii* 
lité d*eaa douce, évaluée par M. E^Aiio à 91,009 oAifli . 
pubes. Il fallait à celte époc|ue, d'après les calcula tfH$ pHf 
j^l. IIaUi, de 21 à 3i jours aux eaux déversé^ daiKi^e g^ 
pour dépasser le goukt. (1) Aussi les pliéo^roèa^ ^ 4lf^ 
ineotatioQ étaient tels que Peau saturée de g^;; iulQiff- 
qriqucs, hydrocarbonés, de sulfures, de oi^tières Vfig^miW 
ou animales en décomposition, laissait échappef, <)ei ^umpfil 
lions d'uoe fétidité extrême, et que nul aniip^l q^ fffWMf 
v.vjvre, pas même les vers taraudeyrs. Il ^tatt ji, f>f aUH*<}l|f|g 
ue Tinfeclion de la darse augmentait considérai(ilimiinl,^ 
té, époque pendapt laquplle, vu la seci^çf^ffe, Ja §Wf^ 
tilé d*eau doucc^ déversée journellement, din!iioii|M| fPMMIM 
du tiers. Ce fait devait amener à penser, par ^Qflç^f^qMf^ 
up.plus grand volume (|*eau était conduit Uaiis le pf^rft ^ rpn 
pourrait Tassainir. Ce fut là un des plus puis|9U^^,. iBot|ilg|^ 
de la création du canal de la Durance. . ^ /« 

Âprèç uneexpériepce de douzeans, voici c^im^il.^ist flfmilMi 
de^nstater : un canal de communication ji ^ké 4^!i ^iM^fH 
I9 vieux p^rt et U bjsiin dà la Jolielte ; par ^*f'dJ^^ii|fDt 
ouiiuai de la Cannebi<ire, on fn çomb^i la pff^Vii^ ^SS^Wh 
la i^us féiide; h nombre desj^ayire^ rc^i|s^^jmf||qfl^^ 
cwseau développement des ports nouveau^.; jeofin M if^r^ 
lumecoasid^i^rablô d'eau du'can^lest dév^rs^^ M^^^^iffe ^Aft 
dàii4e en ix^^me teipps que reaii des égpÇt^. i^^(^if^lÇ#i)Mv^ 
une telle diminution do l'iiifectioa de U d^rie qifid, ^s.{|l^|^. 
9fgi% e^ \fis (^quîllages vivent dans les ,^1^4^ WtP'^ftS^ 
jgis^^*au>ier6 eiiyirQn de sa longueur^ 

(V> Lettres sur MArscillo, Monsieur Flataiid ^ftj^z, i^^^f^ 
dans les actes du Co:iiLlé médical des Douches-du-fth^i^^ 
To^B xxvn 1 



- 80 ~ 

k- le mélaiigdde Tmiu de la Durance avec Teau saiée a lait 

Mfltr la eomposition de Teau du port, on y trouve des chlo- 

forea de aodiuni et de magnésium, des carbonates do chaux 

•ide magnésie, des silicates de soude, d alumine et de pota> 

• «e, des sulfates de chaux, de magnésie, des sulfures de sou- 

'Ûe, des gaz bydrosulfurés et hydrocarboués, mais ce mélange 

il été relativement favorable et ne donne pas naissance à des 

effluves malsains analogues â ceux des Ynarais salants. On no 

pout,d*aiUeurs, établir aucune analogie entre les conditions 

Htt mélange de l'eau douce et de l'eau de mer dans les ports 

et dans les marais, car Teau du port n'est pas stagnante, 

tes marées, (faibles, il est vrai, puisque diaprés Walblbt, 

eHesoe font élever ou baisser le niveau que de 10 A M 

Itentîmètres.} les raz de marées (produits par les vents do 

Sôd-Est, du Sud-Ouest et de TOuest) et les tempêtes éta« 

Miiient des courants qui changent d'une manière continue 

IVitt du bassin. 

On s'aperçoit chaque jour de la diminution croissante 
éi-la profondeur du port ; des couches limoneuses nouvetiej 
s'y forment, et les dépôts apportés par les eaux dii canal 
M sont pas la moindre cause d'augmentation de cette vase, 
ék des débris de tous genres fermentent et s'enfouissent* 

tl. L'avant port et les bassins de la Jollette, le. bassin 
dis docks, le bassin Napoléon et son avaot-port, défendus 
eëiiirela baute-nier par une jetée longue de 2J00 mètres 
eiifinm, sont relativement plus salubres. La direction S. 
f H <• N. 1/4 0. et S. 1/4 0. N. 1/4 E qui leur a été don- 
ntif ienr double issue, la profondeur et la moindre tran* 
qoilMé de leur eau, y contribuent. 

On seul point a de la tendance à devenir infect ; c'est 
Tao^e N.*E. du bassin de la Joliette. La disposition topo* 
grtpbiqtie du lieu en donne la raison : les vents du S.-0. 
elderô amènent les corps immergés du bassin, et le coa- 
fanl do canal de jonction avec l'ancien port occasionne un 



-^ 61 ^ 
remou. Pour obf ier à tous cet ioconventents U cooYieikdrtf&t 
4'éltblir là un puissani courant d*eau. 

SS. En somme» les ports de Marseille sont tous plus ou 
moins insalubres* tes causes de leur infection peovont Atre 
attribuées : 

!• A la nécessité où Ton se trouve d*y déverser les eau< 
des ègoùts, des usines» dos lavoirs *, 

S» lu jet des matières fécales et putrides provenant des. 
•,000 navires qu'ils reçoivent année commune ; > 

9» Au jet des immondices produites sur les quais parlai 
moaVement des marchandises ; 

#• A raeeuHâiriation du limon que charrient leaéauK do 
canal. 

Le plus grand obstacle au nettoiement des ports, c'est h 
faiblesse du courant qui doit eutrainer les eaux vers la* 
pleine mer. Dans la première édition de ce travail je disais : 
« si quand on construit des jetées on laissait de distanee. 
en distance des ouvertures larges de deux ou trois mètres» 
A partir du vingtième jusqu'au cinquième mètre environ aà« 
dessus du niveau de la mer, il s'établirait des couranls sens 
marins d^nne utilité incontestable au point de vue de raisat- 
nissement, et les moyens dont l'industrie disposa perméttanl. 
de rendre ces jetées à jour aussi soli^ que lès àutnif, le 
port n*en serait pas moins sûr, parce que le briie laane 
t'aurait aucune solution de continuité, et que lea vagues, 
bâtiraient toujours sur une ligne non interrompu'; au con- 
traire, lorsqu'une quantité trop considérable d'eair arrive- 
rait pr le goulet, l'excédant trouverait des isanes nombre»^ 
see par lesquelles il retournerait en plein om«^r. r , 

Ce système adopté pour la jetée du biissin /MapaUon, a 
iMdiùt d'Aeuraux résultats. 

Jtnaiste ausai sur ce fait remarquable qu'aux angles des • 
pftrt4» Teau se renouvellant avec plus de diiBeillté, et des 
Mmottf y aocamulant des matières fétidesqui y fsroMMiléBlf 



- 52 - 

a MraK da toute Déceasitô d*arrondir largemçDt 1m pc^inli 
fémWwnii àm darses pour éviter la formation de ces. f cdm 
nuisibles. 

Bu égard à te topographie de Marseille, les égoûts doivent 
» déverser dans les ports; mais on pourrait conduire ces 
aaux sales, dans un tube fermé de 1» 50 à 2 méires de 
diamètre, jusqu'après les goulets. Ce syslèrae, appliqué ai| 
bassin de la Joliette, donne de bons résultais; les eaux &% 
égôùt* soot ainsi conduites jusqu'en delà de la jetée. 6a 
objectera que pour le vieux port (es conditions ne sont pas 
iMil à Jaîi kientîques, et que les vents du Sud-Est, du Sud- 
Ouest, de l'Ouest raméneraieut les matières: Cette cause dln- 
f«BlioB.a*e9t pas constante, et l'agitation naturelle des eaux 
jointe au courant artificiel d*un volume d*eau que le canal 
Cj0[idkuta\|t'.à. rexirémité de la Cennebière, tendrait à dé^. 
Iiaienài^ peu près ces inconvénients. 

UiftMdffiitencore,-par des règlements de police municipale, 
fiMfèdier'ia jet, dans tes darses, des matières provenant (dfes* 
nfoiitmioik éês quais. Il suffirait, pour obvier à ces causes, 
pUÎMsalifiii vieiadîon des eaux, !•• de forcer les équinagrâ^ 
àtfMMrayittV à. leur entrée dans les ports, d*un appareil sjpé- 
ci4t^^>à ta>poulaiae, et où l'on déposerait les immondices 
pMHi/éArft^nlev^, à délai fixe, suivant Tusage adojpt^ enj^ 
vé(K|miDle»fcssesi m^iilès ; ^ de veiller à ce que l^^ ipi- 
ilHldioifaocoQHiKes sur les' quais fussent enîevles et noq^ 
jilÉjp» te.ni«r, 

Bafiov \*9U^0Bêilaeà% dans les conditions actuelles i^ neiH 
ètavoflBhailu que par un système actif de curage ; encop 
iHit-iliajicaiiviaoM» dO'ne pas opérer pendant les cÊaJeurs db 
Tété, époque de Tannée-où l'iigftation de ces dépôts, esseï^- 
titU80Mtt( Chargés de corps orgaDîcfues en pùtr^çii9^^^ 
pourrait donner lieu au dégagement dd gaz mépbitiqû^ 
àptd «.i^lfttportano^' paifcogéniquo sera signalée au cluipUrfL. 
-\è-rilud*delWr4 • ... •. .'.T^wt 



-6à- 

CHÀnTRE III (1). 
Eaux. 

I. UimeilK tîluée ait céutro d'ua bâUm ép^rMihMI' 

, larriias de séiimeQli supérieurs, est elimettCé» |lbr 
d^eMx. de «Miroes locales, des eeux emeaées deseavliii^iiti 
e^4e»#eux dérivées de 4a DuraDce. 

^. De$ eawa ik $owee$ lœaUê^LB ^gaoeie delaeoiii* • 
inèe perttiei d'eisquérir de précieuses DoUbos iiir latioiiiiiW ' 
lofMiee^letMr provcteoee^teur posiiioiHet le vbluoMée lébre' • 
eaux. 

P%.diV»MAgtie ibns bu k^esin do UarseàUedeefennafeioiii 
te|?Wai>es«d« traosporii fort fiiu iilclii)é(^ ieft de» (ormÉ* 
iM|%^ €ff#7«ufes eu de eatceirea cémpiiotes îMlinéeer pm 
contre de 45*. Ces deruières forment les inontagnea^ ieé' 
cQyiQ«^,ekf40Bgeni sous les ter ralns«fe IraMpertttti lévtfl'' 
lent les ravins, les anfractuoslté», lAiea itonveMssetti ed 
bumiir¥aliéesou plaines. 

Uj ^aux|>luviales (ileetottibe aooBeilMiWI Ifr èM 
pouces) glissent sur les calcaires compactes, ou lUlraitf-è 
tFfvfrs les terrains perurfaUes^ et se ceUigént dansi^ 
sables au-dessus des couches argileuses quie i*eau lie pettli 
péaéMmr* Ces TéservoH*s souterraiua sont lVi|îiiedésso«fV 
ce^Jeoaleei. 

OiV Im forain détnonrtrent que sor rempliieenhenioù iti 
Tilliecir||Altt««D trouve quatre coilebes aqliifères stipekr* 
posées. ÎUm' aUomi décrire le peeMien. ei rikik|iortMÉcedr 
€b§mmî dWItoa. 

(I) Se travail sur ïes eaux potables de Maraeillei a été bit 
en ' collaboration ' avec il Roussiïfi pharmacien, membre du 
oAiM iLiAM Aéi %ôuchè8Haû-l(th«ne^^i ie ia Société àé 
statistique de Marseille, etc. 



-H- 

t5. l^* Coucfie aquifère. — A. la baie des moniî^ulw, 
H existe des sources provenant de la filtration des eaux 
épancbées à la surface du sol du monticule. Ces eaux tra- 
versent la terre végétale, le poudingue, le safre, s*arrèteQl 
sur un banc d'argilo rougeâlre* et viennent parfois coûter 
80i|S ferme de source, comme h la rue Mazagran , n« t , 
au boulevard du Nord , et au boulevard de la Gare au 
pied du mur de aoulènemeut , etc. Cette couche aquUère 
mérite nottre attention plut6t<'k oause des qualités qoe du 
volume de Teau ; elle subit plus que tout autre Tinfluenee 
de la sécheresse ; durant les chaleurs, le débit diminue 
coDsidérablement, il était souvent même réduit à zéro avtnl 
Tarrivée des eaux du canal dans notre ville. 

La source de la rue Mazagran n» 4, qui esl commune à 
trois maisensdu boulevard du Musée, sera seule Tobjel d'un* 
mention spéciale : elle débile 'environ 5 litres, d'eeu per 
minute. 

29. S* Coucni AQuirÊax. — Les eaux épanchées sur le 
sol traversent quelquefois : 

Sur let points eulminanls : (erre végétale, graviera^ 
terre argileuse roussétre, poudingue à ciment rouge, sable, 
argile schisteuse gris de plomb. 

Dans hs plaines : terre végétale, poudingue à ciment 
jaune, safre, argile bleuo. 

Dans les vallées : terre végétale, couche d*arglle lime^ 
neuso, couches alternes irrégulières de safre ^ de Umen 
durci, de poudingue dans lequel la pâte est tantêl uAè 
Argile grîse schisteuse mêlée de sable calcaire et agglutinant 
une multitude do graviers quartzeux, tantôt un gnés quart- 
seux môIé d*argile renfermant des grès calcaires ; argile 
limoneuse noire contenant des grains de fer sulfuré radié , 
dek bois cbarbonnéi et des graviers. Ces eaux vont former 
nn vaste résertoir qui fournit à Talimentation de tous Jee 
puits de la vilb. 



tkftn lES VCMTS 



■■ >l< « 



Noms Grecs.Lalins, Français ô Provençaux 



N 



Boçcaff 



SxiPOYvCH«nM.\'g 
Mitlral, ^Htcu^A 



^:^i> 



'4&I. 



S. 



•^ N \ 



Q Zéphyre . Zé<p<i^V^. 



fouReniFavonius 



— * 



ttftf* 






IWb^ 



Sepleftlrio 
Tramonlane 

/ . ^. 

^' Cr»e^^Creg»U. 

iv/' " atft|>iM>n>, Levant, p 



^^%^Sttb-SoUniw,l»v«nt . 






.«.- 









X*' 



'^ 



AutUr 



S 



(Répertoire deslrmiKlelaSociétédeSUtiiti({ne JeMu-ieille.- Iflhoff. A.Laidet.Rue Pavilln^N?19.] 
% . 



- 55 — 

Oeita deuxième couche aquiière se Irouve à une protpii-* * 
deur moyenns de 8 mètres , et remonte habiiuellemeDt de 
3 mètres au-dessus du point où elle a été rencontrée. Séti 
volume a augmenté depuis l'arrivée des eaux de la Durancp, 
mais pas en proporiioa do celui de la première couche aqoi- 
i%re. Son débit est considérable , car il existe à UarsaiUer 
environ 17,030 puits;, admettons une ooosooimalioD ma* * 
yenne de cinq sceaux d*eau de 10 litres chacun par maiaoi^'' 
et par jour , te chiffra de 850,000 litres exprimera b quaa- 
tité d*eau doanée en iA h^urai par cdltd source souterMîoal 
On nes*élonnera pasdès^lors qu'elle tarisse presque com|ilè'< 
iement après de longues sécheresses. 

S7. 3f goucbeaouipèrb.— L'existence de cette ooucbe a été' 
démontrée par le forage des puits artésiens de la place Séfail-^ 
FerréoK de la place de Rome et de ta place NoaHles. KMê a èa ^ 
raison d'être dans la disposition géognosiqoe diflérente qM^ 
noQs avons signalée des terrains de transport et dea i 
calcaires. Ces dernières , formant la crèle , la poilie \ 
rieure de nos montagnes dénudées » na peuvent pomfiÉr 
r«iQ ; elles la laissent glisser à leur surface ; cette eau* aeil 
l'j pente du rocher jusqu'à ce qu'aile rencontra un terrain* 
parméable ; elle sd collige au-dessous d'un sable niamao& 
micacé, d'un sable ferrugineux., et d'un grès marneux trèt*^-. 
poreux; au-dessus dune marne grise très coaspàcte, hr 
une profondeur de 3S mètres à la place Noailtet obMf> 
est peu importante, de 93 mètres à la pln:e de Hioi^jét 
de 93 mètres à la place St-Ferréol, (A elle a été mfUt^iH^ 
17 joillei 1828. Par de% opérations que oou» n'avonafMibàt. 
décrira, on a amené jusqu'à 3 mètres au«deasiie. du- 841-4} 
litres 1/2 par minute d'eau provenant de cotte nappe^ S11i^:ï 
sert à alimenter la fontaine nord^ouest de la place Saîm^; 
Ferréel. : i 

SS. 4* CoucHi AQOiPERE. — Une partie des eaux phirôlêa: 
q«i tombent ser les crêtes, dénudées dé mis jVionlag»is 






j 



^ 5ff - 

•aloMoei^auti la paole du rocher jusqu'au fond du i Af m, oii 
elk forme on quatrième réservoir qui â été rencontrélh 
y' 19Br50.de profondeur à la place Noaii les, et à 143* 83 à 

la^^ce.de Boiae« 

W, forage du puits artésien de la place Noailles a péirmfàf 
d^ooodoire à la surfaco du sol 3 litres 3/4 d^eâu qui 
sormeat autrefois à alimenter la fontaine de la mie Bott-^ 
Jim.. 

^t^QAgir; du puita artésien de la placé de Rome, entre- 
prû|.|e A juillet 1834, a été le sujei d*une intéressante obsër^ 
Taliip..: hjV^ Biàlres on a pénétré dans la troisième couébe* 
aquifère ; aussitôt la fontaine nordH>uest de la plac^Sbin^' 
FimM^ oesaé découler; pour éviter de perdr^î le'béoA^ 
ficf,di» preo^iet forage, on a dû onfencer la sonde jusq«^ 
■ IttYSS^eirenaTeoconlré la quatnèole ooucbè aquiftirt 
dM^Je^débit eit de 3 lit. 80 par minute au nivaaa du sok JE 
Twfkde eelie eau^ on alimente la fontaine nord^st de \ê 
phifiSaîoiiHFevrépL 

Mliili «stxii» sources locales pins importantes, moins soj9t« 
teié^.twir, dont la provenaneè plus hypt^thétique s'eiplique 
mîfHU par les acoidents que présentent les roches de sédl- 
maoArjttvsi» au milieu des montagnes calcaires, en t^fl 
sonietit d'immenses grottes, quelquefois dèsftiillea préfOA^ 
dis 'r **^>^ W^ ^^ foiiles que passent et s*éceulent desi^aiiV 
tnMMinpidw véàuet de fort loin, et tfès-abondantes. 

'VaatnMfe lea aouroes du Gnind*Puits et dé (a FrÂohè thV- 
#Mt»|>ifi»ori{^n». Il arrive aussi que ces j>0Qrces se péM^^i 
a4e|^M* gttftide ftcilité è la suite d*ébranle^ent!J ttooséè 
pdf iMs'tramM: exécutés dan^ leur voisinage ; i&'eit e» iju! 
eil> ftmnifiAbililément de la disparltiori de la sétirte cdta'^ 
skHrâliei tf^^tibéa, eonnue autrefois soUis r^ WMi dir 
Puita-Fourniguier, et que Ton n'a plus pu relrouvëJT tléf 
niiijôvnic; - 



-5f- 

eA tafMHf i%fs le haat déè Allées, prds régtitë ie^iM- 
miëif rf/e ^abit d^ni une gélerie construite en hi^^'ôûHè- 
riè ôu créti^ dâû.i le roc, longue de 859 mètres, tiià8!ttfl1r' 
par les Ailéi>s des Cnpucînes, la ^lacé du tnéme r\6Tn, la f\i6 
du Petit-Saint-Jean, le Cours, la Grand*rtue, se cotisant tix 
niVèRÛ dé là pTnCe du Giisdd-Puîts p6ur ^ diriger ^oft4« 
PôWvieuic;. ' ' 

Lé débil dé !a s<tarce du Grand-Ptiîti élkïï àiW mViif 
par jour, dont quatre alimentaient les pompée ditè^iAifl* ' 
^âSkh ^itbées sur la pluce du 0^and-^uils, el \ei lOlfifWs 
ddMrVarteni des fontaines très estimées disp&^éèi s\i^\\it' 
qmk del*iiticiën port (côté4de Iff UaîVi^. têa j^uitÂi^éliVy' ' 
apfJMViiiottwaTenl de préfërenco. 

i5ii 8^t%rçut, fl y n quelques ann^s, d^onedrmlnutiôit 
cfllft!S9ifahré'dtins te débit dé cette source, et des Yrava^ùit 
fu?ëtii iéhtréprts pour ôbtehîV ûtt câblage plus complll. bà 
est parvend k gràtid peine il rceueilliir uà Volume li^àà^j^ 
9ji \\W^ â là minuté, qiil, conduit dons une gàreriè juii* 
qd^^ ii 'fia'utéur Âi Cours, pâ^se dahsuhc ventouse, éi s^e&- 
g^^Veflkaite dans des tuyati'i d'é poteHe, (Té fonle ëi*âê ' 
plomb, vient couler à une borne fontaine établie è la plIScV 
duOratid-Puits. Jusque là,dei précauilons sort t prises pouf 
qôé^eafô ilé reçoive atfcbh ràélàngô; triais dahk lé paféobrl; 
àéh (iléife an Oi^d-l>uiii âvix fontaines du port, \à g^lëHiT ^ 
est disposée pour recevoir, au contraire, toutes les infiWPd- 
Wêàê Âtx canal èl 'dés autres sbàrces qui sa trouv^ni sb^ ioA 
passaga. 

at.Soimtl DTtA ^iiACHt. -^ Enfin las&ûrcè de H Vr^W, 
crptéé^tri le'bnuide la rue dès l^titêb-'MàKéi, MuU ditti' 
deÉtitibèâlbieiVBJuMé9,et î/irmehie^n^ bori^e^ftlAflâiné $H\xiki 
diift^tir raè^att^tont-de^Piété. SbhVdèbit éféx'âeWMtéà il 
la'^ffiMè. La SK>àrcd*f(>(!mft éticbHè^ "vtilnéé "^iiùii âtHSk 
ctit^mUfà ft tirife suiVéfsë "«labHè sbr ht \iMb dà'Mbilr^ 
de-Pîété, à rangle des rues Magenta'dt Ai' iRml^^ab-WM/ 



- M - 

11. Dtê eaux iUrivéeê des envtronê. — Les eaux d« 
THuveaane, de Jarret et de la Rose« autrefois celles de Mal* 
pessét ont été dérivées soit par la ville» soit par des compa- 
gDîcsi, pour subvenir aux besoins de la population. 

83. 1* Eatix de THiveaiind et de Jarret» 

Les eaux de THaveaunu et de Jarret servant h ralimen* 
tation de Marseille, y sont amenées par un aqueduc qui 
commence un peu au-dessus du village de la Pomme, et finit 
à la place St-Lauren(. 

Une première prise d'eau se Tait sur rHuveaune à une 
hauteur de 41 mètres 81 au-dessus du niveau de la mer. 
On voit là un briment en maçonnerie avec un escalier 
eonduisant à une sarrasine, qui permet ou repousse l'intro- 
dqçtipn des eaux» suivant qu'elle est abaissée ou soulevée. 

De cette prise les eaux se rendent dans un premier liaasÎA 
oti .^lles se reposent et a*épurenl; puis elles s'écoulent par 
raqnedoc, dont la pente moyenne est de 0",00078. 

Une deuxième prise est établie sur le petit bial^ destiné 
à r&rrosement de trois prairies riveraines. Elle sert aurtoyt 
lorsque les eaux sont au-deçsous du niveoii de la grande 
prise. 

Sur le grand béai est une troisième prise dont Teau, 
aprèa avoir séjourné dans deux bassins, rajoint Taquedae 
qui se dirige verj le quartier du P«lii-Camas et traversa 
Jarret, 

à ce peint d'intar^etîtion est une quatrième prise, utilisée 
dans les ternps de sécheresse extrême. 

V#JoDj;tteur de l'aqui^luc est de 7^323 mètres ;• les di« 
mensions. du canal varient enli*a 50 et 33 centi mètres de 
largeur dans œuvre, et 1*5) à 0«> 60 de hauteur sous dé. 
Quelques parties sont creusées dans le roc ou construite64Ni 
pierres sèches et .recouvertes d'un enduit sélf&nito-calçaira 
déposé par las eaux ; d'autros sont vi^^tées et faites en bri* 
quaa au an moalloos plats. 



Oa «'introduit dans i'aqnediic par 190 puits ds t^gmd 
tloni la profondeor varié de 3 à SO mètres. Enfin 4 déver- 
soirs tçnt disposés i^^porcoufs poar qa'on pttisBO,à mm 
mstani donné, enievl^^détriuia apportés par Iss eaax. 

Arrivées en ville, les edux sont réparties dans des bes^ 
sins rectangubires appelas serines, et divisés par une plaque, 
dm cuivre. 

Les serves sont distinguées ca principales et secondaires^* 
U exisle 9 serves principales sur les points eulmioaute. ^a 
la rue des \beiile^| du l)oulevard du Nord e^ do bouleveid 
de la Paix, ei environ 400 serves secondaires* Chaque die* 
pllFagipe des ierveê principales est percé d'un noabre de . 
petits trens équivalant aux deniers d*ce« à céder ; le di^^ 
pllragma des serves secondaires esl criblé, d^uu MOibre do- 
trous égal à qplui des conceisiona définitives. 

On conçoit que plus la charge esi forte , plut la pret« 
sion aur les parois du diaphragme augmente le quantité 
d*eau qui sort par les trous pandani la seconde , ei réoipro- 
queiD^nt. 

De sorte que les concessionnaires d*un denier d'eau regeî- 
▼ont une quantité de liquide qui varie de M^OM à t,|00ft 
tîCfesen 91 heures, suivant que le débit est d^environ i/ifip 
detmètre cube par seconde ou 1/S« de cette quantité comme;* 
•n temps de sécheresse extrême. 

J«*aqtieduc amène donc en ville 1000 deoiers dTe^u #4h.' 
maximum et âOO à Téiiage (1) ; durent leetrenle pr e ro i èPfr ! 
années du XH« siècle, ce dernier eas ft*esi préeeolé aeiue > 
foie (S). : . / 

(1) Lee Eaax de rJtqaedae, -» procès Labeaiime, 4|ff. *«* , 
I>esetiers. — Lleotier, Oîstolre des Eaux publiques. -^ niai. " 
de le ceninmie de Marseille, toniâ'V, pages t58 • i6Ô ffM'f"»« 
*Méry et Guindon. ' " '* 

OD Alors le service, des. «lox exigeelt» avant l a a i éa i a fc de 
Canal, on grand nombre d'epératleos minuMensee qui ev«ieiil» ^' 



MWk; àfiîM dt5 teriifnDè'r cëi téclSéi'chcs sur ré fto'Vé^ 
Diiftl&HH à VMiiihe' dej eâiit deMjaùuèduc, <](ti*dD ti^â ^k 
IM ftiA^lë' |)aH'r pénible deà eUÉHk Id Sainle-tfeaiimtf 
pouj^ l>1ittèàtail(m der Marseille. Li^^asies Versanli dei 
inMtk^hës qui af dbinéot Âtibâgne sont siDonnés» de s^urdss 
cAUM^aMè^ d^iful limpides qurlt' eui élé facitû de capter. 
If. de CflANTBRAC, le docleur Cauvière, M. Zola et d'auti'df 
noIéUHilésiyAt lèn^étbps caressé ceCleidée. 

^ rfMftè de^ pièces existant dan<$ lé^ archives d^ là p^ 
tebMmtlpé », Z'ôL'A v6utait fdire venir h Mâr^îtt^ 2 mètres 
cufièlll fMt utebn&sf&thet proV^Hfil HtîS éatrt de tHovèainfe^ 
ll«^iÉll*iOâ*hlCU[itoife aTbctin'-plaYi topMgraphiqii^ à hàppùî 
àM*ltfMair*ieûf8«8. *f. î^f**, ^i-eitfier adjëîht,'^utoit 
le^ hiMo^m à M: dkf -fa O^li, u\âh préfet; 'CélaH à l'épo-' 
que où Ton trayafnâlt pofur ^btf^ftVt l^uiorisatlon du câtiri; 
la^MpOiAb*^ Ml fl^la OdS>të fiit < ({u'H jugtîàit là ^ropôa^ 
tiàttf* «. iJort jftitempestive 'M 'tianjjéréiiitf (1)*. * Kbtti 
ii*a^ltll'^u<^dirMvélr' lé iMrDôirè dans les arébives. 

Les intentions de M. Cauvierb n'étaient ps les mèmék; ff 
voÉHHI' Mnier Ml vdlahiêtil^eati «Onsidérabie qbf se jpefd 
prft^^dS ftllMI âë cflr(céin*s à environ <W0 mètres dWubagnë. 

#ilti,' flïir recherches fylu4 mcrieméi ontpermis Se côhs- 
taMP, m ciofff e, sar lever'tont tl*tine montagne 'près Ih' 

pcM Wr^ljli^tfier ééiAkmëîft èfraqaè qiHirIfer, ébaquë fai 
Mfstjefeaqiié mâton, hékis pou^ cela pHv^r Utièutie dès fdfr» 
tiiwii^i*iMati i^ pteéifficilA<^aoine Upldi iispclidiMiir 
deces opérations consistait k boucher et A déboucher le» ptv^ 
ata pendant la nuit. Il r^ulle d'un Mémoire («compuUé par 
ociSs adx Archives ae la Préfecture ), que 1c ^finx ie rè- 
yiétet he ces Vpéràtioés 'pendant la 'seule ann^è clë'4832 fut ^ 

s.tfii'ft'iiàoï. '•'.'•• ■■,'■" 



même TîUe cfAobagne, le paisiffa d'une iourça /Oflsi4^<' 
Me,' souterraine,' dont on entend rouler f'eauV^'^broi? 

Si nous consignons ces données dans, noire traTaii, c*eet 
qu'une eîu (impide, dé l>onne qualité, ()e*ten^»fa)^re'^ga|^ 
M un objei dé première nécessité, que nos neVmiix'' Vou-' 
^ront petit-èlre se procurer. 

On pourrait, en utilisant ces sources, augmenter TaUitu^ 

de de départ de^ eaux et desservir des quartieVs élevés^ 'tan^ 

d&què'tes f^Hses, dans la longueur de Taqucduc, ne per« ^ 

mettent de fournir qu'aux point» silûés à moins <^e 27roe^ 

très au-dessus du niveau' de la mer. 

' 94. 9* Eaux de la rosé. C'est i^bur parer à ce dernier iiv- 

convénienl que la compagnie Blo?idel devint acc|uéreur d'une 

bèUe source,située dans la propriété de M.GoudÂrd, au quar* 

Uerdelà Rose, dentelle porté le nom, et débitant 00 <|^niên 

d*eau par jour; cette eau e^t limpide, fraicbe et fort estimée. 

La confKagnie fit éla\)iir des tùyau^ de fonte de 2S Centi-, 

mètres de diamètre qui conduisirent Teau en ville à une 

. • ' . j , ^î ♦ 1^ ''.■•' tu; ,'-•!',♦?'■' s '.♦ HHm 

hauteur de i»7 mètres au-dessus du niveau de la mer, arcft 

- » ■ .. ♦••••, * •-'•#' "P" '*'! «cèCI 

«ne, pente moyenne de 0«00I6 par. mètre. Le 4 novembre. 

1S(i2^ e)Ie s^eogagea,. par-devant le conèéil municipal^ F 
fournir S deniers d'eau poyr ralimentatiorx du Q^jl^rf^f i* §i[^ 
ta Plaine, « peuplé, ^t |?. rapport^ conMrvéaoxja|p<}hij||^ 
^environ' 8. à tO^OOp^ personnes qui n'oui d*^utre ea^ agM 
eelle fournie par les pûils, de mauvaise quaiité| WBP<^K^| 
aux besoins dopi^tiqùes et insuffisante pç^jf |a, ViP^^l^iyb 
la Toînè. • ^ ,^ . 

La À>mpàgnîe Blo^Él desfgnwl^ r?ft9pifOvlip,48W»dfta 
viron I0(| maisons. Il esta regretter, q^jp ^{^Vi^- U^ JU;(^^ 
du canal, les.s^iétaires dfs eaux, de^ \^ &^A^tet| iM^ 
eerlaînes de leurs brancbcs de distribution, 1>tt mêlé àJçUBI 

utile cTavoir des eaux de source qui pussent set^H^'^ÊtHiM^ 
la^dwagei.iOlL.^eÉsiiuo'^ieitleaQVdr !t<(MMifl^^»^^^ 



- « — 

i$. ^ tkvx ot MALPASSt. Une compagaie amtoa ainsi cm 
Ville de fort belles eaux du hameau de llajpasié, par une 
conduite e^^faole de ÎS centimètres de diamètre. L'aUilade 
â*arriv6i][îlan à peu près égale à celle des eaux de la Roue. 
La compagaie étant actuellemeni dissoute^nous n^avons {itrlé 
de cette source que pour mémoire. 

36. D9S eni$x dérivées de la Daranee. — » Les «aux de b 
Durance nous arrivent par. un canal de 89,718 mètres 90 
centimètres, dont 82,654 mètres 50 centimètres (1)» for* 
aent la longueur de la branche-mère et 7,094 mètres 40 
centimètres, celle de la rigole de distributioç [)our les eaiis 
destinées è l'alimenlaiion de Mcirseille. Cette rigole sort dm 
la dérivbtion sur Châtcau-Gombert, près la campagne Bû^ 
UNDm f et se dirige sur Longchamp, en soivaoi le faîte da 
Saint^ust. 

L*altitade de départ des eaax de la rigole est de 145 mé- 
tras 90 centimètres au-dessus da niveau de la mer ; Valti- 
lude d'arrivée au plaleau de Longchamp est de 72 mètres. 
Dans les ceodaîles, Teau subit une perte de forces équiva- 
lente à 3 on 4 mèirss. La hauteur d'une maison étant au 
maiimam, entablement compris* de 17 mètres 54 centime^ 
ires, soti iS mètres 50 centimètres sous les combles ; les 
eiiix du Canal arrivent jusqu'au if^ étage des maisons 
sfCtfAeS à une hauteur de moins^ de 32 mètres 50 centime- 
tret. Biles couleraient au jrez -de* chaussée d'une maison 
lliltie à Ot mètres au-dessus du niveau de la mer; or, le 
peial le plus culminant de Marseille, après le plateau de 
Loogehampest le plateau de la colline Bonaparte élevé do 
lÉ mètres seulement. C'est dire que les eaux du Canal 
H desservir toutes nos constructions (3)- 



(I) Sur asMa leJagn^r, 67,020 mètres sont à eiel ouvert, 
«• aiècres 45 et pasaarettes ou aquedtes, 45,7ê7 mètres ee 



rn Bwplioa bile des maiseos blUes tor la CoBine df Votre, 
ime ëe la Carde à partir du 4«^ oratoire qui est éèevé de 74 
du niveau de la mer. 



La ville d« Uarseille avait été autorisée à emproDltff S 
toièires TSceuiiinèlres d*aau de la Darance; dea expArteiieea 
faites lors du projet d'étude permireat de constater que la 
régime de cette rivière était des ri|is irrégulierSi des p(ua 
capricieux» et variait de 60 à SftO loètres. Des obaervatiooa 
répétées trois fois par jour pendant quatre années ool aoiai 
démontré que le niveau des eaux s'abaisse à peine 48 bai^ 
ras dans quatre ans jusqu'à rétiagp, etqu*il se tient presque 
eonstamment à 30 ou 40 centioiètres au-dessus. Cest pour^ 
quoi| bien qu9 le Canal ne doive amener sur notre tarri* 
toire que 5 mètres 30 centimètres d'eau par seconde, il an 
amène 9 mètres; et la ville dispose, sur le volume, de 190O 
litres d'eau par seconde pour l'alimentation de tes habi* 
tants. 

87. Les eaux de la Darance étant toujours limonenaas, ott 
a dû, pour remédier à cet înconvénieul, ménager sur le par* 
cours dtt canal quatre grands bassins d^épuralMN^ ad le 
pente étant insignifiante, l'eau s'écoule lentement et sa dé» 
barraasa de la majeure partie du limon. Le premier de cas 
bassins, établi è Ponserot, a une capacité de tSO,0&0 mètréa, 
le deuxième à Valloubiar et le troisième à la Garenne, près 
Roqnelavour, ont chacun une contenance de 300,000 métras; 
la quatrième en construction è Réaltort, occupe une espace 
de 75 bectaras. Sa profondeur moyenne étant de 5 mètres, 
il pourra contenir 3,750,000 mètres d*eaù. Il est effrayant 
de panser que ces 75 hectares de terrain vont supporter 
un poids de 3,750 millions de kilogrammes, ^os accidenta 
déjà survenus lorsqu'on a voulu remplir à moitié ee vaste 
bMio> ont (ait voir ce dont est capabla^ne telle pression* 

Ob va diviser une partie de. ce bassin en quantité de 
aeservoîrs à plans inclinés. Le canal circulera sur le hau* 
leur , l'eau s'écoulera lentement , le limon le dépesara sut 
les plans inclinés, et le liquide doucement décanté* ta teiK 
dra dans la 2* partie. Lorsque les plans inelfnés^ aaroot 



chargés de liipon on bouchera les ouvertuf^s de opc^Qp|t|iiî* 
êaiioa qc^s deux parties, on fera arriver dans tes réservoin 

3n grand volume d*cau qui, par le seul foit de la prej^ion, 
élacnqra les iM)ues accumulées. Une rigole jqiitrainer.9 fgf 
caiix saleii hor^ du cawK^ 

Un cinquième bassin existe dans la banlieue de Mar^ille^ 
au quartier de Sainte-Marthe; il occupe une superficie (^ 
A "hectares, sa profondeur moyenne est de 4 mètres ; il con* 
lient â2i,00ii) litres d'eau provenant de la rigole de déri- 
vation' pour la ville. ÎDaos ce bassin seulement il se dé- 
posé paf jour une couche de limon dont le volume est de 
Wmëtres 50. 

%b. Enfin, au plateaa de bongchamp, sur une superficiiç 
d*an hectare, on a disposé un filtre partagé en deux par un 
mur afin que Ton puisse nettoyer alternativement Tune ou 
fautre partie sans interrompre la distribution des eaux. Dans 
le iiêhs dé fa hauteur, ce filtre est divisé en deux étages par 
fanVàng de voûtes, que soutiennent des piliers : ces voûter 
iont percées d'environ 4,500 trous, dans lesquels sont pîa-. 
ôés dès tuyaux de drainage de 4 centimètres de diamètre ; 
efles'èfuppoVlent 5*oîi 6 couches composées, eit allant de là 
tur%<!é au ibnd, de sable fin, de sabîc grossier, de gravierS|^ 
de camoux^, ces couches réunies ont un mètre d'épaisseur. 
C^iTuirayèrse cette massô, se débarrasse des matièrèt^en 
tfuipension ,et arrive parfaitement filtrée h Vêlage inférieur»; 
croù elle «e rend dans les bassins de^ distribution. Mais 1% 
oéDÎt du fillr^,dé I^ngchamp n'est que d^ ^}p litres nar 




d épura liott. 
bi&l pètidant les îoùrs dVages, de pluies, dejem^les^ 

non-seulement l eau a abandonne pas mn^ le^ bassius d*ô^ 

TW ariflwn*^ • ■•^./o. «f !» ,-':-,t tu •.:• -t '^- ' •'■ i '"'■•• 
nurajtion IÇ5 maliôres en suspension, mciao icore en irayer- 

nntces bassins, elle se charge d unj plus forte c^uaulit^ 



— «5 — 
de Umoii; da sorU que sur les 108.880,000 litres qui re- 
présentent la consomniattèn' quotidienne M'eau du canal 
à Marseille, nous en repavons 60,480,006 de plus limoneuia 
même qu'à U prise. 

39. Les eaux isont amenées de t^n^^champ par 8 conduites 
en fonte dans cinq bassins établis sur les points'I^s p\%i clil- 
niihants de la ville (plateaux de Longchanfip, des'Mbulihè, 
delà colline Bonaparte, de ta me If onlebeUo, (h^la rue Vip- 
cent) ; enfin elles sortent de ces bassins par des tuyatx^i»* 
condairea qui se ramifient suivant les exigences du service, 
•î Tes conduisent à il,5dO réservoirs piaeés danà des «sahdis 
particulières» à' 103 bornes-fontefnas, à 37'fotltaiiiëa monu^ 
mentales, et à 1,518 bouebes d'arrosage. '' ' 

'40. En résumé. — Marseille peut' être aUmentéé par 
des eaux provenant : ' " * *♦ ,'I:m)'.i •. 

1* De la première couche a^utfêre, i'^ • '* • i. ' / 

débiunten 9fc beûrei; ... ^^ T,189 litres. • 
(source de la rue ^Uaiagran.) •' ' 
!^ De la deuxième couché aquiftre; ' ' ''880;009' - » * 
(environ 17,000 pnifft). .••,•.. , 

f» Da h troisième couche aquHBre,' *' * 

puits artésien fournissant ) la - - ' • 

borne-fontaine Sûd'^Est de la • ' 

place Saînt^U'erréol. . ; . . . •8|ito^ '* 

9^ Dé la quatrième eoucheaqaifère» '^a ■: n *c 

puits artésien fbnrnissaiit à :•. Li: - -• :■ - 
la borne-fontaine dé la ru* ' . " 

Éonjuan. * . . . . i . . . .tj - 'l^WÊù > ^: 

Pbits értésien fournissante . : ^•*- "^ 
la borne-fontaine Sud-Ouest 
de la place Saini-Ferrébi: . . ~ $fiit » 

B^ De b source du Grand-PUtU. . . 190,000 > 

6* 'De raqùcdùc de déri vallon de 

1-Uuveaune et de Jarret. . O^SÛO^Ott » 

Ton zxvii & 



1 



— c« - 

!• De la source de la Rose. , . . . 750,000 > 

8« Du Canal de la Duraoce 103,680,000 > 

ToLAL 114,994,716 litres. 

41 La populatioQ étanl d'environ 270,000 âmes, chaque 
habitant pourrait donc disposer de 425 litres 90 d'eau par 
jour au maiimum , si toutes ces ressources étaient em- 
ployées. 

S 2«* 

Quelles sont les propriétés organoleptiques et chimiques 
de ces eaux ; quelle influence exercent-elles sur la santé de 
ceux qui en font usage ? 

13. i^ SouRCB DELA RUE Mazagran. — La limpidité do 
l'eau de cette source est souvent troublée par des flocons 
d'hydrate de peroxyde de fer, qui nagent dans le liquide, 
dont la saTeur est styptique. Sa température n'excède pas 
12% elle marque 110« à Thydrotimètre. 

Le S novembre 1863, l'eau fournie par cette source était 
loacbe at tenait en suspension une quantité assez considé- 
rable de peroxyde de fer ; 0g.,109i de protoxyde de fer y 
étaient combinés à Tétat de bi-carbonate. 

On conçoit qu'une pareille eau, qui mériterait Tépithèle 
de minérale, produise des effets d'excitation, et que des 
personnes atteintes d*anémie^ de chlorose, d'atonie des or- 
ganes digestifs aient retrouvé la santé par son usage; tandis 
que d'autres prédisposées aux irritations gastro-intestinales 
aient dû renoncer à en boire à cause de la constipation, des 
douleurs épigastriques et des apthes qu'elle leur procu- 
rait. 

44. S» Puits de Marseille. L'eau des puits de. Marseille 
est limpide lorsqu'elle n'est pas altérée par des infiltrations 
d'égoûts, du canal ou de diverses usines; elle est inodore ou 
sent légèrement à l'argile ; sa saveur indique presque sûre- 
ment ses qualités ou ses défauts ; agréable lorsque l'eau cuit 



— «7 — 

les iégumes et prend le savon, elle devient fade, salée, dou- 
ceâtre , saumatre , nauséeuse , lorsque Veaii ne peut servir 
aux usages domestiques. Enfin sa température varie eiùre 
12* et 13* en été, et 11* et 1S« enbiver. 

Nous avons essayé par la méthode hydrotimélrique Teâu 
de plus de 300 puits pris dans les divers jquartiers de la 
vOlé, et nous sommes arrivés à ces conclusions : 

l«Le degré hydrolimétirique de Ttaudes puits de Marseille 
varie de 48* à 202*. ' 

S* Le degré hydrotimétrique étant toujours en rapport 
avecles qualités hygiénique! de Teau, celle qui marque mgins 
de 58^ est propre à tous les usages domestiques. 

3» En moyenne Teau des puits marquant 73* est tout-à- 
fait impropre à ralimentatioo. 

4« Les seb de chanx et principalement le sulfate, satu- 
rent Teau des puits et la rendent mauvaise. 

Sfi Enfin les sels de magnésie concourrent pour 1/4 au de- 
gré hydrotiméirique. 

Le tableau placé à la fin de ce chapitre démontre combien 
les bons puits sont rares à Marseille. 

45 3» FoirrAiNK oa l'aiuglè^ud-est de la PLACsSAmT-FicaaÉot. 

L'eau que débite cette borne-fontaine est limpid^ ino- 
dore» d'une 'saveur agréable et sans arrière ,goùt, sa 
température moyenne est de lO* 6 ; elle marque 33« Jiy- 
drotimétriques. 

Cette eau présentait la composition suivante le 24 féyrier 
1863. 

Eau. — 1 Litre. 

Azote. ............ li'^jN) 

Oxygène. ........... t,90 

Acide carbonique libre . ^. . ... 0,2102 

c < combiné 0,0723 

c SuUuriquè. . ....... 0,0340 

CWore ... . ù/Xmi 



— 66 — 

7* De la source de la Rose. , *^ 

fr» Du Canal de la Durance. , ' 

4i La population étao' || F 

habitant pourrait don^ \'%% 

jour au maximum ,ii |* ,. . . 

ployéei. ^^ . . 16«^. 

/ ^ ... 0,2 lOî 

Q»^»^ »»• f .... Ù,Ô4^. 

deceaeaux; ...... 0,03i'* 

ceux qui e; j^^jg^ 

**• *• .:»$* . ...... o,oobY 

l'eau dr ,^j^ ; ^;x^m 

tfhyd Soude . Ô,00Î3 

d<»' ^. déCfaâux. ....... «,0»55 

*^ jd. de Silice P,00t5. 

^^ la HOdilletlrè éàu de IfarsellTe ; U (Mupié la l'ecber- 
«rac juste raison, pour vui d*une qtianthé a^sez bdlable 
j^éeart)ôtllqiïe, éHeiacllite Ti^ Y(m6tf<:rtig dr^èstivei par 
^tid l^k^ efxcxtatfon. 

Cette eau étant là plus {^ti^è, doit ihieui ièonserVet 
'KÉydtfya itix tfécbtibns, nous totiriaissons frïéiiiè une datné 
qui distingue avec un tact exquis le café prépa^i^ a vé<d toute 
àutfe effu que celle-là. 

Mais nous cherchons en vain ce qui lui vaut sa noldrïité 
pour les maladies diSs yéux ? 
M. !• fimTAmB bi l*aKglé NoaiKBst ni la PLAciSr-tEaR^oi. 

ifwi de cette fontaine « limpide d'ailleurs , .cl^àrria 
aoirMt;itr)ét en plus ou moins grande '{yrôpèrtÛâ, ^esBocooi 
d*h^fdH(fjrde doter : eTIe èstJnodbre, ^une saveur agréabis, 
avM 4liiè arrière go&t légèrement st;fptique. fille DDarqoe 
STtitf^drotinètre et sa température moyennoest dH^ 4f«S. 



Voici les résulUU de r«ntffyio faiU U SBt janviey 1M9. 
Bav. -^ 1 Klre. 



OxygèM %iB 

ÊBÔàè oftrbtnique libre #rttSft 

» earbonique eombiné 0,Offià 

* suifuriquo MfiaSdL 

GUm^ •,0m 

Omm: 0,0348 

IbSUééSe «,0054 

IMl6S]de de fer O.OMi 

Mteoi (correepoodant au chlore). . . 0,OIW 

SênAl (reatant) 0;000» 

MflSte; QfOOM 

SiKet^. «,«00» 

0e5<fîTers corps, résidu d'enviroD 0^93^ >fieiiv^eoi être 
cooAhiéa dans l'ordre euiraiU : 

lik «UaaoQS. S»^«4 

èfiià% CMr)>oi|ktte liboe. ...... 0»1«5S 

Bi-carboDale 4i«.<obaBZtf «^M«« 

» 4einagnésie 0^0111. 

A»rer 0,0m 

^ de potaase «iOOOT 

«UMiire de sodium 0,0479 

Sdb(0 de flonde 0,0090 

• doxhauz OfiMH 

fflHèd, . . • OyQOffff 

MsiMfiure que Teau préoUkn^, 9llft;:n>st ppi9.;4>fl«na 
d'eKiUettte qualité; maif ae» proprié.Wli MoiqUM I« font 
spédiâleiiieD t. rechercher pour lci3 g«D8 atteints éip pàl^^^u- 
feum; ^ la q|»«lilé:4# bÎTt«llrb^9#^l de (^r (O,C0^Spar 
fitm)4tifeiU4Mlieiii»,|jiiMiftaJa (foMc^r^I^ dqf^. jij^ 

jeQit. 
«f. «a Ohâ ^ > ii M Ma. -r ,LΫia <tt (JmsKt-Pvmn AfflwMfU 



inodore, d^une saveur agrédble mais un peu âpre, a une 
tein|iériCbre moyenne d'environ 12«5, et marque 86« à Tby- 
droiiàièire. 

Le iâ mars 1863 , elle présentait la coropositioD sui- 
vante":' ' 

Air dissous M'^të 

AdUte carbonique libre. 0,f7W 

'« ' darbonique combiné. ..... O^SîQft 

« ' sulfurique. , . , . ^ . . . 0»300& 

CliïMre. ..,,.,. 0,Oia* 

Ch»*ï, . 0,287a 

MtqiMésîe. OjOaSI 

Pi^dmjde de fer. . . , 0,0180 

Sodium (correspondant au chlore). . . . 0,00T7 

âoiida(reatanl) 0,0102 

Pelasse. . ......•-.., O^OOIS^ 

SiTft»: ...... . . . . .. 0,139& 

O» qili forme un résidu d*envipon ivQky que Ton peut 
repMsebter par les combinaisons suivanies : 

Atr dissous 24««45 

Acfiie^rbonique libre *. . 0sl708 

K^carbonate de chaux 0,2201 

de magnésie. . . . 0,0918 

de j)oias9e. . . . . OVÛOS& 

» de fer. .,...*. . 0,0*00 

CMbrure de sodium. 0,0197 

"î SùlfiTlè'de chaoï. ... . . • . . 0^4891 

• » de soude. .....:.. 0,0288 

3i«ce. ....'..•....•• M395 

'^' dite eau n'a une réputation dk'bontéqa^à cause de sa 
Yrmpfdité, dè'^a fraîcKeup et dd débit eonsidérabie de la 
source môme pendant les sécheresses; mais elle est évi- 
Aettimeat'lrop 6baif%ée- en 'Biiitières.«BUM8|«!l. surtmt en 
sulfale de chaux et en silice; elle est lourde, et si elle ne 



I 



— 7! — 
troubko pas lei digesiions, c'est grâce à la quantité rtmar* 
quabtc d'acide carbonique qa'olle contieiit» 

48. &" Eaux db L'HoviAune. — L'eau de rHaTeaum %« 
limpide, quelqueTotaioache, d'une saveur agréable, ioodore. 
sa tempéralur» est voisine de celle de ratmoapbère. Bisay» 
per la méthode hydrottmélrique, elle a 88* 

analysée le 28 mars 1863 (1)^ elle préseolait la compr 
sition suivante : 

Air dissous. . . , 39^80 

Acide carbonique libre Osl&lt 

» carbonique combiné 811860 

» soifurique OflSOT 

Chlore 0,0(M8 

Chaux 0,1388 

Magnésie O.ollt 

Protoxyde de^ fer 0,00T4 

Sodium (correspondant au cblere)n - • • 0|008T 

Soude (restant) 0,0011 

Potasse , < . 0,0088 

Siliee 0,000f 

Matières organiques tr»oas. 

Cest-à-Klire environ Os.40 de résidu salin, dont les div^^t 
éléments peuvent être ainsi comUnés : 

Mr dissous 18^88 

Acide carbonique libre Osl&M 

Bi-earbonete de chaux OttOOO 

» de magnésie. • • • . • (^0I5T 

de fer 0,1^181 

9 de potasse 0^0088 

Chlorure de Sodium 0»0068 

Sulfate de chaux 0.8008 

de soude 0,0048 

Silice. 0,0007 

(f ) Pendant le chômage du eanal. 



— 72 — 

flUClèM éf^ûtqUM traoéS. 

Celte eau, bîefr^rée, comme looUs oetles de rivières, 
|Mut ^è«re tHdnaée dans l'eà eaux potaUes de boakie qualité ; 
élfîè isetviil lakeelleiAe ai le sulfate de chaux »'y tx^ouVait et 
ttiôftâlfre qoàtftreô, ' d'aùtaht plus que oe sulfate de «hau^, 
en préMDca de iitatièrës organiques, est décomposé, que 
racMft sui^ftydriqiie qui se dég^^e communique au liqside 
des propriétés malfaisantes, et Ton risque en faisdnt usage 
d*aûBiBftfio est de Llluveaune d'être pris de diacrtiée ^ de 
déUfthidnt. 

OMt f>ourquoi les marins ;préièrent l*eau d« Grand - 
PuTIM^'bAs eaux de THuTeaune pour leur approvisionne- 
m*iV/*'-'' 

V^.>j(k%AL Di Lk DuMAMCE. — L'eau du canal n\Q8t pres- 
qn^tjraifiis limpide^; dans ce dernier cas seulesielvt elle est 
in^JiA^ttt d*une saveur agréable: sa teàipéraiore varié do 
-f ^ fi^6 à •- 5« S4 en WVér ; «Ué ^sfélè^ jusqu-à 22» en été. 
Eltif 9f^Pqueen moyenne 29« à l'hydrotimètre^ 

^'â^ut de limpidité proTÎeot : 

¥^^ce que^lans les canaux à fonds lisse, è pente légère 
les^6¥ déposent tontes les matières étrangères qu'elles 
' flti^êflMfllÂuétMtelon, et ^in\sont de^fiouvéîm simlevôes 
et entraînées durant fe^'J(^urs tfepl^ie oude Ydot. Dans 
ceASiV}^ couleur de l'eau varie de la teinte ja<niiâitni/.(ar- 
giXàiàff la plus foncée à la tertfté caK aula4t(leiTe65e) ; 
sofl^eûr rappelle Targile ou la léréa détrempée ( sa -sàVeur 
eà^f^, saumétre, désagréable venfin^elle est onctueuse 
adi^èMier. 

^^ ce que sous rinfluenee detajchaleur ou de Tabais* 
sMtJÉt^tie la pression atmosphérique ufto partie dfb Tâcide 
câ^tfiftil^ue libre se dégage, et dès«iinrs les solbtes, les 
pMsj^tes et les carbonates neutres diSéfiNisè la faveur de 
cèi'^hif^ d'acide, se précipitent à Tétat de divisionmttfème 
et louchissent le liquide. 



— 73 — 

0» poDçoît aisément que Teau d*uQ canal se oieUe mimiz 
enoora que Peau d'une rivière en équilibre avec la tempé- 
rature de l'air : la fraîcheur manque donc en été aui «aux 
du €«»al de la Durauce , tandis qu'elle est excessive en 
hiiper. 

Les propriétés chimiques de Teau du canal sont natu* 
reliemeni aussi peu stables que ses propriétés physiques ; 
chaque ,jo«r apporte quelques modifications dans l'un de 
ses principes constituants. 

Voici la composition que présentait l'eau de la Du- 
rance.f pcise.à uiie borne-fontaine de Marseille ^ le (9 
avril 1862 : 

hir dissous l^J^ 

Acide carbonique libre 0<1610 

9 pirbonique coo)biné OilOdi 

» sofurique 0,0744 

CUore. 0,0126 

Chaui 0,08»! 

Ibgnésif 0,OIQS 

Protosyde <ia 1er 0^00g^9. 

iSpdium(corcespoo4sntatt:cbIore}. . . . 0,0084 

Sou4e .(fAsUint). 0,0032 

PoiiÊêm. . O^OOIS 

Silice 0,0040 

Mlgite. ,..:.. 0,1571 

Jf^tiirit «r^iquf s. • *. traces. . 

les êlimtn^à^ c<^ flPWu , du pqida d'eatlron Os. 50 , 

|)éavetiiitfe aitisi combinés ; i 

An- -âftiiôi*. ...,.•...*. itt^H 

âcfde carbomqtré libi«e OflOi^ 

Bi^carbooate de chaux 0,1208 

> rfe magâésib. . . . ^. . ^ 0,1^28 

* «b ftr. . itfim 

» de pousse 0,OOSd ' 



— 74 — 

Carbonate Deulre de chaux 0,0180 

Chlorure de sodium 0,020T 

Sulfate de chaux 0,1195 

Sulfate de soude 0,0073 

Silice 0.0049 

Arile 0,1571 

Matières organiques traces. 

Parelllo conpaiitioii chimique démontre que Teau du Ca- 
nal est de bonne qualité. On notera cependant le rôle nai- 
•ibio que jouent les matières organiqu3S en présence des 
sulfates, rôle que nous avons déjà signalé comme pouvant 
engendrer des maladies endémiques. 

Le défaut de fraîcheur de Teau en été et sa trop grande 
fraîcheur en hiver demandent à être corrigés ; car en été, 
la chaleur amène la paresse de Testomac, que Ton ne dé- 
truit qu3 pjr les toniques, et Peau froids est le meilleur re- 
mède indiqué par la nature; en hiver, si une eau trop froide 
ne nuit pas au corps, elle nuit au moins a la dentition. 

Mais le principal vic^ do Teau du canal c'est la quantité 
considérable de matières étrangères qa*elle tient en sus- 
pension (1). Il faut nécessairement fitlrer celte eau pour la 
rendre potable. Or, filtrer une eau, c'est l'altérer; tous les 
hydrologistes sont d'accord sur ce point depuis Parhentibr * 
le filtre dépouille Teau de Tair interposé et de l-acide carbo- 
nique libre qui constituent sa saveur et sa légèreté. En ou- 
tre, lc3 filtres (Icstinéi à clarifier de grandes quaniiiés d*eau 
n'ont pas toujours le même pouvoir ; ainsi, pour ne ciler 
qu'un exemple pris dans la localité, le flUrede Longchamp 
laissait passer au début 0,25 d'eau par seconde à une 
sous-pression do 0/2o, tandis qu'il n'en clarifie aujour- 

(1) La Durapce charrie 4^ 479 de matières insolublea par mè- 
tre cube pendant les grandes crues ; en moyenne elle charrie 

0**79., 



— 75 — 

d'hui, à celle même sous-pression, que 0,43, et qn^itfeoluDe 
sous-pression de 0^65 pour qu'il livre 0, 30 d*eflu. Auaii 
doil-on voir avec plaisir la ville adopter comme moyea de 
clarification les bassins épurateurs ; et si leur aelionj était 
iosufBsaolei on obtiendrait probahleroentdebonsefrelftd*un 
radier caillouteux disposé le long du cuDal de distribtttion 
des eaux de la ville. (!) 

Ces dîTcrscs conditions de fraîcheur modérée et de Kmpi- 
dite obtenues, Teau du canal de? la Dorance serait diSaiti- 
vement potable. 

TABLEAU 

Indiquant le degré hydrothnétrique de diven PuU$ de 
Marseille pris dans les différents quartiers dtla Ville. \ 



\mM. Dipé. rrâlMtr. 


LMliU. Uçi. rrfftfl4ii. 


SO RoedesFeiiillaiits 7:2 


50 Rue de Bruys. . . 47 


t » Méolan. ... 402 


♦0 Boni. Chave ... «0 7 


3 » du Musée . . 4148 


Lycée (parloir) . . 58 


43 » ' id. . . . 486 


> (€oar det est.) 43 


4 » d'Aubagne. , %% 


6 Rue ftQgoetcftin. . 444 


47 » id. , . . 4iâ 


40 » Peirier. ... 438 


56 » id . . . . 440 


44 > Risse Mcier. 436 


37 » de la Palud . 84 


44 » id .... 438 


60 Allées de Meilhan. 48 


8 * Jaubert ... 492 



(4) Parmi les projets de tous genres que Ton a présenté pcQr 
clarffîer les eaux du canal celai, tout récent, du capitaine M a- 
•11 A« 'mérite une aHenlion spéciale. C^l illustre navigateur à 
étudié les systèmes employés par les anciens Asayrieiia pour 
favoriser Tç dé|>d(s des eaux bourbeuses. 11 a teeoiinu que 
lorsque Veau b«( derrière un pilier c^eux , il se forme deux 
courants en sens inverse , et iin temps de repos ad point dln- 
tersection des deux courants. En ménageant à eê niveau une 
cave, l'eau y laissarait tomber les matières qu'elle tient en sus- 
pension. Etlorsquela^cuve serait rempilé, il suffirait d'un fort 
courant pour la décharger. Les radiers caillouteux, les éeneila, 
les rochers saillants , les arches des ponts agissent d'une façon 
analogue , mais ici l#pofnt dlntèrsectfbn des courants , tantôt 
par derrière , tantôt par côtés, est toujours remarquable par la 
limpidité de Veau et un fond de graviers ou de galets. 



— 76 — 



40 |Lti#dea9«Bf* . * W 
m 9 id . . . . 4î3 4 

101 > id . . . . 44IQ 

7 Place de Ronne . . 9S 5 
IM Rue de Rome. . . 82 

7 Place Gastellane .403 

4 R^^ Housiier. . . i^) . 

5 » id .... 134 42 

45 • Reinard ... 64 45 
2 « Waa ^0 % 

S4 » des 3 Mages . Ô4 8 
82 Ooare Devftifera : 62' U 
2 Boul. Mérentié . . 80 42 
29 » id . . . . 60 . 

8 • DauphîDe. . . 86 
2Q a ., id....- . .. Ç4 

4 i deMà ProVîd; 74 " ' 
7 .n . • • #4v *•% V' .«2 . \6 
23 a des Domini- 
caines .... 
88 ,» . du 5«-Sépulp, 
29 a Bernard-du- 

Bois. .... 68 
23 » é'Aix. .... 69 46 
7 Place d'Aix. ... 54 21,50 

46 G<i chemin d'Aiz: . 

9 Ruedes Recaleltis 
21 • id . . . . 
40 a du Biii9i0ttr . 
26 » id 

47 o Thubanead . 
4 D du Relais. 



43 
59 



2 YieQ4L'€heni|o de' 



25 

43 

3 

43 
28 
33 
42 
36 
89 



la Maf^delci^c, j 



ue. de Sion 
Majienla . . * . 
Vlerg&*tie-4B- 
ifi^fdt. . * . 

'^aradia . . » 



59 
54 

<4 

4^ 

H 

58 
«6 

74 

,|105 
414 
436 






Rue Jaubcrt ... 430 

» d*Alger. ... 22 

Boul. du Nord . . 66 

Rue haute Rotonde 466 

70 

60 

60 



5 

t> 
54 

9 _ 

41 Boul. du Nord 
45 » de la liberté 

8 Rue du Muguet . 



2 

4 
44 

8 

46 

40 

42 

fi64 

9 
72 
•45 
13 

5 

9 
42 



Jemmapes. 

id . . . . 
JH*«-S«-Domiq . 

id. . . . 

id, . . , 

Tapis-Vert. . 

Jacquand . . 

id 



63 
73 
60 
72 
64 
58 
86 
22 



des Cartiers. 202 
Calsserie. . . 402 
detaPri^oB. 4^ 
Cuiraterie . . 70 
des Ferrats . 46 
id . . , . 38 
des Enfants- 
abaûdo&oés. 68 
40 a du Refuge. . 42 
3 a Pierre-(jui*r 

Rage 87 

25 Place Jauguin. . . 74 

44 Graftd'Rue .... 84 

8 Rue^Requia-NotiS 82 

3 Place du Mont-d^ 

Piété 414 

2 Rue de la Pyramide 96 
i2 a d^afpati^i»ier;S422 
i(3 A de Slgn. . . . 43i 
*77 p Paradis . . . 5i 
^9 9 ^ylvabelle. : 38 
î^ 4» . : id. . . .118 
>v4 a Paradis , f . 9't 
,4.7 a >!on!grand . . 66 

4 » Glandovès . . iS 
10 D Bcûuvtïau . . 52* 
«2 a îd .... 52 
49 .ri :ilu l>'«i«iDoo . 84 



S 

20 

5,50 

7 

6,50 

7,60 

6 

7 

3 

2^50 



3 

2 



.3,2» 



n^jTTrf»n 



— 77 — 

comparatif dei S^^sianceê doêées dam lei taux potabUê 
de Marseille (Eau 1 lilre.J 



Hict 


Pbet 


GmJPals 


B»«. 


StFirml 


S'Fefrtd 


Lot. Mace 


(■ 


f«at.S.I. 


bat. Kl. 


%à Pbu. 


iiiit: 



CuH 



Aeido carbonique libre. . . . 

« « combiné. . 

c soUviqae 

Chlore 

Cbanx 

Vagoésie 

Proioxyde de fer 

Sodium (eombioé au chlore). 

Soude (restant) 

Potasse 

SiKee 

Argile 

Matières organiques 



O.SI02;0. 1952 

•.o7îao,cnw 

0,03i0,0.0î5« 
0.0061 0.0191 



0.0 tiO 
0.0097 
0,0087 
0,0039 
0,0010 
0.0004 
<»,007l( 



0,0348 
0. 0054 
0. 0S65 
0,0la8 
0,0009 
0,0004 
0,006» 



0,1708, 

o.isoal 

0.3003 
0,0IÎ0 
0.S870 
0,M87 
0/0t80 
0/0007 

o,oiot 

0,0013 
P,4305 



0.t5i3^0,16l0 



OJU60 
0,1S07 
0,004î 



0,4250 0,0891 



0,014? 
0.0074^ 



0« 0027 Ml* 0081 



« 



o.oou 

0,0003 
d,0097 

TrtM. 



0|4094 
0,0744 
0.0126 



,OlUt 
00i9 



0,0031 
0,004S 
0,<0f49 
0,4574 
triM. 



TABLEAU. 



indiquant la eompoiiHtm des Eaux potables de la tiUe de 
Marseille au point de vue de Vhygiine. 



Airdissous(azete et oxygène). 
Acide carbonique libre. . . . 
Bl-carb. de chaux 

9 de magaésie. . . 

a de fer 

a de potasse. . . . 

Carbeaate neutre doicbaux . 

Chlor. de sodium 

Sulfate de sonde 

m de chaos 

Silice 

Argile 

MaliMi'eiianîqpiet . . < . . 



DsèittéA !I6*. 



46m 



>80U«*i^S 



0,1102 0,49.^3 O.470.8'0, 1543 0.4640 

A neA4*A AEAA'n «sAA'i A iaÀaIa àAaa 



0, 0493 ;0, 0460 0,Î20< 
0,0310 0,0112 0^091» 
0,0193 0.0588 



0,0007 

0.0100 
6,0023 
^.4NM^ 
0,0073 



0,0007 
0.0479 

o.ôoté 



0,04Q0 
0,0025 

i 
0,0197 
O.02f3^ 

0;4l406lev469» 

0,0069 

'a 



o,ioioo,tios 

6,045<k),i»S6 
.0,0(64jO,.OI3f 
0,0006 0,00S3 



)^ 



J t } É L tt U ft ii Âitm m 



2,0069 

^;oo4« 



a 



4r,OI80 

Q.a20T 

0,0073 

»;iiM6liÔ,l495 



Q,0049 
0.<i^74 



Tçmnéralure anf^yeop^ .. / • 
De^^ bydrotimélriqiieé. . . 



4,4004 
1Q*. .fr 
33« 



4,M00 
27» 



4 
8«« 



4.0éO#4/W06 



86» 



26* 



— 78 -- 

CHAPITRE IV. 

Air. 



50. L*air de Marseille est altéré par des conditions natu^ 
relies de localité, par des phénomènes météorologiques, par 
des émanations. 

Ces altérations, d'origino si diverses, sont décéléos lanl6t 
))ar Texpérimentation chimique, tantôt par des effets phy- 
siologiques, \ant6t par la généralion ou Faggravation de 
certaines maladies. 

5t. Dans toutes les rues de Marseille, la poussière calcaire 
soulevée par les vents, favorisée parie charroi, détruite en 
partie seulement par les soins de Tiiulorité, se mêle à Tair 
qu^elle altère, et devient une des causes efficaces d'excitation 
pulmonaire et ophthalmique, les plus difficiles A éviter, et la 
fréquence du mistral, de la tramontane, etc.... lui donnent 
un pouvoir paifaoBéniqoedottt tout praticien constate chaque 
jour rimportance. 

Aussi ne sauraitH>n trop répéter les arrosages surtout en 
élé. Mais il faudrait qu*on eut soin de faire ces arrosages avec 
discernement pour que les terres ne fussent pas détrempées 
9% que l'eau ne stagnât pas, car en ce dernier cas, les matiè- 
res organiques contenues dans Thumus, toujours abondantes 
dans une grande ville, pourraient fermenter ; il en naîtrait 
des miasmes analogues aux effluves paludéens, susceptibles 
d'engendrer des fièvres intermittentes et même des fièvres 
pernicieuses. — L'apparition de ces fièvres à Marseille de- 
puis qu'on arrose avec Teau de la Durance, fait désirer que 
l*oa mette «ux tuyaux d'errosage des pommes qm dîvise&i 
en pluie le jel d'eau; Sans doute il y aurait par oe procédé, 
perte de force de projection, mais on y remédierait facile- 



— 79 — 

ment en rapprochant les bouches d'arrosage ou en alioDgeant 
les manches. 

52. Ad voisinage des côtes on respire un aîr embaumé, 
mais altéré par les effluves marines. Pour peu qu'on séjourne 
sar le bord de mer, les lèvres et les parties découvertes do 
corps s*iropr^nent d*une couche saline:c*est que la pouss ère 
acqaeuse légère tiue le vent soulève se mêle à Pair, et se 
condense sur les chairs comme sur un écran. 

Cet air salé, légèrement humide, chargé de vapeurs ma- 
rines et de principes iodés, bromures, essentiellement volatils 
a une action tonique incontestable qui le rend utile aux 
individus à fibre lâche, à constitution lymphatique, molle, 
quand nul symptôme d'éréthisme n*existe. Mais s*tl y avait 
tendance aux mouvements congestiCs, fluxionnaircs, aux 
faémmorrhagies, on conçoit que la maladie serait au contraire 
aggravée par un tel agent. 

Aussi les acrofuleux, les lymphatiques, les chlorotiques, 
les convalescents pâles» débites, dont le pouls est large et 
dépressible , dont r.ippitit est perdu, dont les digestions 
sont lourdes, difficiles , dont la respiration est oppressée, 
dont, en un mot, toutos les fonctioqs languissent frappées 
d'une'espèce d*hébétude atonique , éprouvent-ils du bien 
être â séjourner sur nos côtes. Tandis que par contre 
les tuberculeux chez lesquels il y a tendance hémoptoT* 
que, ceux qui ont des maladies organiques bypersthèni- 
qnes do cœur telles qu'hypertrophie, congestions actives, 
etc.^ doivent en être éloignés avec soin. 

Uair marin n'est même pas également salutaire partout, 
n faut autant que possible éviter à Marseille d'envoyer les 
malades sur le bord des plages; car sous Tinfluence du 
vent, des grains de sable calcaire très-fins se mêlent à la 
Tapeur acqoeuse, et ces corps granuleux, insolubles, répan- 
dus dans ratmoshpëre s'introdoisant dans les ramifteations 
bronchiques peuvent devenir des causes d'inflammations et 



- 80 - 

44trairo iQUi l^blea pro4uii p^r L*iDspiratioo de Çair Qi^irio 
Ce n*est pas là une observation chimérique, car la quantité de 
sable enlevée, mè!éd à Tair, est bien plus considérable qu*OQ 
00 le croirait de prima abord, puisqu*à la pla^e do Moulre- 
don,c«!S grains d^ sables emportée au loin par le mistral sur- 
tout, ont dépassé los monticules voisins élevés de plus. de 40 
mètres, se sont déposés sur les versants nord-ouest lorsqu'ils 
n*ont plus été soutenus par le vent, et ont formé de vérita- 
bles carrières de sable calcaire dont [e volume augmente 
chaque, jour, ai n^i que le démontre la végétation du lieu, 
le^. l,roncs des pins étant d'autant plus enterrés dans les cou- 
c)ii0$ sablonneuses que les arbres sont plus vieux. 

1^ quartiers de Marseille qui sont le plus exposés à TiQ- 
Ouenqe de Taîr marin , sont : Epdoume, lea Catalans, le La- 
i^r^L — faction excitante de cet air s*y fait ijentir jusqu'à 
environ 300 mètres dans Tintérieur des iei*res, si d^^ mon- 
ticul^ ou de grandes çqnstructjoçis ne yiepn^nt pas arrêter 
ei condenser les mpléculps aqueuses en su^i^ensipn. I^*odeur 
marine est relativemeul sensible à des di^ances plus lon- 
gues, mais c*est en vain qu'on y attendr;ail; la production 
d'effeta thérapeutiqq^*^ 

jS3- l^'Àir des quais du .vieux port es( altéré par les ^x 
bydrosulfuréSy hydrocarbonnés et les émanation^ infectes 
qpi.s'éo)iappent de Te^. Cette ^(tération est plus forte en- 
core ^p été à cause de l'él^yation de la température , de la 
4ip>ÎQuMop du volume d*eati dçA égoùts, et deJa pi if a gran- 
de fermentation. 

Atwi ; est-oe surtout jà cette époq,ue de l'anpÂe que 1 on 
ebserva dans les habitations qui aypifin^ je port , t»» 
nembve de maladies à. foi^oo^ iypbODde, dçnt Tetiplcigie e$.( 
faicilé àMîsir. Ces étala Ij^pMdes , qifi vLçp^aent compliquer 
k* piopari ém aOectiona graves , c^eni comme par 
aoohsiDlemeBt au iulfalto. de q^oî^ine ^né à iMAites d^»es 
^/M en lavemaai chaque jqur. ) M^iis .'elles ont un^ grs^igde 



-- Si -^ 

ieodaiice è récidiver si it malade est laissé dans le milieu 
vicié. 

Dans ces cas, se rapprochant beaucoup plus de la pu tri-' 
dite des anciens que de Tietermittence/et quiseoompUquenI 
plus naturellement de malignité que de perniciofité, les pré- 
parations de quinquina agissent comme toniques, antisep- 
tiques et non comme antipériodiques. 

59. D'une manière générale, d'ailleurs, on peut dire que 
Tair de Marseille semblable à celui des grandes villes, vicié 
partout, permet au génie typhoïde de planer sur la tète des 
malades et de compliquer les affections les plus bénignes, 
presque en raison directe de l'agglomération d'habitants 
autour de Pindividu. Cette influence pernicieuse, se faitm- 
tir surtout chez les enfants ; et Ton est étonné de voir des 
fièvres catarrhales, des maladies de croissance, des fièvres 
muqueuses durer très- longtemps, devenir trèi graves^ sou- 
vent mortelles en ville, tandis qu'en envoyant les malades 
à la campagne dès le début, Taffection première suit ses pha- 
ses sans complication typhoïde le plus souvent, et se termi- 
ne en un laps de temps infiniment moindre. 

La nature de l'agent viciateur est elle chimiquement 
déterminable? Non, jusqu'à ce jour , puisque les analyses 
les plus délicates n'ont rien appris à cet égard. Par un 
procédé d'une simplicité remarquable on peut cependant 
déterminer jusqu'à quel point l'air d'un quartier est vicié ' 
Si on expose en plein air à la campagne une pièce de linge 
savonnée et rafraichie, elle a, une fois sèche, une odeur 
agréable; et si par contre la même pièce de linge a été mise 
à Taîr en ville, elle prend une odeur analogue à celle de fa- 
guenas, de caserne, ou d'hôpital, d'autant plus prononcée^, 
qqe le quartier est populeux et qu'on 1'^ ej^pofiée à un éti^e 
inférieur. 
Ce /ait doit-^tre, ce me semble, d'uagran<^ «ai^îgDflDent 

if vient corroborer ce principe d'hygiène, depuii longteodp^ 
ToMi xivn jfi. , 



- 82- 
établi, que Its étages élevés sont les plus salubres ; il per- 
met de considérer en quelque sorte comme ayant changé 
d*aîr un malade transporté du rez-de-chaussée au quatriè^ 
me ; il établit une méthode facile de reconnaître le degfé 
de pureté du milieu dans lequel on vit. 

Le linge savonneux peut encore servir à découvrir une 
altération de Tair essentiellement grave puisqu'elle accom- 
pagne le choléra et parait en être la cause. Les buandières 
marseillaises, et bien des personnes après elles, onl remar- 
que quc( durant Tépidémie de choléra de 1854, le linge sa- 
vonneux exposé à Pair, dans les quartiers où des individus 
étaient atteints du ûéau, jaunissait. Ce fait qui denande 
confirmation, donnera peut-èlre une grande valeur à l'hy- 
pothèse du docteur Horn de Munich (1) et indiquera par une 
preuve facile, la présence dans l'air, d*un ferment aussi ter- 
rible que riodosmon. 

Le papier ozoniqued plus souvent permis de constater le 
réle pathogénique de Toxigène éleclrolysé à Marseille où 
les constitutions catarrhales s'établissent si souvent. 
' 51. Enfin des orages soudains accumulant dans notre 
atmosphère des quantités considérables d'électricité libre, 
causent quelquefois, surtout en été, la mort presque instaù- 
-tanéede fébricitants affaiblis dont Pirritabilité nerveuse est 
extrême. A ces causes générales d'altération de l'air, se joi- 
gnent les causes plus spéciales de vicia tion qui proviennent 
des usinesi des entrepôts de marchandises, des établisee- 

(1) Le docteur Horw de Munich considère le choiera comme 
résultant de l'effet des composés cyanures formés spontané- 
ments par Taction oatalytique de llodosmon (Azote électrolyséy 
et absorbés par Thomme. — Cette théorie explique la nature 
infectieuse du choléra, la plus grande tendance de la maladie à 
s'appesantir sur les villes, la soudaineté des attaques, la res- 
aemblance entre l'affectios et une intoxication par les cyana. 
rés, les bons effets de l'acétate d'ammoniaque , etc 



menis insalubres ou jDcomaiodes ; elles seront sigoalées 
dans le cours de cet ouvrage. Pour le moment, contentons 
BOUS de constater que le conseil d*hygîène> en vue des în-^ 
convénients que peuveut entraîner les établissements in-^ 
dnsiriels, s'efforce de les grouper en des quartiers spéciaux^ 



CHAPITRE V. 



Climatologie et UétéorologiiS. 



S5. Les documents relatifs à la climatologie et à la mél^ô 
mlogie de Marseille sont fort nombreux ; Tobservaloire en 
a fourni, surtout depuis le XVIIh siècle, d*une valeur scien- 
tifique incontestable. Raymond, dans sa topographie salutaire 
de Marseille (1779), les a utilisé le premier; le comte de 
Villmeuve, dans la statistique des Bouches-da-Rh6ne a 
épuisé la matière jusqu'en 1822. Un relevé des observations 
qoell. Valz a faites, de 1823 à 1813, a servi aux auteurs d^ 
la France par département et de Patrie pour fixer les tem- 
pératures moyennes saisonnières et annuelles de Marseille. 
Enfin la société de statistique publie depuis 1837 dans le Re- 
pertoirede ses travaux les Recherches faites à lX)bservaloire 
de Marseille. C'est surtout é cette dernière source que j'ai 
puisé; jVi dressé des tableaux détaillés des phénomènes 
constatés de 1850 à 1860. Les conditions nouvelles dans 
lesquelles Marseille est entrée depuis ce laps de temps par 
l'arrivée des eaux du canal ont paru, à beaucoup de gens^ 
wsceptibles de modifier |e climat ; et c*est le principal mo^ 
Uf qui m*a déterminé à établir des données fixes an moyen 
de cas tableaux me réservant d*employer les documenta anp 
teneurs, comme termes de comparaison. 



— 76 — 






40 l^nf de E9»#» . « 4M 
id . . . . m 



m 

m Y id 

7 Place de ElpiUA . . 
168 A'ue de Rome. . . 

7 Place Castellene . 

4 Hm^ Ifoostier. . 

5 9 id . . . . 

45 ■ Reinard . . . 
S 9 Waa 

Î4 » des 3 Mages . 

82 Ooore Devillters ; 

S Boul. Méreniié . . 

S9 a id . . . . 

8 » Dauphine. . . 

2» « . ; W • y- . 
4 i deMà ProVîd: 

7 .H ; ' •. *4v ,% V» 

93 > des Domini* 

caines .... 

38 ,». du -S»-Sépulç, 

Î9 a Bernard-du- 

~ Bois. .... 

S3 » tfAix. . . . . 

7 Pl✠d'Aix. « . 

46 G<idiemiiid'Ate* . 

9 Ruedes ReealeltiB 



SI 
40 
S6 
47 
4 



id. 
du BatèBOttr 

id . . . 
ThubaDe<i4i 
du Relais. 



i» MagdelciDe, , 
\\iQ de Sion ... 
Ma$ienia . . 
Vlerg6-^-4a 

{3:-:: 

«WfadiS' . 

- '-jd.:... 



43 
3 

43 

S8 
33 
4S 
36 
39 



406 
9». 
8â 

403 
80 

434 
64 
10. 

et' 

80 
60 
86 
64 
74 
«S 

43 
.59 

68 
59 
64 
«) 
«4 
i4<» 

58 

74 

.*Oii 
4t4 
426 



42 

45 

8 

8 

44 

4S 



46 
11,50 



5 

); 
54 

9 
41 
45 

8 

4 
44 

8 
46 
40 
4« 
64 

9 
72 
45 
13 

5 

9 
4S 

40 
3 

25 

44 
8 
3 

2 
i2 
i«3 

^77 
^9 

.^7 

4 

10 

18 

49 

78 



Rue Jattbcrt ... 430 

» d'Alger. ... 21 

BouL du Nord . . 66 

Rue haute Rotonde 466 



Boul. du Nord 

a de la liberté. 

Rue du Muguet . . 

Jemmapes. . 

id . . . . 

JB«>-St-Domiq . 

id. . . . 

id . . . . 

Tapis-Vert. . 

Jacquand . . 

id . . . . 



70 
60 
60 
65 
73 
60 
7î 
64 
58 
86 
22 



6 
20 

6,50 



6,50 
7,50 

6 

7 

3 
2,50 



S 
2 

8i26 



des Garliers. 202 
Caisserie. . . itî 
4^ bi Pri^OB . 49 
Gairaterie . . 70 
des Ferrats . 46 
id . . , . 38 
des Eofantâ- 
abandoDttés. 68 
du Refuge . . 4tt 
Pierre-qul» 

Hage 87 

Place Jaoguin. . . 74 ,Z,V 
Graftd'Rue .... 84 
Rue:Requis-NotiS 82 
Plaoe^du MoDtrder 

Piété 444 

Rue de la Pyramide 96 6 
» fiesfpali^2»ier4»422 
9 de 3iop. ... 434 
9 Paradis ... 6^ 
9 Sylvabelle. : 38 
» id. ... IIS 

a Paradis , t . 9'|fi 
.1 Jilontgrand. . 66 
» (;laudovè»s . . 4Ï 
» Bcauvtau . . 62- 
a id . . . . 5i 

M >du l^aviKoD . 84 



l i llMl'JJII I U 



— •m — 

eomjmraîif deê Substances dosées dans les eaux potables 
de Marseille (Eau 1 litre.) 



n«« 


Phet 


GraciPoid 


Biwraw 


StFirrâl 


MFerKd 


font. Plut 


ea 


f«it. S.l. 


b&t.K.I. 


fidPoitt. 


liilt: 



Cmi 



Acido carbonique libre. . . . 

« c combiaé. . 

c solfvique 

Chlore 

Cbanx 

Magnésie 

Proiosyde de fer 

Sodium (combiné au chlore). 

Soade (restant) 

Potasse 

Silice 

Argile 

Matières organiqnes 



0.9I02|0.I933 

o;oai():o,o25i 

0,0061 0,0I9( 



0.0120 
0.0097 
0,0087 
0,0039 
0,0010 
0.0004 
«,007S 



0,0348 
0. 0054 
0. 0265 
0,01 M 
0,0009 
0,0004 

o,ooe» 



TABLEAU. 



0,I70S[0,1513 
0.9tOSiO,4O60 
0.3009 0J207 



0,0IÎ0 
0.S870 

o;o!So 

0/0007 
0,010) 
0,0013 
P. 4385 



0,0042 
^.IWljO 
Q,OU? 
0;0074 

0«0Q27M 

O.OOîf 
0,0003 
0,0697 

TriM. 



0,1610 
0^094 
0,0744 
0.0126 
«0S9I 
«01 02 
,0029 
;00S1 
0,0031 
0,00lt 
Mf49 
.0,1574 

TflM. 



inâiqaaM la eomposUion des Eaux potables de 'la viHe de 
Marseille au point de vue de Vhygiine, 



Air dissoosUseie et oxygène). 
Acide carbonique libre. . . . 
BI«carb. de chaux 

a de magnésie. . . 

a de Ter 

a de potasse. . . . 

Carbenala nenlre dnicbanz . 

Chlor. de sodiam 

Sulfite de sonde 

a de cbau . • 

Silice 

Argile 

MeMret^WoHpps . . / . . 



'^i i i ii i »i 



0,2I0S' 
6,0493 
0,0310 
0,04 93 
0,0007 

0.0100 
6,0023 

0,0075 



2î*«,f4 
0.1953 
0,0460 
0,0112^0^09*9 

0.0688 

o,mi 

0.047? 
0,002é 

0.0069 



0,4708 
O.Î20< 



0,04Q0 
0,0025 

0,0197 
t),02f3^ 



4^408 4»,489r 



a 
».a 



Ll' p . i J!I» I U 'I J< i C É ite 



0,1543 
0,1 oéo 
0,0459 
0,0164 
0,0006 



2,0069 
r,0048 
4h^la08#, 

q,4j95|o,.çpjj7 



4t^,t4 
0,i640 
0,ti08 

0,013? 
0,0023 

e,di8o 

Q.Q20T 

0,0073 

,1495 

0.4fc7l 



Dièillé à jii* 

Tcanéf atnre mc^H^f^pe. .^ , 
htffhis bydrotimétriqiiei. 



4, «004 
«6*. fr 



'& 



l»«0M 



I.OdlM 



86* 



^vW ' 



/0005 



26» 



jsnTier. 11 peu( geler de Dorenibre à la fin d^avril, mais à 
partir de mai jusquVn octobre, la moyenne de tempéra-^ 
tttre est toujeari au-dessus de 16« 07, ce qui fait que la sai- 
sen des bains de mer dure à Marseille largement quatre 
mois. 

Durant la période de onze années qui vient de s'écouler 
la température maxime a élé de 36^ en juillet; la tempéra- 
ture minim a de -^ 8<» , s'est reproduite deux fois. Tune en 
r^nrier, Tautre en décembre. Enfin notons qu'il est tombé 
la i(ieige è peine 12 fois. 

Mais ce qui, au point de vue médical, est le viee radical, 
pour ainsi dire, du climat de Marseille, c'est la mutabilité 
de la température dans le courant de la journée ; on remar- 
que toujours une différence d'au moins 4<», entre la tempe» 
rature de 9 heures du matin et celle de 3 heures du soir, el 
quelquefois cette diflërence est de 11^ Il est facile de con- 
cevoir la puissance pathogénique de pareilles variations, Fa 
nécessité de s'y soustraire, et Topporlunilé des vêtements fa- 
ciles à prendre eit quitter, teisqueles surtouts, lespardes- 
suSy et des tissus aptes à absorber la sueur et mauvais con- 
ducteurs de la chaleur, tels que la laine, la flanelle, dans un 
pays dont le climat rappelle celui de l'Algérie, \eé vents 
étant, li^ Q0smm.o ici,^ l'origine commune de ces brusques va"" 
nations de température. 

S8. Venls. — Raymond a tracé dans sa topographie salu- 
taire de Marseille une carte des vents que je reproduis avec 
quelques modifications pour faciliter l'entente du sujet. 

La Grèce, l'Espagne, l'Italie, doivent à leur configuration 
péninsulaire, les venls de E.-N.-E.,de N.-N.-O, deS-.S.-B., 
d*E.-S.-E., qui n'ont pas de aoms provençaux parce qu'ib 
^ufflent exceptionnellement h Marseille. 

fO,.-S.-0., rO.-N.-O., le N.-O.-Net le S.-S.-E., régnent 
qnelc^uefois et il en sera fait une mention spéciale ; mais 
)ss vents qui impriment un caractère particulier au climat 



— 87 ^ 

de Marseille sool par d^ré de fréquence, le N.-O., VO.^ le 
S.-£.Je S.-0, rE.JeS., le N.-Ë., le N. qui r^oeuiSIt 
fois, année commune, et qui 97 fois aoquièreoi une inieo* 
ailé remarquable. 

Pour avoir une idée plus eiacle des effets dexes veolsaur 
l'économie, il convicnl de les diviser, en vents de terre (de 
TE. à rO., en passant par le Nord) et vents de mer (de IX 
à rO. en passant par le Sud). 

59. !• Vents db Terre. — Le vent dX)ue8l (PduBenI) 
qui vient du Lai^uedoc et du Roussillon, sechargOt en pas- 
sant sur la céte du RLône, d'eiBuves malsains qui ie fboi 
redouter dans la campagne d*Arles ; mais l'action délétèra 
s'arrête bientôt ; on sait que Tinfluence paludéenne ne peut 
seiatre sentir à de grandes distances. Aussi ches noua où il 
règne en moyenne 82 fois par an, surtout en été, le vont 
d'Ouest c&t considéré comme très salutaire parce que les 
clialeurs de la canicule sont tempérées par lui. 

Il se combine souvent pendant les m«s de juillel et 
d'août au S.-0 : le courant d'air traverse alors le galfé de 
Uon, s'imprègne modérément d'humidité, eol légèrement 
frais et oooslitue les agréables brises marines- coanoea dans 
lé pays sous le nom de Pourentaou. 

U est rare que le vent d'Ouest acquière une intensité re* 
marquaUe; on Tobserve à peine 4 fois par an« 

liais ce qui est plus redoutable^ c'esl sa oambinaiaon 
avec te Nord-Ouest. Ce phénomène se produit smiout ea. 
mars et en avril, lorsque tes dernières ramiioatîoiia' des 
Cévennes étant encore couvertes de neige, uno petite pluie 
a raréfié l'air dans la Baase-Provaoee. Alors le vent 0>N.« 
0. (IfisiraroX s^élève et l'on cençcMt le rôle que ce vent peut 
jonerdans rétablissement des constitutions catarrhales, puis- 
qu'il iait aCQuer un puissant courant d'air froid dans une 
contrée dont les habitants se sont allégés , la température 
étant à cette époque de 13* à 19». 



— 88 — 

Le Nord-Ooest (Mistraou) ou mistral, succède aux jours 
j^taviéQX, et quelques gouttes suffisent sou vefit pour le faire 
régner. L'air des Céveones arrive alors dans ie l>a8am du 
Rhôue où il péuètre par deux dircttions : le courant qui 
descend leRbône s*épanche dans les plaines de la Camargue 
et delà Crau, se précipite dans Tétang deDerre, remonte 
la railée de TAre, et, par la Viste, entre dans le ba^ia de 
liarseille et de THuyeaune ; l'autre courant suit le cours 
de la Durance (1). 

Le miatral régne, année commune, 138 fois, bien plusfré- 
qoemittent ea hiveret enautomne, qu*axi printemps et dans 
l'été. Son maximum de souffle a lieu en déoemhna et jan- 
Tîer ; une ctoquantaine de fois par an, il acquiert un inten- 
sité remerquable ; en ces cas son impétuosité étonne : Buatr 
opposa un eercle de 140»» de rayon à la marche du vent 
et le fixa à l'aide d*un poids de 5 kilogrammes; le cercle 
fut emporté. Il (allât ajouter 600 grammes pour que le vent 
ne put entraîner Tobjet. Les osctliations du baromètre sont 
si soudaines durant cesionruées de gros vents que Ton voit 
le meroure sautiller dans le tube. Le thermomètre baisse 
quelquefois tout-à-coup de 7 à 8*; mais c'est qu'alors le 
mistral s'est eombiné avec le nord : les effets de ces Taria- 
tiens brusques sur Téconomte, se préjugent alsémeni, qua- 
tre ou cinq josirs après les ceupsde rents, les fluxions de poi-^ 
tria* aboaéent. EFailleucs quoique lorsque le mistral souffle 
seiiUiLjoil'phis importun^ ptr sa persistaneeeleonbabitu^le 
TiTacM , .que nuisible y il convient néanmoins dereenserver. 
m ebris Mturelf » proivideatûellement élevés oontre aas^Fi-^ 
gUAict.; et . Baymon» déplorait avec raison Tarrèt des éohrr 
vins qui avaient ordonné une coupure sur la eoUiae au 
nard de la ville, sacrifiant ainsi le aalubritè à ralignement 
d^ rues. 

(1) Statis. des Bo. du Rh. T. I.'p.189. . 



\ 



Âujoiird^heî non smilément on a délmii les baoteupt 4è 
la Tourrelte, mais on a baissé tous les tirrrâftffa'dQiiamfat; 
anisi le veni du N.-O. soi^a-t-U a^vac fnraur au qaavller 
SaioC-Lazare, sur la partie âe la TîeiBe vilJ« <{ui togavâedéa 
Doaveaux 'ipbriÊ^ sur la tille en oaVisiruCflOD M iet eflhcliôûi 
ihorMiques y sofit-aMes 'pt«s commune 'que dans \m vkoi 
quairltors bàtîa en «lAfliilhéttire sar le penchant S.^.'d'iiiie 
oolline, ^donMesi^uei prfnaipale», traeée$ deti'Bi à ilH>.4 
fréquemment entrecoupées de rues secondaire, iiiaârlrnl 
des angles toujours aigus aVee les pramiàres afin qne le 
courant d^9r fût inlerfioiM|Mi. 

Oainea jeui%'ie'90nMiatianiie nous force ft ^sJertfler les lois 
dei'faygièneà fa ne^itddti'dM lignes; onsegrAleetoinairgèlé 
dans les grandes rues dMfteset brges.'La «ttlt»4ea cônM-* 
tntiona médîeales'défAOtitfera'fit mus «omm^ plua «âges 
que l'ont élénbs devaftcien. 

Il importa de bven distinguer t'acl)^ d« N-0»-'N. <|oé4 
jours froid, quefqhefei'S' oeigeuv, prMikpesa«t sék^jiKét^ 
tionitamt ittflamnialo^res qtrei eatarrfcute, d^A¥eè «élleidtl 
mistral. • ^ * . . h . ? 

Le N.-O., tiède lorsqu'il commence à jA^uffic^ dbvitut 
de pipa en- ptos froid à nies«ra qu'il persiste, 0esf qâ'il 
nousamèfie d'abovd T'air nvadérénienl cfaapd «Ie4a mtl^de 
Vàrcy de •l'fiCaBg de Ben^^ de-Àu Grau^ de la 6aiD»rg|ua^ 
paiar^i^ froid daa Céveanea. Par la niètne<iraiaon^ 'fato»! 
réCf^gradur d«s tmagltt venus du «lidi/ii fMnt déterfaMBr 
la inlUHi a1^dé|put dS' soor^règiie^ maia^l na.lanl#pai^à ëOfe 
tdUflièAI dMain^f oqu'en n^iy» et li I w u wa s i l'IuygiraBiè^ 
tr« insae jA^ M*h 0, et eeUe iavce *d« dassiéetias n'ait 
pas nae daa didnéMS caotfis de aoa ifBféàaoÈiiér^ 

CçsAîtafjannettaat d'établir que' le misWabdaîèipuiasaln«- 
ma«t oenttoarir«4i ranonYSlIer Fafr deMareatlla, jouer lia 
rôle efficace dans rétablissement des constitutions inflam- 
matoires en hiver, e% jtig^r 4es cionstftutieM. calarrhalesi lot 



— 90^ 

épidéfnî€S de croup qui ne peuvent se développer sans un 
^imoefMre humide. 

: Le vent du Nord (Tramontano) ou Tramoniane, vient 
def Haulea-Alpee, peut souffler depuis novembre jusqu'en 
avril, amener un peu de neige lorsqu'il duroj mais ne per- 
siste pas longtemps, et n'acquiert jamais une Tréquenoe 
marquée ; il ne mérite une mention spéciale que parée qu'il 
détermine quelquerois les premiers froids *qul sont alors 
courts mais vifs. 

Le vent N.-E. (Grégali) peut souffler de novembre jus- 
qu'à la fin d'avril, c la condition nécessaire peur la forma- 
tion de oe vent est la chute des neiges sur les Alpes mari- 
timei« La différence de température qui s'établit alors 
entre TaUsosphère de Provenco, qui est chaude et celle de 
la région montagneuse qui a été considérablement refroidie 
par les neiges produit dans la première un vide qui e&t rem- 
pU par Tair de la seconde, dopt le courant est le vent du 
Nordr-Est» Il est le moins sec de nos vents de terre,. parce- 
qu'il passe sur le golfe de Gène^, où il se charge d'humidi-> 
té, et il amène des nuages froids qui sont de la nature des 
brouillards. » (1). 

Ce vent qui ne ae propage qu'avec lenteur, surpr«^nd 
oeu» qui, n'étant pas habitués au climat de la Provenee, ne 
se prémunissent pas contre des variations brusques. En gé- 
néral on ne saurait trop recommander aux pbtbysiques et 
à toutes les personnes déliiles de se défier des pernicieux 
eflbts du Nord-Est. Au mois de novembre, ei vers le osois 
d away. Les pralieians sont appelés à Uraiter des fluxions de 
poitrine, d»< natisre essentieUement calarrfaale, che9 Les 
vieillards. Ces derniers, dans la classe pan fortunée, eédanft 
à rancienne habitude locale , vont aux heure» du jour 
0à le soleil est dans sa force, s'accagnerder sur. le (quai 

(U Slatis. desBonieh. du Rb. t J. p.. 490. 



- 91 — 
ou ailleurs. Quand on veul remooier à la cause présumabk 
de leur nialy ils disent qu'^n ae reliranide ces abris^ ils od| 
été saisis au délour d'uoe rue^ par un vent froid à peina 
sensible. C'est le Nord-Est qui d déterminé la fluxion catar- 
r baie. 

60. 9* Vfiirs DE Mer. — Le Nord-Est se combine sou- 
Yeni avec TE^t, traverse le golfe de Gènes et amène cbe^ 
nous des pluies froides et fines. S'il règne longtemps, il 
n*esi pas rare de voir se déclarer une constitution catarrMle 
de, quelquefois épidémique. 

Le vent Est-Sud-Est (blanc) nommé vent blanc, soufile 
duraut t'hiver seulement, il est très-froid, parce qu*ii passe 
sur les montagnes de Corse couvertes de neige; il est humide 
parce quil traverse la Médiierannée. 

Le Sud-Est, beaucoup plus fréquent, puisqu'il souffle en» 
viroD 60 fois par an, n'est autre que le Sirocco d^Afrique; 
mais ses effets ne sont plus aussi terribles.' Dans le désert, 
il est dessicalif et brûlant, il occasioone deshémorrbagies, 
des lypothymics, des congestions célébrâtes ; è Marseille si le 
courant d air conserve encore une chaleur capable de faire 
monter de plusieurs degrés le mercure du thermomètre,, il 
n'a plus ces propriétés dessicati ves , au contraire, la colonne, 
en traversant la Mé<iiterannée^ se charge d'humidité,, et soun 
vent le sirocco nous amène dos nuages ou de la pluie. 
En hiver il est agréable, son souffle n'étant pas trop impé- 
tueux , pour l'ordinaire, et tiède; mais en été les bouffées de 
chaleur qu'il envoit le rendent pénible à supporter. 

Le vent du Sud, moins persistant accumule beaucoup 
plus vite les nuages qui se résolvent en plui§ dès que Tin- 
t^nsitédu courant d'air dimiaue. Mais les ondées, les aver- 
ses, les principaux orages sont produits parle vent du S.-O. 
(Laheth) qui venu des Iles Baléares et des côtes d'Espagne, 
se charge d'humidité en traversant le golfe de Lion. 

Cet vents tiëdes et humides exercent une influence salu- 
taire sur la contrée lorsqu'ils soufflent modérémoA^ > et 



- 92 — 

préparent des constitutions pluvieuses lorsqu'ils domioent. 
iS'ils n'ont pas comme les vents du Nord un effet immédiat 
sur réeonomie, ils ne méritefit pas moins de fîxer ratteolioD 
dé l'hygféniste, â cause de la liaison directe qui existe entre 
Ja prédominance de ces vents et le caractère général de Ta 
saison où de Tannée, caractère qui se reflète toujours dans 
les maladies endémiques ou épidémiques et leur donne an 
cachet ipéoîat. 

n est beaucoup plus' difficile d'apprécier le rôle que joue 
dans la pathogénie la lutte de ces vents les uns contre les 
atitrei. Les données actuelles de la science ne permettent 
dTayancer Viëti de préeis à ce sujet ; cependant il est à su p- 
pôiieriquô''tës ooragans, les tempêtes, fes grandes perturba- 
tions atmosphériques^ doivent exercer une puissante in- 
fluence sur l'air des-rîlles et favoriser ou détruire, suivant 
les circonstances, la viciation déco milieu. Contentons-nous 
de dire que le mistral et le vent blanc, le Nord et le Sud,' 
Ite Nor<}-Est et le Sud-Ouest, et plus fréquemment le Nord- 
Oueltet le Sud-Est, sont aux prises une trentaine de fois 
par an. Habittlellemeût, en ces cas, lès vents de terre res- 
tent maîtres des couches inférieures de ralmosphère, les 
vents de mèr faisant marcher les nuages en sens inverse à 
9,000 mètres au-dessus. Aussi les journées de tempêtes ou 
d'ouragans impressionnent les habitants de Marseille platée 
à rîùitar de^ vents du Nord que de ceux du Midi, et sont 
pHiS & redouter en hiver parce qu'elles prédisposent alors 
aux inflammations fnternes et à toutes les maladies dont le 
froid Mt cause occasionnelle. 

il. Bnviiss ET i9RouiLLAiii}S. — L*aagtnentÀtion d'humi- 
dité dan» une contrée eÉt ordinairenimt en rapport avec 
l'iûgtbètttâtiôh des jours de brumes et de brouillards. 
kiûèl Â^èkt ce plùâ tt (1) on 18 (3) jours de brumes ou d6 

(4) Relevé de H. Blanpaui, Dlree. Obs. 4800-4845. 
(1) jftolçvé stutist, B. Ah. T. I. pag. 48!. 



— 93 — 

iNrooUlards que Tod inscril comme terme moyen. C*es( Té^ 
norme chiffre de 12S journée» dont le plut grand nonibre # p 
autoQQne (41,4) et en hiver (35,7) et le plus petit nombre àjf 
printemps (Sl,7). Incontestablement cet excès d'humidité 
atmosphérique exerce une influence sur la santé d^ la po- 
pulation de Marseille, et elle nous servira à expliquer la 
prédominance des affections catarrbales, et principalement 
Pendémicité du croup depuis ces dernières années. 

01. Nuages. — Année commune on compte à Marseillf 
180 journées nuageuses, mais à peine 49 fois le ciel reste 
totalement couvert pendant 24 heures. 

63. PujiB, Grêle, Neige, Eclairs et Tonnerres. — jt>V 
près le relevé de 1823 à 1842. la moyenne annuelle des 
jours de pluie a été de 55 ; de i850à 1860, elle est de 60. C>et 
à peine si, comme par le passé, il grêle ou il neige upe fois 
paran ; mais le nombre des orages a augmenté, et au lieu de 
11 jours de tonnerres ou d*éclairs il faut en compter 17 dpnt 
1 en été, 4 en automne 5 au printemps et 1 en hiver. 

64. Quantité d'eau tombée, — Par rapport à la quantité 
d*eaa tombée annuellement, je suis amené h constater une 
différence en excès qui concorde avec les phénomènes pré- 
cédemment décrits; au lieu de 511 millimètres 1*0 pluvio- 
mètre en accuse 545,26 dans la ville baçse ; notons c^u*à > 
Tobservatoire, situé sur une hauteur de M" 6 au-^es4|is4a 

niveau de la mer, il ne tombe que 491** 26i d^eaif, don.t 
SC7* 99 pendant le jour et 223, 37 pendant la nuit, repartis 
inégalement aux diverses saisons. 

65. En résumé, le climat de Marseille, doux, agréable, 
conviendrait aux valétudinaires dts tout genre sans les écarts 
ordinaires de température, et les vents excessifs qui en'soi),t 
cause. Ce diiriat a subi 'depuis Tarrivée des eaux du canal, 
des modiftcations appréciables, à moins que la' duite des 
observations n« démontre que la période de onze ans qui 

Tient de s'éeoaler eit une période aBonnate. H ; a Hout lieu ^ 



— 94 — 

idé croire que si Ton n'introduit pas do nouvelles masses 
d*eau dans la ville, l'équilibre actuel uo sera pas rompu, et 
que nous sommes arrivés au point de saturation de notre 
atmosphère. 

Il est à remarquer que la modification que l'atmosphère 
de Itarseille a subie est indiquée par Tensemble des phéno* 
mènes méléorologiquesi et que toutes les différences qui 
existent entre le relevé de 1823 à 1842 et celui de 1850 à 
18(K>) s*expliquent naturellement par Thypothèsequi consiste 
è admettre une augmentation du volume d'humidité. 

On conçoit alors pourquoi la moyenne barométrique est 
dc1r58,88 

au lieu de 757,63. 

La moyenne thermomélriqne 14,)6, 

Au lieu de 14,06^ 

La moyenne des vents de terre 322» 

Au lieu de 305. 

La moyenne des brouillards iSS, 

Au lieu de 18. 

La moyenne des plaies 69, 

Au lieu de 55. 

La Dfioyenne des orages 17, 

Au lieo de il. 

Enfin la moyenne d*eau tombée S454i6, 
' Au lieu de 511. 

Au point de vue de Thygiène locale la constatation de oeé 
fiitiest fort intéressante, elle démontre la grande influence 
que peut exercer le détournement des cours d^eau, 

tWfs son excelleot traité sur les eaux publiques , (1) II4 
Obimaod di Caux considère comme un bien la quantité 
d'eau qui nous est dévolue par le canal de la Duranoe. Si 

(«) Des eavx publiques, ouvrage eooronné par rinstUot. 



-. 95 — 

tl'unt manière gteérale I ce principe « qu*abondance d'ead 
ne nuit pas , est rrai , dans le cas particulier qui nous oc- 
cape le oentraire a lieu, et jlnsisle à dessein sar ee siqet. 
L*abondaDoe des eaux est un bien lorsque le liquide 8*é* 
ooale facilement ) par le Tait de la pente ou dé la nature des 
roches, mais à llarseiile le fond argileux des (erres s'oppose 
è la perméabilité; Teau séjourne dans le sous^sol qu'elle con- 
vertit en marais , révaporalion est très active à cause de 
rélévation ordinaire de la tempémlure et le climat de sec 
ei cbaud qu*il était ordinairement avant Tarrivée des eaux 
du canal tend è devenir de plus en plus cbaud et humide 
ou froid et humide» U en résulte rétablissement de consti- 
tutions médicales nouvelles comme je le démontrerai plus 
loin y et maintenant , plus que jamais il faut cotueiller » 
«somme règle générale, aux Talétudinaires qui séjour-» 
Àent à Marseille de se garantir à l'aide de surtbuta et de 
vêtements en flanelle, ou en laine douce ^ des écarts de 
température et de rhumidité^ 



ie#< 



^ % — 



4850 
Mois 

Janvier. 

Février. 

Mars. 

Avril. 

Hai> 

Juin. 

Juillet. 

Août. 

Septemb 

Ootobre. 

Novemb. 

Décemb. 



485f 

Janvier. 

Février. 

Mars. 

Avril, 

Mai. 

JuiD, 

JalUdt. 

Aoât, 

Septemb 

Octobre. 

Novemb, 

Décemb , 



4S5% 

Janvier, 

Février. 

Mars. 

Avril. 

Mai. 

luin. 

Juillet. 

Août. 

Septtmb 

Oclobre. 

lïovemb. 

Pécemb. 



B heures du matin 

TherinûlPèUQ 



Bièlre. 



736,78 
763, 7i 
761,07 

755, iî^ 

756. 59 
760. U 
760,11 
760,76 
761,66 
755,06 
760. 05 
76ÏJÔ 



760, 4î 
7S8,27. 
757,85 
756,93 
758,68 
762,86 
759.05 
760,58 
760.74 
759,60 
734,56 
765,53 



761, 7Î 

758,39 
758,79 
758, 57 
758, 9ï 
758,58 
759.88 
759,77 
759.60 
759,48 
757,14 
761 , 31 



InLér. 



4,48 

9,33 
10/73 

13,54 
15,35 

Î4,l7 
Î3,i8 
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14,41 
23,36 
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14,36 

15,28 

21.81 

21,93 

33,83 

18,09 

16,i8 

6,80 

4,36 



8,13 

6,85 
10,33 
14,19 
18,09 
21,08 
Î3.94 
ÎÎ,9S 
Î0,S7 
15,85 
14,57 
11,23 



mètre. 



Midi. 



Tlierniosiltri 



756,56 

763.48 
760,79 
755,43 
756,51 
760,25 
759.87 
760,64 
761,48 
755.09 
759, 7îj 
761,98 



760^07 

758,05 
757,49 
756,76 
758,51 
76î,79 
758, 96 
760, 34 
760,87 
759, 40 
754. 3Î 
765, 4ff 



761.80 
757,93 
758.51 
757,30 
758,90 
758,93 
759,74 
7S9, 67 
759, 49 
759,44 
756.84 
76f.l5 



iBtéT, 



4,ï4 
9,41 
10,78 
13,62 
15,48 
21,30 
Î3,64 
22, 67 
20,50 
15,02 
)2,0ï 
9,90 



9,17 

H, 87 

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44,47 

15,71 

21,18 

22,75 

23,31 

19,68 

17,06 

8,82 

6,7î 



8,67 
5,70 
9,38 
14.03 
17,64 
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23.48 
!1,Cfî 
17,16 
16,03 
12,28 



Eil<T. 



6,17 
12,04 
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46,44 
18,61 
24,62 
Jâ4,83 
24,51 
22,46 
14^98 
13,7t. 
10,79 



40,98 
10.59 
11,96 
16,66 
17,97 
24,80 
23,93 
25.06 
20,69 
18.52 
8,00 
8,22 



41,00 
9,77 
13,03 
16,41 
21,12 
22,97 
26,62 
2r.,l8 
22,77 
18,11 
16,75 
14,22 



3 heures du soir. 

Thirin0Biètra 






756,13 
762,76 
769.83 
754,67 
756,19 
759, 90 
759, 43 
760,01 
760, 85 
55,66 
758,98 
761,52 



759,52 

757,53 
756,78 
756,14 
757,99 
762,31 
7.^8,47 
759,81 
760,31 
756,86 
753,92 
764,82 



761,18 
756,96 
757,95 
756,82 
758,40 

758. 58 
759,30 

759. 08 
759,04 
758,77 
755 98 
760,52 



icilâr. 



4,29 
9,49 
10,82 
13,69 
15,55 
21,35 
23,68 
22,71 
20,58 
15,01 
12,07 
9,92 



9,19 

8,30 

9,12 

14,19 

15,73 
21,19 
23,83 
23,34 
19,73 
17,07 
8,85 
6,79 



8,70 
8,73 
9,46 
14,08 
*7,67 
20,23 
24,65 
23,52 
21,70 
17,24 
16,01 
12,29 



El 1er, 



6,93 
12,85 
13,07 
16,27 
18,29 
24,27 
24,88 
24,80 
22,40 
15,17 
14,21 
11,41 



11,18 

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11.74 
16. 
18,39 
24,89 
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18,50 
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H. 37 
10,49 
43,13 
16.50 
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27 26 
25,46 
23,14 
13,41 
16,73 
13,95 



Elévation du Bal 




771,51 
770.32 
776,62 
760,79 
760,77 
761.07 
761,85 
761,79 
766,16 
762,81 
765,88 
7C8, 47 



45 764 



766,12 

765,90 
762.34 
21 
763^07 
764,46 
761,91 
762,46 
767.01 
768,75 
762,90 
770,77 



768,36 
766,61 
771,22 

763,08 
763.39 
760,25 
762,56 
763,62 
762,99 
767,03 
768,20 
768.92 



736.08 
744,79 
747,16 
745,86 
748,01 
752,95 
751,81 
753, 3S 
7fî2,55 
737,71 
742,49 
74o,S8 



746,70 
740,39 
744,10 
744,93 
750,63 
755. St 
750, 67 
749,67 
750,03 
742,23 
743,85 
766,33(7 



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743,69 71 
743, 06 71 
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749,20 

749,45 

749,5l|7i 

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747,43 

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Afoifi 

IttiTier. 

Février. 

Mars. 

Avril. 

Mai. 

Juio: 

Juillet. 

Août. 

Sttptemb 

Octobre . 

Novemb. 

Décemb. 



4854 

Janvier. 

Wvrier. 

Mars. 

Avril. 

Mai. 

Juin. 

Juillet. 

Adût. 

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Oeiabre. 

liev^mb. 

Déoemb. 



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755.64 16,36 
,757,96 1 9. «1 
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760,42 24,54 



759, 53 
758, 45 
759. 23 
754, 3 i 



Janvier. 
Février. 
Mars. 

AvHl. 
Mai. 

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SuiUcti*- 

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Octobre . 

Noveinb. 



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22,96,761, 
23,97,760, 
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16.62,758, 

758, 

754, 



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22,87 
23,42 
24,43 
23, 9i 
18,11 
41,84 
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760,02 

750,94 

762,64 40 

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760,71 
706,93 
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760,1 2 
761,33 
763^99 
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753, 9rt 
758139 



759, 88 
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752. 39 
767,64 
756.26 
760,40 
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761,66 
760,96 
757,26 
767,13 
757,96 



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8,16 



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18,77 

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6.99 
4,34 

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45,85. 

44,60x 

49,20| 



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AiiNte 
4859 

Mois 



JanTier. 

Février 

Mars. 

Avril. 

Mai. 

Juin. 

Juillet. - 

Août. 

Seplemb 

Octobic. 

Novcmb. 

Décemb. 



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Janvier. 

Février. 

Mars. 

Avril. 

Mai. 

JulD. 

Juillet. 

Août. 

Seplemb. 

Octobre. 

Novemb. 

Décemb. 



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Thei momèire 
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755, 86 
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760,56 
760, 70 
767,90 
764,45 
755,84 



759,45 
755,40 
757,64 
755,28 
758,84 
759, 30 
758,87 
769,86 
759, 36 
763,50 
756, H 
751,42 



7,91 
9,36 
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18,10 
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26, 39 
26,85 
24,96 
19,58 
13,42 
6,13 



9.79 

8,78 
42,39 
46,74 
20,46 
22, 93 
21,67 
21,02 
16.85 
13,20 

9,94 




J lieures du soir. 



0,08 766.06 
8,38 761.08 
12.24j761,29 
14,14 756,85 
17.71 |7o5, 79 
20.99|75«S,9.:> 
26,64 762,73 
26,19 760,32 
19,81 760,40 
17,33 757,31 
41,12 760,96 
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8,43 

3,54 

8.42 

11,48 

17,;j6 

20,43 

21,35 

20,80 

29,23 

16,09 

10,57 

7,38 



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755,13 
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12,27 14, 
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759,54 
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10,57 
12,77 
19,25 
21.53 
28.52 
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26,99 
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49,60 
43,45 
6,81 



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754,62 

756,. 36 

734,50 

758,41 

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19.29 
22,27 
28,88 
27.80 
21,40 
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13,21 
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12. 



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757,03 
763,22 
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765,36 
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12. 
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762, 



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750.80 
744,38 
745,11 
743,08 
746.08 
748,41 
753,47 
751,98 
743,93 
743,60 
747,53 
737,97 



08 744,35 
12:738,89 
58.745,85 
78!744,29 
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Février. 

Mars. 

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Août. 

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Octobre. 

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765,91 
763.40 
766,46 
764,67 
767,01 
768.75 
769,10 
771,64 



Mini DM MoyenM 



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7!29. 96 
733,79 
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713,44 
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740,91 
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743,96 
737,71 
735,77 
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736,79 
757.68 
758! 08 
757,14 
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4851 
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4853 
4854 
4855 
4856 
4857 
4858 
4859 
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773,62 
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MInia 



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740.39 
741,16 
729, 96 
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733, 41 
738,84 
737,97 



Moyenne 



732,46 



737,6! 
738,58 
760,13 
737,08 
760,04 
757.76 
759,22 
760,03 
739.71 
760.04 
757,74 



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30.04 
31.70 

31. 7 

32. 4 
31, 4 
32.60 
34. 4 
29, 2 
36. 
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43,72 
43.45 
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14.71 
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Quantité d'eau tombée 

etpriBée en ■lUtoèlree. 



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337,34 
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135,11 
450,33 
276,45 
246,70 
342,05 
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478.47 



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362,32 
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211,37 
273,78 
322,62 
150,46 
464,06 
208,77 



T«UI 

455,43 
545,93 
415,96 
7Si7,43 
335,02 
487,52 
520,48 
664,67 
477,64 
342.53 
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Saisons 

Hiver. 
Printemps . 
Été 
Automne. 

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728,96 


759.77 


48, 8 


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7,75 


71.32 


38,52 


768,87 


740.98 


757, 32 


28, 2 


2. 4 


42,4?; 


74,66 


35,84 


767,17 


742.86 


7H9,49 


36, 


41, 


21,06 


58,18 


33,88 


771,26 


732,16 


739, 45 


25, 2 


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43,08 


93,07 


78,24 


774,88 


729,96 


758,88 


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267,99 


223,37 



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CHAPITRE VI. . ♦ 

Maisons^ 

66'. Dans'les vieux qunrticr;^, l'étendi^e moyenne do ter* 
min »ur lequel s'éfrève urie maison esl de 7i"> 62. Chaque 

, cour ^ occupai une surface. dQ 4" !ï)2 environ €l les maisini* - 
d^^ngles, celtes situées onlre deux rues parai lè^les peu âis- 
ttncées n'en ont pas. — Enfin te moii>dre cs|>ace est uti- 
lisé pour la construction d*un arriôre immeuble. 
lies fondations de ces nr>aisonsse trouvent rclidcmcnt éta« 

' hlies sur lei coucheg de poudingue, les caves creu néco da a i 
jfes terrains iiuniatiles ou de transport sont livirojde^y mal 
;8érées, souvent obscures ; ce qui est un bien, car ia sféeu* 
latioQ ne peut en tirer parti comme logement. 
" La hauteur des plafonds est ordinairement pour lé rez^de^ 
cbauss^ de 3 » 50, pour le premier étage 2" 20 , pour le 
{deuxièr.e, 3* 10, pour le quatrième 2" 90 ; un cinquième *. 
^tage formant ailique ou mansarde n'a jamais plus de S*' 50 
et dans les combles des maisons qui rayonnent autour des 
Prêcheurs ou de la Grand'llue, il existe souvent un sixième 
étage dont la hauteur atteint 2"^ au plus 
Les plus grandes pièces ont 12'°, les moyennes 8», lesca- 

. binels n*occappent ordinairement que 6". Les fenêtres sont 
tantôt dès embrasures, tantôt des lucarnes doubles qui 
éelairent deux appartements contigus; beaucoup de cabi* 
nets n'en ont pas, elles sont toujours percées au hasard 

^ Mina symétrie^ sans ordre, -ce qui donde à la bçade un as- 
pect particulier (rue des Gavottes surtout). La plupart des 
portea sont hors de leurs dormants, ca qui établit des cou. 
rants d*aîr dont les avantages ne compensent guère les in- 

• convénîeots. Il Mt rare de trouver des cheminées qui n^ fu* 
mant paa^ Lai plancbars sont ordinairement carrelés, las 



mars des premiers éUgos sont tapissés, mats on a ia ma.:^ 
vaiae habiiuds de coller les nouveaux psfMers sur lés a > 
oiens ; le qaairième, le cinquième el le sixième étages sont 
blanchis à la chaox à de très longs intervalles. Les poutres 
foni saillie sui^ les plafonds ; dans chaque cuisine est ui^e 
pierre d'évîer do laqueUepart un tuyau pour la deacenla des 
eaux niéna^jères ; les tuyaux dos divers étages cômmiinî-^ 
qoent enlr'eux, s'engorgenl fréquemment et procuren&des 
odeurs désagréables. 

Le bois joue un grand rôle dans ces constructions des 
irieuxquarlicrs ; las cloisons renferment d'énormes lii^eattx 
qui en augmenteul forcément répaisscurct qui ont en outra, 
le déiavanjlag». de rétrécir les at>(iiirl«ments et de retenir 
rbumiditéy chaque. nuiisoD est pourvue d*iio puils. Il n*y a 
pus -do jardin, sauf dans quelques grands étabiissemenls 
QUI servent dti' lavoirs publics. Ëafiii un sixième de ces 
vieux quartiers est occupé par des fabriques diverses (tan-^ 
wrîf^t rallii^ries» savonnories» etc.,) qui vicient l'air», feau 
elie toi par |eu.rà Xu^ée^t 4eups buées et leur^ résidus* 
„ JM ^ iqgsmtints, quoique ne répondant pas k tous 1^ 
dé.4idefiala de rjiygiène pourraient à la rigueur p'Mre.-ptts 
S09S«déré5c<^i;)m& insalubres si la cherlé des loyers ne for^ftil 
la population à s'y entasser.. Il serait à souhaiter quechaque 
babilaat put déposer d'une pièca ; or, dans ces quartiers ^ 
c*esti'exce{Uion : le logement d*une famille se compose d'ime 
chambrd et d'un^ cuisia:3, le m^ioJro cabinat reçoit un lit 
et souvent deui» communément la chambre h coucher sari, 
ptDdantt le jo)>r clesatle do ^favail, et c'est peut-être. préfé- 
rable «a^^iour prolonge dansjcertajï^es bouticpiQS mali ért e a^ 
matéctaicées^ et très^hmnidesr ' 

JU «sft cjirieuxd'oUserYef las-t^tedes' soins de:ia.|iror 
paaié oCi de l'ordhe dans cosi réduHs. Lee vrais lAsrseiHaî» 
diil<yitlixf|uûiilcprs font reluire leur peiit togementilMrMl) 
nobitsaâl le» bardeau cit tes 4loges «dafliii des armoires 



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«tMgaraQlissenifiiiisi dtp mauvaise tnfliMoevt jdki «fttoa; 
•Mais tes Génois, i^^s L«oquois, tes Piémontsis, Joignait 1^ 
{SioméraiMn alla mal propreté, il en .résolu «pie aUnoiP» 
phàvaifQpdlnftdaDs<lai(|ualie ou séjourne a^vsc fMiae; aussi 
kfi jeuees enfonis qui grouiUenldans c^s endroits maisaitts» 
ias sdolnBdnls qui yienu^fits'y rtf poser .après a voir finliauiefi 
péBiialeB e( p^ luoralils travaux de jouroatiers, et qui sa 
aoutrnssant 4e paîa bis, d^ fromage et de p^tes, èchappeni 
rarement, surtout s'ils ne sont pas acclUnatés, à dos fièvai» 
flfDTeBt muqueuses ou ijphoSJes, doQt on ne triomphe ^uû 
fsc-ib cbaugemeot d'air» les aotisepliques et uw» benne 
laiiflaeotaUoD. 

fleureiiseineîit le tracé delà rue Impériaie a nécessité |A 
déinoiiUoa de la majeure partie de ces fqyers dHofeelioii 
qui jouaient un rék pernicieux pendant tes ëpid^mies, et 
par la coostruclfoti prochaine de ia rue de rioipératric^ 
ces vieux qfuortiors seront (Presque entièrement régénérés. 

•^7. Dan^iesqtiartiers modernes les maisons construites 
sur une éteitdue de ferratn de 110» en moyenne sont éle-* 
vées ofdinaiiïemént detroîs élages, rarement de quatre ^u 
de deon ; sur une façade de T« M eHes ont 3 fenêtres. iM 
(«ida'tieDs soiH étabUes sur des couches de tuf, ou de tefvet 
«isrneuses» rarement suh des poudingue», toujours aurd^s^ 
jMis des «ooohes argileuses. Ceci explique la nmndfe 
soKdiié d^ maisons des quartiers modernes, les eaux inâl-f 
Inées pouvant foire jeuei, comme il a été dit plus haut, Tac^ 
^ejen la détrempanti 

Les caTes mr0nieDt bien aésées» liumides k eause de^ 
eomkliong du s#rraîn, «'emplissent roèmed'ean quelf neMe ^ 
les res-de^haussées sont habitiienemeBt convertis en ma^ 
gaaips ausquets ne manquent ni une l^enoeeératioO) ni mie 
euÉlsanm q|uantilé de jaiir, le liaoseiir dasmaiieoe éCan^ 
liespostiolinée à te largeur des rues. La dispesUs^ la pfain 
de ebaqaé étogpa mt^étè-^i : ift i 



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ehaoïbre ft deBK fenêtres reoeVant on fit dtns ttne«lc^« 
stoquée; 9» un cabîncl h une fenêtre rereTanfl un aatrefK; 
S* un -salon à une ou deu:i fenêtres ; i* enlre la diambre al 
le aalan no cabinet prenant jour sur le palier, à Taide d*on 
ehfiisia fixe, ou sur le sAÎon à IVftIe (l^un chAss» à 'bifttaflfC 
que Ton 0urv*rc l<r soî v < en u . Du ns ies deux cas on conçoit que 
celle pièce esl 1res imparruit^meni aérée ; néanmdtHs OD 
PutillsesMl cfi guise de chambre à coucher, foiC-coiiHne 
ehemfere de d4^arraH....;5* Ënfki uueeimiaeaTec soupente, 
char^ftoictre, pH*rre d'évier* 

Las pierpes 'd'évier des divers étages eomvoufHqueni par 
las Imonx de descente des eauxiiiénagères;eeS'eavzee 
fendent par une coflduite, souvent mal couverte, dans ces 
éponges malsaines dont îf a été question plus haut. Nul le-» 
cataire ne peut donc se soustraire è leurs mauvaises éonm^ 
tlottSv ^ des cours ou des jardins de ees maisons noittenl 
des mtesmes Infects, ou lieu (Pun air pur et vIvKlafit. Bapé- 
rens qtie iersque !e sysième des égoùts de lfai*aeiile sert 
aellevé, cette cause radica4e d'insalubrilô disparettre dee 
quarciers ffloderaes, faabftés par l'artisan ei fo peiH pauUe». 

W. Dfrfls lee quartî»^rs nouveaux se- irouven^ lès pi «a ^é^ 
ganles constructions. Les fondations sont assises 8efide«i0«l 

laheulear létale iê la oMilaDO» enCablemeni oompris, e»t 
de 15 à 17» 50. Les caves sont spacieuses, qoelquét^ie ai 
bien aérées et éeUMéeë qa^elles' servent de iMsseSieiSeas. Le 
jour est dispensé «ax divers étages par de grandes flioèires, 
dans les chambres et lettaJons des cbooiinées conoeiiient, 
en outre, au renouvellement derair^iescabinels ne rëgoi- 
Tent des lits qu*exceptiowieUpment. Enfin chaque «naiaoïi 
est abondamment paiÉirie ^d^eeu du caoU filtrée, 4d JImu; 
à l'anglaise et les égoùts emportent au loin les eaux ménagè- 
res tandis qu'un air embaumé monte des jardins et des vas-. 
tesceors. ^— *^ ...--.^ 



Il littt rograUer, seiileni«ot que daas quelquos unas de om 
beUes coi\slrucUons on ail ménagé avec |>arcimoaie l'air 
€| le jour aux cbxçabres d|îs domestique;, alors qu'il fauc^rpU, 
^^ contraire, opposer de bonnes conditions de jogieroDQ^ ^ 
#^ i)cmrr.iture à la tendance qu'ont la plupart d«s jeunet 
%?rv^nles«, noij acclimatées, à subir les atteintes-de la çhlo* 
fo^ ou des ûèvres typlioïdes. 

, 69. Dans les quartiers en constructioni au ce<»tre da la 
yilla^ s*éj^veqt de ra.agnifîques immeubles; à Saint-Lambect, 
à Endoume, on bâtit de plus modestes maison^ qui rappel- 
lent celle des quarliars modernes" Elles ont le désavantage 
d*ô^ra asiises sur. des terrains rapportés mal nivelles» les 
m^Sj les égoùls, les ruisseaux ne sont pas encore traeé^, lea 
eapi;^ pluviales et ménagères stagnent et se mélangent à des 
d/^tritus ^égêtau^i et de ses mares sortent des effluves mal- 
fains^ qni causent des ficvrps înterniillen\es elputridea. 
C^ inVPnvénjenlQ n'cxiçlept [^s h la^Jolietto, auLaxaret, 
%i|x.Catjil0ns, où l|}$ travaux dViablissemn^nt d*égp(k)s, , de 
IÛVjei)einiM|l df^^ r^es., de tracé des rui^e;aMX on pc^cédé 
cauxtle con^ruciiqn d-^IiKces. Aiissi Jes logemaoUijbètis 
di^puis peu uo IaJ3«enl*iUrU)i\ à d<.'sirer ^M point de vue de 
rjbygiéne. . . 

70. Notons comme rcnseîgncmi'nt intéressant qv* lea 
6^,107 méa8gl^^ do:it .$e cçmpoie la population de Marseille 
se lo^cent (Uus : 

: . 193 maisons ayant un rez-^de-chaosaée« 
, . 4IS2. id. ua premier étage. 

ihiWi étages^ . . 

trois. , ,■ . . 

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CavPlTRE VIIv 

ÏUtbl3. ^ CiTÉ-6uv»iÉâi. 

70. Les ffohdSToyageurs $oni remis dans f(^ hùt^lsAdrtipi* 
iiitax, élégamment construits, où \v% r6:^l?9 dormqiône'oifl 
été saivieSf pour asi^urer le conforta l>ie« 

7i« Be^liolcllerk's f?e soc-oiul ordre sont ^KiverUp* dans 
cfes rues moifis cenlraK^i Li^ arti&nnsVy rondenU M les 
^^mbres sont pins petites, moins sérées, plus obeeuret « 
«^elqueMs humides. 

79« Maîs^De faïuirait^il p«is considérur cemnré togenente 
insalubres, ces rédutls infects connus sous ieitora'denCil'^ 
bouloh^ où fcs-journsHers do la plus basso oondhb», tes 
marchands a ôibulonts, etc., vorrt roonger^l^durmîr nityen-» 
nant irès-mininic redevance? • 4 

Des'galeUis, des pièces obscures, dos soapontes qu^un 
seul homme ne pourrait habiter sans péril pour sa santés 
deviennent les chambres à coucher d'uni dizame d'indivi-* 
dus, qui apportent des hardes, des haillons salas et ^lielqaa 
fois des résidus d*une odeur répugnante. 

Gé tableau n*esl nullement exagéré ; j'ai vu, chez onlo* 
geor, neuf lits à la suite Tun de Taulre, tètes touchaal 
pieds, dans une chambre large de deux mètres^ à peloa 
éclairée par une Incarne et sei vaut d^àlelier à un cordon- 
nier pendant le jouri Chez un aotrtf logeur on entrait dnis 
an m4ga8in, converti en salle de gargoité, au f(nd duqvel aé 
troQViîi une cuisine enfumée; et dans eette cuisiner étaient 
deox lits occupés par les maîtres. Une échelle condensait à 
QM Soapenfa où se pressaient cinq lits. Une nouvella éoheUf 
menait à nn galetas large de S*, long do 18", oontenam 
16 lits el éclairé par une seule lucarne. 

Qb%Élrcereoeoro'eeUàcéAédace$G«reslHaÉnda»aùA la 



faible lueur d'une chandelle fumante on Vott, couchés sur 
delà paille, pèlc-mèle, femmes, hommes, enfants que la 
Vermine dévore et qui payent deux sous le droit de s'abriter 
contre Tintempérfe dés disons, tout-ce qtie la société à de 
plus abject vient se réfugier dant ces bouges Immondes ; 
des honlme^qoe les vices les plus crapuleux ont coddttit à 
et' dernière des misères^ s*f cachent pour échapper om re*«' 
cherches de la police; les germes morbides s'y déveioppéâft 
à TaHse;' le^ maladies de le peau, la ^le» les teignes s^f titlbs- 
mètlebl,.et les aetes dégoûtant de cynisme habitaelrcfadi 
0O»'§N^ éhotités détruisent tout ce qui pourrait cneorls re^ 
ter de pudeur aux nouveaux venus. — ^ Dans l'intérêt da 
|XfeUTvo;cC de la santé publique il îmfwrle de déiMiré: ces 
Aijffcri de corruption du corps et de rcsflriu 

73v Les ouvriers célibataires^ trouvent logenient et ibav» 
ritffre: k la eilé euvrière, vaMe a^aisdn de k ôtAges' bàlîe 
depuis pou à Textrémitéde \d ruePiiradis. 

Àu>pri)pde 9, 8, 6 et 5 francs par mois, suivant loséla- 
^tt;.ee9euvrîrri peuvent avoir tine jolie chatnbre mdublée 
eifbhnt t8 mètres environ, éclnirée p^r une lui rtse fenêtre; 
•or É90 chambres, dofnt 75 à ehaquer élof^e , en moyeade 
186 sont occupéi?s. 

Itest^à Te;;rpllci^ sru^cmont :q'ie des rlvs'ans hy^îdnkpie^ 
ee ééoQorniqUô^ bieïr entendues n';iicnt p;:.i taLéra hit rei»*> 
pMeer tés paillasses- dos iiLs ptir des sommiers élafilîqbefe; 
que^ des Heut a fan^ai&e n aient pas étô établis é chaqise 
él^,^e^qu^*uii^ealoriIèPirne disiribue |>as uûe douce eba* 
\mÉt€» hkitr dans, toute la nSlaisén. 

éNi'lio»»de<«ohaus8ée eÉt an réfectoire s[)acieux on- le* 1/4 
4e'bfM>)Milalioli prend sl^^s deux repa^ chaque joarv- La: dê^ 
pëorfe qMiidienna est ea mo^^emiede 1 iv.SKkû* par per- 
•esne; la neiifrilore animait y esi-sbruiu^ reebepchéa. 

La cuisine et ses dépendabcès «ont? bienleaittM» 
: Ti.'.Bei^aaiioi asaea» gcanJeaièt tkvV tépéea/sawraat^ l^er 



— 113 - 

tes militaires dt passage. Les lits y sont \rès- rapprochés; 
ils se touchent presque « heareosemont les militaires ne 
restent là qu'âne ou deux nuits , et Tair se renouvelle 
arec facilité à Taide de vasistas. Enfin , il serait à désirer 
que les lieux et les bains fussent séparés du ôorpe de 
bâtisse. 

Les lieux Jonaant de ToJeur malgré la quantité de chlo- 
rure d«» chaux qu'où y jatte. —• Les bains constriits en ar- 
doise, et proprement tenus, n*élant pas suffisamment aérés 
on eit obligé, surtout à caaie des émanations, de refuserdes 
bains sulfureux si utiles contra les maladies communes ches 
^a classe onvrière. Nétons que la Cité-Ouvrière est le seul 
établissement ou Ton donne des bains à fr. 30 et fr. .50 
cent, que la société de bienfaisance, la grande miséri- 
.corde, etc., y envoient leurs pauvres, que le débit annuel 
est de 7,000 bains. Il importerait donc de reconstruire dans 
de meilleures conditions de confortable et de salubrité cette 
partie de la Cilè-Ouvrière. On le pourrait en choisissant 
dans le jardin un lorrain propice. 

11 faut éloigner de ces vastes maisons toute cause pro- 
chaine évidente de maladie. Aussi avons nous vu avec peine 
vîs-é-vis, la Cité-Ouvrière^ des flaques d'eau stagnante dans 
lesquelles pourrissaient des douves. Nul doule que les efflu*» 
ves» désagréables à Todorat, qui sortent de ces eaux crou- 
pissantes, ne procurent des fièvres intermittentes, il est 
donc urgent de faire dessécher , dans le plus bref délai , 
ces bassins mal construits. 



toiii xxvu 



- 114 - 
CHAPITRE Vlli. 



Grand Séminaire. — ëcole de médecine. — Lycées. 

Collèges.— Pensions. 

Ecoles primaires. >— Salles d'asile. -— Crèches. 



75. Le Grand Séminaire nouvellement construit, est situé 
près de la mer ; chaque abbé y dispose d*une cellule conve- 
nablement aérée ; les décharges publiques et les fabriques 
auparavant voisines, ont été écartées; tes conditions du 
local sont donc meilleures. Mais ne pourrait-on modifier 
aussi la règle de la maison ; car pendant six heures conti- 
nuelles, matin et soir, les élèves étudient ou méditent, as- 
sis ou à genoux ; de midi à une heure e^ de huit à neuf 
heures, pour toute récréation, ils se promènent dans des 
cours peu vastes. Or une telle contention d'esprit, une sta- 
tion forcée aussi prolongée , un exercice corporel si limité 
favorisent les congestions splanchniques et les troubles diges- 
tifls à cet âge de vigueur ; aussi presque tous les séminaris- 
tes ont^ils, durant leurs cours d*études, des épistaxis , des 
bémoptysies, des embarras gastriques, etc. Pour diminuer 
autant que possible les chances morbides il serait à propos 
d'entrecouper fréquemment les classes par de courtes recréa- 
tions (1/4 d'heure pour deux heures) de consacrer deux après 
midi par semaine à des promenades lointaines, et, si c'était 
possible, d'exercer les élèves à la gymnastique pendant les 
récréations; néanmoins une cause d'excitation puissante 
demeurorait toujours: la respiration de l'air marin. 

76. A l'Ecole do médecino l'attention doit se porter sur 
l'amphithéâtre d'anatomie; il est bien établi, aéré, éclairé 
convenablement et chauffé par deux poêles durant les 



- H5 — 

grands froids. Mais pourquoi n'a-t-ou pas, suivant ]a mé- 
tliode de Darcet, ventilé et désinfecté les tables de dissec- 
tion qui sont en pifrre?... 

On enlève les cadavres dès que la putréfactioD commen- 
ce à s'en emparer, et on a soin de ne pas livrer aux élèves 
les sujets morts des maladies contagieuses. Malgré ces pré- 
cantions les étudiants qui fréquenlent assidûment la salle 
de dissection, sont atteints quelquefois de dyspepsie, de 
dîarrliée, de dyssenlerie, et s'ils continuent leurs travaux, 
iU oe tardent guère d'être pris de la fièvre dont voici les 
symptômes, et qui se rapproche de la synoche putride. 

ku sortir de la salle de dissection, céphalalgie violente, 
souvent frontale, sentiment de lassitude générale, de cour** 
batnre; chaleur acre à la peau, sécheresse et empâtement 
delà bouche, langue sabarrale, haleine fétide, inappétence, 
rapports nidoreux, borborygme, diarrhée fétide, somno- 
lence, rêvasseries, ou cauchemars. — Au deuxième jour ou 
en troisième, urines foncées en couleur quoique abondantes, 
sueurs d'une odeur putride fort prononcée, sentimenl de 
torpeur è la peau, sommeil profond à la suite duquel la ma- 
ladie est jugée et la santé ne tarde pas à revenir, La nature 
miasmatique do la cause productrice de celte fièvre est évi- 
dente; les boissons aromatiques amèrcs et chaudes favori- 
sent les crises et hâtent la guérison ; mais si su contraire, 
les sueors sont insuffisantes, la faiblesse augmente, et les 
symptômes des fièvres graves à forme typhoïde ne tardent 
pas à survenir. 

Ces fièvres demand<;nt à être traitées, non seulement par 
les purgstifs, mais encore piir les antiseptiques, et le sulfate 
de quinine ^ la dose de 50 centigrammes en lavement pro* 
duit contre elles d*exce!Ient^ effets. 

Enfin je ne citerai que pour mémoire le danger des bles- 
sures «natomiques remarquables surtout par la marche 
particnlîère que Télément putride, imprime au phlegmon 



- 116 — 

parla lenteur d^ la cicalrisatlon et par leurs etfets tardifs 
sur les vaisseaux et les ganglions lymphalbiqucs. 

La prudence, de fréquentes ablutions, de longues prome- 
nades en plein air sont nécessaires aux étudiants pour lut- 
ter contra ces causes permanentes de maladies. 

77. Le grand lycée de Marseille à sa façade principale 
tournée au nord, mais la plupart des dortoirs, les classes, 
et les salles d'études prennent jour sur le Midi. C'est encore 
au Sud que sont les cours au nombre de trois (élèves pe- 
tits, moyens, grands), ayant chacune plusieurs fontaines 
alimentées par Teau du canal; des galeries couvertes per* 
mettent aux élèves de prendre leurs recréations à Tabride 
la pluie et à Tombre; les salles d'études et les classes sont 
vastes et bien aérées ; les dortoirs laisseraient à désirer au 
point de vue de la ventilation, ils n'ont ni vasistas, ni cou- 
lisses, Tun d'entre eux ne reçoit même Tair que d'un seul 
côté; et cependant ils contiennent trois rangs do litsl Une 
semblable agglomération doit gravement influer sur la santé 
des élèves, et c'est peut-être la principale cause des cas assez 
fréquents de fièvres typhoïdes observés au lycée. Une autre 
vice qui frappe au premier abord c'est le trop grand éloî- 
gnement où les lieux d'aisance se trouvent des dortoirs : si 
rélève est surpris par quelques besoins pendant la puit, il 
est obligé de parcourrîr les corridors ou de traverser les sal- 
les d'études et d'aller dans la cour. 

Comme dépendances du lycée citons, une belle infirmerie 
bien placée, bien aérée et desservie avec zèle et un mag- 
nifique bassin de natation, une salle de bains, un gymnase 
des mieux construits. 

78. Le nombre des pensionnaires, qui s'accroit chaque 
jour, a nécessité la création d'un nouveau lycée, qui a été 
construit au quartier do la Belle de Mai avec uu soin tout 
particulier, les jeunes élèves s*y acclimateront plus facile- 
ment et il servira de lieu de transition entre la vie de fa- 
mille et ta vie plus rude de pensionnat. 



~ «17 — 

79. Le peiit'SémiiMiire h sa façade principale toatnée m 
Sod, lesooairs sont toalessur cette façade; en été les élèyes 
prenneoi leurs récréations dans des salles spéciales, les élu- 
des restent vides, et sont ventiléas par de larges fenêtre 
durant les class35f les dortoirs sont partagés en cellules 
groupées de quatre en quatre. Cu système a le désavantage 
de ne pas pM*ni3ttre à une surveillance active, Tobser- 
vation de tous les mouvements des élèves, de s'opposer à 
la libre circulation de Pair, d*élever la température en été à 
cause de la plus grande réfraction. Mais retendue des oeltH-' 
les, des pas perdus , la hauteur des plafonds, le peu d'ag- 
glomération et les soins de propreté anihilent presque ces 
iosonvénients, dd sorte que cesystëma, surtout pour lesélè- 
ves de 11 h 15 ans, est encore préférable h cause des avan- 
tages qu*il présente au p(Hnt de vue de la bienséance. La 
nourriture de rétabHasement est bien ordonnée , Pexcossive 
propreté d'une maison aussi vaste étonne.' 

La jonrnés l'élève est ainsi partagée : huit heures 1/2 de 
somroeti, treize heures de travail, deux heures 1/2 de re- 
création. L*afiabiUté des mattres, les rapports faciles avec 
de3 camarades dont les mœurs sont ordinairement douces, 
contribuent à donner aux séminarisles un caractère aima- 
ble et officieux qui las font distinguer dans la société. 

80. Un petit séminaire pour les études commerciales a 
été récemment créé au cours Devilliers ; il laisse peu à dé- 
sirer sous le rapport hygiénique. 

81. Mais parmi les établissements de ce genre, le Pen- 
sionnat des frères mérite une mention spéciale ; situé sur 
une hauteur à l'extrémité du boulevard Longcbamp, il rc^- 
ooii environ 500 pansionnaires divisés en quatre sections, 
(I«é1ève8 de 7 à 9 ans; 2« de 9 à 12; 3o de 1» à ii ; 4» 14 
et plus). La façade principale est tournée au sud, inclinée 



^ 118 - 

sur TEst de 7<> pour mieux couper le mistral. De vastes 
cours permetlenl aux peusionnaires de se livrer aux jeux 
do barres, de paume, et à tous les exercices violents qui ont 
pour conséquence immédiate le développement physique 
dos divers systèmes organiques. D*ailleurs tous les élèves 
.< oit exercés à la gymnastique, ris peuvent en hiver 8*aca* 
gnarder dans les cours du Sud; en été les cours du Nord 
sont abritées par la bâtisse contre un soleil trop ardent. 

Dans les basses offices (à 1 mètre seulement au-dessous 
des contreforts sont la cuisine et ses dépendances, les ré- 
fectoires, les lavoirs et une salle de concert. Au rez-de- 
chaussée les parloirs, les salons, des classes et la chapelle. 
Au premier étage des classes, la lingerie et Finârmerie qui 
ne communique avec aucune partie de l'établissement. Les 
dortoirs au nombre de huit sont disposés avec beaucoup 
d'intelligence, au troisième et au deuxième étage. La lar- 
geur de Tédificc est de 31 mètres ; on a sacrifié 5 mètres è 
un corridor central et formé deux dortoirs parallèles cha- 
cun de 8 mètres de large. L*un des dortoirs est donc éelairé 
par les fenêtres du Sud, Tautre par les fenêtres du Nord, 
mais pour que l'air circulât facilement on a laissé, en regard 
des fenêtres, aux murs de clôture du corridor, des porti- 
ques qui permettent de passer librement d'un dortoir dans 
son parallèle. Enfin par des coulisses grillées, situées au dé- 
faut des plafonds on peut amener doucement de Tair frais 
et se débarras^r de l'air confiné, les lits sont dislancés d'un 
mètre et disposés sur trois rangs; sous les combles, deux 
dortoirs séparés ont été consacrés aux enfants atteints d'in- 
continence d*n ri ne et qui, par leur incommodité, infecteraient 
leurs camarades. A côté de ces dortoirs spéciaux sont les 
chambras de MM. les professeurs. 

82. Outre les grands établissements sus-mentionnés il 
existe encore dans la ville de nombreux pensibnnats dont 
qnolqufs-uns ont dt> vastes cours et des études spacieuses. 



Les ÎQleraaU de demoiselloë sont surtout mieux disposé* 
qiMceux des garçons, la nourriture y est aussi plus soignée 
oi des jardins rendent ordinairement le séjour plus agréa- 
ble. 

83. La démolition des vieux quartiers a fait disparaître 
certains externats aussi malsains que ie& habitations qui \w 
avoisinaient. 

84. Quant aux écoles communale.^ élémentaires des ar- 
rêtés ont établi, dans ces derniers temps, un rapport entre 
la quantité d*air cubée par chaque salle d'étude et le maxi- 
roam d'élèves qu'elle doU contenir. 

Hais les autres conditions hygiéniques ne peuvent pas 
àtre aussi facilement réglées. Selon les quartiers, ces écoles 
aoDl plus ou moins humides, entourées de fabriques et 
d'usines» manquent de cours, ont des latrines infectes ; en- 
fin il n'y pas d'inspection médicale et par conséquent pas 
de sécurité sanitaire pour la famille. J'insiste sur ce der- 
nier point parce qu'il est certain que le contact d'enfants 
herpétiques, teigneux,, galeux, ayaot des scrofules suppu- 
rées, des maladies transmissibles, comme la rougeole, la va- 
rioloide, etc., avec d'autres enfiints sains est dangereux. On 
sait aussi qu'il y a plus de ménagements à garder à l'égard 
des élèves impressionables, ou maladifs, et surtout que les 
familles pauvres ne font ordinairement attention à la mala- 
die d'un enfant que s'il reste alité. Il est donc regrettable 
qu'il n'existe pu de uiédecin inspecteur des écoles communat 
les car il rendrait de véritables services, soit en arrêtant la 
transmission de maladies contagieuses, soit en appelan 
Fattention des parents sur les premiers symptémus d'affec- 
tions curables au début, et pouvant devenir graves si elles 
ne sont traitées à propos. 

85. Parmi les institutions primaires de la localité deux 
se recommandent comme modèles : Tune est le petit lycée 
dent il a ététjuestion plus haut, l'autre est le pensionnat du- 



Sacré Cœur qui, dirigé par MM. les professeurs du pelîl 
séminaire est placé sur l'un des points culminants de Mar- 
seille (rue Barthélémy), les classes, les dortoirs, les réfectoi- 
res sont aérés, carrelés et entretenus suivant les règles hy- 
giéniques ; les enfants prennent leurs récréations dans des 
cours bien ombragées et sont sous la surveillance toute 
maternelle d*cice1lentes sœurs. 

Dans ces institutions pour la deuxième enfance, les heu- 
res de travail sont coupées par des recréations qui permet- 
tent à relève de laisser se reposer son esprit et de se livrer 
k des jeux qui développent son adresse, son agilité, ses for- 
ces et ses organes: la balle, le cerceau, les billes, etc., en 
exigeant de la dextérité , des mouvements rapides , àt la 
précision, exercent activement les facultés physiques et în- 
tellectuelles, et il importe de ne pas négliger cette partiii d« 
réducation , fort prisée à juste titre par les anciens. 

80. De trois à sept ans les enfants pauvres sont admi» 
dans les salles d'asile dites de première Qnfonce. On exige 
d^eux un certiGcat de vaccine, on leur visite la tèt^ et on 
éloigne scrupuleusement ceux qui ont des maladies de la 
peau apparentes. Tous les samedis les directeurs de section 
s'assureut de l'état de santé de leurs élèves, et la porte est 
interdite le lundi jusqu'à complète guérison, aux enfants 
contaminés. L'asile est ouvert tous les jours de 7 heures du 
matin è 7 heures du soir en été, et de 7 h. 1/S è 6 h. 1/S en 
hiver. A midi chaque enfant mange ce qu'il a apporté dan» 
son panier, et la soupe qui lui est fournie par rétablisse- 
ment gratis ou moyennant & centimes. Cette soupe est tou- 
jours au maigre, le. riz, les lentilles, les pois, les haricots^ 
les pommes de terre, les choux et la semoule servent è la 
faire. Il est à regretter que les fonds de rétablissement ne 
permettent pas de donner la soupe grasse au moin» dê^r 
fois par seipaine, d'autant plus que la population malben- 
reose de Marseille ne met pas souvent^ vu la cherté de la 
viande, le pot au feu chez elle. 



Les lalks d'éCod«t soiA irèi-p»oprett«Di tenuM, mab la- 
vées ;Jescoan vaste» maoqaanl qwelquelMa d'ombrages. 
Les direcleurs poasMDt arec raison les enfants à des jeui 
ou les gestes soient fréquents, on les endurcit ainsi à la fa- 
tigue; les élèves profitent oMna des leçons données dans 
certains quartiersque dansd'autras : ain^ la salle (j*asile de 
laCorderie, qui reçoit une population vraiment Marseillaise, 
fourmille d'enfants très tnuHigents et très précoces. Les 
PiéfDODtais ont beaucoup plus de difficulté à concevoir, sans 
doute à cause de la diflMrence des langues qu*ils .entendent 
parler à Tasile et ches eux. 

87. Les ouvriers et les journalières que leur travail re- 
tient le jour hors la maison, peuvent placer leurs enfants 
dans Tune des trois Crèhes ouvertes à Marseille. Ils y sont 
soignés et surveillés |)ar des sœurs et des femmes qui 
remplissent de leur mieux TofOce de la mère absente. 

Dans une précédente édition j'avais fait ressortir la né- 
cessUè d'une inspection médicale soit pour ces crèches au 
torisées» soil pour les gardes de nourrissons chez lesquelles 
Tesprit de spéculation usurpe souvent la place dé Tesprit 
humanitaire et charitable. Un décret Impérial est venue 
depuis combler cette lacune. Il serait Lien, actuellement, 
d'ajouter à ce bienfait, en faisant disparaître Tespèce d*os- 
iraeisme qui pèse sur les enfbnts ill^itimes. 

Dans toutes les crèches on a été obligé de remplacer le lait 
qu'on donnait autrefois aiisr anfonis par utxr 'soupe <fe pain 
cuit sucré. Le lait est sduveftt fl^laté à liarsoitla, il amaigrit 
fiMûlemeai en été , et ies^ soefiir» afvaaaili remorqué qu'il ' 
ocoasionnait des maladies fréquentas at presque épidémî* 
ques. Depuis qu'on donne du pain cuit, la santé des enfants 
est amlleura et le sevrage daviebt |llua facile. 

On eoopto environ une fteroauao pottr dit enfanté, H lo 
moov^mantr annuel de 1861^ indique qtt*it u été secouru 
dana («a trois créctas ISft enfiola; maia on n'a pas- temi • 



comple de la mortalité tant absolue que retalive , ce qui 
serait d*un graod totérét au point da vue hygiénique. 



CHAPITRE IX. 
Hôpitaux it Hospicks. 

88. Il existe dans Marseille trois Hôpitaux ; l'Hôtel-Dieu, 
THôpilalde la Conception, THôpital militaire, et un hospice 
dit de la Charité, qui reçoivent une population de 19,000 
âmes environ année commune. 

Laissant de côté la question financière étrangère à notre 
programme occupons nous de ce qui a trait aux bâtiments 
de chaoundeces hôpitaux, à rinstallation,à l'aération, h la 
ventilation, au matériel des salles , au système des latrines 
et de vidanges, au mode d*admission et de sortie des mala- 
des , au personnel et au régime alimentaire éclairant la 
plupart de ces questions par des données de statistique 
puisées à différentes sources et plus spécialement dans les 
comptes rendus moraux des hospices. 

A. Bâiime}U$. 

!• Hdlel'Dieu. 

89. L'Uôtel-Dieu, jusqu'en 1861 était formé de deux 
corps de bâtisse : Tun datant. du XII* siècle, tombait en rui- 
ne, les plafonds n*étai<nt pas lambrissés, les fenêtres n'é- 
taient plus sur leurs dormants. Ce sorps de bâtisse a été 
démolli. 

L'autre construit en 1754 d'après les plans de Mansard 
neveu, vient d'être reataur^t et constitue à proprement 
parler rUôtel-Dieu actuel. Cest un vaste bâtiment élevé de 
trois étages sur rez-de-chaussée, et composé d'une partie 



- 14* - 

centrale ei de deux ailes, doul Tune est occupée par l'ad- 
minîsiratton» les bureaux el les religieuses, l'autre par l'éco* 
e de médecine et le reste du personnel hospitalier. 

Au rex'de-cbaussée du corps central de batisK se Irou- 
Tent la pharmacie , la cuisine et ses dépendances, le senriee 
des bains et des douches, etc. A chaque étage sont disposées 
deox salles séparées par un pas perdu. Elles ont chacune 32 
mètres de long, mais la hauteur et li largeur Tarient sui- 
Tant les étages (l*' étage hauteur 5" 90 c. larg. 9" 50 c. S^ 
étage haut. 0- 70, largeur 9" 85 c; S~ étage haut. 4" BOc. 
largeur 10* 10 c.) aussi quoique chaque salle reçoive 3€ lits 
le cube d'air affecté aux malades diffère il est de 56" %91 
pour le l"*, de C5" 997, pour le V^ et de 45* 456 pour le 
S^ étage. En moyenne chaque malade d rH6lel-Dieu dispo- 
se donc de 55" 666 d'air, (0» 70 centimètres qu'à Lariboi- 
sière, et iS"- de plus qu'à rHôlel-Dieu de Paris.) 

De larges et hautes fenêtres munies de vasistas procurent 
une puissante ventilation et c'est sans doute à cette heureu- 
se disposition qu'e^^tdue la disparition de la pourriture d'hé- 
pital dons on n'a pas observé un seul cas dans les salles res- 
taurées, tandis qu'elle était si commune dans Tancienne 
salle St-Louis. 

Les lieux d'aisance sont situés à l'extrémité dé chaque 
salle; dans le cabinet on voit un entonnoir en zinc, et ua 
trou doublé en zinc, de là partent deux tubes qui vont se 
rendre à un tuyau central lequel aboutit à un réservoir 
mobile, avec séparateur au rez-de-chaussée. J^s matières 
fécales seules restent dans les tinettes et l'infection par ce 
fait est diminuée, mais elle serait presque nulle si on avait 
eu soin d^établir un tube direct qui eut dépassé les toits; ce 
puissant tirant d'air eût entraîné les gaz à l'extérieur an 
lieu de les laisser pénétrer dans les salles par les trous 
des sièges à la turque. 

Lessalles sont chauffées par des calorifères à air cliaud : 



- m — 

(1) ce système porte à faux en ce sens que la chaleur n'étant 
pas également répartie; les étages supérieurs souffrent 
d*un excédant dont il faudrait faire bénéficier les étages in* 
férieurs. 

Les lits goal en fer, ilsjonl 2 mètres de 'ong sur un de large 
^jurs soramiecs ne sont |.>as garnis et comme Tunique ma- 
telas qui les couvre nVst pas fort épais les ressorts endolo- 
rissent quelquefois diverses parties du corps... Cependant 
rintroductioo des sommiers dans les objets de literie doit 
être considérée comme une grande amélioration. 

Enfin il est à regretter que Ton n*ait pas d*^redons à 
don^M" à certains malades, ni lits, ni fauteuils , ni voilures 
mécanique |)our l«s ]>araly tiques. 

2^ 'llùpilal de la Conception. 

90. L'hôpital do la Conception, nouvellement élevé dans 
le quartier St-Pierre au conjoint des rues St-Pierre et Fer- 
rari (ouvert depuis 185S) est malheureusement situé dan^ 
un fond et bâti sur un sol argileux. Un corps central de 
logis reçoit la plus grande partie du personnel attaché à 
rétablissement. De huit pavillons séparés par des cours, et 
élevés de deux étages sur rez-de-chaussée sept sont destinés 
aux malades et le huitième sert de couvent aux religieuses de 
St-Augustin. Ces huit pavillons et une église faisant face au 
corps principal de logis réunis par des galeries, circonscri- 
vent un jardin central. 

Chaque étage est occupé par une salle éclairée par 14 
fenêtres, ventilée en outre par 28 vasistas placés d'ans les 
trumeaux au niveau du plancher et du plafond; les pla- 
fonds sont â4'>' SO du sol, les salles sont longues de .30 met., 
larges de 7» 10 au rez-de-chaussée et au premier, de 7* 50 
au second. Chacune contient 30 lits. 

Le cube d*air aflecté à chaque malade ert donc de 83** 

CI) Système S^ /einnit et Derèzc. 



— 1« - 

pour l«3 éU}<es iofèrieurs et de 39* 70* pour la ileoxîèroe* 
DaQtres salles ayani 5 mètres carrés rtçoiveul deui ils, 

pour pensiofinaîms : elles sont aérées par 4 feoétres» et mu-^ 

nies d*uQe cheminée, f^e cube d'air pour chaque malade 

eu de 51 mètres. 
Je n'insiste rii sur la disposition des lieux ni sur les objets 

de literie qui sont semblables à ceux de IHéteUDieu. 

3» Hôpital de la Chariié. 

91. L'Hospice de la Charité est un ^vasle établissemeni 
dont la bâtisse carrée occupe 7 J05 mètres. Cette bètîsie 
est élevé de trois étages (y compris les mansardes) aunm- 
de-chaussée. Je me bornerai à décrire les conditiona où aa 
trouvent les inCrmeries des hommes et des femmes. 

L'infirmerie des hommes large de 6» 80 longue de 24^ 
haute de 4*, est éclairée par 9 fenêtres et contient iS lits, 
le cube d'air affecté h chaque lit est donc de 25^ 11. 

L*infirmcrie des femmes, large de <^ 00 longue de 34" 
haute de k^ 70 çst éclairée par 11 fenêtres et contient 35 
lits, le cube d air affecté à chaque lit est ici de 30" 13. 

Les lieux de ces deux inCrmeries se. rendent dans des 
fosses; vicieusement construites où les matières se corrom- 
pent» et les gaz les plus délétères remontent, par les ouver- 
tures des sièges à la turque, jusque daos les salles dont ils 
corrompent l'atmosphère. 

B. Service inédical etp/iarinaceulique rèyime alimentaire. 

92. Le service médical nn laisse rien désirer, étant con- 
fié à des praticiens fort distingués ; on regretté seolemeiH^ 
dan^ l'intérêt des malades et delà seienee, que les intemea 
soient obligés de tenir des cahiers d*économai au lieu do 
fournir au médecin en chef, oororoe daus tous les grands 
hê^tauxdeFrance, desrenseîgnaaientsaiir lepntieftt, ou 
de rédiger les obiervatioDS importante». Gomimeil ii> a pas 



fia clicfs de eliaique od conçoit combien Tonsoii^iiemeut 
médical doit souffrir d'un pareil élal de choses. 

Le service phaamaceutique est fait par des sœurs sous la 
^direction d*uo pharmacien qui passe quelques heures par 
jour à TuQ des hospices. Si une institution pareille offre 
quelque économie , on conviendra qu elle est nuisible au 
progrès de l'école do pharmacie et peut-être à un service 
qui demande plus de science que de zèle. 

Le régime alimentaire a été considérablement modifié ; 
mais, en dépit de tous les efforts que font les excellentes 
sœurs chargées de la cuisine, ralimentiou des malades est 
loin'd*ètre aussi bonne que l'indique le cahier des charges 
<jle l'économat. C'est que les ali(nents, même de première 
qualité» cuits en masse perdent beaucoup de leur saveur ,, 
de leur aspect appétissant, propriétés essentielles pour les 
•malades. Quelquefois même ces aliments perdent léui valeur 
nutritive ; ceci s'appliqne surtout au rôti de viande bouillie 
qui figure sur la Ijste des plais et qui n'est -pas le moins oom- 
miinémenl servi : sur les tables bourgeoises, ce rôti cuit à 
point est encore nourrissant ; mais dans les grandes mai- 
sons il est desséché, brûlé , et ne contient plus trace de 
matières assimilables. Il serait plus économique pour les 
hospices de servir les restes de bouilli en salade, les malades 
y gagneraieut tout ce que le feu dévore. 

C. Population. 

93. Le systèrho d'admission dans les hépitaus de Mar- 
seille est fort vicieux. Lorsque les malades n^étaient reçus 
x|tt'à THéleUDieu , Tinterne de garde examinait l'impé- 
trant, si la maladie était grave il déclarait qu'il y avait lieu 
à le recevoir d'urgence, si non le malade était renvoyé 
à l'administraitien qui de trois à cinq heurts statuait sur 
son admission. Mais à présent i!n malade vient à Thépilal 
de la Conception ; l'interne do garde Padmet de suîia 



ou signe un billet de non urgence ; dans ce dernier cas le 
luillieureux se voit renvoyé à l'Hôiel-Dieu , c'esl-^-dire à 
une distance de trois quarts d'heure de chemin , devant 
rodmiuistration qui l'adresse au chef interne pour avoir son 
avis; si la consultation du chef interne est terminée , l'ad- 
nitssion est ajournée , et voilA 'le pauvre malade obligé de 
retourner tout souffrant à son domicile qui se trouve situé 
quelquefois près de l'hépilal de la Conception 1 

Ces courses longues et forcées ue peuvent que déplo- 
rablement aggraver sa situation ; la bonne entente de 
rbygiéne autant que l'humanité réclament impérieusement 
la cessation d^un pareil état de choses. On y obvierait en 
créant un bureau central ou siégerait l'administration et 
d'où les malades seraient dirigés sur les divers hépitaux ; 
ce bureau central pourrait être confié aux médecins et aux 
chirurgiens adjoints qui y donneraient des consultations 
gratuites à heures fixes. 

94. Les 17000 âmes qui composent année moyenne la 
population des hôpitaux civils se trouvait ainsi partagée 
avant 1863 : 

Hôtel-Dieu 7,S00; hépiul de la Conception 5,500 ; hos- 
pice de la Charité 4,000. 

Depuis l'année 1863 les services des vénériens, des véné- 
riennes» des accouchées et de la maternité ont été déversés 
k l'hôpital de la Cooception qui devient le plus important 
des trois établissements. 

Il importe de faire ressortir que la création de nombreu- 
ses sociétés de secours mutuels, el la puissante activité don- 
née par de zélés administrateurs aux sociétés de bienfai- 
sance et de la miséricorde, ont <iiminué considérablement la 
population relative des hospices qui étant de 8^000 âmes en 
1890 devrait être actuellement de S4,000 âmes toutes pro- 
portions gardées. 
. Ed thèse générale il y a dans les hôpitaux moitié plus 



— 128 — 

d'iiomines que do femmes ; el sur 100 individus neuf Mar- 
seillais , 59 Français » 22 .Sardes <?t 10 auires étrangers. 
Or , comme h Marseille on ne va à TUâpilal que coalraint 
par la misère, la pro()orlion précédenle oomparée au chiffre 
de la population par. nalionnalilés donne une idée exacte 
de retendue relative du paupérisme. 

Sous le rapport professionnel pour 100 malades admia 
dans les hôpitauxi nous en trouvons : 

86 Exerçant des professions n^anueiles. 
8 > » de mariniers. 

1 « » commercialds. 

5 ' > . . > libérales. , 

Je n'insiste pas sur .les dôdi^tions à tirer d'un pareil ta- 
bleau ; j'indique seulen^ent que les causes occasionnelles 
mécaniques inQuent surtout cliez les ouvriers et les marins, 
tandis que les causes prédisposantes morosophlquos agissent 
principalement sur les commerçants et les gens adonnés aux 
arts libéraux. 

La proportion pour 100 admissions quant à la nature des 
maladies est de : 

54 fiévreux. 

29 blessés. ' , 

i maladie dç la peau. 
16 vénériens. 
Ce dernier chiffre ne donne pas une idée exacte de la 
quantité relative des vénériens dans la foule du peuple, 
parce qu*un grand nombre d*entre eux se présente seule- 
ment au cabinet, de oonsultattofis o<ivert à Thôpital de la 
Gooceptioû et subit son traitement horf de Thospice. Avant 
rétablissement den» cabîbet, on comptait environ 24 
▼énériens pour 100 admissions. 

Il me reste à préciser Tinfluence que les saisons exercent 
sur le mouvement des hôpitaux. J*ai dressé à cet effet un 
tableau du mouvement mensuel des hépiiaux pendant sept 



- 1» — 

aB9. £q voici (es conclasiaas : Le nombre des malades esl 
très fort en octobre, novembre, décembre, janvier; diminue 
en février, mars, evr'd, mai, juin; hausse considéraUemeni 
en juiilAt et décroît en août et septembre . 

La moyenne annuelle de séjour suivant la nature des 
maladies, a été l'objet d'un examen particulier (Tableau n* 
3,) qui ne m*a rien appris de remarquable. 

Mais la mortalité dans les divers hôpitaux devait appeler 
lOQte mon attention : H Tableaux ont été confAorés à 
cette étude. 

Il en résulte : 1* Que le nombre des déoè^ qui était de it 
OiO edcpission de 1799 à 1814 ; est actuellement de 9 0/0 
admissions' 

2* Qiie la mortalité est donc moindre dans nos hépitaux 
que dans ceux de Paris où elle atteint 11,37 Oy<). 

3» Qu'elle varie à Marseille suivant les. hôpitaux, elle est 
de : 9^23 0/0 à l'Hôtel-Dieu. 

9,&1 à l'hôpital de la Conception. 
6,09 à l'hospice de la Charité. 
4« Que la mortalité mpyepne suivant la nature des mala- 
dies, les%es ou les infirmités est de : 
13,33 0/0 admissioQS.de fiévreux. 
^,64 > blessas. 

14^8 » Vieillards. 

4,35 > Eofanls au-dessous de 13 ans, 

11,11 > » an lait 

%(^ > Femmes enceintes. 

8,24 > paralytiques^ 

4,21 > aveugles. 

S» Que la moyenne de mortalité est plus forte dui^ant les 
mois de décembre, janvier, février, mars ; et plus faible en 
juillet et en août. 
0* Enfin que la mortalité dans les hospices représente 

Tou xxvu 9 



— 130 — 

environ ie là*»* de ia morlalilé en ville; tandis que 7 ha^ 
bitans 0/0 y sont secourus. 

95. L'h6pi(al militaire de Marseille mérite une menlion 
spéciale; placé dans les meilleures conditions hygiéniques, 
sur un plateau, aéré et isolé, ayant un vaste jardin, ou 
les malades peuvent se promener , des salies ou le cube 
d'air affecté à chaque lit est de 44 mètres, des chambres 
spéciales pour les o[)érés ; il doit être cité comme l'un des 
hôpitaux modèles. 

Aussi , quoiqu'il reçoive presque chaque année des éva- 
cuations d*hommes gravement malad.is', la proportion de 
Ja mortalité y est-elle moindre que dans les autres Mpi- 
taux militaires de France , Lille excepté. Il en est de 
mèma pour la proportion du séjour ainsi que l'indique le 
tableau n» 15. 

96. Enfin, de la comparaison dot tableaux i\^* 14 et 15, 
il ressort que la duré^ moyenne des maladies étant à peu 
près égales dans les hôpitaux civils et à Thôpital militaire , 
il meurt deux fois plus de civils , proportions gardées. 

Cest que les diathèses minent sourdement une quantité 
considérable de gens qui ont échappé au $oH ou qui ont étô 
réformés pour cause de débilité. 11 faut aussi mettre en li- 
gne de compte l'influence des âges sur la marche des ma- 
ladies et sur leur funeste terminaison ; tandis que durant 
Tadolescence les atTections aiguës ont un penchant manifeste 
à se terminer par la guérison, durant la vieillesse ou l'ex- 
trême jeunesse elles acquièrent une funeste gravité. Si 
dans un temps donné il meurt (bnc c^nt militaires, hom- 
mes choisis parmi les plu» vigoureux cl les plus robuste», 
rien d*étonnant qu'il suceombe deux cents individus que 
Fâge ou les maladies héréditaires conduisent lentement au 
tombeau. 



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— 13Î -- 

Mj.ive.nenl annuel de la population dû rifùtel-Dieu {H.-D) eldel'B 
de la Conception, (C.) 





Fiévreux. 


Blessés. 


. Vénériens. 


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370 


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915 


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4 


4857 


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3552 


3097 


395 


208 


4523 


1469 


58 


82 


539 


5i9 


6 


31 




4158 


946 


212 


72 


«58 


247 


10 


20 


990 


9i7 


3 


76 




1858 


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2181 


348 


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4138 


•058 


71 


17 


768 


762 


4 


36 


44 


840 


692 


174 


46 


233 


222 


15 


46 


739 


768 


4 


46 


5 




P )hom. 
^' 'femm. 


416 


323 


28 


65 


215 


469 


6 


40 














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49 


42 


24 


3* 


23 


3 


8 












4859 


«-«•fc. 


2141 


1892 


218 


445 


1440 


4032 


53 


39 


744 


744 




35 


83 


783 


604 


154 


74 


266 


«32 


41 


39 


657 


669 


4I 


33 


2 




)hora. 


4139 


987 


135 


82 


462 


457 


20 


25 














*^' femm. 


2o0 


498 


55 


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82 


68 


8 


44 












4860 


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43H 


4176 


173 




839 


804 


43 


31 


677 


584 


4 


30 


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585 


504 


122 




471 


482 


41 


17 


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'* ^femm. 


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405 


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28 












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4238 


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177 


78 


881 


818 


43 


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446 


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804 


791 


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53 


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4047 


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674 


630 


26 


58 














344 28$ 


55 


38 


4 66 


464 


9 


24 













Propovdwïs mai/ennei annudles rftf mortalité el de séjour «tr 
la ualure deë maladteê dann Us tiùpiiaux civiU. 



Ànvàt. 



4855 
4856 
4857 



H.-D. 
H.-D. 
H-D. 



1858 H.-D. 

/C. 
1859,H.-D. 

je. 

4860tH.-l}. 

1864.h:-D. 

I C. 



Fiévreux. 
mortàL téjour. 



4 sur 
4,98 
7,84 
8,42 

42,62 

8.S8 

7,ao 

7,tO 
8.50 
6,3j& 
8.94 



20,83 
24,93 
49,53 
23,35 
45,86 
22,73 
24,45 
26,27 
21,49 
84,90 
23,94 



Blessés. 



mortal. 



séjour. 



15,59 
21,61 
49.69 
22,22 
47,77 
22,43 
34,25 
21,05 
34.80 
?l,23 
28.72 



Véoérfeas. 

morUlltè. sé)OBr. 



4 sur 
436,22 
234, 
479.41 
807, 

1482,01 

4 28^-, 00 

22^,33 




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- 1» — 

Mouvemenl annuel de la populaliun de ffuipUal uiililaire 



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122 


4560 


2 


443 




1843 


4971 


906 


53 


4 465 


3 


53 




1844 


4496 


155 


61 


4463 


2 


478 




1845 


4522 


97 


95 


4524 


2 


476 




4846 


4867 


347 


417 


2092 


4 


467 




«847 


2060 


138 


436 


2074 


1 


454 




1848 

• 


28t6 


652 


207 


3023 


2 


410 


• 


«849 


4093 


495 


445 


4322 


4 


260 


Choléra 


4840 


3t55 


. 91 


432 


3258 


6 


210 




4851 


S940 


397 


429 


34VI 


II 


186 




4852 


m 3 


50 


422 


2546 


4 


277 




4853 

• 


2696 


54 


163 


2684 


3 


480- 


• 


1854 

• 


5749 


43 


770 


4548 


273 


38 f 


ChoWra 


4855 
4856 


7439 
4340 


6728 
929 


4293 
457 


8862 
4732 


2710 
485 


383 
244 


Chaléra — B^acaét 
éP 4UerMf parllti et 
d'OriMl 


4857 


9450 


62 


442 


2447 


8 


459 




4858 

• 


2483 


44 


92 


2442 


» 


4 49 


• 


4859 

• 


4580 


45&6 


274 


4905 


794 


305 


BTaetéi d'UalU 


4860 


2742 


4453 


443 


3769 


46 


242 


'iTaciéa d*1UUe «t 
«0 Ityroalk 


4864 


2257 


428 


88 


23 iO 


48 


481 


4862 


2216 


84 


66 


2252 


48 


445 




Total 


63523 


43397 


4120 


65330 


4545 


8067 




II 














L« repart d«f |«é- 


2887 


609 


488 


2974 


73 


234 


rlMB» ««I déeèt a 
élé daraai e«lti loa- 


II 














g«t Hrio<le d« «9 asfl 














:: IM« : 1, 00 lo 














mortoltté, do 4.as «iO 


m 

















- 138 — 

Mouvement annuel de la populalion des Hôpitaux civils. 



1 


UÔI£L'DUU. 


HÔPITAL 
DB LA CoifCSPTlOiV. 


HOSPICB 
DB LA CHABlti 


-< 


Adjitlt 


Sort.; 


Mon 


«en. 


Idlnii 


Sort." 


llorl, 


Rest. 


▲dmii 


Mort 


4854 


6899 


5436 


4004 


462 










4447 


353 


18S5 


7147 


5694 


976 


447 










3894 


495 


4856 


6043 


5446 


497 


4D0 










4260 


479 


4857 


8098 


6902 


739 


457 










4573 


245 


4858 


7024 


5854 


666 


504 


754 


564 


49 


441 


4429 


305 


4 859 


6591 


5263 


344 


383 


8024 


nm 


tu 


446 


3435 


465 


4 860 


6554 


6051 


585 


455 


S294 


2431 


234 


474 


3406 


154 


1864 


44 18 


3759 


372 


278 


2384 


iiM 


224 


2t4 


4490 


488 



Tableau comparatif des moyennes de morlalilé •/o et de 
séjour dans ks Hôpitaux militûires de: 



PiRIODBS 



4825-4834 
1844-1850 
1851-1860 
4861-1862 




3,52 
5,49 
4,39 
2,99 



36,04 



26,06 




Tableau comparatif des moyennes de mcrlalitê 
»/o et de séjour dans les Hôpitaux civils de : 



PiMlODBS. 



4799-4814 
4804-1843 
4814-1819 
4820-1829 
4825-1^34 
4830-1839 
4840-4849 
1850-1859 
1860-1861 



Mabsèilxb 



MorValU. 
010 



47,23 



44,37 



9,70 
9,27 



Séjoar 
Joarnéei 



23,07 



22,75 
25,35 



Paris 



Mortalll. 
OlO 



Séjour 
Joarnéei 



43,45 
44,58 
42,44 

10,10 

9,87 

40,45 

41.37 



Ltow 



Mortaltt. 
0|0 



40,40 
38,50 
36,20 

25,80 
25,30 
25,10 
27,40 



40,50 



- 137 — 
Proporlmis moyennes annuelles de inorlalilé par catégories 
itnAmismims à Pliospice de la êharilè. un sur . 



M 








BeTuu 


ElrfMto 


b(MU 


rcMet 


Ujmu 


•S 


IMtoé. 


hnlili^. 


k^mih 


m^tan 


ttéMMi 


ti 


fMc4flM 


iÊwM, 


< 




iACirabl. 


épiieyli. 


4«ltui. 


d«iiuii 


Uil. 


01 aecMi. 


(Untl'H. 


IS55 


4.^ 


7,43 


ir.^0 


86,60 


1t,13- 


16,74 


45,66 


U.58 


4856 


»,7« 


«5.00 , 


23,00 


56,62 


22,04 


44,74 


2i).33 


4 9,95 


4857 


4,H 


'ZM 


7,66 


47,50 


11,73 


8,48 


51,33 


23,78 


1858 


3.15 


44,56 




96,20 


43.14 


8,37 


24,00 


47,44 


1859 


7,08 


8,74 


7,66 


497,00 


21,30 


8,55 


447.00 


n.60 


1860 


6.05 


«0,78 


i«. 


0.00 


49.92 


44,45 


36,00 


30,84 


f86l 


9.03 


15,36 


22, 




35,4 4 


7,99 


29.44 


2«.76 



Proportions moyennes annuelles de nwi^alité 
par âge à C Hospice de la Charité, un sur : 



- 


« 


2 


3 


4 


5 


^ 


ai. 


tM. 


anf. 


ans. 


ans. 


4850 


3,87 


4,37 


6,53 


42,68 


22.94 


1854 


3.42 


4,41) 


9,28 


18,00 


44,42 


4852 


4,48 


4,04 


7,56 


45,95 


30,66 


4803 


3,22 


4,42 


9,27 


20.53 


30,70 


'834 


2,7» 


3,64 


5,20 


42,46 


21,72 


4855 


3,83 


4,04 


7,61 


42,94 


39.00 


483i 


2,90 


3,70 


8.06 


41,44 


22,33 


4857 


2,80 


3,86 


9.20 


«2,70 


57,66 


4858 


2,85 


3,63 


41,67 


22.44 


24,80 


4859 


2,34i 


2,85 


7,06 


«5.23 


47,70 


4860 


3,06 


4,S5 


6,09 


«1,42 


20,00 


4860 


2,09 


2,90 


6.49 


44.83 


24,62 



6 à 41.42424 



72,72 
4 43,83 
69,87 
93,3": 
22,tî4 
35,70 
40,09 
28,31 
80,54 
64, 3i 
52.JC> 
444,64r 



^3,76 
fi5,54 
^:iO,42 
ISO, 00 

i2,97 
:n,28 

n9,36 

70, 3« 

I:e0,47 
i4t,25 
ï*M^20 
i72j94 



tout 



a^itit^ 



OiOhaUUatt de 

1 Sof . St laCh. 

H y âtalt en 



42,02 
44,74 
43.51 
43,45 
9,02 
43,36 
44,26 

«0,2< 
<2,64; 
40.24* 
42,94 
8,0O 



8,384l«fiitk. 

*;,7rt 

6,37 

5,72 

3,46 



— 13« — 



Proportions moyennes 




Propordons 


annuelles des gxkèrisons moyennes 


annuelles 




aux décès. de se} 


our. 


AlVMÉt 


Civils 


Militaires 


• 


Civils 


Milita iiBs 




f é 


$ à 


jfn 


JHH 


1825 


7,59 : 1 


C2,87 : 4 


38,56 


22,75 


4826 


9,53 


35,69 


37,78 


24.83 


4827 


9,23 


46,66 


36.91 


24,50 


4828 


8,93 


if, 66 


31,65 


23,04 


4829 


8,70 


H,20 


37,42 


23,48 


4 830 


8,63 


9,35 


35,94 


23,54 


4831 


9,08 


44,58 


35,46 


22.08 


4 832 


8,30 


25.48 


34.70 


21,86 


4833 


8.87' 


24,06 


.29,84 


23,54 


4834* 


9,09 


22,09 


28,93 


23.91 


4844 




47,75 


1 


12,22 


4842 




4 4,75 


1 


26,03 


4843 




24,26 




34,44 


4844 




23,64 






26,09 


4845 




48,44 






26,49 


4846 




48,80 






23,70 


«847 




17,62 






27,24 


4848 




17.50 






28,32 


4 849 




42,2a 






24,47 


4850 




28.43 






26,42 


4854 




27,25 






29,00 


4862 




24J6 






28,80 


4853 




24,70 






29,22 


4854 




7.75 




21,28 


22.15 


4855 


7.75 


40,75 




24,02 


15.92 


4856 


42,90 . 


44,37 




23,44 


27,52 


4857 


42.4t 


19,41 




24,08 


25,08 


4858 


40,93 


29.00 




22.83 


24,07 


4859 


13,58 


26,90 




22.75 


20,63 


4 860 


42,42 


29.00 




25,60 


24,42 


4864 


41. 7i 


29,85 




25,40 


!6,4 4 


4862 


44,28 


37,66 




26,42 


26,00 



* Documents statistiques sur les hôpitaux de Marseille, 1825^ 
4834, p. 26-27. 



— 139 -r 

CHAPITRE X. 



Magam.'vs. Atfj-ifrs. Chanticrs. Quais. èrABLisscMtNTS 

I.IDt'STRIBLS. 



95. P;irmi l«s nombiTuz magasins ouv^^rls sur tous les 
points de la ville, il en est de v«)s(es el souiplucux; mais il 
existe aussi des bôuliques enfumées , que le soleil n a jamais 
visité , où Tciir circulant avec peine , est impuissant à chas- 
ser les émanations fétides qui proviennent de Taccumula- 
tion des marchandises. Or c'est précisément dans ces iiou- 
tiques, pourvues d'étroits arrière-magasins où l'un entasse 
les objets de réialage, que séjourne pendant la nuit toute 
une famille. Oa reconnaît do prime abord Tinsalubrité 
d'un pareil logement. 

96. Les ateliers son 1 ordinairement bien tenus, vastes et 
aérés: mais celte règle souffre de nombreuses exceptions 
précisément pour ceux des métiers qui rapportent le moins 
ei qui par une maiheurcuso relation prédisposent le plus «k 
certaines malad les ; même bien des aifeclions que Ton attri- 
bue à Vexercicc de professions sédentaires, proviennent de 
''habitation d'ateliers mol disposés. Combien de chloro-ané- 
mies chez les ouvrières coulurièrec , les cordonniers, les 
modistes, etc., sont causées par le séjour prolongé dans 
des pièces où l'air est dispensé avec parcimonie ! 

97. Dans les chantiers de construction les accidents sont 
très fréquents, non par la faute des entrepreneurs , mais 
par l'incurie des ouvriers. 

98. Le travail des quais occupe upe classe nombreuse 
d'artisans qui , formée en corps d'état , rend des services 
incontestables, 'jouit d'une influence considérable et doit 
^tre pour la meflccinc un suj**t spérial ({'observation. Il s'agit 



-^ 140 — 

des Portefaix qui ne s«nt pas à Marseille de simples bommes 
de peine, mais les gens de confiance des négociants; ils 
reillent aux intérèls de la maison qui les emploie, ils pla- 
cent les marchandises avec ordre et dans les lieux les plus 

surs Leur corporation , régie par un Syndic /est 

divisée en plusieurs compagnies portant le nom du Porte- 
faix qui esta leur tète ; le Mai Ire-Portefaix touche rarement 
à la marchandise, c*est Tintelligence qui dirige les mouve- 
ments de la petite troupe et qui dans les cas difficiles indi- 
que les manœuvres dont Texpérience lui a fait reconnaître 
la bonté. Les Portefaix eux-mème ne se chargent que du 
travail courant, laissant ù des malheureux nommés loti- 
gaiiers, qu'ils prennent à leurs gages, les charges pénibles. 
Aussi les portefaix, bien payés, nourris, vêtus, logés conve- 
nablement, ne sont-ils pas plus sujets aux maladies que les 
autres artisans; mais il n'en est pas de même des Lougatiers. 
Ces pauvres hommes, obligés dWronler sur les quais Us 
froids les plus rigoureux et les chaleurs les plus intenses , 
condamnés à un travail ingrat, passent parfois des journées 
au fond de cale d'un navire , tout courbés , occupés à rem- 
plir des sacs de graines et à les hisser jusque sur le dos 
des portefaix. Or , les arachides qui viennent du Levant 
3ont encore imprégnées d'une fine poussière qui , lorsque - 
le fruit est remué , s'élève dans r:tmosphère sous forme de 
nuages. Le lougatier qui respire dans un pareil milieu est 
vivant quelques heures de travail pris d'un sentiment d^ar- 
deur à la gorge et d'apreté à la bouche qui l'oblige à boire 
souvent, ce sentiment augumcnle peu à peu d'intensité , et 
le soir il a envahi les fosses nasales , il y a de l'inchifrène- 
ment , pesanteur sus orbltairc , lassitude générale , mouve- 
ment ascélérédu pouls, sécheresse de la peau et diminution 
de la sécrétion urinaire. Le lougatier se lave alors à grande 
eau à la première fontaine qu'il rencontre, rentre chez 
lui , fuit bouillir un oignon dans de l'eau , se couche et boit 



— 141 — 

abondairlment ta tisane qu'il s'esl préparée. L'action diuré- 
tique de l'oignon n« larde pas à se manifester , la miction 
«il d'abord légèrement douloureuse , mais bientôt elle est 
plus bcile , le sommeil ne tarde pas à venir , et le lende- 
maiala nature forte de l'homme de peine a triompiiéde la 
cause morbifique. 

Bien d'autres rearehandises occasionnent aux lougatiers , 
comme les arachides , des indispositions légères : le sumac, 
le colon y les graines de sésame , etc,,,, maniés pendant 
quelques temps, leur donnent per(ÎHS des eianthèmes', 
des coliqaes , de la diarrhée , etc. Les opthalmies sont com- 
mânes, dans le début dA métier, cbes les vanneurs de 
blé; toutes ces indispositions attachées a Texercice de la 
preféssîon sont peu graves , et il serait faoîle de se garantir 
de l'agent morbifique ; il suffirait de meintenîr-devant la 
figure un masque meutllé qui agirait comme un écran et 
condenserait la poussière. On conçoit que le métier de loa- 
gelier exige un tempérament athlétique , une robuste cons- 
titution , et que les gens débiles ne pourraient Texeroer 
longtemps sans inconvénient pour leur santé. 

L^état de poseur public sur les quais, bien qu'il paraisse 
moins fatiguant prédispose encore à certaines affections qui 
toutes reconnaissent pour cause Tinsolation et dont les effets 
principaux sont tantét la production reitérée d'épistaxîs d*é- 
rysipèles, tantét l'inflammation de la moelle épiniére au ni- 
veau de la nuque ou de ta région cenicale, inflammation qui 
prend quelquefois une forme chronique et se caractérise par 
des mouvements choreïques ou une demi- paralysie atteig- 
nait tout un cété du cprps. H impsrte doncde recomman- 
der aux peseurs publics, de se garaiotir des rayons du soleil 
à Vmée de parasols et de chapeaux ) larges ailes. Il est plus 
difficile d'éviter la réverbération et ses funestes efiets svr 
la vue. 

99. Les établissements industriels sont une source df 



richesse pour les habitants de Marseille , mais il sont aussi 
une cause permanente d^alléralion de Tair , de leau et du 
soi. Le décret du 15 octobre 1810 et les arrêtés qui s'y 
rapportent ont permis de grouper en trois olasses ces éta- 
blissements suivant qu'ils sont insalubres, incommodes ou 
dangereux ; les préjudices que causent certaines industries 
ont été calculés avec justice par des légistes, impartiaux y 
mais des fabricants peu consciencieux , insouciants ou trop 
affairés 9 déclassent souvent par négligence, par avidité ou 
par défaut de temps, leur manufacture : ainsi , telle fabri- 
que qui y brûlant ses fumées désinfectant ses produits, de- 
versant ses eaux au loin par ié% conduits souterrains bien 
^ronstruits, ne serait qu'un établissement incommode de- 
vient insalubre ou dangereux si les fumées s'échappent, si 
les émanations putrides se dégagent^ si les eaux croupissent 
ou s'infiltrent dans les terres voisines. 

Or, la contravention est, eu ces cas , rarement appli- 
quée, parce que les conditions premières de mise en acti- 
vité de la fabrique , réglées par les conseils d'hygiène , 
ont été.éxécutées pandant un certain laps de temps, et que 
seulement par la suite la manufacture ayant continué à 
produire pendant plusieurs années , on s'est habitué à la 
voir fonctionner , on a moins surveillé , et les conduites , 
le parquet -, les diverses pièces de l'établissement peu à 
peu usées , sans qu'on y prit garde , ont laissé passer gaz 
et liquides. D'autre part , vu laccroissement rapide de la 
ville , certaines usines dont on a autorisé l'établissement 
parce que le quartier n'était pas peuplé, fonctionnent à pré- 
sent dans des centres populeux et infectent des boulevards 
très fréquentés , sans qu'il soit légalement permis d'en de- 
fuander la suppression. 

En conséquence il serait à désirer que les conseils d'hy- 
giène fus6en|»lcnus de visiter chaqu/^ année ces divers éta- 
blissements e) de transmettre à qui de droit les observatious 



— 143 — 

qij« celte iospeclioD suggérerait. II importe aussi de teoîr 
compte lors de la demande en aulortsalion , des coodiUoos 
topograpfaiques de rétablissement» car les accideots météo- 
rologiques rendent plus incommodes certaines usines placÀBs 
dans les quartiers très habités , par exemple , lorsqo'aTant 
Forage les brises ont cessé , les fumées des raffineries ne 
a^éloYant plus, envahissent les maisons voisines et l'hépital 
de la Charité ; les odeurs des tanneries sont plus insuppor- 
tables, etc, etc. Pour donner une idée exacte de Tin- 
fln«:ice que peuvent exercer les établissements insalubres, 
incominodes ou dangereux en activité à Marseille, j'ai dressé 
un tableau des diverses manufactures, des décrets et ordon- 
nances qui s'y rapportent, des inconvénients majeurs qu'el- 
les font naître, des dispositions particulières dictées par le 
conseil d'hygiène des Bouchcs-nli-Rbône et des desiderata 
actuels. 



- 13« — 

JUouvcmenl annuel de la populatioi} des Hôpitaux civils. 





UÔTBL-Di&U. 


HÔPITAL 
Dl LA CONCBPTIOif. 


HOSPICB 
DE LA CbABITÉ 


< 

1 


Adjiiii 


Sgrt.. 


Mort 


«en. 


Adtait 


Son. 


llort^ 


Reti. 


Admis 


tort 


4854 


6899 


5436 


4004 


462 










4447 


353 


18^5 


7447 


5694 


976 


447 










3894 


495 


4856 


6043 


5446 


497 


41^0 










426T) 


479 


4857 


8098 


6902 


739 


467 










4573 


245 


4858 


7024 


5854 


666 


504 


754 


S64 


49 


444 


4429 t 


SO» 


4859 


6594 


5263 


344 


383 


3024 


2766 


2M 


446 


3435 


465 


4860 


6654 


6054 


585 


455 


«294 


2431 


2^4 


474 


3406 


454 


1864 


4428 


3759 


372 


278 


2384 


2496 


224 


214 


4490 


488 



Tableau comparatif des moyennes de morlalilé •/o el de 
sî'jour dans ks Hôpitaux militnires de : 



PÉB10DB8 



4825-4834 
1844-4850 
1854-1860 
4861-1862 



Mon 

0|0 



3,52 
5,49 
4,39 
2,99 



séj. 



36,04 



26,06 



y^étMM GitHCailti fteaict 



Mon 
0K> 



4,19 



aéï 



29 



Mort 
OiO 



3,20 



_..' Mort 
^i «10 



27 3,6ii 



S4 



Ulk 



Mon 

9\0 



2,38 



S4j 



34 



1>}«M 



Mon 

0|0 



3.79 



«ej 



30 



Tableau cwnparatif des moyennes de mcrlalitê 
«"/o et de séjour daufi les Hôpitaux civils de : 



PÉBIODBS. 


Mabsèilxb 


Pabh 


Ltow 






•■ 


^ — — »■ 








Mortelit. 


Séjour 


MorUTII. 


Séjour 


MorUUt. 






010 


Joarnéef 


dO 


lonr&éei 


0|0 




• 
4799-4844 


47,23 








40,50 




4804-1843 






43,4^ 


40,40 






4844-1819 






44,58 


38,50 






4820-4829 






42,44 


36,20 






4825-4«34 


44,37 


23,07 










4830-1839 






40,40 


2o,80 






4840-4 849 






9,87 


25,30 






1850-1859 


9,70 


22,75 


40,45 


25.40 






(860-1861 


9.27 


25,35 


41,37 


27, 40 







Proporluiis inoye9i9ies antiuelUs de nwrlalilé par calégeries 
4i'odi/iiiMtofi« à e hospice de lu charité, un sur . 



K 
< 



4855 
4836 
4857 
4858 
4859 
4860 
4864 









Baftiit 


bbita 


Bihiu 


rcnn 


fUMb. 


taliN. 


àm^ 


nimai 


ltt*w« 


ti 


CMkM 




iBCarakl. 


éplleyli. 


d« m «■• . 


dellani 

<i. < Il . 


lait. 


ou acc(»«. 


i,tO 


7,43 


tJ.^0 


86,60 


1t,1S 


16;« 


45,66 


»,7« 


45,00 , 


23,00 


56, 6S 


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■^ 160 — 

100 Ou ne se ferait pas une idée exacte de la pari que 
l'industrie marseiliuise a dans les la uses palhogéniques , si 
on en jugeait seulement par le tableau qui précède ; je n*ai 
mentionné dans eu tableau que les éiaMissements qui exis- 
tent en deçà de l octroi , dans des quartiers populeux , cer- 
tains d'entre-eus ont éch«ippéà mon recensement, etd*au- 
très dont l'inQuenoe sur le voisinage ou sur les ouvriers 
est fort remarquable, ne figurent même pas dans le décret 
du 15 octobre IdlO et les ordonnances qui s*y rapportent. 
A fap()ui de celle proposition j*appelerai l'attention sur les 
dépôts d) volailles et sur les atelier^ de vanniers. 

101. En outre de Todeur désagréable des poules et de 
leurs d^ectîoos, notons que ces volatiles attirent des puoe- 
rons et des in^^ectes , troublent le repos par leur chant, 
et q[ue, à la veille des grandes fêles surtout, les maisons où 
ces dépôts existent sant converties e:i véritables tneries 
ayant tous les inconvénients des abattoirs, sans en aToir 
les avantages, les lois do rhygièn^ n*y étant pas du tout 
observées: 

Inutile de faire ressortir que la santé des habitants de la 
maison a fort à souffrir d*UQ pareil voisinage. 

102. Par rapport aux ateliers de vanniers ou cannissiers, 
les voisins ont bien à craindre Pincendie, mais les plus ex- 
posés sont les ouvriers. Dans le midi il n*est pas de maison 
que Ton construise sans lambris en roseaux ou catintaaea 
et le nombre considérable de bâtisses qu'on élève annuelle- 
ment à Marseille, a fait acquérir à la canuisseritf un fort 
développement , il suffit de se transporter à la rue d'Oran , 
entre autres , pour y voir deux grands établissements où 
sont accumulés plus de cent mille roseaux. A chaque instant 
du jour pn rencontre par les rues des cbarrette<$ chargées de 
ces cannes\ on en voit sur les quais, on en trouve dans 
les gares , c^est une marchandise commune , du bois divisé, 
sec, aussi susceptible de s'enÛaTOmer que des copeaux , 



— 161 — 

et qu'on permet d^enlnsser dans des cours, sans précautions 
et sans crainte, ù côté de lieux habités! Au point de vue de 
la salubrité , Toubli n'était pas moins grand , lorsque , en 
1859 y je décrivis dans la Revue Utérapeutique du Midi 
( tom. XII, n"* 3 , i , 5 y ), une dermatose spéciale aux van- 
niers, dits cannissiers. Depuis, j ai ajouté quelques considé- 
rations à ma prennière note. L'observation attentive, Texpé- 
rience , me permettent de tracer une histoire plus complète 
de la maladie et de sa cause. Je crois, vu l'importance et 
la nouveauté du fait , devoir te rapporter ici tout au long. 

Les roseaux employés à Marseille [:ojr faire des lambris 
destinés à servir de revètissementaux plafonds, appartien- 
nent à l'espèce connue des botanistes sous le nom d'Arundo 
dùnax^ L. Cette plante , très-commune en Provence, croit 
sans cullare dans les lieux humides et chauds. Les Roseliè- 
res sont tondues chaque année ou tous les deux ans, et les 
roseaux mis en gerbe conservés dans un endroit sec et bien 
aéré ; quelque temps après on les expédie à des vanniers 
spédaleroent appelés cannissiers, nom tirant son étymolo- 
gîe du mol cûnne ,. qui en provençal signifie roseau. Ces 
roseaux on cannes sont , lors de leur mise an œnvre , dé- 
pouiiiés, par des hommes de louage, moni lés et rompus 
suivanl la longueur, à Taide d'un maillet, par des femmes; 
enfin, façonnés en lambris ou cannisses par des ouvrières. 

Quelquefob les roseaux sont coupés sur plant après des 
froids intenses , et sur leurs extrémités gelées vient une 
moisissDre noirâtre ( M%%eor embolus , L , ) ou verte ( Mu- 
tor viridfiscetiê , L ,) dont le contact procure aux ouvriers 
mal propres quelques rares boutons sur le visage. 

Mais si les roseaux ont été entassés après leur coupe, 
dans un lieu étroit , humide, peu ventilé et peu accessible 
à la lumière diffuse: ou bien s'ils reçoivent les eaux pluviales, 
ii arrive souvent qu'ils entrent en fermentation et qu'une 
poussière blanche naitsur les feqilles auprès des méritballes. 
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Les roseaux de certaines localilés semblent même y être plus 
sujets : On cite entre autres ceux do Sâint-Maxtmin , à 10 
kilomètres de Saint-Tropez. Mais si Ton examine plusatteû* 
tivement les conditions dans Ut:<quelleft ils sont placés «on 
trouve re.xplicâlion nuUiretle de celte prédisposition appa- 
rente; ces roseaux restent, eu effet» longtemps exposés sur 
ia plage aux intempéries des saisons. 

Or, les canuissiers ont remarqué que cette poussière blan • 
cbe donnait utic maladie particulière, qu-ils appellent ma- 
ladie des roseaux. 

Après avoir acquis la certitude que cette opinion était 
fondt^e , il convenait de rechercher les propriétés organolep- 
tiques elchimiques de la substance qui occasionne la malâdM. 

Voici le résultat de mon examea: 

1<» La poussière blanche des roseaux est onctueuse an 
tivucher ; 

2» Elle a une saveur désagréable, analogue à celle de 
la moisissure du vin , du pain, aie; mais bientôt un seiiti*- 
ment de brûlure sucoètie à la première sensation , et l'épi- 
tbélium est détruit à Tendroit de la langue touché par la 
poussière blanche. 

( J'ai conservé pendant trois heures au meios la sboia- 
tion de brûlure que le contact d*une parcelle de poussière 
m'avait occasionné. ) 

3» Son odeur est analogue à ceiie da la moisissure; êlU 
est pénétrante ot provoque réternuemenl. 

4« On dirait de prime abord avdr du salpêtre natif aoim 
les yeux; mais, à Taide du microscope, jo pus, avec II. 
GiRAUDY , aide-natoraliâte b la faculté dfs aeienees de JAar- 
seille« constater ce qui suit : — La poussière blaodie des 
roseaux est une moisistire pédiculéo> à sa période d'évobi- 
' tion. Avec un grossissement de 100 volumes on voiiiMile» 
ment le pédicule fixé sur la feuille du roseau et la feutrage 
formé par les filaments divergent de la moisisiure. Avaa 



— 169 — 

on grossiawment d« 30D volumes « on a|>erooîl les calloles 
qui foroienl la moisissure et (faulres cellults plus petites 
et parfltitetnent arrondies^ (|ui, selon (ouïe apparence , 
sont des spores en voie d^écloston. 

^ Les roseaux sur lesquels ces observations ont été faites 
proriennent des roselieres de M. Gt'iGox:«iT atné, k Fréjos. 
Ils ont été expédiés , en janvier 1859, à M. iORKimr » can* 
nisner , rue d'Oran, 9 , Marseille. Oi les a transportés de 
Préjus à Saint-Raphaël sur des oharrettes , et de Saint-Ra- 
phaël à Marseille sur la tarlane Saint-Joseph . capilaine M. 

JSSARD. 

Us chevaux qui ont servi à effeclner le transport ont été 
atteints d'une maladie de la peau sur laquelle je n'ai pu 
recueillir aucun renseignement. 

Les hommes qui composaient Téquipage du Saint-Jogeph^ 
plus tard les ouvriers qui ont travaillé à dépouiller ces ro- 
seaux y ont été atteints d'une dermatose particulière qna 
j'appellerai volontiers dermatose des vanniers. 

La moisissure blanche des roseaux occasionne cette ma- 
ladie spéciale. Elle agit d'une manière constante sur Téco- 
nomîe ( on pourrait donc la nommer Maeor dermalodet ), 
et rintensité des phénomènes morbides qu'elle détermine 
varie en raison de retendue des surfiMMS avec lesquelles 
elle est an cootact. 

Le Mucor dermaiodes ne saurait être rapproché du Try- 
^e&phyton {onauraiu ni de V.oïdium albieans^ces deux cnp- 
togimes prennent naissance sur Torganisme ; le cuir che- 
velu et les muqueuses sont la sol sur lequel ces plantes se 
développant/, tandis que le Mucor det-malodet végéta sar 
las roseaux , dont il est parasite , et agit comme corps irri- 
tant, comme corps étranger caustiqne , lorsque par hasard 
il est transporté sur Torganisme. 

On petit distinguer à TafTection qu'il occasionne deux pé- 
riodes : rone d*incubation , Tautre d'évolution. 



1 



— 164 — 

Les symptômes de la période d^incubation apparaissent 
à la fin de la première ou Vers le comencement de la deu- 
xième journée de travail , ce sont: pesanteur de la lèle, 
sentiment de fatigue , de lassitude , de diminution des for- 
ces ; anorexie , soif vive. Le repos de la nuit, le séjour dans 
une atmosphère ()ure, prolongé pendant plusieurs heures, 
raniment les malades ; mais leur organisme est encore , le 
matin, sous la mauvaise inOuencedc la cause perturbatrice, 
cl ce mieux, que le sommeil a fait Uriitre, disparait bientôt » 
s'ils retournent dtsns le milieu vicié. Aussi le travail fait 
par les ouvriers durant le deuxième jour , est-il relative- 
ment le quart et même le cinquième de celui qu'ils ont fait 
la veille : et c'est là une juste mesure de leur vigueur, puis- 
qu'ils sont payés en raison du nombre de roseaux qu'ils ont 
dépouillé. La période d'incubation , souvent de très-courta 
(iurèe , ne se prolonge jamais au-delà de 36 à 48 heures. 

Le symptôme initial de la période d'évolution est la rou- 
geur des paupières , des ailes du nez , du cou» des bourses, 
etc., rongeur résultant d abord de l'injection des capillaires» 
puis d'une véritable congestion amenée par le coutact irri- 
tant de la moisissure. 

De la tuméfaction , une douleur brûlante , prurigineuse^ 
de la tension , de la chaleur, se joignent plus tard à la rou- 
geur primitive, qui, devenue plus iytense^ ne disparait que 
difficilement sous la pression des doigls; lepidermc se feu* 
dilie, tombe à certains endroits, ou bien se soulève et forme 
les parois de vésicules discrètes contenant un liquide lactest* 
cent, nuico ou séro purulent. La maladie est alors arrivée 
à son summum d'intensité ; Ctsi un exanthème erylhèma- 
teux avec des érosions ^ des cxukèralions ou des résico- 
pusliUeH, Vers le deuxième jour , Téruption se localise plus 
spécialement sur les bourses. L'action du Mucor derma^ 
iàdts n'y est pas élective, mais la position de ces parties, 
la plus grande finesse de la {>edu donnent la raison suiBuate 



-^ 165 - 

de ceUe 5usceptîbiHtê. Chez lafen)me. les jcra odes lèvres 
ssroot le siège principal de Teruption , parce que la pous- 
sière se fixe plus faciiemeot sur ces parties, qu'elle rencon- 
tre les premières eo s'élevaiit du sol. Cest pouri{*io! les 
cuisses sont couvertes f^ar Teruplion à la partie înterce . de 
façoD à porter les traces de cette ascension. 

Les l*ourses et les grandes lèvres sont è cette époque 
ordioaireinenl tuméfiées, d*un rouge rutilant, dépouillées 
de leur épiderme; leur surface eiu^cérée bdii^ne dans un 
liquide séro-sangui noient ou séro -pu relent. Le même étal 
s'observe sur la face inférieure de la verge. Quelques jours 
plus tard, les eiE ulcérations se recouvrent d*unc croule 
unique, brune et crispée : unique, [Min^é que tout I epider- 
meavaîtété détruit; brune, parce que la croûte est colorée 
par le sang épanché: crispée, parce que le sang s'e^t des- 
séché peu à peu et a formé plusieurs caillots. La croûte des 
vésico'pustales est jaunâtre et humide dans le commence- 
ment , grisâtre et sèche vers la fm de la maladie , c'est-à- 
dire au deuxième septénaire, ihi épiderme nouveau recou- 
vre les parties que Téruption avait envahies ; il ne reste pas 
de cicatrices apparentes. 

Les muqueuses, comme la peau, souffrent du contact de 
la moisis >ure blanche des roseaux; elles se tuméfient d'abord, 
celles du d«z surtout; la sécrétion du mucus est augmen- 
tée ; le mal.'ide éprouve alors celte sensation d'encbifrène- 
ment qui annonce le début d'un coryza , et qui occasionne 
une pesauteur de tète dont se sont plaints tous les sujets de 
mes observations. Le mucus se concrète, le malade s'endort; 
pendant la nuit, les narines sont obturées; il s'agite, il 
se réveille, il se mouche fortement , et une épistaxis sur- 
vient ; c'est que la moisissure a déterminé Tulcération de 
la muqueuse et le sang provient de celte ulcération qui 
persiste plus long temps que les autres lésions, et qui occa- 
sionne un sentiment de cuisson et de brûlure aux malades 



— 166 — 

Plus rarement la muqueuse pharyngienne est pri.<e; en 
ces cas, la maladie suit une marche analogue; il y a d'abord 
gonflement et rougeur , puis exulcérations ^ toux quinteuse^ 
crachats sanguinolents, affaiblissement et raucitéde la voix. 
Les crachats sanguinolents ne peuvent pas servir de carac- 
tère pathognomon ique à l'ulcération du pharynx ; je les ai 
vus plusieurs fois manquer, tandis qu'ils sont survenus 
d'autres fois après les épistaxis. En ce derniei cas , le sang 
provenait des ulcérations du nez , et par les fosses nasales 
s'était môle aux mucosités des bronches. 

On couçoit que par continuité du tissu Tinflammation 
puisse atteindre la muqueuse de la trompe «I'Elstachb ; 
la surdité ou des troubles plus ou moins grands du côté de 
l'ouïe doivent s'en suivre. 

Enfin, j'ai vu la muqueuse préputiale enflammée, et!*on 
a dû traiter une balanitc avec phymosis, qui reconnaissait 
pour cause le contac^ de la moisissure blanche. 

Pareil état local doit amener une réaction générale; aussi 
dès le quatrièmeoucinquièmejour apparaissent des symptô- 
mes d*irritation gastro-intestinale ; la langue devient pâ- 
teuse , elle se recouvre d'un enduit jaunâtre , mais elle con- 
serve son humidité. Cependant le malade accuse une soif 
vive ; le creux de répigastre est moins fréquemment dou- 
loureux, il y a parfois dts nausées, souvent céphalalgie: 
le pouls est fréquent et développé, surtout lorsque l'érup- 
tion occupe une grande surfîicc. 

L'auscultation et la percussion ne révèlent d'autre part 
aucun bruit anormal dans la poitrine, mais la peau est sè- 
che et donne au contact la sensation d'une chaleur âcro 
dans les premiers jours de la maladie. 

La nature de la cause nous indique assez pourquoi cette 
affection se montre plus précisément à l'époque des pluies , 
et sévit sur tous les ouvriers. 

La dermatose des vanniers exige un traitement curatif et 
un traitement prophylactique. 



- »«7 — 

Tradement ciiraltf. —Le» émollienis seront employée 
d ebord ; les bains à Teau de son inoilèr^nl la vivaciiê de 
l*ioilaiDmatîon. A la même époque , l*état d'embarras des 
Toîes gastriques est corrigé par quelques légers purgatifs 
salins. Lorsque les sjmpléoies inflammatoires ont diminué 
d'iotensicé, on se trouve bien do Temploides tisanes alca- 
lines et des bains alcalins. Enfin, quelques boisions acidulés 
tt des bains simples terminent le traitement , et le mata Je 
est guéri en moyenne dans le courant du deuxième septé- 
naire. ( M. le professeur Bartoli ^ méddoin en chef da ser- 
vice des affections véi^rienues et cutanées à Marseille, a 
traité ainsi avec succéi la plupart des malades que j*ai 

TUS.) 

TraUefnenl prophylœUqae. — Cest le traitement pro- 
phylactique qui mérite surtout d'être étudié ; car la Pro- 
vence , les eûtes d Italie et le littoral de l'Espagne sont four- 
nis do roseliôrcs , et, dans chaque ville de ces contrées, il 
existe un assez grand nombre de cannissiers. 

1\ serait facile de rendre salubre ce métier: en effet, j*at 
signalé plus haut trois claites d'ouvriers canniâsiers; or, 
ceux qui dépouillaient les roseaux sont tous tombés mala- 
des, tandis que ceux qui les brisaient ou les façonnaient 
tn lambris n*ont pas souffert. 

Recherchant la cause de ce phénomène , je vois que les 
ouvriers chargés de dépouiller les roseaux les prennent tels 
quels , et sont toujours en contact avec la rooisissore , tan- 
dis qu'avant de briser les roseaux ou de les façonner en 
I lambris on les mouille ; la moisissure est alors détruite par 

TeaUi et TouTrier n'a plus rien à crain.lre. 

Un fait qu'il convient de noter , corrobore cette opihion ; 
le 17 janvier , il plut sur les roseaux amtnoncelés dans l'en* 
clof de M. AuRBNTT, le lendemain des ouvriers déponillèrtol 
Ws gerbes qui avaief\t reçuTondée et ne furent pas malades, 
m^is quelques jours plus tard, l'humidité avait favorAéle 



— 168 — 

r/éveloppoinent de ia moisissure cl les ouvriors tombèrent 
malades après six, quatre^ trois heures de travail seule- 
ment. 

Il résulte de ceci que , pour garantir les ouvriers de la 
dermatose qui leur esl propre, il faudrait : 

lo Ne leur faire dépouiller que des.roseaux mouillés; ?* 
Les forcer eux-mêmes à se laver i\ grande eau ; 3* Exiger 
que lei roseaux fussent consorvés dans des hangars spa- 
cieux , aérés, exposés à la lumière dilfuse et garantis contre 
la pluie et Thumidilé. 

Qu*il me soit permis en terminant ce chapitre d'observer 
que la dermatose dont j'ai fait l'histoire, ditfôre de la mala- 
die que M. MiGHBL de Barbbntank a signalé le premier dans 
le 28™« volutne du Bailetin de thérapeutique. L'une de 
ces affections due à une poussière blanche, est une lésion de 
la peau et des muqueuses. L'autre qui provient de l'absorp- 
tion d'une poussière noire analogue au seigle ergoté est 
toujours accompagnée d'un état d'excitation génésique. 



CHAPITRE XL 



Typr sPt^ciKiQUE. Population, 



103. Raymond, dans sa topographie de Marseille, a décrit 
un type dont les auteurs de la statistique des Bouchcs-du- 
Rbône ont parlé après lui , mai:; qu'il est rare de retrouver 
à présent. Voici les caractères de cette race forte qui alliait 
la beauté des formes grecques à l'agilité française. 

<£ Ces Marseillais sont d'une taille avantageuse, propor- 
tionnés, dégagés; la couleur de leur'visage est d'un brun 
clair, leurs traits beaux , niAles, leur voix grave, leur 



— 169 - 

accent un peu traiiuml; leur tète est décorée d*une cheve- 
lure touffue, couleur (.hâtain-noirâtre ; leur tempéramtot 
est saoguin , bilioux , chaud , leur cûD5titution ferle. En 
particulier, le sexe a la taille svelte, élégante, les yeux 
noirs, pleins de feu, U physionomie, le port aisés; mais 
communément il a peu de gorge. ^ 

Il est très ordinaire que les mères , surtout chez les gens 
riches, ue soient point en état de nourrir leurs enfants, 
et que, si elles s*obslinent h remplir ce devoir de nature , 
la poitrine en souffre dès le troisième ou le quatrième mois.» 

Tels étaient les signes spécifiques des Marseillais du 18"* 
sièJe. Mais depuis V779 les conditions de Marseille sont bien 
changées ; ville oii toutes les races sont représentées , com- 
posée d'éléments les plus hétérogènes, où i*on cherche la for- 
tone et où rarement les familles séjournent assez long- 
temps pour sabir les empreintes du climat, Marseille a vu sa 
pdpolatbn flottante s'accroitrc tellement que ses véritables 
enbntsse perdent devant l affluenoe des nouveaux venus. 

IM. En 176i, en etTel, le recensement donnait un total de 
87,195 habitants parmi lesquels 9i9 étrangers Proven- 
çaux et 1612 élrangeri noa Provençaux ( y compris 1049 
hommes de iroapes riglèes.) En 1860 le recensement donne 
UD total de 260,910 liabitants parmi lesquels 71,837 étran- 
gers Français et 3i,4i3 étrangers do divers pays. Je sim- 
plifie les rapports et j'arrive à ce résultat qu*en 176V il y 
avait à Marseille un étranger pour 99 Marseillais, tandis 
qu'en 1860» il y a un étranger pour 2 Marseillais. 

Les races no cessent donc de se croiser à Marseille , et 
ces croisements ont fini par faire disparaitre le type spéci- 
fique conservé pendant des siècles. Cesl à peine si on en 
retrouve quelques rares modèles, parmi les pécheui*s , qui, 
iDeoaDt une vie h part , ne s'allient presque jamais qu en- 
tre-eux. 

Le ty|H) spéciGque se trouve remplacé par un nombre 



— 470 -- 

iofioi do variôtéë dont on sa fera une juste idée en consul- 
lant lo tableau suivant du chiffre d'habitants de MaraeilU 
par nationalités. 



SE 

25 :g 



Fcmn. 
78008 



2 S 
«S 



35707 



77813 36U0 



•S 



«47 



205 



30 



56 



S90 



44 



12S64 



42 2 29 409 40 7803 483 2444 8 30 30 



480 



o 

s. 

5641 



31 



58 



58 



Ce lablaau ne vient pas seulement à Tappui de ia pro- 
position précédente; il indique en outre lo rapport dos ba* 
bitants de Marseille suivant les sexes. Le total général doi^9« 
135,044 hommes , pour 125366 femmes : lo total dea hooi- 
mesfrançais 113,715 et celui des femmes françaises 113^943 
sont sensiblement égaux. Mais ce quil y a de remarquable 
c'est la difl^rence entre le total des hommes étrangers 
S0,8S5 et celui des femmes étrangères 10,099; fait siatîs- 
tique qui éelalrcit une question d*étiologie relative aux ma- 
ladies noslolgiques : si le nombre dos émigrants est double 
de celui des émigrantes, c'est évidemment parce que ces 
dernières quittent moins volontiers leur pays, aussi sont 
elles plus sujettes à toutes les affections que la contrariété, le 
chagrin, Téloignement des siens, etc., amènent à leur suite. 

Après avoir établi le rapport de la population de Mar- 
seille en 1860 et 1760 ; comparons les naissances , les ma- 
riages et les décès à ces deux périodes. 

105. Raymoud, de 1750 è 1761, a compté année commune 
3,85S naissances, le rap(K>rt des garçons aux filles était de 
128 à 120. La proportion des enfants naturels aux l^imes 
était de 1 à 8. La moyenne de fécondilé par mariage, de 8 , 
98 était ainsi partagée : 



— i71 — 

Fécondité de la Paroisse La Major 

{Population pauvre) 3, 4 iifMtirvBtfwfi 
— De la Paroisie Si-Martin 

{Population en partie aùée).Sy 9 
— De la Paroisse de<« Accoules. 

{Population la plus pauvre) S, 8 
—De la Paroisse Sl-Laurcnt. 

{Population de Pèchearu)^ 5 
—De la Paroisfe Sl-Fcrréol 

(Population la plus riche) . 5, 5 

Je compte de 1856 à 1 SCS, année commune , 10,058 
naissances. Le rapport des garçons aux filles est de 197 à 
118. La proportion .'les enfants naturels aux légitimas est, de 
1, à 6, 25. Quant à la moyenne de fécondité par paroissa, 
j'ai du renoncer à l'établir parce quo nombre de baptêmes 
se bot maintenant loin de la paroisse où le mariage a été 
célébré , el que d*antre part 11,9S8 habitants ne sont pas 
catholiques. 

Ce parallèle |)ermet d'établir : 

i* Que la proportion des naissances de garçons s'est 
accrue. 

8« Que les mœurs sont moins pures puisque le rapport 
Klael des naissances illégitimes est de 1 sur 6, S5, au 
lieu de 1 sur 8. 

8* Que la moyenne de fécondité a diminué. 

La première de ces proportions ne donne lieu à aucun 
commentaire. 

La seconde mérite un plus sérieux examen ; rappelons ici 
quç le rapport des naissances légitimes aux illégitimes est : 

Pour la population Urbaine Rurale 

Du département 8, 55 41 « tl 

De l'arrondissement d'Aix 18, 63 4A, 88 

d'Arles 12, 44 45, 38 

de Marseille 7, 81 40, 08 

De la commune de Marseille 8, 21 96, 75 



— 172 - 

Si nous rapprochons ces proportions de celle de la France 
en général 1 sur 13, et de celle de Paris en particulier I 
sur 5, il sera démontré que les grandes villes souflrent des 
facilites qu'y trouve la dépravation , et Marseille en particu- 
lier ne laisse |)as beaucoup Paris en arrière. 

Quant à la diminution de la moyenne de fécondité, c*est 
une conséquence de la loi naturollo qui veut que le pouvoir 
fécondata décroisse dans de certaines relations à mesure 
qu'un pays se peuple davantage. 

106. Raymond fixait en 1T77 la durée moyenne de la vie 
à Marseille à 22 ans, se fondant sur ce que Tétat moral et 
physique de la ville diminuait de 14 ans la longueur de la 
vie commune. 

Paur calculer cette durée moyenne de la vie, j'ai dû 
suivre deux marches différentes : 

i^ J'ai fait la somme des âges des morts, et je Tai divisée 
par le nombre des décès : le résultat m'a fourni la durée 
moyenne absolue de la vie des décédés. C'est la durée mini- 
ma de la vie moyenne. 

2* Adoptant le chiffre de i2 ans comme cipression de la 
vie moyenne d'une communauté saine, j'ai divisé les nom- 
bres des habitants par les nombres des morts, diminué les 
résultats de 6/10, et divisé les quotients proportionnelle- 
ment à 42. (1) Les proportions m'ont fourni la durée mo- 
yenne probable de la vie des habitants. C'est la durée 
maxima de la vie moyenne. 

Le premier résultat pèche par défaut pour des raisons 
qu'il serait oiseux d'énumérer. Le second pèche par excès. 
La moyenne entre ces deux chiffres nous donne la véritable 
expression de la durée do la vie h Mcirseilic qui est commu- 
nément de 25 ans 8 mois. 

Cette élongation de la vie moyenne à un siècle de 

(4) Méthode Ratiiokd. 



- 173 - 

distance y provieiU d*abord de rintroduclion de lu vaccine, 
ensuite des meilleures condilîons hygiéniques dans les- 
quelles se trouve actuellement le peuple. Lii première inûu- 
eoce ne saurait être niée ; les faits parlent aussi en faveur 
de la deuxième : dans l'arrondissement d'Aix la durée mo- 
yenne de la vie est de 38 ans, jnininia, 42 ans, maxi.na. 
Dans 1 arrondissement d'Arles elle D*estque de 21 ans, »ii* 
niina, 37, maxima. Cette différence entre deux arrondisse- 
ments où les populations urbaine et rurale sont à peu près 
égales, provient de pe que les 6èvres intcrmiitentes près* 
que inconnues dans l'un , sont communes dans l'autre à 
cause des marais. On ne saurait donc trop appeler l'attention 
des Gouverneroenls sur la question d'hygiène publique lo- 
cale. La durée moyenne de la vie c^t-eile encore suscepti- 
ble d'augmenter à Marseille? Sûrement oui , et Taméliora- 
tion des mœurs y concourra pour une large part : la suite 
de cet ouvrage le prouve. 

107. Au point de vue de la longévité, Marbeille ne laisse 
rien à désirer, elle partage avec Aix le premier rang dans^ 
le département. 

Quant au nombre relatif dt; décès par rapport à la popu- 
lation, W yesi très sensiblement supérieur : on note un décès 
paraa sur 33, 83 habitants à Marseille, tandis que la mor- 
talité est de un- sur 35, 51 dans sou arrondissement; un 
sar 42 , 01 dans celui d'Arles ; un sur 45 76 dans celui 
d'Aix , et uu sur 37 , 66 dans le département. La dé- 
pravation plus grande des mœurs dans les grandes villes 
Pindigence, les contagions, en donnent la raison. 

l^ dépravation des mœurs et Tindigence agissent comnae 
causes débilitantes et leur influence , à ce point de vue, ne 
saurait être mise en doute. 

Les contagions sont pernicieuses, surtout pour le jeune 
^, parce qu'elles sont favorisées par L'incurie, l'insouciaiice 
et même les préjugés des parents. Non seulement ils n'é- 
cartent pas les enfants des foyers d'infection, mais encore, si 



^ 174 - 

un malade est alleint d'une variole bénigne et plus encore 
d*une rougeole ou d'une scarlatine régulière, ils sollicitent 
Souvent la faveur d'introduire auprès de lui des pauvres 
êtres en bas âge ; ou bien ils se figurent que raffâction n'est 
contagieuse qu'à la période de dessication des croules. Fata- 
le erreur, funeste préjugé qui sèment le deuil dans bfen 
des faniilles et dont Porigine se retrouverait dans l'ancienne 
méthode prophylactique de la variole^ par la transmission ou 
dans les erreurs devenues malheureusement populaires . 
d'une école contagioniste moderne dont le temps et Teipé- 
rienee n'ont pas consacré les principes. 

Il convient aussi de faire rentrer en ligne de compte , 
pour l'augmentation du nombre relatif des décès, la ques- 
tion de racclimatatioD ; l'étranger qui arrive dans une 
cité populeuse souffk*e tout d'abord de la nouveauté du mi- 
lieu , et c'est là une cause prédisposante puissante à de 
nombreuses maladies , principalement aux nostalgies , aux 
morosophies et aux fièvres typhoïdes. Ce fait est surtout 
àémoairé par l'observation des» décès dans les garnisons ; 
ainsi tandis que dans le département on compte 1 décès 
pour 7i, 25 soldats , à Aix on en compte 1 pour 105, 63, à 
Arleè 1 pour 88 et à Marseille 1 pour 6!), 19. On a donc 
agi avec une extrènie sagesse en disposant les casernes loin 
des quartiers populeux et presque en dehors de la Ville , 
sans doute la mauvaise influence d'un air vicié par i'âgglo^ 
mérdtion des habitants, des usines, les buées de tous genres 
s'y fera moins sentir. 

108. Pour terminer ce qui a traita la population, je dois 
établir le rapport qui existe entré les naissances et les décès. 
De 1750 à 1756 il était de OS à 4», 
De 1850 à 1856 il est de 63 à 45, 

Ces chiffres qui sont d'accord avec la dinlinutfon de fécon- 
dité, témergncnt d'un accrofssemenl assuré delà population, 
puisque on note 7 naissances pour 5 morts. 



- 175 — 



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— 177 — 
Mtmtmnt et U fofmtatio» i* Mmr$*UU iepHÛ iVMjtup^'tm ISM 



AmtBt 


1856 


4857 


4858 


1859 


1860 


j I Garçons légitimes. . . . 
1 j > illégiUmes . . . 

IJFOIes légitimes. . . . 
^ \ » illëgitiines . . . 


3742 
678 

37M. 
674 


4S94 

774 

4S44 
751 


4406 
738 

4442 
690 


4827 
837 

4725 
80S 


4546 
667 

4442 
632 


9 { Heraats 


3674 
3094 


3943 
3515 


3745 
3290 


4125 
3364 




2 Femmes 


3942 




3097 



Awort des naissances UgiUmes aux maissanccs ilk'gùimes dams le 
déparUwÊsni, Us irais arrondissemsiUs ei la eomnmne ds MarêeiUe. 




Département. nS 

fillég. 

Arroodi.wemeDt iléit. 
d-Aix ■ N 

'aiég, 

^"^MidiMemeDt (lég. 
d'Arie* n) 



ArroodisMmeni (lég. 

(illég. 
Tome xxyu 



5880 

667 
703 

34 
732 

52 

4445 

594 
4033 

579 



1567 

35 
699 

45 
605 

48 
268 

8 
249 

5 



5727 

692 
667 

39 
698 

40 
4362 

613 
3364 

604 



4524 

30 
694 

46 

620 

9 
243 



44607 

4359 
4370 

73 
4430 

92 

8807 

4204 
•/394 

4483 
12 



3094 

75 
4390 

34 
4225 

27 
484 

42 
244 



— iT8 — 
CHAPITRE XII. 

ÂLIMfiNVATION. 

109. Dans uoe grande ville, comme Marseille, Télud^^e 
la nourriture a d'autant plus d^impor-tanee que lea prec^ufts 
du sol ne suffisant pas à l'alimentaiion locale, la plufMri 
dis denrées , venant de reitérieur, peuvent ^re sepfaieli- 
quéos 00 altérées ,.«t occasionner des maladies i^(MAlmujBiip. 
IM. On ne .mange que du pain de pur fronieoA ; la (ariae 
qui sert à le faire provient du blé de Provence, ou tuzelie , 
d*un mélange de blés du pays et de blés étrangers ; enfin, 
de blés de Sicile , de Barbarie , etc. Le pain fait avee la tu- 
zelie est le plus estimé; le pain fait avec des blés mélangés 
vient en deuxième ligne ; souvent le pain fait avec les blés 
ip Sicile, ou de Eirbarie , conserve un goût de marine, 
ffiv^ qju^ la .matière première a été mouillée pendant la 
Iraverséa. Le pain d9 Marseille e^t fart salé, comme £ûlui iio 
toutes les villes (jlu littoral méditerranéen. 

lil. àulrafois on^e régalait .afikUvaat4o pompes. cOn les 
fesaji Çiyec c^e la pâte de frûment.bi|Bn ley/^ et pétrie avec de 
}a b^upfi h\fi[ç d-oLivps ; j;^r(l<^ssv\s on ét^ndi^il (|ps 2^i)choi^ 
safés recouverts de feuilles de la même pâte coipée en 
lo^nges. On cuisait ensuite au four ces poumpos d'oli qui 
étaient dp genre de celles en ^ge chez 1^ Grecs -^,u;s les 
nyiBi de fct^i^uKai ,ou de ;rrXaxu>y,'c&6 , et ffbcz les Latins de 
pifiç^lfl. f .( R^YiM^ip pa^ 168. ) A pré^nl , <97«at à tm» 
ai c^ j^tçaux paraissent dans les étalages de&. boulan- 
gerç Ja YeiHe dp Noël. 

112. Le plàlrie» les os en poudre et le pulfatf) 4^ .Qylxre 
sont les substances le plus comnmn^ment employées pour 
8op[i'^tiquer les farines; et M. Payen a indicfué $u|g^mment 



les m^eiis dti.las recoanaiire , |)Our que je ne ni*arrète pas 
davantage sujr^ce sujet. 

tl3. Les blée de Taogarock ai d'Ualie soni spéciaiemenl 
employés poar fabriquer lei pâles, doai les Génois, les Lue" 
quats al lodi Piéoaoatais foot leur principale nourriture. Le 
baa peuple marseillais mange aouvent des soupes maigres 
de vermicelles, de macaronis , de semoules. Oet aliment* 
sans doute» M^StViont des Romains, qui faisaient habilnel- 
lameAt usage de 'bouillies ; % mais , en général , toutes log 
pMea, les boaîUias, en un mot les farineux non feraoenlès 
des ^am*nôâ3, ue se digèreut pas aisément dans les este*- 
macs faibles; ils produisent fréquemment des aigreurs, 
d^ colique», des vente et do la dlarrbée. Ces sortes de 
meta ne[peuveDtconvenir qu'à des bommes fortset robustes^ 
<|ui ont besoin d'une nourriture propre à exercer d'une ma** 
nière énergique les forces^ digestlves. . . » 

Aussi ces exemples ne juslifient-ils point leuj* peroideuic 
usage pour les eniants du premier ége, et surtout pour ceux 
dos viUes ; leurs eetomacs ne sont pas assez torts pour les 
diriger ; des observations multipliées ont prouvé qu'à 
cette nourriture utaieni duds la plupart dei miiladies dq Ten- 
fauca, tellfif que les aigraur^, les vers, les tuigorgeuienls 
d^ m^ientèr^, l'hydropisie,» les coliques, 1^ v^nits, lasj 
diarrbé^^ quelques éjroijellas , et uqo miiilitudA^ d'autres. 
afi9<^ioqs nop moins dangereuses. » ( HalU ei Ibi^rieilr., 

n To«Ni les médeoins voient et décrivent ces n^akidie» 
M aoçii» OQ peul les pfôv^ir , par rapport à faveugle-^' 
mflpit ppioiMr^ des femmes et en général du peupla. D'où^ 
vkml. quM sur 3a»003. morts il se trouve maintenant à. Lon- 
dres tçm les ans 8,0Q0 eabnis qui meurealdes ean^mk*! 
siOPS: si efta*^t parée qu'on lei|0 lércit Testomac ^t les in^ 
lesItflsd'M aUaurnt {La. bouUUe., ) qui les empoisonoe.» 
( Zm^MT^em ; Turmit. de Tesp* ) 



— 180 — 

Saas accepter , dans toate leur rigueur, les opinions des 
auteurs précités, il est certain que la nourriture de pâtes ne 
contient nullement aux personnes débiles , et est un adju- 
vant puissant des conditions malheureuses qui tendent à 
engendrer Tétat scrofuleux. J'ai d'ailleurs prouvé plus haut 
que ce genre d'alimentation prédispose les étrangers à con- 
tracter des fièvres à forme typhoïde. 

114. Hippocrate a dit: c Legumina omnia fialuosasunt» 
€l crtida , el coda , el fricla , el maeerala , et viridia. » 
( Lib, de diel. in acut. ) Cependant les légumes font la base 
de ralimentation chez le peuple à Marseille; en été on les 
mange frais , en hiver on se les procure secs. 

Les légumes frais les plus estimés sont ceuxtiu terROir , 
il en vient en outre d'Afrique , main toujours plus durs, 
moins juteux. Ces légumes frais sont plus faciles à digérer , 
mais moins nourrissants que les légumes secs. Les espèces 
les mieux go&lées sont : 

1* Les pois ( Pisum salivum ) que Ton accommode en 
soupes, en entrées, en garnitures : « Pisa inflanl minus 
quam fabis, per alvum aulefn inagis secedunt. » ( Hipp., 
Itb. II, de diet. ) ; 

â* Les pois-chiches ( Pisum arieiinum) soni mangés- sur- 
tout en hiver sous forme de soupes ou de salades. Leurs 
pellicules sont chargées de sels calcaires; on les fait cuire 
avec de la soude ou du nitrate de pelasse ; sous Tinfluence 
de la chaleur une réaction a lieu : Ci , C0> + KO ^ At O* , 
«Al 0^ , Ca O-j-KO , CO^ . Leur })eilicule éclate et se sépare 
du pois , qui dès lors est plus tendre : « Pisum album per 
alvum secedU ei perurinam ejecilur ei abil.^ (Hipp. lib. II.) 

8o i^Qs fèves ( Faba vicia j) se mangent fraîches, sous 
forme d'entrées et de salades ; sèches , elles sont peu esti- 
mées, cependant le lias peuple fait souvent des soupes de 
fèveroUs , et plus fréquemment encore des soupes de fari^ 
nciUj c'est-à-dire d'un mélange de farine de pois-ehiches 



. 18! — 

et à% fèves , € Fabœ ahml alvum sislwU et inflant. » 
( Hipp. De diel. ) Elles jouissent , en outre , de propriétés 
diarétîqaes prononcées. 

4* Les haricots {Phasœolas vulgaris^ L. ) se mangent frais 
sons forme d'entrées, de salades et de soupes. On consom- 
me beaucoup de haricots secs provenant de la Bourgogne ; 
ils sont très nourrissants et doivent à leurs pellicules la 
propriété d'irriter assez fortement les ^oies gastriques et 
de causer des borliorygines ; la puréd de haricots est un 
mets Irès-salubre. 

S* Les lentilles {Ervum lens^Ly) sont consommées sèches 
sous forme de purées et de salades ; elles contiennent un 
prineipe féculent nourrissant ft un principe colorant, toni- 
que et astringent , sur Paclion duquel s'est fondée la répu- 
tation de la Revalcscière. 

115. La pomme de terre Solanum tuberosumy L.,) Le 
topinamliour(i7e{ian(tM(ii6eroiu^, L. ) La châtaigne {For- 
gus coëtaneœ , L. ) sont fréquemment placées sur la tabl^ 
du pauvre: les châtaignes sèches, réduites en poudre , ser- 
vent surtout, aux habilants d'origine italienne, à faire une 
purée qu'ils ap[)elent polenta. Ces végétaux féculents con- 
tiennent un principe mucilagincux, une huile grasse ei sont 
très-nutritifs : maiit ils ne conviennent pas aux enfants lym- 
phatiques, qui cependant les mangent volontiers. 

116. Les laitues, les chicorées, les cressons, le pourpier,, 
servent à faire des salades qu'on ne manque^ pas d*épicer 
fortement, ce qui stimule l'appareil digestif et ouvre avan- 
tageusement Pappelit : on les assaisonne avec force sel ma- 
rin, un peu de vinaigre , malheureusement fraudé par des 
spéculateurs avides , et de l'huile , rarement d'olives quoi* 
qu'elle soit vendue pour telle. 

117. On relève souvent le goût des aliments fades avee 
une pommade formée d'ail et d'huile , et nommée aïoli. 
L'aïoli est un excitant puissant , mais aussi un condiment 



— 182 — 

de^diflieile digeslion; il donne à Thaleine une odeur cnracCé- 
ristique, ociôasiofine des rapports infects et pfirie au somiMil- 
Ca somnielL n'est pas réparateur; il fatigue et se passe en 
cauchemars. On mange plus rarement à Marseille ta soupe 
h l'ail (pain bouilli dans de Tean avec de fail et de rhuft^)^ 
qui a les mêmes propriétés que l'aïoli et que Tan doii con- 
sidérer comme un bon anthelmi.itique. Pendant mon înfeer- 
nat^ à rHôtel-Dija, d.m? le service de M. le professeur Béh- 
T(n.i/s , j*aî va uno femmj qui avait pris plusieurs fois le 
kpusso, sans succès, être délivrée du tœnia par Tusage de 
la soupe à l'ail continué pendant une quinzaine. Unfaîi jH!ia- 
logue s*est passé à ma connaissance, en vide , chez tin aa- 
vrîer ferblantier. Quoi qu'il en soit, Tail est un condiment 
très-fort qui ne convient qu'aux estomacs robustes. 

L'oignon, le raifort , le céleri , le pe^rsii , les cleirs eu an- 
tofles ée giroQe, sont encore employés fréquen!imenl , mais 
daris les limites d'une bonne hygiène. 

118. Un seul champignon, ragaricat (kliciosuSj en Pir<^- 
vençal pinen^ est livré à la consommation sur nos nyarobéS' 
cm5ore;y eî>t-il fort cher. 

119. Le peuple mange moins souvent qu'autrefois du 
poisson, à cause de sa cherté excessive. Les espèces l«s pltfe 
estimées sont le merlan {Gadtis adelphinus, L.), dont la 
cUair tendre et légère est préférée rôtie. Le (Aon f Sconibef' 
ihymmis^ L.) plus délient, mais plus gras que le préeédenl; 
la Sole {Pleuranecos soledj L.), qui a mérité, à cavse de 
la finesse "^de sa chair, le nom de perdrix de mer; le rou- 
ffcl {mullus barbalitSj L.), dont la chair est maigre et 
blanche. En seconde ligne on place : la dorade {Aur^Oavut- 
ptrH , L. ), meilleure en été qu'en hiver; Lèpertan{Gemo 
iperlaens^ L. ), ins.ilubre s'il n'est pas très-^frais; Ij« ««f- 
diite{Cl\jpea ^prallus, L. ), dont la chair est bonne itiais 
trop odorante; La raie {Raja elavala, L.) dont la oha4r 
est trop ferme, difficile à diriger et Todear marine trep 



— 18S — 

prooocioée si an ne la Uisi» marlîfier ; le €mpelmm{Gmiu» 
fniHuUiê^ L.) trop 9ns mais délicat; Vm$^guiUe{Mmrmmm 
amfuiUm , L.) qai , ionqu'eUi» n'est pas fraiclM » occasioQDa 
dm IfouUas digasUb d' una viobnce raoïarqiiable. f ai tu il 
va pkuûaiir6 aaoéai, à rU^teUDieu de Uarseiile , salle Sla 
UisabeUiA* 73, et salle Saiat-VioceDt n« 7 , dans lesarricc 
da M. la doolaur Romf u» BoTsa , un homiiie al sa famme 
altaiots de craaipes d*esU>tnac et de caliqiiea iotaoses , da 
Tomissemeats de saog . de dyseoteries , à la soile da riodi' 
gfalion d'une bouilie-à^baisse laite avacdas aoguiUes gfttées. 
Je regrette de ne pouToir rapporter ces deux observations 
taotau loog ; mais sur les notes que je pris à cette époque, 
ja lia: « Le troisième .pur , le corps de oet homme at aalui 
da cette femme se recouvrireot de taches ecchymotiquas li- 
vides» qui disparurent vers le quioxièroe jour. » 

fiacore La morue, le hareng, Tanchois salé et le Xhon ma- 
naè sent fréqpe mm ent utilisés coma;e mêla on comme bocs- 
d*œovro. 

Le8.|larseiUaîa aiment beaucoup la bouiUe-à^baisaay c'est- 
à-dire bapape de poisson ; île la font avec des espèoea nom- 
brsoses qa'ott trouveia énuméréas dans la Statistique des 
Baucfas»-da4Uiéne 9 ils répiceut fortement et rassaisonneni 
à l'haîk ; c*esi un met fort nourrissant qui cemplace cbes le 
paufie le pot au feu. 

lit. On mange aussi des }H>{yi)es de mer , des sèches, des 
9ipiamm » des êainienoê , dos fwouios , des Zan^oiiaCos , 
dmioerawas , des molles rondes eu cfaouvtssos, des foUlUs. 
im.mafedj$, des huecin$ ou ôieoiis el surtout des huiires 
eidm «oiifes obtoHfms. Ces dernières causent qnelqu el dia 
dalediarrhée^ des vomîssepienis» des oolliques et une érup* 
lien pétéehiale ; on ne sait à quoi attribuer ces accidenta et^ 
tandis que certains médecins les font dépendra d'un état 
partittulier deraoîmal , d'autres les considèrent comme pne- 
dttite par Vataorplîon du frai des méduses ai des astéries , 



- 184 — 

déposé sur la coquille des mollusques, etc ; d^autres enfin 
adoptent Thypothèse suivante , accréditée cbex le peupt« : 
les navires qui ont séjourné longtemps dans les eaux ont 
leur qnille garnie de moules ; ces mollusque^ se sont nour- 
ris , ont grandi sur cette quille , et les sels de cuivre qu'ils 
ont absorbés rendent leur chair malfaisante. Je ctte cette 
opinion sans vouloir ni l'approuver ni la combattre n'ayant 
pas encore eu l'occasion de déterminer expérimentalemenl 
si elle estvraic ou fausse . 

121. La viande est trop chère è Marseille pour que les 
journaliers puissent en manger souvent, elle est d'ailleurs 
en général de txmne qualité. Les meilleurs tKBifs viennent 
du Limousin : Le Piémont et le Dauphiné en fournissent 
encore de bons; ceux de la Gascogne , de la Sardaîgne et de 
la céte d'Afrique sont do qualités inférieures. La viande des 
bœufs de Sardaigne est jaune, d'autant plus foncée en cou- 
leur que l'animal est plus vieux ; les Jxeufs d'Afrique soi* 
fort petits, leur chair noire est très-suave, mais dure. 

Les meilleures qualités de moutons viennent du Berri ; 
ces animaux, plus petits que ceux de Provence, ont une 
chair plus délicate. Les moutons du Dauphiné et du Lan- 
guedoc sont en deuxième ligne ; l'Auvergne en fournit con- 
sidérablement de médiocres ; la Corse et la Sardaigne nous 
eu envoient beaucoup qui paraissent gros et beaux, gréceà 
leur abonlante toison , tandis qqe leur chair est maigre 
et coriace ; enfin , les moulons d'Afrique sont d^une grosseur 
remarquable , mais la qualité de leur chair est inférieure. 
Les éleveurs qui travaillent A l'amélioration de la race 
ovine oât fait tous leurs efforts pour obtenir un croisement 
de l'espèce du Berri et de celle d'Afrique; ils ont ainsi formé 
des Individus qui allient à la grosseur du corps la délica- 
tesse de la chair. 
Les agneaux viennent d'Arles et de la basse Provence. 
Les veaux arrivent de la Suisse et des Hautes-Alpes; 



- 185 -• 

éckattffés^par le voyage , amaigris , trop vieax , ils onl une 
chair coriace et peu juteuse. Le territoire de Marseille four- 
nit les meilleurs cochons, mais la consommation eicêdant 
de beaucoup b production , c*esi de l'Italie que Ton tire en 
hiver la plupart de ces animaux. 

D'une manière générale , la viande des contrées froides 
se conserve longtemps » celle des coteaux bien exposés au 
soleil est plus suave ; celle dâs pays calcaires moins chargée 
de graisM ; si les plantes*aromatiques abondent dans les pâ- 
turages , le fumet est plus exquis. La Sardaigne et TMnqiie 
ne nous fournissent des bestiaux que du mois de mars a» 
mois de novembre ; en hiver, les troupeaux n*y engrais" 
sent pas. Enfin , les bouchers ont fait cet le observatioo in- 
térassante , que la chair des animaux est plus graasa pen- 
dant les années humides. 

ISS. Les v#lailles , !e gibier sont d'une cherté excessive ; 
cependant on voit , en automne , nos marchés souvent en- 
combrés d*alouet4es , de grives et de merles expédiés de b 
Corse. On les vend à bas prix , et le peuple en fait ses dé- 
lices. Dans Tile , ces oiseaux sont tués avec des poisons vé- 
gétaux , parfois même à Faide de grains de blé que Ton » 
dit germer dans une solution arsenicale. Ces graines , qut 
restent dans le corps de l*oiseau, sont mangées avec ranimai 
et produisent des troubles gastriques plus ou moins graves 
niîvant la quantité daliment toxique ingéré. 

123. Le bit est très souvent altéré ou sophistiqué à Mar- 
seille. Le lait de vache , même quand il n'est pas fraudé , 
à des propriétés organoleptiques . variables suivant la tem- 
pérature, Talimentation de Tanimal qui l'a sécrété, etc. Le 
bit de chèvre est soumis anx mêmes Influencés : il est plus 
visqueux, et souvent il a une odeur particulière qui se rap- 
proche beaucoup de celle de l'animal, et qui augmente snr- 
toQt au temps du rut ; cependant il est fort estimé des 
Provençaux , qui le préfèrent au lait de vache. Le bit 



d'ânesse, qui a Todeur, la saveur et la consistance du lait de 
femme , est exclusivement pris par dçs malades ou des con- 
valescents ; son usage est fort répandu. On emploit encore 
le petit-lait comme adoucissant , émoUient, laxatif, rafraî- 
chissant, antiphlogislique * léger , suivant Ta phorisme 54, 
section V d'Hippocrate ; c Lac dare capUe dolendbus , 
fnalum] nialum vero eliam fehricilanlibus el quibus 
hypochondriaeUvalasunt miirmuranlia « et siliculosig ; 
malien a^leai cl quibus^ dejecUones biliosœ et quœ tVi 
aculiê sunl febribuSjCl quibus copmi satiguini^ fada est 
ejeclio* ConuenU vero labidis non adftiûdum valde febri- 
cilanlibus lac dare^ et m febribus lougis et languidïs 
nullaex êupra diclis signis prœsente^ et prœierrationem 
quidem exleniialis.* 

134. Le beurre est rarement employé à Mar^ille, è cause 
de sa cluerléet de la rapiditô avec laquelle il rancit pen- 
dant Tété. Les fromages les plus divers sont goûtés sur. tou- 
tes les tables , mais avec modération 

133. On ost, par contre trèa-avide de fruits» saos doute 
à. cause des déperditions considérables de sueurs que les 
chalears estivales occasionnent. Los abricots ( Pranus Ar- 
meniacaj L. ) L33 figues {Ficus cariQa). L95 fraises {Fra- 
garia vcsca, L.) L3S mCtres ( Jf j/'ii« nigra). Les pèches 
{Àinygdalus persica^ L. ) Les prunes ( Prtinus domestica ; 
L, ) Les raisins {Vitis vinifèra , L. ) Les Olives ( Olœa cm- 
ropœa, L,) L^s poires {PgriAs cammunis , L. ) Les coings 
( Pyrus Cydonia, L.) Les pommes {Pyrus inala L.) et les 
grosaillai {Ribos mgrum^ L. ), qui croissent dans le terri- 
toire Marseillais, sont vendus fort cher sur nos marchés. 
Ajoutons à cette énumération les oranges et les citrops^ 
d*Hyères» de Nio&,de Slayorque ; les melons et les pastèques 
de Caveillouy les dattes d* Afrique , et nous aurons la liste è 
peu pràseemplètedesifruitsconsoiiunésà Marseille.Malheu- 
rousoinent Tappàt du gain fait apporter tous les jours sur 



né» marchés des frtiîrs qui m sofii {Ms Inùr s m qui sont 
flétris ; et , dès )e nitfkr de frrâi , on <<én^lrile des dfttri»héirs, 
<^ âystnteries , des ehdlérincs« provenant d« rîngestien de 
ce^iftauvflfsidim^Ms, mis en vente raalgHâ fa surveillance 
actrTD de Vautofilé, «t achetés par de pauvres ouvriers 
qttî/îgnoraiHsîle paînt Û2 malarfté n'a pen été devancé , 
se fient è la bmtne foi du vendeur. 

126. Taî donné plus haut la propriété de l*eau potabte, 
dont fes Ifarseillars fonît osage : en îa coupnrft avec dti vin 
ils en détruisent la tfrudité. Le vrn du terroir se r^pproielie 
de celui de Borâeanx , bien qti*H séit moins chargé en al* 
cool et en tannin ; mais le vin véftdu chec lei fnarctiatids 
est trop souvent sophistiqué , quoique Taulorité se montre 
sévère contre tout fraudeur. Dans les cas d'indigestion , de 
débilité d*estomac, on prend «ina infusion de thé : le tilleul, 
la verveine , la sauge , Tarmoise , la mauve, sont encore, 
communément donnés en dikoction, parles gens du peuple , 
à leurs parents et à îeUfsamis, au début des maladies les plus 
diverses, et ces petits soins intempestifs de médicastres 
inproTÎsés centribaent souvent à aggirtfver d«s étala déjà 
trop tériemr par eax-mèm«s. 

tflff. Tous loi matins , vers Mpi ou Éuit benre», ia plu*- 
part des Marseillais déjennent avec un grand bol de café 
ou de chocolat à Teea ou ^u tait, dans lequel ifi trempent 
du pein. K midi ou une heure, ils font le plus fort repes de 
la journée. Vers quatre ou cinq heif^es , les enfinits etqvel* 
ques grandes personnes goûtent; enfin , à sept ou buk heu- 
res du50rr , toute la fiimrlle se trouve de nouveau réunie 
an tour de fa Cabfe. Maïs toujours tes vrais Marseitlats sent 
remarquables par leur frugalité, lewir aobvliSlé et lem» ten*- 
péranee. 

m. La pTvpartdefdenrée« sont apportées surnosmar- 
éMi , dffns les baMs et d»as Tabettolr. Quelles sénitee oon- 
dictons de salubri4éde ces divers titfmt? re>« parlé piui haut 



— 188 — 

de l'abattoir. Le marché ie tieat en plein air, de cinq heures 
à onze heures , sur uc boulevard ; les matières qui doivent 
servir à la sub^îstanos y sont apportées par des paysans' 
achetées et revendues par des ]Dar(î«a;ine5, qui sont sous la 
surveillance directe de la police ; à midi la place est nette. 
Dans des halles , trop étroites , la vente est autorisée jus- 
qu'à la nuit. Je signalerai, par rapport aux poissonneries» 
un vice deconstruclioadontles inconvénients sont évidents; 
on dépose le poisson sur des tables en bois qui, malgré la 
propreté des poissonnières , s'imprègnent d*uae odeur dé- 
sagréable et s*échauifent ; pourquoi ne pas recouvrir ces 
tables d*une lame de marbre? 



CHAPITRE XIII. 

MiBiJRS ET Coutumes. — Prostitution. 

429. Les Mardeilla's > sont douées d'une imagination vive, 
fort dispos, travaillent avec intelligence et goût; et sont 
d'une activité remarquable ; mais ces qualités les disposent à 
la présomption et à la vanité. Ardents à l'ouvrage, ils alnicnt 
à profiter des douceurs du far-nienie auquel les invite la 
sérénité du Ciel de la Provence; aussi les fêtes sont nom- 
breuses et les dimanches bien observés. 

130. Durant la bille sjisou , le samedi soir et le diman- 
che matin , les routes sont encombrées de piétons et de 
bogiieys qui se dirigent vers les cabanowis ou les bastides 
des environs. Rendu à la campagne, le Marseillais ne perd 
rien de son activité; pendant la journée du |dimanche; il va 
à la messe , il construit ses murailles de clôture, il ébauche 
les objets de menuiserie qui lui sont nécessaires, Joue sa par- 
tie déboule, trouve encore le temps de faire la sieste après 



— 1» — 

midi, de causer et de chanter avec sa femme , ses filles el 
ses amis. 

131. S'il est à regretter que les lieus sacrés du sang ne 
soient pas respectés partout comme aubrefois , au moins 
Toit-on avec plaisir les quelques grandes réunions de famillo 
qm' ont ici lieu aux principales fêtes de l'année ; elles sont 
la source de biens physiques et moraux qui ne peuvent 
qu'exereer une bonne influence sur Téconomie. 

132. Combien est plus préjudiciable à la santé la vie ex- 
térieure menée par le plus grand nombre des habitants. 
I^rmi les distractions nuisibles en usage à Marseille il faut 
mettre au premier rad^ Tabus du séjour daus les cafés. Le 
docteur Icfj^raïui du Saullsj dans la Gazette des hApiiuuM 
(1861), a décrit dernièrement les accidents de fluxion céré^ 
brale que ce séjour prolongé occasionnait. A Marseille, dans 
'es calés, 6h ne respire pas un air vicié seulement par les 
exhalaisons du gaz et le nombre de personnes , mais on est 
dans une atmosphère de tabac , car Thabitude de fumer est 
générale. Dans les cercles on dispose d'une somme d'air pur 
plus considérable ; mais les émotions du jeu ne secouent 
elles pas fortement Téconomie? Or presque loua les né- 
gociants fréquentent les cercles : les sages y vont dans 
l'intérêt de leur commerce; un plus grand non^bre s'y rend 
par habitude ; enfin d'autres en font une seconde maison , 
et c'est un premier pas vers les doubles familles , hélas ! 
trop communes à Marseille. 

133. La débauche est, en effet , bien grande dans cette 
ville, la dépravation des mœurs bien avancée et les maladies 
qu'elle entraine à sa suite bien fréquentes. Toutes les classes 
de la sociélé sont contaminées , toutes les rues infectées, el 
'e vice le plus éhonlé ne craint pafde s'afficher en plein 
jour, revêtant les formes les plus brillantes^ les plus bizarres 
ou les plus dégoûtantes. Les femmes galantes peuvent être 
divisées en plusieurs classes : les unes , en petit nombre, 



— 100 -^ 

Yivéo^ mMritakm^nt avec de riches reaiiers ; «lies «at 
logeaa Grand-Tbéatre , maisoo de ville, maison detcapipa^ 
goa» byoux en aboiidaiDcc « anieublemeotç «plendîd^ ,^ efc. 
LetK vie n*en &^i p«3 mpins charge d'aroertume, et qudr- 
qaefoiaelics tn^ilni^t finjt leur j^ura^ sail par jaloi^aie, soit 
par inélaocQUe, D^aiures feipine^ g^laptes nvèaeo^ ua %rê\n 
de vie moiofl éel^tani ; Q^let ont une loge au GymnaM <H^y 
sont abonnées.; e»U*elei)ues par des 9m^4a;éefb supérieure 
ou de petits négociant^ oUcs vivent encore marit^la- 
neoLaveo eux. Une troiaièpie classe est formôo par d^ 
femmes qm ool un amanl de cœi^r et Iroîs* quatre» cii^qf 
«Dtreieoeuri. Le vice coipinence ici è preudre dos fore^^ 
vepeuaaantea; les uialadies aoat çoAimMo^, les cous^uepca^i 
funestes d'uno pareille proslituiioB ne sauraient èlro cafon-i- 
lées. La sevidtt ces infortunées est lié directement auxap^la- 
itoos de la Beurse et du commerce. En cas de haussa , oa 
si les affaires,sent:iionnes, tout abonde cheti elles; aorvioAV 
if, pa4t<?^ntre, uno panique qui fasse baisser les fende et rar 
len^ip le mouvement d*eipo]rtation ou d*tmpep1aLîon, totU k 
Qoup', 5,000(1) entretenues, deviennent, la pSupairt» des 
fUUs iris^umiseê^ exerçant un trafis clandestin , et distri- 
hnanl au public, avec leurs faveurs, les maladies ssiphili- 
tiques; les plus graivo&et les plus variées* 

l(M. Lecommeree.deces femmes e$t pluo dang^^UA epr* 
coire <yuQ celui des filles «publiques*, lesquellioa» au. uop^l^r^ 
de 1,300 environ, sont soumises ^ la surveillance 4^^€^^ 
de moeurs, et tous les hgits jours à u^ vifile Qpédifv^le 
irô&rscrupuleuaement faite* Malgré ces préç^^i^^, elle% 
aoQ4 souvent inl^téesi, ^, cbpse; reuiarquabi^ , |e nom^e 
deii entrées à la salle Sainte-Magd^loiive osçjUe tpui<w*^ eiji 
rapport direct avec celui des entrées à la salle Saînt^RoQb. 
Lei failli est d*un grand enseignement, surtout sî on remar^ 
qM« k prefie^on des vénériens entrés à ThépitaL Sur 4QQ 
indjvidns, on trnuye: 



— i91 - 

Marins 7 

Douaniers 3 

Journaliers ft 

Diverses professions ... 16 

Sans profession 70 

Ainsi donc , les plus infectés sont des douaniers , des ma- 
rins, des journaliers, des hommes sans profession fixe, 
oisifs qui souvent appellent sur leur^ actes la surreil- 
lanœ de la police ; sans idées morales, ils se livrent bestia- 
lement à leurs appétits matériels et communiquent s^Pg 
vergogne avec les prostituées, même lorsqu*iis se connaissent 
atteints du mal. Pour diminuer efficacement la contagion 
syphilitique, il ne suffit donc pas d'astreindre leç filles pu- 
bliques à la visite , il faudrait les parquer dans un quartier 
déterminé, le clére à Taide do barrières, y laisser une 
seule porte d'entrée avec tourniquet , établir un médecin de 
garde et soumettre à la visite les hommes qui se rendraient 
dans ces mauvais lieux , comme les femmes qui y seraient. 
{<6tonsque cette réglementation n'aurait rien d'excessif, 
et sauvegarde«*att la liberté, loin d'y porter atteinte. En effet: 
1* Las filles publiques , sont moralement parquées dans 
leurs quartiers par les arrêtés préfectoraux qui leur défen-* 
deut d'en sortir ; ^ La visite d'un médecin emporterait 
avec elle Tidée de secret gardé ; 3^ La liberté de tout homme 
sain y gagnerait puisque la maladie ne serait plus à redou- 
ter. £t cette réglementation est la seule logique parce 
qu'efle envisage les deux côtés de la question; que drrait-on 
d'un mathématicien qui pour obtenir un produit néglige^ 
ralt fun des Cscteurs? L'exempte est frappant de ressem- 
Uaod, car visiter les seules filles soumises, c^esfoubiiei' Tun 
des élémenls, et tes visites sanitaires auxquelles sont pas- 
sées lés fiHes publiques peuvent diminuer les chances de 
eontagioD, mais non les faire disparaître totalement; i« 
parce qoe ta fille publique même non contaminée risque 



-^ 193 - 

irèlre oacore sourca de contagion , le virus déposé (lar un 
vénérien pouvant être absorbé par Thommc sain venant 
^près lui ; 2** parce que le temps de l'incubation pouvant 
coincider h un jour près avec la visite, la maladie se déclare 
parfois le lendemain et se communique aux hommes durant 
foute la semaine ; 3'' parcu que nombre de filles malades 
échappant A une visite rapidj sôit qfon ait mal vu , soit 
qu'elles aient bien caché leurs affections morbides h l'aide 
de stratagèmes qui pour être connus de tout médecin ne 
font pas moins de dupes et de vénériens. 

En résuiné loi ûlles publiques sont soigneusement' visitées 
h leur arrivée dans une maison; si elles ne sont pas con- 
taminées alors et qu'elles le deviennent plus tard, c*est 
par suite do leur commerce avec des hommes atteints du 
mal. La justice , l'humanité , Thygiène veulent que Ton 
veille à ce que personne no contracte la maladie ; la justice, 
rhumanité , Phygiène voudraient donc que les hommes , 
fussent visités (^-leur entrée dans une maison publique. Ce 
sorait un obiLulu puissant contre lajdébauchc de la jeunes- 
se, cause permanente de maux nombreux ; et le rempart le 
plus sérieux contre la transmission des maladies vénériennes. 

Resterait alors seulement la question bien autrement 
difHcile A résoudra de la contagion par la prostitution 
clandestine. Mais de celle-ci le' Gouvernement n'en est 
pas responsable , puisqu'il ne la tolère pas» et lorsqu'il y 
aurait sûreté de commerce dans les maisons publiques « 
cettç effrayante prostitution clandestine se réduirait d'ail- 
leurs au bout d'un certain temps, è^ de faibles proportions. 

Le relevé des vénériens , d'après les Ages » apprend que, 
sur 100 hommes de cette catégorie , 60 sont coatamin^ 
entre 16 et 25 ans, et que sur 100 femmes 75 éprouvent le 
même sort entre 16 et 25 ans. Le nombre des journées d'hô- 
pital des vénériennes est , en moyenne , un tiers plus fort 
que celui des journées des vénériens, parce que les femmes 



— 19S — 

sMil maîateniies dans les salies jasqo^à ce que ieun mala- 
dies ne soieiii plus transmissibles^ tandis que les hommes 
eilgBBl seaveoi Vexeai pendant le cours de leur IraitemeDi. 
{ Sa 18M, b po^ulaiioQ de Marseille s'élevait à 139,0M âmes; 

il consia des registres de l'hôpital Sainte Françoise qu'il 
eatra, cette année, 335 vénériens et 119 vénériennes. De- 
puis iSSS, la population oscille entre iSO,000 el 960,1160 
âmes; il est entré à l'Hélet-Dieu : 

7€S vénériens et 739 vénériennes en 1858. 

743 » 657 > 1850. 

577 > 6U > IMO. 

442 • 805 » 1861. 

La dimtniitton du cbiflire des entrées des hommes en 
1860 provient de rétablissement d'un cabinet de consnto- 
tiotts gratuites: TinOoence de la réorganisation du service 
sanitaire ( visites plus fréquentes) est sensible chez les vé- 
nériennes. 



CHAPITRE XIV. 



Maladies. 

135. Pour avoir une idée exacte des maladies auxquelles 
la population est sujette , j*ai recherché les diverses consti- 
tutions médicales et les épidémies qui ont régné à Marseille 
depuis le commencement du 19^ siècle (1) 

(4) Je dots à l'obligeanco de M. Dooas la oomroanfcation âû 
riBiportant registre eonienant les précieux mémoires manos^ 
crits relatifs aux maladies qui ont sévi de, 4806 à I85S , dans 
la dépanenient ou l'onole et le neveu ont rempli si dignement 
la taeha pbilantropiqoe de médeoios des épidémies, 

TovB xxvii 13 



— 194 -- 

Let enaeîgiieinenls que Ton peut tirer de cette étude pré- 
sentent on asaez grand intérêt pour que j'y insiste longue- 
ment, car il s'agit 1» de démontrer que les constitutions 
médicales ont changé; 2'(U trouver quelles sont les causes 
de ces changements; S^ d'établir , approximativement , du 
moins , Tordre d*cvolution des maladies annuelles , saison- 
nières, endémiques, épidémiques , leur prophylaxie et leur 
thérapeutique générale. 

136. V Les constitutions médicales ont changé. — Ray- 
mond dit que les rhumes sont communs en hiver, les inflam • 
mations aux printemps , les mjlndio.s bilieuses en été, puis 
en automne époque où les fièvres éruptives régnent sur- 
tout. DuGAs de son celé , répondait à M. Crampagny , minis- 
tre de l'intérieur, qui demandait quelles étaient les mala- 
dies du pays; < Â Marseille les variations de Tatmosphère 
exercent une influence naturelle, ses résultais sont la pro- 
duction des malndiés calarrhalcs , des rhumatismes aigus 
en hiver surtout, des maladies bilieuses en clé, des mala- 
dies qui tiennent plus ou moins du {ichm inQammaloîre 
au printemps , enfin des maladies bilioso-catharrales en 
autommc. > 

Depuis 1816, la Sociélê de médecine a constaté une 
succession moins régulière des maladies saisonnières , le 
passage sVffectuant de Tété à Thiver par des affections 
bilioso-catarrhales et par des ail'eclions calarrhales-bilieuses 
de l'hiver h Télé. 

Depuis 1852 les réactions des centres nerveux et circu- 
latoire sont moins énergiques que par le passé, Téiément 
intermittent ou pernicieux a pris une large place dans le 
cadre nosologique de la contrée où les constitutions catar- 
riiales sont toujours nettement tranchées et les autres fort 
mal accusées. 

137. S* Quelles sont ks causes de ces etiangemenU. — 
On assure que la couslitutiou des habitants est en général 



— M5 — 
moins reboste; d'autre pari les mœurs sont plus dépra- 
vées; l-alinientation n'est pas aussi bonne , soit à cause da 
la plus grande cberlé des vivres de choix, conséquence de 
ragglonération^soità cause des sophistications; autrefois 
« un vin généreux mêlé en partie égale d'eau constituait la 
boisson d'usage, maintenant bien des familles se contentent 
de colorer leur eau avec quelques gouttes de vin ontùimire 
J'ai démontré que les conditions raétdorologiques et di- 
matologiques ne sont plus les mêmes, l'air est plus sataié 
d'humidité ; j'ai dit toutes les causes qui ont vicié le sol • le 
Uaraeiiiaisetle milieu dans lequel il vivait ayant changés 'les 
consUtotions médicales ne peuvent être les mêmes 

m. Quel est Cordre d'évolution de» makuUa tpondi- 
qmg, taummière» , endémiques et épidémioues , leur pro- 
phfltxie et leur tfiérapeutique générale f ^^ 

:«9. Parmi les maladies communément obseï vées dorant 
toolerannée. il faut citer les congestions, les hémorrharies 
V»nimollis«^mentscérébraux, les congestions du cœur les' 
a«*vry,me», les embolies, les chJoros.5 . l'hvpérémie'du 
mL /.ST' '""^«''^"«""«^ <««*' ^ porte; sur les ma- 
faA« d.athés.ques et cachectfques , soit parre qu'elle, sont 
W, répandues soa, «ne qu'elles atteignent la pl„, p,- 
du temps des .nd.vidusà la fleur de l'âge, «oit partTqu'dte 
« transmettent à la généraUon suivante qui . n'est 1, J^ 
bwrteel pleine de vie. mais étiolée et près de la mmT 

L. d»tbèse tube«»leuse est la plus terrible del^U 

^«quelques cas ; sa tran«.ission du père au fib estr 
htaerk la mort lente par consomption en es» la termioafe^n 
pr«q«e constante. Les variations de notre cli„,at Tv^ 
*eat la marche funeste de la maladie. "" 

La diathè^e cancéreuse frappe un moins grand nombr. 
*^n .v.dus d'après .ne, re.ev«, de n„p.,„f ^ ^^^^ 
i» i cancéreux pour 72 tubercule.,. U coptlj^^. 



— <06 — 

coliabtlaiîon nVsi pas démontrée ; la trammîssîon hérédH 
taira est biea moins fiitaie; la moyenne de vie des cancé- 
reux est plus longue ; ta marche de ruicéralîon est pin 
rapide daoB nos climats que dans le Nord ; la terminaison 
funeste peut être plus souvent évitée. 

I>a diatbèse herpétique est fréquente ; 1 individu sur 19 
dans le bas peuple et 1 sur 18 dans la dasse aisée sont atleînls 
d'affi^ction de la peau; la contagion par cohabitation ne saurait 
éire miseeo doute, (1) ta transmission héréditaire est moins 
oemmune ; la terminaison par la guérison est presque babi- 
taelle; Tair marin favorise daas nos climats la forme inflam- 
matoire, en emploie plus souvent avec succès les composés 
iodurés ou arsenicaux que les préparatioôs sulfureuses. 

Lia diathèse Xithiasique et ta diathèse goutteuse font peu 

(I) Bien des auteurs ont nié cette contagion parce qa^ils n'ont 
pas TU la lûéme affeciion de la peau se transmettre de i'iiomme 
malade à Tbommesain. liais il faut eoosidérer que la dialbèoo 
peut revêtir une infinité de masques et il convient de recher- 
cher si elle n^apparait pas sous une forme autre que celle qu'on 
avait pns l'habitude d'observer. Voici des faits qui me servi- 
ront d'exemples; en 1S56tous les externes do Thôtel-Dien» 
qui couchaient sueeessiveoient dans les mêmes draps â leur 
tour^ de garde , furent pris les uns d'impétigo , les autres 
dfecaéma, ceux-ci de lichen « ceox-lâ de psoriasis, en Tes- 
paco de moins d'un mois. Nous sûmes h quelque temps de 
là qu^Da lépreux , qui Hvalt sa chambre vis-à-vis , venait se 
coDçfaer daas la leur pendant le jom*. Evidemment la dita- 
thèse apparaissait chez eux sous une autre forme. ^ En 
186S , j'avais en traitement Madame X... atteinte depuis quel- 
ques années de lupus vulgaris : la forme atonique. du mal aae 
fit conseiller une médication excitante ; les ulcérations suppu- 
rèrent bientôt , plus que de coutume , et quinze jours après 
1% mari de cette dame vint quérir mes soins pour un eczéma 
desmaîos. —Ces faits soot assez concluants pour que je n'ajeute 
pas d'autres observations. 



- 197 - 

Al TÎcUia^s ; tes habitudes de sobriété des marseiliais exer^ 
ceot une leureuseÎDQueiice en ces cas ; la transmission hé- 
réditaire est assez rare ; les opérations spéciales réunissent 
d'IiaJMtttde , une des plus graves complications, Terysipèle 
tfMimatîqoe , étant aussi exceptionnelle é Marseille qu'elle 
est fréquenta dans d'autres ^villes. L'eau de Vieby , les pré-* 
parations de colchique et une sévère diététique ramènent 
te bien être dans la majorité des cas. 

la caebexie catarrb^le s'observe assez souvent , chez les 
vieîUards surtout ; mais elle n'ait poiat commune chez les 
adsIleSf comme dans certains pays brumeoz et frokU. 

La eaehinie rhomatismale est rare , les chaleurs de Télé 
amenadi des sueurs eritiques qui jugent les rhumatismes; 
QQb p^ut dire cependant, que les variations brusques de Tai- 
umphér^ Cavorisent à Uarseille les rechutes de rbumaiismes 
el sinon la cbronîcîté du moins la périodicité des douleurs 
rhumatismales : ausâi L'usage des chemises de flanelle , et 
des surtoula , ne saurait être trop recommandé ceipoie 
moyen prophylactique. 

La cachexie séreose frappe moins souvent des marseillais 
quedes gens venus de pays où régnent desûèvres inter* 
roittentes graves ; néanmoins on observe des hydropisies 
essentielles, ou des anaaarques par suppression du transpi- 
ration, qui cèdent aux diurétiques et a la diéle lactée. 

kl cachexie scorbutique ne se montre que chez des ma- 
rins , eacore est elle moiui commune depuis que Thygi^ne 
neval^Cist plus respectée et que la vupjur a abrégé le temps 
d» navigation* 

La carJieiie vénérienne afflige surtout ceux qui ont né- 
gligé de<S3 soigper au début des afiections syphilitiques »ou 
qui ont ;cont£acté ie germe du mal dans les pays tropicaux 
ou en Algérie; il est rare que les altérants réussissciU 
dans ces cas où la guérison ne s'obtient que par une diète 
sèche prolongée et l'observation rigoureuse de .tous les pré 
ceptesderhygiène» 



- i98 — 

Ces diverse» dlalhèses, ces cachexies derniers (er^ef 
d*affeclions générales de l'économie , intéressent il médecin 
hygiéniste d'abord à cause de l'influence désastreuse qu'elles 
exercent sur l'individu , et plus encore sur les enfants. 

Les maladies des dialhésiques, des cachectiques, des scro- 
fuleux et des lymphatiques , oiit ici un caractère particu- 
lier: un fond d'atonie remarquable se joint souvent à une 
forme d'eréthisme qui peut tromper le praticien, lui faire 
ordonner des sangsues, des saignées , tandis qu'il faut user 
des sédatifs , des antisupsniodiques et tenir en reserve le 
peu de forces qui reste. Les passions toujours plus cxeilèee 
dans une grande ville*, la vie plus active que Ton y mè- 
ne, l'air salirf, sont^les causes les plus probables de celle 
rrrttabilité qui suivant les cas est salutaire ou défavorable, 
mais doiH il -faut tehir compte mèitio lorsque les afTectiODS 
de cette ctosâe d'batfTlàns prennent le masque des maladies 
saisonnières! • • 

' 146. Lorsque les saisons suivent leur cours régulier , o» 
voit successivement apparaitre à Marseille. 

1» Des maladies inflammatoires de décembre en mars ; 

2« Des maladies catarrhales de mars en juin ^' 

30 Des maladies bilieuses de juin en âcpiembrc ; 

l<» Des maladies bilieuses calarrhalcs de septembre en 
décembre. 

Le nombre des maladies est alors dans le rappert sui- 
vant: pour 3 en hiver, 10 au printemps, 6 en été, 1 en 
automne. — Nfais cette série régulière des constitutions sai- 
sonnières ne s'est montrée que trois fois de 1805 h 1868. (i) 

Autrefois il était assez commun de n'observer datis le cours 
d'une année que des maladies inflammatoires et catar- 
rhales (2) , ou des maladies purement inflammatoires. Mais 
depuis 1852, lorsque l'élément inflammatoire a régne 

(4) 481«-4818*I853. 
(2) «8I0-4M4-I2-Î7. 



— 190 — 

peucbol les mois dm frad rigoureux , il cède imiuedial^ 
ment la place au génie calarrhat qui domine jusqu'au ma- 
menl des fortes cbAleurs. — Si Tbiver est doux, la eonsliln- 
tioû inflammatoire ne s'élablil pas et c'est ta catarrbafo qui 
la remplace; en ce cas quelques jours de plaie et de vent 
(N-E) suflfiseni pour déterminer une épidémie de grippe. 

Les détails dans lesquels je viens d*CDtrcr, permettent im 
ooncinrv que les maladies inflammaloires franches sont à 
Ifarseille peu communes : que les maladies cal arrfaates mhiI 
é» beaucoup les plus nombreuses tant à l'ctat de simpli- 
esté que Gompliqué«9S d*élément inflammatoire ou bilieux : 
enfin que les maladies bilieuses s'observent ordinairement 
durant les chaleurs. 

Au sujet de la gravité de ces maladies ont peut répondre 
que les inflammations, toujours sérieuses lorsqu'elles attei- 
gnent les oignes principaux nj sont pas tant à redouter 
que les aOectîons catarrhales; que celles-ci , plus béoignes 
en apparence, n'en sont pas n^oifis fnf ;i!o$ prce qu'elles 
envahissent une plus grande étendue ; enfin que les mala- 
dies bilieuses acquièreul durant les cLâleurs caniculaires 
unegpBvîlé désespérante. 

Que par rapport au tempéramment général des habitants, 
le génie inflammatoire est moins dangereux que le pién • 
bilieux et celui-ci que le génie calarrhai. 

Qu'en considération de rage ; Tenfantet le vieillard ont 
tout à craindre de rétablissement d'une constitution catar- 
rbaie. 

Que le sexe la redoute encore , surtout à l'époque puer- 
pérale. 

Et rhistoire des endémies et des épidémies nous apprend 
que le rôle joué par Télément catarrhal est funeste. 

Je ne reviendrai pas sur les moyens prophylactiques à 
opposer; quand aux moyens Ihêrapentiqoes généraux ils 
consistent en : un sobre usage des saignées, Tadministration 



— 200 - 

iHtrdiede voDiilifs, surtout au début; si on use desnar- 
coliques lu belladonuc est préférable parce qu'elle joiat 
à so$ propriélé3 cainiautes^ des qualités snti-ûuxîonDaires 
presque spécifiques; eufio, les vésicoloires volants réusais 
sent k Marseille dans les cas où il fi*agit de stimuler Féco- 
uofnie et de lui donner la force de réagir ou de préparer (es 
crises salutaires. 

141. Marseille était 9 autrefois, souvent visitée par des 
fièvres putrides dont les causes les plus connues étaient ia 
malpropreté dos rues , ou Ton entassait toutos sortes de dé- 
bris, et Tagglomération des habitants dans des logemeaCs 
insalubres. Ces fièvres putrides de nalure infectieuse, diOK 
sissaient ordinairement leurs premières victimes pariM \m 
prisonniers, (1) qui transportés à Thépital ne tardaienti pas 
d'y communiquer la maladie malgré la sollicitude des c\\eb 
de service et de Tadminislration; les malades iûfectani à tienr 
tour les visiteurs, les fièvres putrides régnaient bientôt 
en ville. 

Les meilleuroi conditions de salubrité des prisons et des 
logeuients, ont fait disparaître celte (ièvre du cadre j^ossir 
logique. ^ 

Les fièvres h forme typhoïde semblent Tavoir reniplacée; 
pour se faire une idée exacte de leur étidiogie» il convient de 
les distinguer de la fièvre typhoïde proprement dite ; oelfe- 
ci reoonnait poMV causes un vice de nutrition, une consrtitulJDn 
chaude ou froide, Tadolescence , le tempérament sai^uiA» 
la IranslatiQn dans une grande ville, une nourriture in^f- 
fisante , les excès et surtout los travaux immodérés. Elk Cbt 
due h un élal de congssUon œnslanle el carœlérisliquedu 
9y$lème capiUaire. Cet état de congestion , non seulement 
amène tous las symplômas morbides, mais encore les 

(I) Ceux qui faisaient partie delà chaîne payateul d'habituds 
ieur tribu presqu'aussitôt après leur arrivée. 



— aM — 

aUénilions analomo-fKilhoIogtquett el ta mori du iypiiQii|ii0 
par dëfau Ide nuirîlîoD. (I) 

L*éliologie et la njlure <tes fièvres à formes typkofdes 
sool loafes différentes. 

L'état typhoïde 'est une affection de réoonoroienyaiii poor 
caraclères prîocîpaox : la prostration des forces , Tatoiiie 
fks solides, la difloence et la mauvaise odeur des fluide$. 
Sans doute Téiat typInAde se rapproche de Télat putride des 
ancîefis , mais îl présente de plus que ee dernier quelques 
caraclères de malignité. Les- troubles nerveui, la perversioB 
cérébrale , la stupeur S3 joignent, dans l'état typhoïde , à 
rabattement des forces , à l'atonie des solides et à l'élai de 
dissûluiioD des Roides que Grivaud (2) a donnés eomefie 
caractères de la paUridilé, et ces sympt6mes sont suAsanle 
peur créer une essentialité distincte. L*ètat typhoïde sur- 
vient souvent à Teccasion de l'absorption d'émanations pu* 
treseenles provenant d'un fœtus mert , de liquides purur 
lents eu hétérogènes, d'une partie gangrenée, d'un poison 
septîqoe,etc; mais raffeclion ne 60 développe , dans Im- 
mense majorité des cas , que ai la cause oeeasioaoelle eal 
aidée par un trouble moral ou par ou état pathologique 
préexistant. 

LYlat typhoïde est donc un élat de complicatieu pouvanl 
nrvenir dans toutes les maladies fébriles ^nives^ beaucoup 
plus commun que la fièvre typhoïde vraie., bien ptus raroi- 
aient mortel , évidemment dû à une intoxication dont les 
amiMptiques triomphent. 

Eofia il y a lieu de croire que la meilleure appropriatioB 

(I) Dans ses climala tempérés les fièvres catarrhales mu- 
qwQsea et typhoïdes formen^lles ttoit maladies dîsliiielei« 
D'B. MADmm. — Montpellier 486S (mémoire covroopé par la 
teôélé impériale de médeçiue de LyoQ. ) 

(I) Cours des fièvres , lom. ill. pa«. 364 , 419. 



^ ao2 - 

des milieux , la dispArilion des foyers priocipaux d'infecUoo 
la ooDslructioQ d'égoùts, une bonne voirie, rendront ces fiè- 
vres moins fréquentes. On conçoit facilement que par contre 
le bouleversement de terrrains viciés, d'où s'exbalenl des 
émanations mèphiliquos, délélère$,en augmente le nombre. 

Un fait moins explicable mais souvent renyirqué, c*est 
que Taugmentation du chiffre des maladies éruptives coïnci- 
de avec ces bouleversements de terrams; on Ta constaté lors 
de la canalisation du gaz et des eaux de ldDurance,lorsde la 
construction des égoùls et des maison Mirés. Enfin, lors des 
démolitions .fiour la rue Noailles et pour la rue Impériale. 

On doit encore considérer comme endémiques les fièvres 
intermitjlentes y qui nous l'avons dit, autrefois rares à Mar- 
seille,deviennent fréquentesdepuis quelque années. Non pas 
que l'on observe de véritables ficTros d'accès difficile» à gué- 
rir, tendante la cbronicité, amenant des altérations organi- 
ses, comme dans les pays marécageux; les fièvres intermit- 
tentascèdent au contraire très vite ici, soitàradroinistraiîoQ 
d*an vomitif,'soit à quelques doses de sulfate de quinine; mais 
les génies intermittent et pernicieux dominent dans la plu- 
part des maladies à tel point qu'au printemps ou en 
automne principalement, les atfecfions graves deviennent 
presque toujours rémittentes ou intermittentes , surtout 
lorsque l'économie commence à être affaiblie, vers le déclin 
des maladies. Les convalescences sont ainsi contrariées, 
enrayées même quelqueibis , si encore le valétudinaire ne 
succombe pas h Tinstant où on le croit sauvé. J'jnsiste à des- 
sein sur ce point que ce génie morbide date À peine de 
1852, acquiert chaque jour plus d'influence etquMl est ur- 
gent de s*opposer par un bon système de canalisation des 
Mux de la Duranoe à ce qu'il ne prenne plus d'extension. 

Toutes ces maladies endémiques sont peu graves à l'état 
de simplicité; mais tantét la constitution des sujets les rend 
|!^ius sérieuses, ainsi les fièvres éruptives, thypboïdes, 



iniermiltenles fionl plus à redouter chez le$cKalhéslquescfae2 
les cachectiques el chez les scrofttleux ; tantôt les constitu- 
tions médicales les répandent d'avantage, ainsi la constitua 
tion cat^rhale détermine le règne des exanthèmes, la eons^ 
titntîon bilieuse favorise en outrecelui de< fièvres typhoïdes, 
la constitution catarrbole-bilieuse est accompagnée du règne 
des fièvres intermittentes; tantôt enfin les épidémies peu* 
vent trouver un aliment dans ces maladies endémiques , 
comme elles trouvent un aide favorable dans certaines 
constitutions médicales, l'histoire analytique des épidémies 
de Marseille, depuis 53 ans « le prouve. 

112. Dans cette période d'nn demi siècle' la' population 
de Marseille a été affligée une fois de Fièvre putride, 4 fois 
de Catarrhe , k fois de Rougeole , 6 fols de Petite vérole cl 7 
fois de Choléra épidémique. 

L'Epidémie de Fièvre putride a sévi d'abord sur les 
veillardsct sur des enfants agglomérés dans des féduits in^- 
fects, et exténua par dés privations de toute sorte, aune 
épque de revers et de malheurs pour la France. 

Les épidémies 'Catarrliaks survenues à l'occasion de 
variations brusques de température après une saison douce 
et humide, ont frappé une proportion énorme d'habitants , 
mais ralleinte du mal a été plus dangereuse comme compli- 
cation que comme afTRclion primitive. Les enfants ont payé 
un plus fort tribu que les vieillards etceux<ci qu« les adul- 
tes f les femmes en couche ont souvent souffert, la chaleur 
comme le froid excessifs ont déterminé la fin de l'épidémie; 
la transmission du mal par infection est certaine, bien qu'elle 
soit moins évidente que pour les cas de typhus épidémique. 
Une bonne alimentation , l'usage de vêtements chauds, sont 
ici tes moyens prophylactiques principaux, l'isolement vient 
en deuxième ligne. 

Les épidémies de Rougeoie constamment précédées de 
rétabfis^eménC ' ^'uné constitution catarrhdié ; ont séfi 



^ 201 -- 

spciaWmenlsur les enfants, el \ù maladie s'est montrée d*4U-^ 
tant plus funeste qv'olle a atteint des sujets plus jeunes; les 
Riétasiases splancliniques étant alors plus redoutables soit à 
cause de la Caçititô avec laquelle les muqueuses se prenneai 
dons le jeune âge, soità causa de la répoiy^ plus iromédiato 
tt la prevûcatîon morbide h cetlo époque de la vie. Durant 
ces épidémies la. transmission de la maladie par cont^^ioai 
a toujours élé rem^irquable. On a vanté radministraiion 
de la Belladoqne comme moyen prophylactique , mais les 
effets de la plante oaiélé bien tnoonslants et l'isolement a 
donné de meilleurs résultats. 

Lies épidémies de Peiil^ Véivle ont |)erdu de leur gravité 
depuis que la vaccine a été répandue; et l'on ne verrait 
plus se reproduire à présent des faits aussi graves qu'ea 
1806, 1808, 1822, 1824, 1828, époques où le 10<"« de la 
population fut atteinte , où la maladie règaa pendant une 
ioqgue suiie de moi$ , où il suffit d*un malade venu d^uoa 
ville voisine pour allumer Tinçendie, le maU'élant commu* 
nique ensuite d& proche en proche. 

Mais la maladie épidémique le plus Urrible de nos jours , 
e^est le Chulèr^^ dont Mi^rseille a 7 fois reçu les atteintes 
depuis 1839. Ces épidémies semblent naître de préférence 
après les. eonstitutions catarjrhales, mais la maladie n'est 
pas créée de toutes pièces à Marseille , il est démontré 
qu'elle y a été importée en 18:17 , 1849 , 1834 ; et il est 
permis de douter qu'elle s'est iutroduite de la même orta- 
uiàre en 183S , 18$0 et 1855 bien qu'on n'ait pu suivre 
exactement la filiation, des premiers cas, La maladie a eu 
ordiuairejiept une périodi? prodromique ( malaise , diar- 
rhée, brisement des membres ), pendant laquelle les mo- 
yens thérapeutiques réussissaient en général ; cependant 
cette période prodromique a manqué dans Timmense nxa- 
jorité des cas en 1855. Le bas âge a été une cause prédis- 
posanla constante dans les 7 épidémies ; M ait mort ai^i^nl 



- 905- 

d^enbols que dl»aunes el de (emmes adul(C3. Toutes pro- 
poriions gardées les YÎeîllards n*ODl pas élé plus alleints. 
La oiortaLité chez les femmes a été d'environ 1/16 piasforla 
que chez les iiommes. Les malades , les convalescents, ont 
payé an plus fort tribut et la mortalitéa éiô d'ua deuxième 
plus élevée à rbôpital qu'en ville. La mortalité générale 
de i sur l,4t chez les civils, n'a été que de J sur 2 chez le 
militaires; si on note que tes choléras atteignent^ et tuenf 
moitié plus d'enfants que d'adultes, comme il est dit plus 
hant, on voit que relativement , l'épidémie a plus sévi sur 
la garnison que sur les habitants. La. mortalité a été 
d'autant plus forte que l'agglomération était plus grande 
Enfin dans les tnMs principales épidémies de 1835, 1819 et 
1854, il est nrart 1,23 habitants pour iOO. 

Les divers traitements employés ont à peu près donpé les 
mêmes résultats* L^état typhcritde , complication la plus fré- 
quente, est survenu à la période de réaction. 

La contagion par infection , surtout par les d^ections des 
cholériques a été démontréa^ Les couvents cloîtrés sont res- 
tés è Tabri de l'épidémie. Les linges des cholériques ont 
transmis h maladie dans divers villages où on les a lavés. 

H est donc établi par ces croelles épreuves : qœ le choléra 
asiatique est importable; qu'il n'est prd[)ablefflcnt pas créé 
de toutes pièces à MarseiBe, par les constitutions médicales^ 
par rétat des lieux, par le défaut de salubrité , par l'agglo- 
mération des habitants , bien que ces causes soient favora- 
bles à son dévdopperoent, rendent plus grave la maladie et 
lut donne , pour ainsi dire , droit de domicile après son 
iotroduction ; que l'on doit détruire par Teau de chaux et 
les fomigations acides ou désinfectantes , les déjections des 
cholériques, urines, selles, matières vomies, sueurs qui 
sont les principales sources de transmission du mal * enin , 
que le dépari pour une localité saine et l*isolemefet d«8 
malades demeurent les meilleurs moyens prophylactiques. 



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-. 215 — 

lO. Il me resU à utiliser on deroier documea l officiel; 
c'est ia DomeDciâlure des causes des décès à Marseille. On 
sait combieu cette statistique est fautive, les médecins ne 
donnant pas toujours sur les billets, deslinésâ Tétat civil, les 
diagnostics exacts, liais si une aussi puissante cause d'erreur 
ne permet pas de fonder un raisonnement juste sur les 
détails du tableau , on peut encore commenter Tensemble 
du document et en tirer quelques déductions générales uses 
vraies. Ainsi , le relevé indique qu*il faut redouter : 

1« Ali premier âge : L'instant de raccouchement, les 
fièvres (inflammatoires et éruptives), la coqueluche, les 
maladies des oi^anes digestifs (dyssenterie ei choléra infan- 
tile), du système lympbaliriue (scrofules), et les convulsions. 

i» DiU'OfU tenfanee : Les fièvres (éruptives), les mala- 
dies des organes de la circulation ( hémqrrhagies)! des arti- 
culations (tumeurs blanches), du système nerveux (convul- 
sions), de la peau ( érysipèles ) et des organes génitaux. 

^ Pour ^adolescence : Les fièvres (typhoïdes), les mala- 
dies des organes delà respiraibn (laryngites, phtbisie), du 
cœur ( hypertrophie). 

4<^ A Vàge mur : Les fièvres (typhoïdes), les maladies des 
organes de la respiration (fluxions), de la digestion, des 
articulations ( rhumatismes) et des organes génitaux. 

i^ Pendant la vieillesse : Les maladies des organes de la 
eirculation , de la digestion , de lu respiration et génitaux* 

fi* Bans la caducité : Les maladies du cerveau (ramol- 
lissements , hémorrhagies), de la circulation et de la respi- 
ration (catarrhes). 

On notera cpie les maladies du cœur et.de ia digestion 
sont cMuparatîvemeni plus funestes chez l*horome que chez 
la femme et que le contraire a lieu pour les maladies des 
organes génitaux. 

Enfin, le total des décès par âge confirme ce qui a été dit 
précédemment au sujet de la mortalité. 



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ikk. Les auleurs de la Statistique des Boiiebes-<iu*Ilhôn« 
ont recherché le QDnnljrj proporliotioet do malades dans les 
diverses localités du déparlcment ; tandis que le chiffre 
moyen estde 1 sur ôj^ le chKfro dj Marseille est de 1 sur 50. 
Le pourquoi de cette dilierence se tr<}uve tout contenu dans 
les conditions fatales du milieu artificiel des grandes villes. 
Mais ce qui est spécial à la cité phocéenne-, et io résultai 
des variations de son climat» de la fréquence des vents , des 
changements inopinés de sa température^c est le rapport des 
maladiei de po>trineaut autres aUTjctioni. Un relevé du 
mouvement de sortie des hépîtaux de 1855 à 1860, m'a 
démontré qu'année moyeqne on doit compter. 

8 maladies i 2 maladies dés organes locomoteurs^ 
de I 2 » > > abdominaux, 

poitrine pour f 5 affections fébriles ou cérébrales* 
L3i tuberculisations pulmonaires étant dans les relations: 
de 19 pour 23 maladie* des voies respiratoires ; 
de 3 pour 20 autres maladies. 

Jerappro:;hj Vdlontiei*s ces données statistiques de celles 
de Raymond, « de 9 adultes , dit-il, 2 périssent de phtbisie, 
et , en générai , dà 23 ahiltes , 10 pàriss3nt de ma ladics de 
poitrine. » On voit avec plaisir, par la comparaison de ces 
deux relevés, que la proportion des pbthisiques a diminué 
(3 pour 20 au lieu de 4 pour 18), et le plus grand bien élre, 
l'aisance chez le peuple <loivent être considérés comme les 
principales causes de cet te amélioration. 

145« Dans le cours du mémoire je ne me suis occupé que 
des épidémies qui ont. régné penrlant le 19* siècle; mais les 
temps antérieurs pbrt«nt aussi en eux un enseignement qui 
ne doit pas être perdu. 

L'histoire prouve que la décadence de la ville, ses rap- 
ports nouveaux avec des peuples chez lesquels certaines 
maladies étaient endémiques ou épidémiques , le mouve- 
ment des armées, la migration d'individus isolément ou en 



— 218 — 

masse furent des causei oocasiotiuelles d'aiFeclioas popu- 
Idires. 

Ainsi, Marseille devenue ville barbare sous ta doiiiinalien 
de ChildCrbiit et de Gharles-lë-ciiauve, moins IcommercaDie 
qu*Arlesson ancienne rivale, soutîfitd^es fatnines , des épî-^ 
zootîas, des fièvres- pestylentielles,< (Kvppi : hist. Mars.ann. 
SSS, 768, 7^1, 87^i^.')-^Lcs relations oommercialcs avéo l'O- 
rient occasionnëreti^ 23 pestes de 1M8 et 1606, cette de lêtft 
entre antres Ail terrible, elle enleva les deux tiers de la 
popuhitbn. — • Djs navires venant d^Améfiqae ont importé 
7 fois» lo fièvre Jaunfe on 19* ans. -^ L'onvahtssètti«nt des 
Arabes au V* sièelfr a été marqué par une grave é()idémie de 
variole*— »La lèpre fut importée en Provenbe au V* siècle par 
des Juifs.... 

146. l\ convient eneore de ne pas -oublier que TEfat mo- 
rai de la ville a jotié un gran 1 rôle dans l'établissement de 
toutes les épidémies. 

Marseille, colonie phocéenne', puissante par son commer- 
ce^ reddutée à cause de ses forces navales et de son alliance 
avee Rome; citée pour r^qiiilé de son gouTèrneit>enl, école 
quiédaireTO^^ddentet qui polit les Gaules, est renjarqua- 
ble par la pureté de ses mœurs, la salubrité de son séjour, 
la force a tfalétique de ses citoyens. {Cïcero tiU.) MarseiHe , 
abâtardie par la domination. romaine , foulée aux pieds par 
les Barlrfires ,- déchue de son ancienne grandeur, devenue 
ville secondaire des Gaules, est habitée par un. peuple 
mou et prédisposé aux atfections putrides. Marseille, sous le 
règne de Louis XIII et dans les premières années du règne 
de Louis XIV , étend son commerce avec f Orient ; sen port 
est très-fréquenté, ses habitants murmurent centre la posi* 
tion précaire qui leur est faite , le roi se présente, et dissout 
la cité politique ; dèS'Iors, c*est à peine si le gouvernement 
rautiloipal , qui tient du démocratique , conserve une ombre 
de- liberté 9 et sous la Régence, Raymond bous trace la 



L 



f 



- 219 — 

tableau suivant d# l'elat des habitants ; « Le luxe sans bor- 
nés, communiqué par la capitale, vient d'achever la révolu- 
tien dan» Teçpr^t et i^s tnœuri en. répandant, avec le goût 
de» jouissances privées, rindiflTérence pour le bien public. 
Ces senticuei^ts étroits et froids étoutfent la bienfaisance ; il 
en résulte raccroissementde la misère du peuple, ^ dépra- 
vation de Tespèce pour le physique et le moral, et les mala- 
dif 3ur.tou^ N oaalf dias lentes. > Plustard, au XIX* sièple, 
SQttS la RÂv^luUoQ^t sou^.rËrnpire ,ics esprit^ s'agitent, 
les partie spiH auyc prises , les alliés entravent le comnc^rcei 
Pétai n^aUMHiregx d^ la popuiatiqn . permi^l au germe mor* 
bide importe au fort Sai nt-Jean do se développer, le typhus 
ravu^ la vijie en 1812. Enlin^ Marseille est devenue centra 
da grand c^ioacrce , ville coloniale ., aux mœurs Levanti* 
uas; resprjt y est surcxeilo par Tappas du gain » le désir du 
luxe et de la prompte jouissance; depuis toutes les constitu- 
tîoD^épidéfpiques.oat été ri^marquables par la prédominan- 
ce des symptômes à carjotères nerveux; la grippe, les 
cbaléras ont laissé après eux dt:^ névralgies tenaces, Téré- 
thisme nerveux , raiiémie , la chlorose entrant comme 
élément daps la plupart des maladies. Ce n*est que par 
régalit^ d'àme, Ténergique possession de soi-même, le main- 
tien des passions dans de justes limites, que Ton pout se 
soustraire} h des influences aussi peruicieuses^ aussi généra- 
les, et j'arrive à cette suprême conclusiou que Tun des plus 
fùrs moyens de conserver la santé au peuple, c*est de le 
rendre sa^e ef moral : € Omnia (juc? ad medicinam perli- 
neni iusunl in ^apienlia. » 



— 220 - 

Du MOUVEMENT D*ÉMIGRATION PAR LE PORT DE MARSEILLE , 

par M. Charles Expilly (de Salon), auteur de : Le 
Brésil tel qu'il est — Les Femmes et Us inœurs du 
Brésil — La Traite , l'Emigration et la Colonisation 
au Brésil, etc, elc. 

Monsieur Legoyt, Secrétaire perpétuel de la Société de sta- 
tistique àe Paris, â publié, en 1861, un ouvrage très substan- 
tiel et très intéressant sur l'émigration (1). S'iaspiraoi du 
remarquable rapport do M. le Cjnsaillerd'Ëtat, Ueurtier, et 
puisant ses chiffres uniquement à des sources officielles, Tau - 
teurnous montre Timportiince relative de l'émigratioa chez 
les différents peuples de TËurope; il déduit, decemouvemenl 
d'expatriation volontaire, ses coaiiéquences politiques , mo- 
rales, économiques. 

Le livre de M. Legoyt est d*une utilité incontestable et 
incontestée. Grâce a ce livre, nous connaissons à fond les 
principes y les causes, les effets, des émigrations allemande, 
anglaise, française, italienne, suisse, danoise, belge; 
dans le détail, comme dans l'ensemble, rien n*a échappé à 
Fappréciation de l'habile statisticien et du savant philosophe. 
Les distances ont été franchies par son esprit investigateur, 
et les nombres relevés pour Brome , Hambourg , Londres , 
Liverpool , G'.ascow, Anycrs, sont aussi exacts que ceux 
qu*il présente pour le Havre. M. Legoyt constate également 
le mouvement par les ports de Bordeaux, de Bayonne et de 
S'-Nazaire ; mais il 4ie s'occupe pas de Marseille — dont la 
Société de statistique a, pourtant, couronné son ouvrage — 
par cette double raison que » le département de l'intérieur 

(Ij L'Emigration européenne, Paris. Gaillaumio etC>«, li- 
braires. 



— 221 — 

ne donne aucun renseignement pour V Algérie et que les 
mmres qui transportent moins de quarante personnes à 
la ftris, n^étant pas soumis à Cinspection du Commissariat^ 
on ne connaît pas davantage le nombre des transports qu*ils 
effectuent, > 

Cest cette lacune regrettable que nous allons essayer de 
combler , à Taide des renseignements que nous venons de 
recueillir péniblement sur les lieux, et que nous nous som-^ 
mes efforcé de coordonner. Heureux serons nous, si nous 
parvenons à enehasser discrètement la pierre que nous ap- 
portons, dans Tangle le moins éclairé de Pédilice élevé par 
es soins de If. Legoyt, en Thonneur de la statistique gêné raie 
de rémigraiioD. 

Sans doute , il est bien dif&cile de déterminer exactement 
le mouvement (rémigration par le porl de Marseille. Cette 
difBcullé provient des trois causes suivantes : 

1* L'absence d'un Commissariat spécial d^émigration. 

2» Le décret du 9 mars 1861 , et , subsidiairement , les 
moyens mis en œuvre pour éluder les dispositions de ce 
décret. 

9* Les prétentions exorbitantes de certains Consuls 
étrangers. 

PaSMlftaE CAUSE 

Vabêence dun Commissariat d'émigration. 

Des Commissariats pour Témigration ont été établis, con- 
formément à Tarlicle \** du décret du 15 janvier 1855 , sur 
trois points seulement du territoire français : Strasbourg , 
ftris et le Havre. 

Trois antres localités plus ou moins importantes, mais, 
d*oii partent des émigrants poor les pays d*outremer, sont, 
aujourd'hui encore, privées de cette institution éminem- 
ment protectrice ; ces trois villes sont : Bordeaux, Bayonne 
el Marseille. 



-^ 224 — 

Ed eiïet, d'après la lellre de ces articles, le passager qui 
fiaye quarante francs sur un navire à voiles, ou quatre- 
vingt francs sur un navire à vapeur, n*est pas rangé dans 
la catégorie des émigranls ; et, d'après le môme lexte , le 
navire qui reçoit moins de 40 émigrants échappe à la sur- 
veillance de Taulorilé spéciale. 

Que résulte-t-il > dans Tapplication » des dispositions for- 
melles de ces deux articles ? 

Il résuite ceci, à savoir que: légalement, il n'y a poiot 
ou presque point, à Marseille, de navires spécialement affec- 
tés à l'émigration, puisque dans respac3 de 3 années (1861- 
6i-43), on ne peut citer que trois navires qui se trouvaient 
dans les conditions spécifiées par le décret de 1861. 

Ces trois navires sont : 

1* Le trois-mâts français , le Joseph , capilcune Agostini . 
transportant à la P/a(a 263 passagers italiens, parmi les- 
quels 172 hommes, 45 femmes et 46 enfants. (1) 

2* VEspérance, capitaine Ollivier , trois-mâts français , 
en destination de Rio-de-Janeiro, avec iO passagers. 

3« Le Calalafimi, en destination de La Plala^ avec 103 
passagers, parmi lesquels 91 hommes, 4 femmes et 5 en- 
fants. 

Sans doute, de nombreux Ixitim^nts partent du port de 
Marseille, qui transportent des émigrants ; mais, comme le 
chiffre de ceux-ci reste en deçà de la limite fixée par le dé- 
cret» l'autorité n'est pas fondée à intervenir. 

Le mode d'émigration usité h Marseille représente un*sys- 
témc mixte. 

Un navire embarque une certaine quantité de marchan- 
dises ; ordinairement c'est du vin, du sel, du ciment et 

(i) Le Joseph n'a pu effectuer son voyage ; il venait de lever 
fancre lorsqu'il fit côte dans l'avant-port (NordJ du port Napo- 
léon , le 7 mars 4864. 



- 225 — 

' des briques ; puis , il reçoit un nombre de passagers qui né 
dépasse pas 40 , mais qui atteint souvent le chilTre de 39» 
de 39 et demi, quelquefois « puisque les enfants au dessous 
de 8 ans ne comptent que pour une demi place. (1) 

Les armateurs se trouvent donc en règle avec l'adminis- 
tration , et celle-ci n'a le droit de s'enquérir, ni des appro- 
visionne menst, ni de la solidité , ni de Taménagement du 
navire; l'administration se voit ainsi impuissante à vérifier 
si les mesures prescrites par les articles 8,9, 10 et suivants 
du décretdu 15 mars 1861 (2) pour assurer le bien être et, 
la sécurité des émigraots, ont été observées. 

Cette situation est grave , i>ien grave déjà ; elle le paraî- 
tra encore davantage , lorsqu'on aura signalé les fraudes 
pratiquées par certains armateurs, dans le but d'éluder les 
prescriptions du décret précité. 

Le chiffre 39 et même 39 1/2, nous venons deleconstater^ 
est celui que cherchent à ne point dépasser les agents , plus 
ou moins reconnus, d'émigration. Mais ce chiffre est réelle- 
menldépassé, à l'aide d'une ruse qui ne trompe personne, et 
contre laquelle, pourtant, ne peuvent réagir les représen- 
tants de l'autorité. 
Les armateurs et le capitaine portentuncertntn nombre 
' de passagers, comme étant nourris h la table du capitaine 

i où à celle des officiers. Ces j^ssagers , aux termes du décret 

I du 9 mars 1S61, ne sauraient, dès lors, être eonsiJérés 

I comme émigrants. 

I (I) c Les enfants an dessous d'an an ne sont pas comptés 

dans le calcul du nombre des passagers k bord , et deux eo- 
laots âgés de plus d'un an et de moins de 8 ans , seront comp- 
tés pour un passager, v 

Art. 5 du décret du 15 mars 486f . 
(î) Art. 8. 
« Les approvissionnements , soit qu'ils aient été embarc|c^s 
par les émigrants eux-mêmes , soit qu'il aient été fournis pat 

TOMB XXVII 15 



Certains armdteurs sont plus osés encore. ' 
Sur leurs instigations, le capitaine présente une liste de 89 
noms; mais il a eu le soin d'inscrire sur son rôle d'équipage 
l'excédent des passagers, les uns comme matelots, les au- 
tres comme garçons de service , ou gens de peine , devant 
travailler à bord pour gagner le prix de leur passage. 

La loi reçoit ainsi une entorse violente; néanmoins, 
elle reste désarmée devant le texte formel du décret du 9 

le capitaine du navire , seront faits en prévision de (a plp& 
longue durée prob^le du voyage , calculée ainsi qu'il suit : 
Par navires à voiles: 

49 Pour New-York et les autres port$.de rUnion-Âméricaine 
situés sur TOoéan Atlantique septentrional. . . 55 jours. 

2« Pour le Canada 60 • 

3» Pour la Nouvelle-Orléans. 65 » 

(• Pour les Antilles 55 » 

50 Pour le Golfe du Mexique et le Brésil. . . T6 (a) 
60 Pour la Plata 80 » 

Art. 9. ^ 

« Les qualités, quantités et espèces de vivres dont Vémigrant 
ou Tenlrepreneur devra s'approvisionner, seront vérifiées et 
fixées pour chaque destination par le Commissaire de l'émi- 
gration. » 

Art. 10 
« Le navire sera pourvu des ustensiles de cuisine, du combus- 
tible et de la vaisselle nécessaires. [1 y aura une balance des poids 
et mesures de capacité, dont il^sera fait usage à la réquisition des 

passagers. » 

Art. M. 

« Les couchettes devront avoir intériei^^eipent un mètr^ qya^ 

tre vingt trois centimètres de longueur ^t cinquante çentû^ètre^ 

de largeur , etc , etc. « 

(a) Ifotre expérience persennelle n^ni âatorUe à lignalér comme Inexact oe 
jPDyi^jMiy 4a 7Q joar8> fixé pour la tratersée de France an BréilU 

Le CKpper dq H&Tre Le Uv aillant qai nom traDiportait à ftle-4e-7anelro a 
miê ii Jouri pour aecompUr ta traTeriée. 



— 227 — 

ipars 1C61 et la manœuvre des armateurs obtient le résul<- 
tat que ceux-ci poursuivai«Dt. 

Cette absence de conlrùle est d*autant plus regrettable, 
que si elle abandonne le bien-être, la santé, et même Texis- 
tence des émigrants à Tarbîtraire des armateurs , elle afiecte 
du même coup la sécurité publique. 

Il est arrivé , en effet, que des individus, intéressés h se 
dérober aux poursuites de la justice, se sont entendus avec 
un capitaine peu scrupuleux ; et, il y on a partout , à Mar- 
seille, comme ailleurs » de ces capitaines. Ces individus se 
sont embarqué moyennant un prix convenu; mais leur 
véritable qualité à été dissimulée, à Taide de la tactique 
dévoilée ci-dessus. 

D'autrefois, le capitaine est censé ignorer, il ignore même, 
rindignité du passager qui sollicite son embarquement, aux 
conditions ordinaires. Ce passager , pour des raisons qu*il 
se garde de (aire connaître, est absolument dépourv 
de papiers qui constatent sou identité. Il parvient cepen- 
dant à se tirer d*embarras, avec la connivence de certains 
îo lividus qui font métier de procurer des passeports à ceux 
qui en ont besoin. I^e passeport obtenu, toujours moyennant 
finance , cela va sans dire , le passager monte à bord et il 
est libre d'aller exercer ailleirrs Findustrie suspecte qui le 
tarée k quitter ta terre de U patrie. La justice perd ainsi le« 
traces d^uQ boinme dangereux quelle $.*appréteit à saisir; 
mats j dans deux mois , l'Amérique comptera un malfaiteur 
de plus. 

Nous appuyons les observations qui précèdent, sur un faû 
qui a nécessité Tinter vention de la poKce, à bord d'un navire 
qui s'apprêtait à lever l'ancre, le 15 septembre dernier. 

Le trois-mats Fiormza , capitaine Schiaffiho et battant 
pavillon Oriental , était en partance pour Buéuos-Ayres. 
La Fiqretik^^- avouait 39 émisants et demi , mais , ep roa^ 
Uté, elle en transportait un plus grand nombre. 



Ainsi , 5 individus étaient inscrits comme passagers de 
chambre, mangeant à la table du commandant; ils avaient 
à leurs ordres 3 garçons de service. De plus, le rôle d'équi- 
page comprenait 22 hommes, tandis que la moitié de ce 
nombre aurait suffi pour manœuvrer et conduire le bèti- 
mgnt. Trois de ces hommes étaient inscrits sur le rôle , 
comme devant gagner leur passage par leur travail. 

Evidemment, le nombre réglementaire était dépassé, et, 
pourtant, le capitaine se disait en règle avec la loi fran- 
çaise. Chose à signaler encore: La F/orenra était chargée 
de matières inflammables, ce que la loi interdit formellement 
et expressément , lorsque les passagers atteignent le chifTre 
de 40. (1) 

La Fiorenza serait partie sans être inquiétée, cependant, 
si une plainte de vol n'avait été portée par une mère, con- 
tre son fils âgé de 16 ans. Celui-ci avait disparu depuis la 
veille, et l'on soupçonnait sa présence sur le bâtiment 
oriental. 

Le mineur se trouvait h bord, en effet, et possédait la som- 
me soustraite ; il était mentionné sur le rôle d'équipage 

(1) L'article \^ du décret du 45 janvier 4855 porte: 

c Tl est interdit de charger k bord d'un navire affecté au 
transport des émigrants , aucune marchandise qui serait recoQ- 
Due dangereuse ou insalubre, d 

L'art. 9 du décret du 9 mars 4 864 dit à son tour : 

« Il est interdit de recevoir à bord aucun passager atteint 
de maladie grave ou contagieuse , et d'y placer aucune mar- 
chandise qui serait reconnue dangereuse ou insalubre. 

Enfin Tart. 7 du décret du 45 mars 4 864 signale cnti autres 
objets dont l'embarquement est interdit, «les chevaux , les bes- 
tiaux, la poudre à tirer, le vitriol , les allumettes chimiques, le 
guano , les peaux vertes , les produits chimiques inflammables 
et les fromages , excepté ceux durs et secs, ne portant aucune 
odeur. » 



comme étanl garçon de service, bieo qu*il eut payé 3M 
francs pour sou passage. Le Commissaire des Ports le fil dé- 
barquer immédiatement. 

Lafi^irede vol se compliquait d'une autre affaire de dé- 
toaruemenl de mineur. La jusiice est saisie. Nous nous bor- 
nons , puisque l'occasion noui y provot^ue , à signaler les 
conséquences funestes qu'engendre parfois pour les familles 
et pour la sécurité publique, le défaut de surveillance dont 
bénéficient, aux termes du décret du 9 m.irs IStSl , les na- 
f ires qui transportent moins de 10 passager5. 

Cette visitera bord de la F/are/iza, amena la découverte de 
trois autres français des Basses-PgréiiéeSj dont la situation 
était loin d'être régulière. Inconnus .!k Mjrsoille, ces émi- 
grants avaient été adressés , par le commis d'uc courtier 
maritime, à un individu qui se chargerait de leur procurer 
un passeport. Le passeport avait été obtenu, en effet , au 
prix stipulé d'avance de 5 francs par télé. 

Les trois Bas- Pyrénéens possédaient bien chacun un livret; 
mais riea ne coastatait que c^ lîvret leur appartint en 
propre. Leur identité ne résultait donj, ni do ce livret, ni 
du passepjrt qu iU avaieal pay j à ua individu qui les voyait 
pour la première fois. 

Ces Français étaient, nous aimons à le croire , parfaite- 
ment honnêtes ; pourtant, les circonstances, au milieu des- 
quelles s'était effectué leur embarquement , donnaient à 
cet embjrqueiiijul ua caractère fâcheux de clandestinité. 
Des hommes intéressés à se soustraire aux investigations 
de la justice, n'auraient pas agi différemment, et, il est hors 
de doute que, maintes fois, le cas a dû so présenter. 

Si notre appréciation pouvait être contestée, nous citerions 
des témoignages autorisés, que nous avons déjà reproduits 
dans notre travail publié par la Revue Coulemporaine^ em 
1838 , sous ce titre : 

De t Emigration el de la Colonisation au Brésil, 



— 230 — 

Ces témoignages émanent : 

lo Du docteur Heusser, délégué des cantons de Zurich , 
Berne, etc., etc. 

Le rapport du (loclcur : Lie Schweizer auf den Kolo- 
nieen in Sa7i'Paulo^ in Brasilien (Zurich i857), porte qu*il 
a trouvé parmi les colons, des gens de mauvaise vie, sortis 
des maisons decorreclion {Gctoesene Zachthauls Straeftingé) 
en bon français , des forçais libérés. 

2» du directeur de la Repariiçdo Gérai das terras pu- 
blicaSy le Senhor Manoel-Félizardo doSouza-e-Mello. Celui-ci 
accuse plusiours Etats européens d*avoir tiré de prison, 
pour lus envoyer au Brésil, des hommes incorrigibles, incor- 
ri^ioeis. Le reproche aurait besoin d*ôlre mieux justifié^ 
en ce qui touche le rôle attribué aux gouvernements euro- 
péens; mais il établit un fuit dont la gravité n'échappera à 
personne. C'est la présence, sur le sol brésilien, d*un nombre 
considérable d'Européens tarés, parlant, dangereux pour 
la paix publique. 

3" Enfin, du député MounA. 

Dans la séance du 10 octobre 1857 , lo senhor Moyiu 
s'osl plaint de trouver confondus, parmi les ouvriers probes 
et laborieux qu'amène l'émigration, des galériens {gales) 
des repris de justice {rcos de pQlicia). 

Oîlte citation devait être rappelée ici puisque, nous allons 
bientôt rétablir par des chiffre:; , les trois quarts dés érai- 
grantî: qui s^embarquent à Marseille, ont le Brésil pour des- 
tination. 

D'après les considérations qui précèdent, nous nous cro- 
yons fondj à soutenir que : le commerce illicite des passe- 
ports , d^un côté; de Tautre , l'impuissance de Taulorifë à 
surveiller sérieusement les navires qui transportent moins 
'de iO passagers , favorisent fatalement la clandestinité dés 
départs, par le port de Marseille, tout en maintenant lés con- 
ditions défavorables dans lesquelles sVffectuebt ces départs* 



— 2$1 — 

Oq Doas objectera» peut-être, que Tarlicle 6 du décret du 
9 mars 1861 doniie aux étnigrants, dont le nombre n'atteint 
pas 40 > le droit d^lnvoquer Pintervention du Commissaire 
d*émigration , à l'etfet de constater la qualité el la ^uanliU 
des vivres el les conditions de leur contrat. 

En réalité , ce droit ne saurait être utilement exercé ; et, 
défait , il ne Ta Jamais été jusqu'à ce jour , à cause de Tab- 
leace d'un bureau de rcnseignemeuts » partant , à cause de 
rignoranoe où restent les émigrants, à l'endroit de cette 
réserve du décret. 

Voici maintenant un autre genre de fraude, qui déroute 
nécessairement les agents de l'administration locale, et qui 
entrave singulièrement tout relevé statistique : 

Des bâtiments sont affrétés à Marseille. Munis d*une p:.- 
tente régulière, ces bâtiments se dirigent vers un point de 
la côte, les Ues d'Hyères, ou Port<Vendres. Là , ils embar- 
quent des marchandises , mais , ils complètent leur char- 
gement, en prenant un certain nombre de passagers. 

Cest ce qu'ont fait les navires français le Paado et le Robert 
Pbtbon qui sont partis de Marseille, c«lui-ci, le 16 Mars, 
oelni-là le 3 Avril 1861. Ils sont allé prendre à Port- Ven- 
dre, le Pbado^ 23 émigrants, le Robert Peyron , 35. 

Certainement , ces départs d'émigrants auraient passé 
inaparçusy si quelques uns des voyageurs , en atteignant le 
]»rt de destination , n'avalent, conformément à l'article 11 
de la loi du 30 juin — 18 juillet 1860 , recouru à l'autorité 
conspire, contre les capitaines qui prétendaient retenir 
leurs bagages, pour compléter le prix de la traversée. 

Voilà encore une tentative d'exploitation qui a échoué ; 
mais combien y en a-t-il qui réussissent et qui restent igno- 
rées 1 

Une dernière remarque : 

L'article l*"' du décret du 9 Mars 1861 impose un cautien- 
Bement, dans la limite de 15,000 à 40,000 fraies, àUut 



^ 232 — 

fncIIvîdjLi , à toutes compagnies ou agences, qui veulent être 
aulorîsùs à entreprendre les opérations d'engagement et le 
Iranspjrt des érnigrants. Grâce au mode d'émigration pra- 
tiqué à Marseille, celle prescription du décret est facilement 
éludée par les capP.aines el les armateurs. Pourquoi ceux-cî 
demanderaient-Ils raulorisationexigée^qui entraine le dépôt 
du cautionnement? L'article 1*' ne les concerne en rien, non 
plus que les articles 1 el iOde la loi du 30 juin — 18 juillet 
1S60. Ils transportent des voyageurs, en même temps que 
des marchandises ; mais, leurs navires ne sont pas affectés 
ù Temlgratiou , cl , la preuve de ce fait, c'est qu'ils embar- 
quent toujours UJi uouibre de passagers inférieur au chiffre 
réglementaire. 

Qji leur procure ces passagers, cependant? 
Q'jelquefjis ce sont di'S corrospondants italiens ; d'autres 
" fois, d^'s individus qui, dissimulant leur industrie suspecte, 
circonviennent les ouvriers nécessiteux , guettent les 
étrangers misérables et sans travail, el , a l'aide de pro- 
messes mensongères , les embauchent pour Témigration , 
après leur avoir , naturellement, et au préalable, soutiré 
leurs derniers sous. 

Inutile do déclarer que les agents du recrutement illicite, 
appelés pisleuj's à Marseille , et runners dans le langage 
administratif, doivent être plus nombreux dans les ports où 
il n'existe point do Commissariat d'émigration, qu'aux lieux où 
fonctionne ceUe magistrature spéciale. Pourtant, c'est pria- 
eipalement contre ces industriels immoraux que sont dirigés 
l'article 10 de la loi de 1860, el l'arrêté ministériel du 20 
niars 1861* Mais, la toi, les décrets , les arrêtés , sont lettre 
morte pour les pisleurs. On compte à Marseille plusieurs de 
ces racoleurs, contre un seul agent d'émigration autorisé, et 
une façon de bureau de renseignements, accrédité par l'auto- 
rité locale, mais seulement en faveur des chaudronniers ns^ 
politaiûs. 



L'agent en questiou^ei non pas l'individu qui tient le bu* 
reau de renseignements , s'est conformé au décret du 9 
mars, en fournissant un cautionnement de 15^000 fr.; mais, 
en présence de la concurrence déloyale que lui font les pis* 
teurs 0i les armateurs , il est disposé à reclamer son eau* 
lionneroent. 

Il nous reste à exposer la troisième cause qui enlève h la 
statistique une partie de k sûreté , ou mieux encore , de la 
certitude, qui doit lui dicter ses appréciations. Cette cause, 
nous la trouvons dans les prétentions de quelques fonction- 
naires étrangers. 

Troisième Cadsb. 

Les prétentions exorbitantes de certains consuls et capi- 
taines étrangers. 

On connaît la fiction interuationaie, par laquelle tout b4- 
tiroent est considéré commentant une portion du territoire 
du pays dont il a arboré les couleurs. Cette fiction est in- 
voquée par les fonctionnaires et capitaines dont il s'agit , 
dans le but de se soustraire aux prescriptions contenues dans 
les lois et décrets qui régissent l'émigration. Suivant eux, ils 
ne cesksent pas de fouler le sol de la patrie , lorsque leur 
pied touche, même dans un port français, les planches 
d'un navire de leur pays; conséquemment, l'autorité locale 
B'èst Plis (ondée à exercer sa surveillance sur ce navire^ 
que protège suilisamment le pavillon national. 

Ainsi, gr^ à celte doctrine , est paralysée momentané- 
ment , à Marseille , du moins ^ l'action du Commissaire dé- 
lé$^. Ptjudant les démarches occasionnées par ce conflit 
d'un nouveau genre , le bâtiment étranger, qui a eu le soin 
de se mettre en règle avec la Douane et* la Marine, lève 
l'ancre et prend la mer* 

Exemple : Le brick-godlette Calatafimi qui transportait 
103 passagers. 



— 284 - 

CetU qnestion appartient au domaine do la politique , 
niais> elle n*eât pas essentiellement politique; du reste , elle 
se dresse devant nous comme un obstacle , et puisqu'elle a 
la prétention de nous barrer le cheiciti , force nous est de 
relever son arrogant dé6. 

La fiction sus-mentionnée n'a pas détruit , ce nous sem- 
ble , le droit que possède ehaque peuple, d'imposer TobéiS' 
sance de ses lois h tous ceux , nationaux ou étrangers , qui 
occupent une partie de son t^rriloîre.Or, ce point n'est-il pas 
adthispar tous les États civilisés^ que le territoire comprend 
une zâne déterminée — une portée de canon — en face des 
côtes? Cette zone maritime n'est ainsi que le prolongement 
du sol de la patrie. Cela est si vrai qu'un bâtiment anglais, 
chargé da munitions pour les confédérés et attaqué par uu 
navire fédéral, dans les eaux de Cuba , a provoqué récem- 
ment d'énergiques réclamations de la part de l'Espagne. K. 
Marseille même, un corsaire confédéré qui s'était réfugié 
dians le port et qui en était parti clandestinetnent , sans se 
conformer aux prescriptions réglementaires, a été poursaivi 
par un vapeur français. Le corsaire avait atteint la z6ne 
espagnole, lorquo le vapeur le découvrit. Noire bâtimeM 
Vira de bordauss'rléi; sou action s'arrêtait devant la bar* 
rièr« fictive qui le séparait du territoire étranger. 

Faut--it rappeler encore le combat récent de VÀlabama 
et du Ket'seage , en face de Cherbourg , mais , en dehors 
de la zone maritime fraivçaise? Un de nos bâtiments de 
g^Mrre surveillait les deux américains , afin que cette z6ne 
ne fut pas franchie. 

Or, si le sol d3 la patrie se prolonge jusqu'à uno distéûc^ 
convenue des côtes ; à plus forte raison embrasse-t-il l'eik* 
ceinte maritime qui touche aux quais et aux maisons. Cela 
a-t^il besoin d'être démontré? 

Qu'un ci*im8 se oommette à bord d'un bétiment étranjier, 
ancré dans un port français , et ', immédiatemenl , fai fdke 



interviendra pour redainer le mallailear. Saas doute, le 
coQsol de b nation à qui apfMirtiendra le navire, sera raqua 
d'assister Taulorité locale; mais, en cas de refus du eoaiul, 
ranlorité n*en rempliri pas moins la missîou qui lui est 
Goufiée , dd protéger Tordre public sur le lerriloire aouBîs 
à sa surveii lance. 

Peul*élre nous opposera*tH)n le principe d^iuvîolalHlilA, 
appliqué aux ambassadeurs et aux minislres étrangers. Ces 
hauts fonctionnaires foulent, dans leur h6lel, la terre de la 
patrie, et, cesl pourquoi leur demeure reste invioldlile , 
cooinie les personnes qui Foccupent. Ce privilège est tallo- 
meot avérée que le domicile des ambassadeurs écliap|ie à 
lent impôt direct ou indirect. 

A Fappui de cette opinion, on nous a rappelé la revendica- 
tion heureuse, entn^ise par Tambassadeur ani^lais auprès 
du fisc , dans le courant de la présente année (1). Le chieu 
de l'ambassadeur avait été soumis à la taxe qui pèse sur ns 
congénères français. Lord Cowiey a redamé; sau ehien 
foisate partie de sa maisoD , tout comme son domestique;» 
Quoique vivant en Franœ et circulant dans les mes de Paris, 
l'animal avait élu domicile à Thôtel de l'ambassade, et eet 
hAld , nul ne t'ignore, représeole une prolongation du 
territoire britannique. 

La réclamation de Lord Cowiey a été reconnue ftm d ée ; 
mais, qu'esl-<;o que oela prouve contre la thèse que bous 
défenifons? 

La loi française a pu, sans danger, foire une pareille oon* 
cession ô la fiction îoternationale,et étendre jusqu'à un dnen 
le bénéfice de cette fiction. Dans re5pèc8« H s'agissait d'un 
intérêt très secondaire; c'était une question purement fisca- 
le dont fa^ution', telle qu'on la désirait, ne portait atteinte 
ni aux droits souverains de la nation , ni aux droits «up^ 
rieurs de rhumaoité. 

(4) Celte étude a (été faite vers la fin dt 186a. 



-. 236 — 

Klais, admettez qu'uu fait grave , troublant Tordre public^ 
le soit produit dans IVneeinte réputée inviolable; esi-ll pas- 
sible alors que ia loi désarme devant la fiction ? Le consen- 
tement du haut fonciiounaire sjra gracieusement demandé, 
sans doute y comme dans le cas prévu ci-dessus ; toutefois , 
si Tautorisation était refusée, Pautorité passerait outre, parce 
que aucune fiction ne saurait prévaloir contre la loi qui ga- 
rantit à tous, aux citoyens, aussi bien qu'auxétrangers, la 
paix et la sécurité. 

L'histoire nous apprend que, ainsi que le consul , Tarn* 
bassadeur lui-même perd en partie, dans Toccasion, le pri- 
vilège immense qui lui a été accordé. L'immunité disparait 
pour lui, lorsqu^il a compro.uis par ses actes le caractère 
sacré qui entourait sa personne. 

Le Régent de France n'a-t-il pas emprisonné, puis expulsé 
du territoire, le ministre d'Espagne, duc de Cbllamarb, 
après la conspiration qui porte son nom ? 

Dernièrement encore, le consul du Pape, à Naples, n'a-t-il 
pas vu son domicile envahi par l'autorité locale? Lui-même 
a reçu l'injonction de sortir de la ville, et de franchir au plu- 
tôt la frontière. 

La question d'émigration, il ne faut pas l'oublier, est 
tout autant une question d'ordre public, qu'une question 
d'humanité. 

L*état où se trouve le navire , la rédaction des contrats , 
la qualité et ia quantité des vivres , la conduite du capitai- 
ne envers les passagers, peuvent compromettre la tranqui- 
lité du bord , la santé, et môme l'existence des individus 
embarqués. C'est pour ces causes que la loi, dans son intelli- 
gente sollicitude , a soumis les bâtiments aCTectés à Témî- 
gration et qui partent des ports français, à une surveillance 
spéciale. ^Dès lors, comprendrait-on que la loi et les décrets 
fussent dépouillés de leur sanction, par le seul fait des pré- 
tentions exorbitantes qu'élèvent des (bnctionnaires étraa- 
gers? 



— 237 ^ 
Le charbooDîer est maître dans sa cabane, et une grande 
nation comme la France tolérerait qu'un simple consul con« 
trariât, sur le territoire national, Texerwice de son droit sou- 
Terain et glorieux de proleclion , en entravant Taction 
bienfaisante de la loi 1 

Cela n*est pas admissible; cela est arrivé pourtant, ainsi 
que nous Tavons établi ci-dessus. 

La situation pour Marseille est désormais connue. 
En Tétat de la législation , les armateurs et les capitaines 
qui transportent des émigrants , s'arrangent souvent pour 
éluder la loi et ils réussissent souvent à Téluder. 

Nous allons aborder maintenant, par son côté purement 
statistique, la question que nous avons à traiter. 

Les considérations qui précèdent font mieux comprendre 
déjà la déclaration qui sert d^introduction à ce travail. Sans 
doute, il est bien difficile de déterminer exactement le mou- 
vement d*émigration par le port de Marseille. Néanmoins , 
en prenant pour base les documents officiels que nous avons 
pu nous procurer sur les lieux , il nous est permis de poser 
des cbiflres approximatifs, qui se rapprocheront beaucoup 
de la vérité. Ces chiffres ne nous donneront pas une certitude 
complète; mais, du moins, ils nous maintiendront, avec 
une autorité incontestable , sur le terrain d'une probabilité 
raisonnée. 
Notre travail embrasse les années, 1861 , 1862 et une 

partie de 1863. 

Année 1861 

Le premier document officiel que nous devons consulter , 
nous est fourni par l'administration de la Santé. Il cons- 
tate le mouvement du port de Marseille pour Tannée 1861. 
Bâtiments 
Entrés. 9,369 jaugeant ensemble 1,721,568 tonneaux, 
Sorib. 1,996 > > 1,244,743 .> 

Soit 14,365 bâtiments jaugeant 2,966,311 tonneaux. 



— à3» — 

et apportaol, ou emportant, un nombre connu de dS^^OÛO 
Toyageups. 

Ces chiffre», pour les bÀlimenle, sont offieîels, sans doute; 
mais pourtant, ils ne sont pas d'uno exactitude rigoureuse, 
ainsi que nous l'a fait judicieusement remarquer le direc- 
teur do la Sant4, par cette raison que beaucoup de navires 
prennent la mer, sans demander leur patente. Conséquem- 
ment, on n*a pas pu relever le nombre des passagers ou 
émtgrants que portaient ces navires. Cest un jalon de plus 
qui fait défaut aux calculs de la statistique. Nous devons^ 
ajouter encore ceci: 

Jusques et y compris Tannée 1861 , les rapporta de la 
commission sanitaire se faisaient sur des feuilles volantes. 
Ceat seulement à partir de Tannée 1M2 , que ces rapports 
ont été recueillis et enregistrés. Pour ce motif, les feuilles 
volantes ne nous ont pas été communiquées, et nous aveos 
dd nous contenter de constater les chiffres généraux du 
mouvement du port. 

Ce mouvement, nous venons de le voir , comprend un 
nombre de 14,365 bâtiments qui se divisent ainsi par na- 
tionalités : 





i 


i 


£ 


«sa 

l 

■a 


1 


î 


j 


X 






Arrivée. 


6,988 


i<,36S 


495 


428 


329 


26î 


ng 


4H 


«77 


— 9,369 


Départ. 


^,m 


:4.034 


472 


4IS 


282 


247 


407 


406 


2«8 
Tttal. 


«4.996 




44,365 



Ea aépprant des autres , les bâtiments ayant une destina- 
tion tcansatlantîqve et transpéditerrapéeni^e ( fays d'êmi- 
graltor^ , nous nous rapprochons du but que nous voulons 
atteindre. 



— 839 — 

Voici le nombre de ecss bâiimentf et leur naticoalité et les 
Heux de destinaiioD. 













qpa«9 




i 








"^ 


^^^ 


Patilloiis. 


£ 


i 


i 


i 


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ï 


^ 

j 


ï 


1 


i 


3 


TSTIOI 
l-tiib. 


Français. 


467 


94 


494 


89 


72 


37 


9 


9 


7 


4 


4 


—977 


Italien. 


3 






47 


7 


4 


S 




4 






— 34 


Grec. 








4 
















— 4 


Espagnol. 


i 










4 










— 8 


Âotricbien 


"n 




43 


4 














— 44 


Ane^is. 


Am-IWi 3 




45 




3 












— 51 


AméricaiB 


imm:m 3S 




7 




7 












— 62 


Portosais. 












9 












— % 


Brésilien. 












2 












— 2 


Jérusalem 












4 












— 4 


Umgaayl 


















4 






— 4 




7( 


Dtal 


gêné 


rai. 


4,443 



Ces chiffres ne se rapportent , nous devons le répéter, 
qn'anx navires se dirigeant vers les pays où se rendent d'or- 
dinaire les émigrants européens. 

Eh bien l Sur ce total 1»143, ifueJ, est le nombre des baii- 
oents qoî appartiennent exclusivement au 'commerce des 
marchandises, et le nombre de ceux qui traiisportept de« 
émigrants, comme complément de leur cargaison t 

Voilà one distlnctipn qu'il nous est impossible d'établir» 
par la raison qœ les documents manquent pour Tannée I86t» 
à cause de la dispersion des feuilles volantes qui contien- 
nent les rapports de la commission sanitaire. 

Nous en sommes réduits à cc^nsultev les listes» qui non» 
ont été communiquées à la pr^f^ture des Boucbesrdu-Rhé- 
fieet siir lesqi^lles sont inscrits les noms des individus («r- 
tis pour Tétranger avec des pes3eporl$» 



— 2i0 — 

1*' Trimestre 1861. 
. 76 Emigrants parmi lesquels 4- femmes el un entant de 9 
ans sont partis : pour l'Egypte 19. — Barcelone 12. — Rîo- 

Janeiro 3. — Cadix 4 Ci. 38 

Les 38 autres sont allés à Gènes, Tunis, Constanti- 

nople, etc, etc .' Ci. 38 

2"« Trimestre. 
46 Emigrants dont 11 femmes : pour l'Egypte 8. 
— Rio-Janeiro 2. 
Les autres pour 18 destination différentes. . Ci. 46 

3"« Trimestre. 

55 Emigrants dont 11 femmes. 

'Rio-Janeiro 7. — Egypte 10. Buénos-Ayres 5. — 
Gonstantinople 4. 

Les 29 autres pour destinations différentes .Ci. 55 
4ine Trimestre. 
« 51 Emigrants parmi lesquels 26 femmes. 

Egypte 11. — Buénos-Ayres 4. — Honduras 3. — 
Torto-Ricco 2. — Riô-Janeiro 1. 

Les autres pour destinations diverses ... Ci. 51 

Total y dont 52 femmes 228 

Ces individus se recrutent dans tous les corps d'étals. 

Les plâtriers vont plus particulièrement à Barcelone ; les 
boulangers à Rio-de-Janeiro ; les charrons et maçons, à 
Athènes ; les mineurs, serruriers, fleuristes, à Messine ; les 
modistes, tailleuses, dames de comptoir, sur tous les points 
du globe* 

Tous ces emigrants sont français et dans la force de Tàge. 
Parmi eux se trouvent 3 médecins, tous marseillais; l'un 
âgé de 36 ans , s*est dirigé vers Caracas; le second est allé 
en Egypte et le troisième ô Gènes. 

Les rapports du Commissaire délégué pour Témigration 
nous donnent le résultat suivant : 



- Ml — 

Parlissur 5 navires dont'4 français cl un américain, la 
C. J. Kershaut , capîiaine J. C Nicuols : T7 passagers m 
rendant â : 

Montevideo â9. — Rio-Jaueiro 33. — Maracaïbo 4. — Mar^ 
tîniqael. 

En additionnant ces deux nombres 228 et 77, on obtient 
un total de 305 , qui représenterait le chiffre des émigrants 
frant;ais partis , par b port de Marseille , dans le courant 
de l'année 1861. 

Nous sommes convaiucu que ce chitfre est incomplet. No- 
tre opinion est corroborée par les rapports que ta Direc^ 
lion générale de la Sûreté publiqve a adressé au Ministre 
de l'Intérieur pour les années 1859 et 1860. Ces rap|)orts 
fiieni à 6701e nombre des émigrants fournis seulement par 
le département des Bouches-de-Rbéne et qui ont quitté la 
France en 1859. Ce nombre sa réduit à 638 , d*après les 
mêmes rapports , pour Tannée 1860. 

Il est vrai de dire que dans celle double évaluation sont 
compris les colons pour l'Algérie , aussi bien que les émi- 
grants pour d'autres régions et que les passagers de la 1^ 
catégorie sont plus nombreux que les voyageurs de la se- 
conde « comme cela résulte des tableaux inclus dans les 
rapports de 1859 et 1860 et d'où nous extrayons ces chif- 
fres : 

Département des Bouches-du-Rhône. 
Algérie. — Etranger. 

1859— 312 328 J « 670 

1860— 369 269 i =638 

Cependant nous devons dédarer qa*en 1858, la supério- 
rité du nombre appartient à l'Étranger, ainsi que le tableau 
annexé au rapport pour cette même année le démontre* 
Département des Bouches-du-Rhône, année 1858. 
Etranger 627. -r- Algérie 537. 
Et bien! En présence de l'au^'^^^^^lion ^'»' émigrants 
TOMB XXV 16 



- 242 - 

français, officiellement constalée dans le mouvement général 
de 1860, sur celui de 1859 et qui se décompose ainsi : 
Augmentation en faveur de l'Élranger 657 
de TAIgérie 266 

Total 923 étnigranU; 

En présence aussi du nombre considérable de bâtiments 
affrété à Marseille en 1861 , pour les pays d'émigration ; 

Mais, surtout, en présence de l'accroissement, autrement 
signi6catif , sur les chiffres de 1861 , du nombre des navi- 
res sortis du port de Marseille en 1862, et dont l'Algérie ne 
bénéficie que pour un petit nombre , ainsi que notis allons 
bientôt l'établir ; nous estimons que le mouvement de 1858, 
favorable à l'étranger , s*est reproduit en 1861 , dans le dé- 
partement des Bouches-du-Rhéue , partant, que nous som- 
mes fondés à repousser, comme inexat, le chiffre restreint de 
305 individus que donnent ensemble, les listes de ta Pré- 
fecture et les rapports du Commissaire délégué. 

Evidemment ce chiffre , bien qu'étant officiel, ne saurait 
représenter le contingent que Témigration française a expé- 
dié, en 1861, par le port de Marseille , vers les contrées 
transméditerranneéennes et transatlantiques. 

Du reste ; notre appréciation ne pourra pas être sérieuse- 
ment contestée , après que noua 'aurons étudié la marche 
de rémigration, pendant Tannée 1862. 

Une remarque importante doit déjà être faite , c*est que, 
seuls, les Italiens qui s'embarquent à Marseille pour aller 
en Amérique , dépassent, et de beaucoup , le nombre de nos 
nationaux qui s*éloignent, par le même port, de la terre de 
la patrie. 

Année 1862. 

Lts documents officiels qu'il nous a été permis de consul- 
ter sont plus nombreux pour Tannée 1862. Grâce à ces do- 
f^uneats , les ténèbres qui nous ont enveloppe jusqu'ici 



— 243 — 

commencent à se dissiper , sans dis|:)araître toot-à-fail, ce- 
pendant. 

En somme, notre tâche devient moins difficile. 

Voici d^abord le mouvement général du port^pour Tannée 



Bâtiments Entrés: 9,393 jaugeant ensemble 1,704,431 1. 
Sortis: 5,323 » . 1,297,014t. 

Soit: 14,716 > > 3,001,446 1. 

NoQS devons signaler cette différence de 351 navires et 
de 55,131 totineaui, au profit de Tannée 1862, sur Tannée 
1H61. 

Geile différenoe, insignifiante po^r ït^s entrées, porte prin- 
cipalement sar fesf sariies. 94 navires déplus qu'en 1861 sont 
entrés à Klarseille dans le courant de Tannée 1802 : mais, il 
est sorti de ce port 327 bâtiments de plus, en 1868, qu'en 
1861. Sur ce dernier chiffre, TMgérie n'en a reçu qu'un 
nombre excessivement rédoit, ainsi qu'il résulte de la com- 
paraison entre le tableau ci-dessus pour 1661, et le tableau 
qui va être présenté pour Tannée 1862. 

Voici cet^ comparaison : 
Bâtiments partis pour TMgérie, par le port de Marseille, 
saos pavillon fraDQ^i?- 

» 1861^467 
1862 — 479 

Diflëreiio0 en plus : 12 

En déduisant ce nombre de 12 bâtiments, qui ^partîent 
à TAIgérie , il reaCe encore Bli chiffire de 318 lurvîrea repré- 
aénlani one augmentation considérable dans le mouvement 
marilime de Marseille. 

Contestera-t-on que rémigration transocéanienne soit fon- 
dée à revendiquer iM>ur siens quelques uns de ces navirest 
Noos ne le pensons pas, et nous concluons de ce fait qu& 
rei|»triation volontaire suit une marche ascendante por le 
port de Marseille. «^ 



^ 244 — 

Celte conséquence acquise , nous rappellerons Pobserva 
lion judicieuse de M. le Directeur de la Saoté^elqùi se rap- 
porte aux bâtiments sortis du port,sans avoir demandé leur 
patente. Il existe donc un certain nombre de bâtiments qui 
nous est inconnu, et, partant, un certain nombre de voya- 
geurs qui échappe k nos calculs. Cetle situation Trrégulière 
deviendra plus évidente, lorsque nous aurons désigné pai 
leur nom quelques navires partis avec dos émigrants, et 
dont il D*est pas fait mention sur les regi&tres de la Santé. 
. . Mouvement par nationalité des navired. ' 

Arrivée. Français — Italiens — Espagnols — Grecs — 
6,192 1,351 495 351 

Àulrîohiens — Anglais «-Ruâaies — America ios— Brésiliens— 

313 298 124 70 7 

Autres nationalités 

272 Total. .. . 9,893 

Navires munis de la patente : 

Départ. Français— Italiens— Espagnols — Grecs — 
2,258 1476 450 392 

Autrichiens — Aaglais. t- Russes — Américains— Brésiliens— 
337 273 102 78 8 

Autres nationalités. 

223 Total. . . . 5,322 

Ces deux chiffres additionnés donnent exactement c«lui 
de 14,716 ci-dessus indiqué. 

Ainsi que nous Tavons fait pour l'année 1861 , nous allons 
relever pour 1862, le nombre des batim/ents qui se sont 
dirigés vers les pays d'émigration , et la désignation de 
ces pays. Ce nombre oCBciellement constaté» en dehors» bien 
entendu^ des navires qui n'ont pas pris la patente de. San- 
té j on appréciera mieux les difficultés que nous avons ren- 
contrées pour dresser notre statistique, partant, les lacu- 
nes que présente forcément ce travail. L'écartement énor- 
me qui existe entre le nombre des bâti mente et le chiffre 
dot émfgrants, sera ainsi rendu plus sensible. 



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Français. 
Italien. 
Espagnol . 
Grec. 

Autricbien 
Anglais. 
Su£lois. 
Busse. 
Norwégien 
Portugais. 
Brésilien. 
Oriental. 
Brèmois. 
HanovriéH 
Hambourg 





- 246 — 

DifférsDCc en plu5 sur Ta nuée 1861 : 792 navfres. 

La progression devient de plus en plus sensible , el , cela 
est incontestable, maintenant^ rémigralion a gagné encore 
du terrain, puisque le nombre a considérablemeiît augmenté 
des bâtiments qui se sont dirigés vers les pays d^émîgration: 

Ainsi , d'après les rogislres dô la Santé, 1,935 navires ont' 
quitté le port de Marseille en 1862. pour des voyages au 
long cours. Parmi ces navires , combien y en a-t-il quf 
transportaient des émigranvs ? Le plus grand nombre de 
ceux qui appartiennent à cette catégorie, a bien désigné la 
nature mixte de son chargement; mais, il en est beaucoup; 
ainsi que cela va être constaté, qui n'ont éié Tdbjel , de la- 
part de la commission sanitaire, d'aucun rapport qui puisse 
nous guider dans nos recherches. Si nous avons recueilli 
des renseignements sur quelques uns de ces bâtiments , ces 
renseignements sont purement officieux ; les autres navires 
abrités par le décret du 9 mars 1881 ont pu gagner la mer 
avec ou sans patente , mais sans indiquer du tout , ou bien, 
on indiquant inexactement le chiffre des passagers qu*Us 
transportaient dans les régions transocéaniques. 

Nous trouvons une preuve évidente de ce fait dans une 
note qui émane de l'agence autorisée. Cette pièce relate les 
opérations accomplies pendant Tannée 1862. L'agence a ex- 
pédié sur différents points 20 navires qui portaient ensem- 
ble 618 émigrants. 

Notons , en passant que 14 de ces navires avaient pour 
destination Tempire brésilien. 

Sur ce chiffre de 20 , les rapports de la Santé constatent 
seulement le départ de 10 bâtiments et la nature mixte de 
leur chargement ; ils se taisent sur le compte des 10 autres. 

Nous insistons sur ce Tait qui nous parait bien grave , à 
tous les points de vue, et que la statistique sérieuse déplore 
amèrement. 



- 247 — 

Voici nos preuves: 

Ljs noms des navires qui ont laissé des traces sur les 
registres de la Santé soat les suivants : 

t*» Trois- mâts français Maria-Celine^ capitaine BrAUSsien, 
eu (inclination de Montevideo "et Bueno >-Ayres, parti le 6 
février 1862 , avec un chargement de vins et de liqueurs. 
Il transportait ^ passagers. 

Un autre fait qui ne manque pas, non plus, d'importance, 
doit être çncore signalé à celte place. 

J^ visite sanitaire a 6u lieu la veille du départ de la Ma- 
ria-Céline, c'est-à-dire le 5 février. Eh bien ! à cette date — 
c*est le rapport de la Santé qui nous rapprends— les approvi- 
sionnements nécessaires ne se trouvaient pas epcore à bord 
du tnns-màts. On o'a pa en montrer la note aux visiteurs 
officiels. 

Certes , c'était bien le cas ou jamais, pour les passagers, 
d^invoquer l'article 6 du décret du 9 mars 1861 ; mais , on 
ne saurait trop le répéter , l'ignorance des droits qu'il con- 
sacre, empêchera toujours les intéressés de demander Tappli- 
cation de cet article. 

Aucun document p]étl|blit que le bâtiment fut suffisam- 
ment approvisionné, le' jour suivant, et que les passagers 
n'eurent pas à souffrir pendant la traversée , soit du man- 
que de vivres, soit de la mauvaise qualité de ceux qui leur 
étaient fournis. 

La Maria-Céline a pu, pourtant, lever l'ancre, après la 
visite incomplète de la commission sanitaire. *' 

Constatons une fois de plus que, si Thumanîté eut été 
fondée à reprocher aux armateurs de ce trois-màts un oubli 
inexcusable, et même un calcul odieux , le décret de 1861, 
en présence du silence des passagers , n'aurait pas eu Té 
droit d'appuyer ses énergiques réclamations. 

Combien de fois , en Tétat de notre législation , un fait 
pareil a pu se reproduire 1 



— 248 — 

Nous reprenons noire énuméralion. 

2* Trois-mâls français il/<^^éore,c<ipi(uinc Largaboda, des- 
tina lion BuénoSrAyres, parli le 22 avril avec 15 passagers. 
Le rapport de la Santé indique la nature du chargement 
qui se composait de Lriques et de liqueurs; ce rapport 
déclare mèaie que le trois-màts possède deux chambres et 
qualiû cabines , mais il ne mentionne pas le nombro des 
émigrantsqui se Irouve porté sur la liste de TSgence. 

*à^ Trois-mâts Sire de Vtronne » capitaine Imbert , des- 
tination BiOi'Janeiro^ parti le 7 juin avec un chargement de 
vin et de sel , et transportant 33 passagers. 

4<> Trois-mâts Rocher -de-Sl-Malo , capitaine BARTiiéLEMY, 
destination Rio-Janeiro, parti le 6 juillet. Chargement : vin, 
ciment , briquet. 34 passagers. 

5<> Trois-mûts Espérance , capitaine Ollivier^ destination 
Rio-Janeiro , parti le 14 août. Chargement : vin et liqueurs. 
40 pas2;agers. 

6« Trois-mâls Marie j capitaine Portal, destination Rio- 
Janeiro , parti le 21 août. Chargement : sel et vin. 23 pas- 
sagers. 

7« Sé6a«(opo{, capitaine Millot, destination Rio-Janeîro , 
parti le 10 septembre. Chargement : sel. 39 passagers. 

8<> Trois-màls français Jason , capitaine Dalmas, destina- 
tion Rio-Janeiro, parti le 11 octobre. Chargement: vin et 
sel. 39 pass^igers. 

9« Trois-màls français Massaliole^ capilaine Roux, desti- 
nation Rio-Janeiro , parti le 6 novembre. Chargement : vin, 
liqueurs. 39 passagers. 

10« Trois-mâts français . Levialhan , capitaine Jarlier « 
destination Rio-Janeiro, parti le 5 décembre. Chargement : 
sel et vin. 39 passagers. 

Les dix autres qui ne sont point mentionnés sur les re- 
gistres de la Santé sont les suivants : 



— 849 — 

1« Troîs-màts Massaliote (1) parti le S janvier poar Rio- 
Janeiro, avec 15 passagers. 

2* Brick brésilien Hom /odo, capitaine IfoRAës, destina- 
tion, Montevideo, parti le 9 janvier. 37 passagers. 

3* Troîs-màts anglais Cfiance, capitaine Mendez, destina- 
tion Rio-Janeiro, parti le 5 février, avec 39 passagers. 

4*Trois-mMs français Deux-frères ^ capitaine LoRENZit 
destination Manicaïbo, parti le 22 février, avec 1 passager. 

5* Brick brésilien Maria-Affreda ^ capitaine Da Silva, 
destination Rio-Janeiro, parti le 1^ avril. 30 passagers. 

^ Trois-mâts italien Crislofino^ capitaine Pagliano, des- 
tination Pernambuco, parti le 10 avril, avec 21 passagers. 

7* Brick italien Maria-Theresa ^ capitaine Razzeto, des- 
tination Rio-Janeiro, parti le 7 mai, avec 20 passagers. 

8* Brick italien Orla, capitaine Sportorb, destination 
Rio-Janeiro, parti le 31 mai, avec 23 passagers. 

9» Trois-mâls français Manuel , capitaine Rodanot , des- 
tination Montevideo et Buenos-Ayres, parti le 26 juillet, avec 
39 passagers. 

10* Trois-mâts français Malhilde , capitaine Paolo, des* 
tioation Maracalbo , parti le 27 juillet, avec 11 passagers. 

Remarquons encore le chiffre, relativement considérable, 
des navires qui se dirigent vers le littoral brésilien, pays 
d'émigration par excellence , malgré tous les efforts tentés 
par les gouvernements européens, pour détourner leurs na- 
tionaux des terres de cet empire. 

La propagande cctîve, entreprise par les agences brési- 
liennes en Allemagne et en Italie, se poursuit également en 
France. Marsei Ile paralt-ètre tout à la fois^ pour les r^ons du 
Sud et de TEsl, Binon le centre des opérations des racoleurs, 

(4) Ce bâtiment a accompli deas fois la traversé» de Mar- 
leiUe au Brésil, en 4869. Les npports de la Santé ne siSMleni 
«{u'mi seul de ces voyages , eelnî de 6 novembre. 



(lu moins un lieu de transit vers lequel, de deçà, et par delà 
les Alpes, OD dirige incessamment de nouvelles recrues; et 
rissue par oCi s'écoule l'engrais vivant, destiné à fertiliser !• 
sol de l'Empire Sud-Américain. 

Depuis la suppression de la Iraile , Marseille est devenue 
pour le Midi de la France et pour Htalie , ce que sont Ham- 
bourg et Brème pour TAIIemagne; Berne et Zurich pour la 
Suisse ; PorlQ et les Açores pour le Porlugcil : le cbamp 
d'eiploitalion par excellence des agents de TEmpire, Cest de 
laque partent, en nombre plus ou moins dissimulé, les 
groupes de travailleurs que la misère a livrés, sans défense, 
aux per0(ies prédications de ces agents. 

Nous venons de constater que sur les 20 bâtiments affrétés 
par Tagence marseillaise, dans le courant de l'année 1862, 
14 ont poui: destination le Brésil. Sur ce chiffre de It , la 
Santé en a seulement meuiioané S. Il en reste 6 qui n*ont 

pas été comptés . . , *i ' *6 

Interrogeons encore , à ce point de vue , les regis- 
tres de celte administration pour Tannée 1862. 
Navjres* partant pour le Brésil: 

Français . . . , :W 

Italien 8 

- Anglais S 

J 1 Suédois S 

> ] Portugais . 4 

^ ' Brésilien 6 

Bremois-Hambourg | ^ 

Hanovrien ) 

Soixante deux bâtiments -Total. 61 

—chiffre officiel — parmi lesquels une seule agence en ex- 
pédie 14, chargés eii même temps de marcbaDdises et d*4* 
migrants. 

De quelle nature était la cargaison det^S rtsIanltT 



- Î5i - 

Nous savons que Marseille importe au Brésil le vin , TaU 
cool , le sel, le cimeal de France, qu'il échange contre le 
café , lo colon • le bois de teinture du Brésil tt les peaux de 
liio-Graatle-do'Sul ; mais nous connaissons également le 
système mî\le adopté par le commerce niarseînais, dans ses 
relations avec les régions transatlantiques. Sans doute » au- 
cun document n'établit que les 48 navires dont il est ici 
question, aient transporté tout à la fois des marchandises et 
des éroigrants; cependant nous sommes convaincu » mora- 
lement convaincu « qu'une grande partie de ces l>atiments 
a pratiqué le système mixte. 

Voila donc encore des cbitfres qui nous échappent I N'im- 
porte l Latgébrc nous apprend à découvrir Viticonnu , à 
l'aide du connu. Nous possédons une base d'opération offi* 
ctelle; dès lors, ou Talgèbro se trompe, ou bien^ nous allons 
être en mesure de remplacer par un chiffre, TX mystérieux 
(]ui semble défier nos investig^lmis. 

Les listes de la Préfecture , relatives aux émigrants qui 
ont pris des passeports, nous donnent pour l'année 1868 
un total de 2% inJividus qui se divisent ainsi : 
Uommes. — Femmes. 
154 82 

Si, de ce nombre, nous retranchons les passagei's qui 
Tontèlre comptés ci-dessous , puisqu'ils se dirigent vers 
TEmpire Brésilien, ou vers les rives de la Plata , soit : 
Pour le Brésil , 15 dont 2 femmes i |q 
Pour Buenos-Àyres 4 ) 

Nous retrouvons un chiffre de 

IlommeSf — Femmes. 

•137 80 217. 

De <;on cètéTagence autorisée avoue avoir favorisé 
Texpatriation de, tant Italiens que Erançais, pour les 

pays transatlantiques! 618 

Total S8S 



— 852 - 

Ces émigrants se rendent : 

Brésil — Buenos-Ayres — Egypte et Isthme de Suez 
436 112 80 

Barcelone — Italie — Conslantînople 
41 53 10 

RestoTit 103 indivirlus qui sont allés par petits groupes , 
a New- York , Tunis , Malle , Tanger , Malaga , Gènes , Ca- 
dix , elc, etc. 

N'oublions pas que , dans ce chiffre de 835 , ne sont pas 
compris les énn'grants pour TAIgérie. 

Parmi ces exilés volontaires, se' trouvent des gens appjr- 
teoant à tous les corps d*é(at. 

Les platriers'Siiivent le courant établi et se dirigent vers 
Barcelone;, les chaudroniers— presque tous des Napolitains 
et des Siciliens, embauchés dans leur pays, et dirigés vers la 
ville transitaire— se rendent à RioKie-Janeiro.Le nombre de 
ces industriels doit être considérable puisqu'il a néce^ilé , 
à Marseille , rétablissement d'une agence particulière , ou 
bureau de renseignements, en faveur des chaudroniers 
italiens. 

Parmi ces 835 émigrants, les fonctions libérales sont re- 
présentées, mais dans une faible proportion. Nous signa- 
lerons : 

Instituteurs marseillais partis, un pour Qonstantinoplo et 
deux pour Barcelone 3 

Institutrices de Marseille, une potir San-Yago de Cuba', 
deux pour Barcetone '".... 3 

Peintre de Marseille, pour Barcelone . . . ' 1 

Un autre pour TEgypte. ....... 1 

Architecte ( de Saéne-et-Loire), pour Tanger. 1 

Facteur de pianos et sa femme, pour TEgypte, S 

Photographe marseillais pour Barcelone. . 1 

9 1 pour CoDstantinople. 1 



— 258 — 

A pea (TeiceplioQS prè^ , tous les passagers, sont ibns la 
foroe de la jeunesse. Lear âge varie entre 90 et 30 ans. 

Cesi ici le moment de démontrer par des chiffns authen- 
tiques , combien est considérable le nombre des malheureux 
qoî émigrent au Brésil, par le port de Marseille. Ce nombre, 
nous venons de le trouver dans le travail de décomposîtioD 
ci-dessus. Sur un total de 835 individus, il faut en sépa- 
rer 436, u.^ peu PLUS DB LA jioiTi£ ! qui se sont rendus, pen- 
daot Tannée 18^, dans TËnspire Sud-Américain. Ce chiffre 
est y vraiment, énorme; non seulement, il justifie nos 
appréciations précédentes « relativement à l'aoti vite prodi- 
gieuse dépensée parjles agents des compagnies brésiliennes, 
dans le Midi de la France ; mais encore il donne sérieuse- 
ment è réfléchir, lorqu'on sait que tous les autres ports, 
réunis, de notre pays n*ont pas fourni, ix deux, lus, 'un 
coDlingent aussi fort d'émigrants pour cette destination. 
* En effet , là statistique officielle nous donne pour rAméri- 
qoe du Sud le i*ésultat suivant : 

Année 1839. Hommes. Femmes. 
Buénos-Ayres. ... 828 315 —1,173 

Brésil «... 120 M — 184 

Montevideo ^0 75 - 895 

Autres 94 45 «139 

Totaux 1,2*2 529 '•1,791 

Le même tableau comparatif donne, pour Tannée 1860 
les chiffres suivants : 

Hommes. Femmes. 

Buénos-Ayres. ... 936 400 -«l:i36 

MonUvidéo . t ... 333 106 - 439 

Brésil 159 78 - 237 

Autres 47 56 - 103 

Totaux 1^ 640 2,115 



— 254 — 

En additionna ni les deux nombres afférent au Brésil, 184 
et SSTyOn obtient un total de 421 émigrants pour les années 
1859 et 1860. 

N'étions nous pas fondé h signaler Marseille comme le 
centre principal , en France , des manœuvres des agenU 
brésiliens? 

Go Dsux ANS le Havre, Bordeaux et Bayonne ont vu 
partir 36,580 émigrants, parmi lesquels 421 seulement se 
rendaient au Brésil ; et en une seule année , sur un chiffre 
de 835 individus', Marseille en expédie 436 vers les côtes 
de TEmpire ! 

Ces chiffres peuvent se passée de commentaires. Ils établis- 
sent péremptoirement le rôle supérieur que Marseille rem- 
plit dans la question qui nous occupe. 
^ 11 noui est péniVis de dj[)!o/er im pareil élal de choses, 
nous qui ayant habile le Brésil, savons que ni la législa- 
tion de ce pays, ni ses mœurs, ni les conditions faites aux 
colons, ne sont encore favorables à Pémigra tien europé- 
enne (1). 

Celte opinion , acquit sur les lieux mêmes , concorde, et 
Dout semraes heureux de le constater, avec les mesures pri- 
ses papdiVers goutérnements, afin de prémunir leurs natio- 
naux contre les promesses fallacieuses des agents brési- 
liens. 

La chambre des /députés de Pruisse a voté , dans la séance 
du 24 avril 1858 , une motion tendant > d ce que les g<m- 
vemements allemands fussent invités ai s'opposer à toute 
émigration pour le Brésil. » 

En Portugal , une pétition adressée — 1859 — à la cham- 
bre des députés, par une réunion de personnes de toute 

(4) Goisulter notre deraier ouvrage qui vient de paraître k 
Parts, sous ce titre : La Traite, VÉmigraiiim et la CoUniêotion 
au Brésil, i vol. in^. i 



_ Î55 — 

el de loale oondiiîon^ consiato < timéxituiion des 
engagementi pris par le Brésil , à Fêgard des Iravailleurs 
europhms. » Eo conséquence elle demande que •Uffouver- 
nement empêche rémigralion pour cet Empire. > 

Le gouvernement français s'esl également ému devant le 
destin réservé à ses nationaux, sur certains points de la terre 
américaine. Dians son intelligente sôUicilude « et, afin d 
prévenir les amères déceptions dont les émigrants pourraient 
être victimes, il a interdit en I836-57-S8 Jes transports de 
colons français pour le Paraguay , la Virginie et Haïti. 

Les causes de la répulsion qu'inspiraient, en Europe, les 
agents des compagnies d*émigration brésiliennes , ne pou- 
vaient laisser indifférente Tad m inist ration française. Dès 
1857, cette administration empècba*t d^aboutir une tenta- 
tive d'embauchage, faite par le commandant de la corvette 
brésilienne impérial Marin heiro , capitaine senbor To^^ 
T Alvim , sur les ouvriers des diver'ses professions du port 
de Cberbonrg. En 1859 , enfin , les scènes horribles qui se 
sont passées sur Testuaire du Mucury, ont déterminé le 
gouvernement à donner des instructions spéciales > à teffet 
de dèlowrner les émgranls français de se rendre comme 
colons au Brésil. » 

Le en d*iQdignaUon poussé en Allemagne , en Italie , en 
Portugal et en Suisse, coptre les sollicitations intéressées 
des a^^Dts de la Compagnie Cenirale deColonisaiionf avait 
retenti jusqu'à Paris. Comment en aurait-il été autrement, 
lorsque le gouvernement brésilien lui-même, par une aote 
qu'il avait fait insérer, le 11 avril 1858, dans la Gazette pré- 
monlaiscj prévenait le puUic € quHl r^aii actuelkmenl 
étranger aux promesses ou garanties que les entrepreneurs 
démigration pouvaient donner à entrevoir ^ afin que tes 
émigroiits se missent en garde contre les illutUnis et les 
fausses espérances. » 

Le bill Absrdeen n*a point prévu le cas d* esclaves bbnci, 



— ti56 — 

engagés volontaires, partant pour le Brésil où ils vont com- 
bler les vides causés, parmi les Africains, par la suppression 
de l'infâme trafîcCesl le cabinet de Rio-do-Janciro lui-même 
qui se voit forcée par les clameurs de Topinion publique , 
de prémunir ces malheureux contre les promesses menson- 
gères des recruteurs d'émigration. 

Les chiffres officiels que nous enregistrions naguère éta- 
blissent miinifeslement le sentiment défavorable, pour ne 
pas dire hostile, qu*iuspirent à nos populations du Nord et 
de l'Ouest, les incessants et chaleureux appuis des agences 
brésiliennes. 

Dcjà , en 1858, dans Pélude citée; De V Emigration 
el de la Coloninalion au Brésil y nous constations que sur 
G, 411 émîgranls par le port de Bordeaux, pour les années 
1855-56-57, 75 seulement étaient partis pour l'Empire Sud- 
Américafn. Nous savons maintenant d^une manière certai- 
ne , par lôs statistiques de 1859 et 1860, que ce mouvement 
ne s'est aecru, ni pour Bordeaux , ni' pour le Havre, ni pour 
Bayonne. 

Comment se fait-il que la propagande brésilienne obtien- 
ne des résultats si différ<entsdans le Midi de la France et en 
talie? 436 passagers pour le Brésil, sur 835 émigrants 
lembarquésà Marseille! 

Ce chiffre, nous ne saurions trop le repeter, est, relative- 
ment, énorroe.L'humanité nous impose le devoir de le mettre 
en relief dans ces pages vérldiques, et en même temps de 
demander au Gouvernement , en faveur deâ malheureux — 
étrangers ou nationaux^— qui viennent s*embarquèr à Mar- 
seille, pouir le Brésil ^ les garanties qu*ont déjà obtenues les 
chaudronniers napolitains, c'est-à-dire , à défaut d'un com- 
un'ssariat spécial, un simple bureau de renseignements,con- 
formément aux articles deuxièmes (les décrets du 15 janvier 
1855 et 15 mars 1861. 

Voilà donc ce qui sst établi par les documents ofRciels 



qa'il ùous a été doûoé de consulter : dans le coarant de 
l'aoneis t86'i, le uonibre des émigranis, parle port «le \Iar- 
scille, seléveà ^35 iudivi'ius. Ce chiiTre esl éviuemiuent 
inexact; il Test nécessairement, en présence des causes.oon- 
breuses qui paralysent le travaildc la statistique. 

Remarquons que leciiifTre, oiliciellement relevé, desémi- 
granls embarqués à Bordeaux, sous le contrôle de lautorité, 
est de 1,125 pour 1859 et de J.391 pour 1860; Undis que le 
nombre des individus partis sur des navires qui ne sont pas 
assujétisà la surveillance du service, s'éiêvu n 910 pour U 
première année, et à 809 pour la deuxième. 
' La proportion est à peu près la même , on le voit , entre 
les deux catégories ^d^émigrants; il y a, toutefois , cette 
différence importante entre les deux, que la première a 
pu bénéficier de la p/otection de Tautorité, tandis que la 
seconde en a été complètement privét^ , par ie fait des dé- 
crets qui régissent la matière. 

Les conditions exceptionnelles dans lesquelles sWéctueul 
les transports de colis vivants, par ie port de Marseille, 
nous forcent à établir aussi deux catégories d*émigrants. 

La première comprend les individus montée bur les navi- 
res qui ont demandé et obtenu leur patente , et ceux qui 
6gurent sur les listes de l'agent, autorùé, d'émigratioa. 
La seconde se compose dtts individus transportés par les ba- 
timentsqui ont pris la mer, sans se soumettre à la formalité 
de la patente. 

Les émigrants de la première catégorie représentent un 
nombre qaîa pu , jusqu'à un certain point, être déterminé; 
ceux de la seconde , au contraire, ont forcément échappé à 
tout espèce de contrôle. Nous rangeons encore dans cette 
dernière catégorie , les émigrants embarqués sur un navire 
qui a excipéde sa nationalité étrangère , pour se soustraire 
à la visite de Tautorilé française. Nous avons déjà désigné 
le Calalafimi qui se trouvait dansce cas; nous citerons éga- 
lemeol la Fiorenza. 

TOME xxvu 17 



— 288 — 

Sans la plainte de vol qui a permis de retenir dans le port 
la Fiorema , ce bâtiment gagnait la mer immédiatement , 
et, ainsi, le nombre des passagers qu*il transportait n'aurait 
pas été constaté. 

Il est Vrai de dire que le capitaine de ce bâtiment n'avouait 
que 39 passagers et demi et , en conséquence , qu'il échap- 
pait aux dispositions de la loi (art. 4 ) du 30 juin-lS juillet 
18G9, et aux prescriptions des articles 14 et 16 du décret 
du 15 mars 1861. 

Tout calculé, nous croyons qu'il existe la même proportion 
entre les deux catégories marseillaises, qu'entre les deux 
catégories bordelaises, c'est-à-dire, que le nombre des indi- 
vidus partis sans laisser des traces de leur passage , égale , 
ou à peu près , le nombre des émigrants embarqués dans 
les conditions contraires. En d^autres termes, nous estimons 
que le chiffre de 835 émigrants, oflicieliement relevé, pour 
l'année 1862 , doit être doublé , ce qui nous donnerait alors 
un total de 1,670 individus, parmi lesquels 872 pour le 
Brésil ! 

Oa est libre de combattre cette appréciation ; néanmoins, 
nous nous croyons fondé à soutenir qu'elle se rapproche 
sensiblement de la vérité, si elle ne représente pas la vé- 
rité elle même 

Année 1863. 

Notre raisonnement s'applique également à Tannée 1863. 

A cette heure, le mouvement du port n'est pas encrore 
officiellement constaté par l'administration de la SilNTÉ. (1) 
Cependant, nous avons pu relever, sur les registres de cette 
administration , le nombre des navires qui sont partis pour 
les pays d'émigration. A la date du 15 septembre, ce nom- 
bre était de 15 seulement, 

D'un autre côté, en consultant la liste émanée de l'agence 

(4) Repetons que ceUe étude a été faite vers la fin de 4863. 



— 259 — 

aatorisée, nous voyons que seule, cette agenoe en a efXffUùê 

18. Sur ce chiffre, 4 bâtiments u'ont pas bissé de traeesè la 

SAimL Voici leurs noms : 
1* ffennancia, trois-inâls brésilien , capitaine PimBiEAy 

en destination de Rlo-de-Janeiro , portant 20 passagers. 

2* Jfart> , trois-màts français, capitaine Portal, destina- 
tion Rîo-de-Janeiro.] 39 passagers. 

^ François-Marie j trois-mâts français, capitaine Massa- 
Bo, destination Saint-Thomas. 9 passagers. 

^^ Zélie ^ brick français, capitaine Febhbt» destination 
MaracaTbo. 7 passagers. 

Nous trouvons y il est vrai, sur les registres de la Saxté, 
UD autre bâtiment en destination de Maracaibo, dont l'arma- 
teur nous est inconnu , et qui ne figure pas sur la liste de 
Tagence. Cest le Sam , brîk français , capitaine Toixv , 
chargé de pâles et de conserves et portant 13 passagers. 

Ce qui nous frappe, sans trop nous étonner, pourtant, 
dans la confrontation des deux document^ue nous avons 
sous les yeux, c*est, avec la mention absente sur les livres 
de la Santé, ^des 4 bâtiments expédiés par Fagence, le dé- 
faut de Goooordaooe «ntre le nombre d'émtgrants aceusé 
par rageooe «I les cfaiffires présentés par fadministration. 
Exemple : 

Le Sir^ de Yiv^nne. 
iflnlrefiéf^' 
Joseph» 
Bwpèttmet, 

Tmi. . . 97 lis 

On dira peut-être que cette différence importe péb , en 
eesenstqHe le chiffire déehré par l'agence, de mértaé i![iJe le 
dliflSpe rscuelUi par i« 9>smt , restent également eh dés^s 
du nombre filé p»^ le débret du t» mars 1801 , et airisî y 



Ageno». - 


Santé. 


19 


35 fmutgers 
43 


i9 
10 


12 
13 



— 260 — 

que Taulorité n'a point à se préoccuper de renonciation plus 
ou moins exacte, d*un nombre d'émigrânls qui échappe à son 
action protectrice. 

Sans doute , Taulorite reste désarmée devant les termes 
formels du décret précité ; mais , pourtant , en .dehors de 
l'autorité, la statistique n'esl-elle pas intéressée à connaitre 
la cause — car, il y a nécessairement une cause — de la dilîé- 
rencc qui existe entre Ténuiiiération de la Santé et celle de 
Tagence. 

Remarquez que cette différence constate toujours un 
moins sur la liste de Tagence. 

La situation est comprise. 

Avec 39 passagers seulement , Vlnirepide échappo aux 
prescriptions légales; avec 43 émigrants, au contraire , le 
navire est soumis à Tapplicatiou de l'article 6 du décret du 
9 mars 1861, et aux dispositions règlemenlaires des articles 
8, 9, 10 et suivants du décret du 16 mars 1861. 
' En somme, VlnlrépUle a pu ètvc visité officieusement : 
il ne Ta pas été officicllemetU y par le Commissaire dé- 
légué. (1) 

(4) Ce fait, recueilli au mois de septembre 4863, nous a paru 
peser si lourdement çur TageDce autorisée , q«e nous avons 
voulu rapprofondJr de nouveau. Voioi l'explication qui nous a 
été fournie en mai 4 864 : 

A la Santé , on s'est contenté d'enregistrer le nombre des 
passagers , sans tenir compte de leur Âge. De cette façon , les 
enfants qui représentent une demie place, 8eulei|^e^t, oni figu- 
ré sur les registres pour une place entière. Ainsi serait expli- 
quée la discordance entre lesd^uxénonciations. 11 n'y aurail eu, 
soit à TAgenco » soit à la Santé , ni dissimulation , ni erreur, ni 
fraude , mais une simple confusion, résultant du nombre des 
. enfants eœbaniaés. 

Ge^e rectification devait être faite ; en sortant ra;gence de la 
sitnatâoa délicate où elle se trouvait placée , cette* rectification 
affirme une fois de plus la caractère sincère et oonSotencieux 
à% notre travail. Ch. Ex« 



— 261 — 

On compreod qu^avec des documents iocompleU , et qui 
se contredisent dans certaines de leurs parties, il soit difficile 
de poser des chiffres exacts. 

Noire travail embrasse le temps qui s'est écoulé entre le 
i^ janvier et le 15 septembre 1863. Nous trouvons que, 
pendant cette période de huit mois et demi , plus de 800 
ém'igrants ont quitté le port de Marseille pour se rendre à : 

Rio-de-Jaoeîro. — La Plata. — Ifaracalbo. — Vera-Croi. 
362 124 20 17 

Port-au-Prince. 
16 
Total 539 éinigranls sur lesquels lagence autorisé* en 
a expédié pour sa part : 

D'un côté : 439— Chiffre avoué par elle. 
D'un autre : 16 — Différence avec la Santé. 



Total 455 

Notons encore en passant , que ce nombre — 455 — est le 
même, exactement le même, que celui que nous tenons du 
Commissaire délégué, et, alors, que l'appréciation de ce 
fonctionnaire concorde parfaitement avec l'énuméralion de 
la Santé. 

£q conséquence, c'est le chiffre 455 qui doit être accepté, 
et non point celui de 439 que présente l'agence d'émigra- 
tion. 

Donc, nous'possedons un nombre officiel de 539 émigrants, 
ci-dessus inscrit Ci 539 

Voila le connu, 

L'X algébrique ou l'inconnu se dégagera facilement, 
en prenant le sixième de ce nombre , soit 90 individus qui 
sont partis pour lés Antilles françaises, les Indes, et le Sé- 
négal Ci 90 

Maintenant , si nous admettons que le courant pour les 



— L262 — 

pays méditerranéens et transméditerranéens, à TexceptioQ 
de l'Algérie, tels que FEgypte, Suez, Barcelone, Tltalie, 
Athènes, Constantinople , se soit seulement maintenu dans 
les limites ordinaires , {et tout nous porte à le croire , nous 
obtiendrons, comme résultat annuel, un chiffre au moins 
égal au chiffre constaté pour l'année 1862; nous parlons du 
chiffre officiel de 835 émigranls. Cet inconnu sera dégagé 
tout à Theure, à son tour. 

En 1863, comme en 1862, le plus fort contingent a été 
encore absorbé par le Brésil. 

En effet, sur les 18 bâtiments affrétés par Tagence, jus- 
qu'au 15 septembre , nous en comptons 9 pourRio-de-Ja- 
neiiio , transpprtant ensemble 863 passagers. 

Nous devons le repeter : le mouvement du port de Mar- 
seille , pour Tannée 1863 , n'est pas dressé , au moment où 
nous traçons ces lignes, par Tadministralion de la Santé. 
Cependant, nous nous croyons fondé à soutenir que le 
courant d'émigration ne s'est pas ralenti; bien plus, qu'il 
tend à se développer, mais toujours dans de modestes pro- 
portions. 

Récapitulation pour un laps de temps de 8 mois et demi : 

Chiffre relevé, tant sur les registres de la Santé, que sur 
la liste de l'agence 539 émigrants 

Pour les Antilles , Sénégal , Indes. . 90 * 

En 1862 , 287 individus soht[partis pour 
l'Egypte, Constantinople, Barcelone, Tunis, 
Athènes, etc. 

Prenons un peu plus des deux tiers de 
ce nombre , soit. ....... iOO > 

Nous obtenons ainsi un total de. . 829 > 

non compris les passagers pour l'Algérie. 

Ce sont encore les charpentiers, les chaudronniers, le& 
forgeroas^ les boulangers , les maçons, quelques petits tra-f 



-a» - 

fWanls , les pialrien , les modistes et les coulurières , qui 
représeoteDt Tékinent principal de cette expatrialkm voion- 
taire. L^ professions libérales n'y apportent» comme dans 
les années précédentes, qu*un faible appoint. 

Ooi émigré : 

Un peintre de Marseille — 22 ans, pour rEg)pte. 

Un arti:»te dramatique — 97 ans, pour Constantinople. 

Un ex-commis greffier — i7ans, pour Rio-de-Janeîro. 

Un pharmacien — 30 ans, pour TEgypte. 

Un géomètre — 26 ans, pour Buenos-Ayres. 

On le voit maoifestementinous ne nous aventurons guère, 
en croyant que le contingent de Témigration , pour Tannée 
1663 , atteindra cei tainement , s'il ne le dépasse pas , le 
chiffre recueilli pour Tannée 186S. 

Du 15 septembre au 31 décembre « il y a encore trois 
mois et demi à parcourir, et, pendant cet espace de temp^, 
seule, l'agence a embarqué , lannnée dernière , sur quatre 
navires, 156 passagers, en destination de Rkwie-Janeiro. 

L'hiver, avec les souffrances qu'il ap[)orte avec lui , est 
un des agents les plus actifs de l'émigration ; nul n'ignore 
celte vérité navranlt*. 

Ainsi est confirmé de nouveau notre appréciation sur le 
mouvement progressif de rêmigralion , par îe port de Mar- 
seille. (I) 

(t) Un fait ccûcluant à cet égard , c'eètVélablissement, h Mar- 
seilTe, d'uncagence de la Compagnie V Union dis Chargeurs, du 
Havre. VUniçn des Chargeurs possède tS beaux Aavîres, jau- 
geant depuis 400 jusqu'A 4 ,500 tonneaux , qui, tous , font un 
service régulier avec l'Amérique du Sod. Eh bien 1 Sur ces 4 S 
bâtiments , 4î sont restés ailachés au port d'ioscrlption ; les 6 
autres chargent â MarseiMe, depuis le mois Joclobre 486^, 
et ils chargent unrquemeot pour Rio-de-Janeîfo. Ces navire^ , 
supérieurement înslanés, pratiquent la navigation mixteiiU (raiU^ 



-^264 — 

Avant de teroiiner celte élude , qu'il nous soit permis (Te 
rappeler les considérations que nous présentions naguère 
pour établir que le chiffre 835 devait être doublé, si I*on 
voulait obtenir approximativement le nombre des émigrants 
pour Tannée 1862. La logique des faits exige ta même opé- 
ration pour Tannée 1863. 

Dès lors, il reste évident fiour nous que le mouvement 
réel de l'émigration , par le port de Marseille, flotte aujour- 
d'hui entre leschiffres 1,600 et 2,000 individus, parmi les- 
quels deux tiers d'Italiens et un tiers de Français. (1) 

portent donc des passagers^ en même temps que des marchan- 
dises. Voici le noin des six qui partent de Marseille, et leur 
contenance respective : 

Deu3C'Eulalie,duporide 550 tonneaux. 



Emperenr-dU' Brésil 


700 


9 /^parli le 4 5 juin dernier 
avec 75 émigrants. J 


Nouvelle^Paulinê 


640 


tonneaux 


Franciseopolii 


620 


» 


Berlhe 


;500 


9 


Raoul 


500 


9 



Le service est mensuel : il a lieu le 45 de chaque mois. 

f\J Ce dernier chitTre sera dépassé celle année — 4864 — par 
suite d'une opération faite au profit du gouvernement argentin. 
4 ,000 à 4 ,200 individus ofit été engagés comme colonê-fniHtai- 
reê, par Bucnos^Airès. C'est le système pratiqué, il y a quelques 
années, par le Brésil» â Tégard de la légion irlandaise. Ces émi- 
grants recevront , avec un lot de terram , une solde mensuelle 
de 33 fr , s'ils enlrent en campagne , et de 22, fr. en temps de 
paix. I^^usieurs départs se sont déjà erfectués; d'autres, plus 
considérables , se préparent. J 

C'est donc un nombre de 4,000 à 4,200 individus qu'il faut 
ajouter au chififre ci-dessus indiqué. Le total des émigrants par 
le port de Marseille , pour l'année 4 864 , dépassera 3,000. 

Les faits recueillis dans ces deux notes , et relatifs au mou- 
Tement progressif de l'émigration, par le port de Marseille» 



- 865 - 

Noas dooDODs ici, comme spécimen de ces sortes de Iran- 
saclioD y la copie de rengagement passé entre l'agence et un 
émigrant. Ce contrat spécifîe« avec le prix de la traversée t 
les conditions acceptées rectproquemeat par les deux parties. 

Cette pièce est litiiograpbiée. 
Sur le second feuillet est imprimé un tableau indiquant 
la nntore de la ration et, sinon la qualité, du moins la quan- 
tité de vivres auxquelles le passagers droit. 

devaient être signalés , avec toute rimportance qu'ils compor- 
tent , par raoteor de ce travail spécial. 

GoQstatoDS, eofio, que depuis le commencement de celte année 
4S64 , jusqu'au mois de septembre , 3 bâtiments sont partis de 
Marseille avec plus de 40 émigraots. Ce sont : 

Le Terrible , parti le 10 mars , avec 70 émigrants. 

VEmpereur-du-Brésil , parti le 15 juin, avec 75 émigrants. 

Le Joieph , parti le 4«r septembre , avec 63 émigrants. 

(Octobre 1864.) 



Agence d'émigraHtm auU>risé9 pur le 6ùW}ernemtfni. 

Ce jourd'hui; hait ûôvetnbre mil huit cent soixaDCe trois, 
entre M. P. Rëtnacd, agent d*émigration autorisé, demeu- 
rant à Marseille , rue Suffiren> n« k, d'une part; 
Et M. X sujet français^ âgé de ans, natif de 

exerçant b profession de actuel- 

leittcoi à d'autre part ; 

Il est convenu oê qui suit: 

Le sieur F. Reynaud s'engage , moyennant la somme de 
dewi cent dîx francs , payable convpfant , à fKre trattsfKir- 
ter le sieur X. de M»rs«iHfô à Rio-de^Janeiro « s 

5* navire français, àftrois-QTâts, nommé Massatfole, com- 
mandé par le Capitaine , devant faire voile di- 
rectement le 15 courant, et c'est aux conditions suivantes : 

Article 1. — Le sieur X sera logé dans le rou- 

fle, et ce^ suivantson numéro d'ordre, et ser.i nourri sui- 
vant le tableau ci-contre et dont il déclare avoir pris con- 
naissance; il lui sera fourni gratuitement: 

1 Plat , 1 couvert , 1 mesure de la contenance d*un 1^ 
litre ; Il devra , suivant son tour de rôle , assister à la dis- 
tribulion des vivres, lesquels seront donnés dans des ga- 
melles et bidons contenant huit rations ; les dits ustensiles 
devroi^t être tenus en état de propreté et laissés à bord , à 
Tarrivée du navire àdestmaiion. 

Article 2. — Le passager ne pourra être porteur d'au- 
cune arme ; il lui sera interdit de fumer dans le ronfle du 
navire. 

Article 3. — Tous les frais de literie sont à la charge du 
sieur X , ainsi que les visas de son passeport , le- 

quel devra être consigné au sieur Rcynaud , 3 jours au 
moins avant Fexpédition du navire. 

Article 4.-- Dans le cas où le navire ne quitterait pas 
le port le jour fixé , il sera alloué au sieur X la 



somme de.l franc 50 centimes par chaque jour de retard, 

AiiTicLB 5. -- 11 est accordé 50 kilogrammes bagages^ gra- 
tis de fret , i'excédaDt , s'il y a lieu, paiera à raison de 50 et 
10 0/0 par chaque tonneau. 

AnriCLE 6. — Sauf le cas de maladie, légalement constaté, 
le passager ne pourra prendre aà remboursement de son 
passage ; il sera tenu de ne point s*éloigoer du port d'em- 
barquemenlyCt devra se rendre à bord, la veille du départ. 

Article 7.— Dans le cas de maladie, lors de la traversée, 
le dit passager sera traité graitiitement avec les médicaments 
du borJ. 

Articlb 8. — 11 sera facultatif au dit passager de séjour- 
ner à bord, durant les premières vingt quatre hcuret de 
l'arrivée à destination. 

Ainsi d'accord et convenu, les partiel ont signé à double. 
Suivent les signulurei. 

Nota de [Agence : « Dans ce prix de 210 franci toot 
est compris, saut cependant la literie qui oossiste générale- 
ment en une paillasse ou matelas, dont le prix flotte eatre 
3 fr. SO'c. et 4 francs. 

IjCs paiHasses sont préférafoUs, comme hygiène. Quant au 
prix, il varie amvant fe nombre des passagers-, sur une 
grande échelle , c'eat-à-dire 150 à SHI^passagers par oarire, 
il pourrait être considérablement réduit. » 

Nous compléterons celte note, en déclarant que les prix 
dePAgencc nous parassent être très raisonnables.. Ils.Tâfient 
de 800 francs à 210 francs pour Rio-da-Jnneiro, et deSlO 
à 220 francs pour Buenos^Ayres, Vera-Gruz» Maracatho et 
Port-au'Prince. 

A Brème et à Haml>ourg , il en coûte 262 francs 5D c>^, 
passage et nourriture xx)mpris, pour être transporté à Rio- 
Grande-do~SuI, dans la province brésilienne dege nom qui 
touche ft rUrugu;iy. 



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-M9 — 

Geriet , nous ne fiûsons aneone diffionlté poar en oooTenlr : 
loat cela est parfait, sur le papier. Vu le prix modiqoe exigé de 
chaque passager, le contrat nous semble avoir été dressé équir 
laLleroent. 

Quant au tableau , son menu quotidien ferait peut-être recu- 
ler des émigrants allemands et anglais ; mais ce menu est sufli- 
saomsent substantiel pour des estomacs provençaux ou ttaiiens* 

H reste à savoir si , en l'absence de tout contrôle administra- 
tif^ les stipulations çouTenues sont toujours scrupuleusement 
exécutées. 

Thai U ihê qitêstiam. fh) 

(I) Une dédaratioo est ici nécessaire : 

Nous avons visité deux des bâtiments affrétés par TAgenceet 
Doos lavons gonté la galette et le vin destinés aur passagers ; 
ees deux denrées nous ont paru être de bonne qualité. Nous 
devons njouter encore, qu'aucune plainte contre l'Agence u'esl 
parvenue , jusqu'à ce jour , à raotorité compétente. 

Est-ce k dire que les provisions embarquées par TÂgence et 
reconnues de bonne qualité, am àépartt ont été régulièrement et 
intégralement distribuées au passager, penâaM {4 irtnm'êéêf 

Une affirmation sur ce point serait, tout au moins^ téméraire, 
en présence du procès-verbal dressé le 8 juin 1864, sur la 
plainte de l'équipage, par le Commissaire délégué, contre le 
capitaine du Jatêph. Le Joseph revenait de Buenos- Ayres. Au 
milieu de l'abondance de toutes choses , passa^rs et équipage 
auraient soullert de la faim. 

Marseille, le 40 juin 4864. 

Cb. Ex. . . 



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— STt — 
MOUVEMENT D'ÉMIGRATION POUH L'ALGÉRIE. 

Noire étude coalieodrait également «ne lacvne, ai 
ne consacrions pas une page sommaire au lAouvemeot d'émi- 
gration pour notre importante possession africaine. 

Id, BOUS rencontrons, à notre loor, i'obslacl^ signalé par 
M. Lbcoit; toQieldis, cet obstacle ne nous parait p^s iaoïir-* 
montable. 

La Préfecture des Boucbei^u^Kbéne ne possède que des 
documenta îosaffisaBts, reiativemenV à rémigratian algé^ 
rienne; ussi, n'avons noua pu relever , sur les listes qui 
nous ont été co«inaunîq«éfis, que des chiffres ineomplets^ 
Individus qui ont pris leur passeport pour l'Algérie* 

Année 1861. 

Hommes. — Femmes ) , , ^^ . j. . , 

,^. } ensem ble 993 individus. 

909 181 j ) 

Année 1861. 

Le premier semestre de l'année 1862 4oryie un chiffre 

insignifiant de 57 émigra^ts, parmi lesquels 19 femmas, tous 

inscrits comme ayant leur domicile à Marseille. Il n'eiiste 

I point de liste pour le 2"« semeatre. Voici l'explication qui 

nous a été donnée: Gomme on n eugeait plus de paa^port 

pour rembarquement^ les employés de la Préfecture n'ont 

I plus été à même de pcendra.le nom des passagers. 

Année 1863. 
I Du i*' janvier an Sinai ,«t n-'a obtenu , pour ce motif , 

quun chiffre plus insigniftantenoor^ de V^émigrants dont 
I femmes. 
I Celle, disette presque absoloe de rense^netfients, qu'on 

' rencontre à la Pcélèctiire des Boaches-d»-RhéQe,a une dou- 

ble cause ; d'abord , la $uppre»on des passons et ensuite 
le mode particulier d^mbarqoemeist pour l'Algérie. 

Sn «ffaty au lieu d'être wrveillés por le Commissaire délé- 
gué» qui relève diii ^épaiiemani de IJInKéitioiir ^ les dépéris 
de Marseille, pour ce pays, s'effectuent par les soins et sous 



— 272 — 

la responsabilité des agents du roinislère de la Guerre, 
Voilà pourquoi, U. Legoït n'a trouva au. unb rcnseignemenf s 
sur celle partie de rémigration , daub les < • )-:umenls que 
publie chaque année le déparlemeul de TI'i' "rieur. 

Cest aux bureaux de la Guerre qu*il faut s'adresser, si 
roQ tient à être exacloment , sùreniunt , retisuigné : Là , on 
apprendra qu'un contrat a été pasi3,enlre le Gouvernement 
et la Compagnie des Messagcries-hriyèrialcSy qui a-ssura à 
oelle-ci une subyention de 6 millions do francs. De son ci^té, 
la Compagnie s'est obligée à Iransporler gratuitement de 
France en Alf^éria et d'Algérie en France, les militaires, les 
employés du Gouvernement et les colons d'une certaine ca- 
tégorie* 

Les VLczsagerieS'Impèrlales reçoivent aussi à bord de 
leurs navires des passagers payants. 

Il en est de même de deux autres Compagnies ' TeuACHE 
et Languedocienne , dont les bâtiments font te voyage do 
Marseille en Algérie. 

Les individus transportés par ces trois Compagnies, dans 
notre colonie africaine , s*élèvenl annuellement et en mo-' 
yenne , au chiffre de 35,616. 

Etablissons noire calcul pour chaque Compagnie. 

MESSAGERIES-IMPÉRIALES. 

4 Uéparta par sesialae. 
S Départ pour Alger 
J » pour Oran. 

1 » pour Stora (Province deConstantine) 
Voyageurs, -r- Par semaine 6fô 
Soit : par mois 2,648 
Elparaaaéa 31,770 
Maintenant , divisons bs par catégories, sur* le chiffre 
mensuel de 2,648. Nous trouverons la proportion suivante: 



1« )CUt^e$ ei employés^ 1^488 ) iodiyi4ui. 

9» Colons 360 > ToUl.. . Ifi^ 

9^ \%}ageur» payants , MM ) 
taMms ta môoieopéraiîoD siiree cbîSh) annuel de31|T?9 
fti^ Hittlatreselemi^loyéa 17,8M ) 

2* Colons 4,320 [ Total ^U UJHê 

3» Voyageurs payants . 9,,60Q j 

Mouvement par les Com])agAi^ TocAcm «t; I«ac^w^* 

CIBNIIB. 

Ici noos n*avons que des voyageujci^ paj|ao^;jea.i|Ofi(r4f^ 
petits comn^rçants , des agrioulteurs , des a^vriers de. df- 
Teracorpçd^état. 

Ces deux Cpin^g.nie9. lrq,nsporteQt epseip^bje, une dipsout 
ne de» 

Par semaine : 90 Voya^^urs. 
Soit^ par mois 3^0 

Et p^r an, 3,840^ ..... Ci. S^aiA 

Ce chiffre ajouté à c^Iulci-des^u^w . . ., , 31,77g , 

igf^ï^ P9itf UMi, i^ iM>Q9bffesusrîDdk|iié. . . MM^ 
Ajmi donc, si^r le chiffre de7&,000. qui repréaeqt^iMr 
oipuveme a^des VQj^gQurs pa.rl(a4Qit chaque année par la- 
pori de ïil^a^ille ,, VAI^râ: en aimni» i^ peo\ près la. auMài 
^ k^u^ilû 4,320 colpn^ aoiUeoient. Cette moitié eav 

de, ;• . 38(61» 

Le r^stiQ , ^oitR . 39)884' 

se dirifi^vecf tOMS, les. po^l^l^ du glotip. ..i . i.i. .. * 

TQt^J.: 75^ep0 
nombre cprreçpopds(n,t ^t^lffiijsnt, à lfl( m'i^- d^ Qbiffnf» 
des voyageurs q^e donne le ippuveDÇ|ep)t 4"- RûÇl^ d^ WK'^*^ 
neille. î ce chiffre, e^f^ et. *?riie^<^t,, ppij^s T^iVPps, y ^ 
de ISO^OOQ individus. 

Nous venons de démonl,i;er, que i^ mouvenrie^t d^éipi^*- 
tîon y. par le port de Marseille ^ a suivi dans, ces, derif;)[i^ef 
années et tend à suivre , dans Taveuir , une ra.arcl^(^ j^|[]0r- 
gressîvement ascendante. 

JmuLTXWïu ^ IS 



^t74 - 

Pourtant, nous, avons laissé, noyée dam rombrf, une 
des pfiocîpales faces do la ffueslion, puisque nous ayons né- 
gligé de si{;naler les condition» nouvelles, merveilleuses, 
oii le percement de risthme de Suez placera le commeose 
européen. 

Hâtons nous de combler cette lacune , en disant les splen- 
dides perspectives , les horizons infinis qu'ouvrira /devant 
la spéculateur charmé , le dernier coup de pioche des ou- 
vriers de M. de Lesseps. 

Parmi toutes les cités méditerranéennes, Marseille est 
celle qui profitera le plus largement de la jonction de deux 
mers. JBn même temps que son commerce particulier pren- 
dra tout à coup un prodigieux essor, et qu'il décuplera le 
chiffre de ses transactions /Marseille deviendra forcément 
une place de transit , un immense entrepôt, où aiîlueront 
toutes lesTnârchandise" que le Nord et l'Est do la Franqs » 
que la Suisse et rAllema^ne expédieront aux Indes , ainsi 
rapprochées de TËurope ; fatalement aussi , le progressif dé^ 
veloppement doç alTaires donnera une plus grande impor- 
tance au mouvement d*émigration. N'est-ce pas dans ce 
port , on effet , que viendront s'embarquer, en dépit de l'en- 
vie de nos voisins d'oulre-Manche , tous les deshérités du 
Vieux-Monde: Irlandais, Belges, Allemands, Suisses, 
Polonais, Italiens , Français , les Anglais eux-mêmes , qui 
voudront aller tenter fortune dans l'extrême Orienta 

Qui sait même si l'accès immédiat de la mer Rouge ne 
diminuera pas l'attraction que l'Amérique exerce sur les 
exilés volontaires de l'Europe? Si le courant majestueux qui 
8*est établi entre les deux rives de l'Océan , ne se bifur* 
quera pas alors, au profit du continent asiatique? 

Une pareille éventualité doit être prévue. 

Si elle se réalise , comme nous sommes fondé à l'espérer, 
•*est encore Marseille qui recevra dans ses murs, à travers 
(•territoire, de$ groupes nombreux d'émigrants, appartt- 



- t75 - 

naol à toutes les nations de l'E^UM du Nord. Marseille 
acquerra ainsi , au pomt do vue de T^xpatriation volontaire 
riioporlaacft que le Havre possède aujourd^buL Les émi- 
grants désapprendront chnq»i3 fuir davantage le cheniin 
des Biato»-Bais , dévastés, ruin^, pour bien des années en*' 
core, lui ils s engageront d^as ta voie nouvelle, ouverte 
à leur .aetîvilé féconde , par la courageuse iniliatîve el lef ' 
capitaux inteli^euts de la France. 

Nul n'osera contester que le percement de rbthme de 
Suez, en rapprochant r\sie de i'E*irop8, prépare un magni- 

6que avenir à la capHale maritime de iaFnce; niera-t-on 
davantage que le prodigieux développement du commerce, 

dttiiiera «ne impulsion plus ^nsible au mouvement d*émî- 

graiîon par le port de Marseille T 
Noos a*iiisisterous pas sur ce sujet. 
Il sujfBt d'avoir posé la question pour que le lecteur la' 

résolve aossiléi» en dégageant toutes les conséquences qu'elle 

comporte. 
Qu'on ae aouvienne toutefois , que les jouVs sont comptés. 

oà Tunion fraternelle de la Méditerranée et d9 la mer Rouge 

ser» daYenae un fait accompli. 



-^^mttmm 



— Vf -^ 

CONCLUSION. 

V9 WA 9^ 4 mmjAi guéri , dit-on , lorsque la cause en a 
é^ i%ç|ifm^- M f^M6qwwse^\iitài[Xii^ilou à Mqrseille élanl 
^9.QH^.t \% K^^f^ ^'9 àaH pas Aire difficile à tiouver. Noos 
aifpf^ ^(><^ 9?Ata «ituaiioQ sans ménagements aucuns » 
fêllp^ flu^y ^n up i^^t aussi graire , il était nécessaire de 
tout 'dire; mais notre éiui^ a toujours été consciencteusè el 
Icgfale; ^ffiMis ^r^is (ppi$ qu'^Uee^i poucsuivie,à ti^vepsdes 
difgç^l)^;^ çt 4s^ f9|ttstav^l9^ die taite sorte , elle n'a pas cessé 
d*ffPJr. fn viiÇf Tiiirdpft pulilie et l-intérét social , liés tous 
d|f)f ^ \K fiRçèrf) fî«nsm^tion de la vérilé. 

4çe$ tiir^ , I) nçitf ^t pelotais peutrélre ^ pcésenter les 
conclusions de ce travail. 

Il n*y a à Marseille ni émigration , oi édi^;rants ; oa no 
l{3fu,ye^ffa ce jf^fi g^ ^, QdVJrea de oqmmeEce qui trans- 
W\^}\^ i SWMp <ri^99pliq^Al' d» le^R cargaison , un cerlain 
nombre de passagers. 

y^} 9Q rN^^i U ^]^îs(e à Marseille iin eourant d'éini- 
«^iHff'. .^^^Ui^n^i fPMi^éroble» alimenté en grande 
partie par l'Italie et les deux prpvince!3 nauvelleinani amie- 
xées ; ce courant se dirige, moitié vers Tempire brésilien, 
et moitié vers les états de la P!a(a et [es régions transmé- 
diterranéennes. 

En Tétat de la législation qui régit la matière, ce mouve- 
ment ne saurait être utilement surveillé. Les fraudes prati- 
quées par certains nrmwtaMin^- eept4aines rendent donc 
indispensable Tintervention d*un fonctionnaire spécial. L'in- 
térêt du service^les droits sacrés de i'iiumanité, exigent égale- 
ment la création d'un Commissariat d'Emigration, auquel on 
adjoindrait un bureau de renseignements, conformément aux 
articles S des décrets du 15 janvier 1855 et 15 mars 1861« 
On nousobjectera, sans doute, queraction du Commissaire 
sera paralysée, dans bien des cas, par le décret du mars 



im. L'ifbjlieliMi édi sérteose. Le Codimiâsairè spécial m 
pooits pÉS âTinterposer loajôafs, cel« M vrai, entre ks 
éniigranla et oétit qui iescipioiU;nt. Si, en étieC, le naTÎre 
cimiièftl tamà^ de 40 p?i usagers , T« Gominissaife se beiirleim 
eontrfii te déerei fH^écité: i^ sent întertiit à ce fonctionnaîre , 
awi Wrtifès de œ décret, de couslater félat du nâvifë, scfH 
améfiagenient , la quantité ai ia qviaUté des protîsions em- 
barquées; !e Co«imi<iSd^fes^a impcissant, en on mol, à 
nôelaiiier § ft étiger, pour L*s émîfrfHfit*;, tcdles Ses garanties 
éê aé««rilé ei ée bien>ètre qtri i^r sont dues. 

CependaBtffl'îla dtt tact et de Pr^^clf-gencc, il pourra 
prèTeoir bien fies abus. SI, ^urtc :! . tf est vfgcnréQéëlDént 
appuyé par Tadmîfiistcatîeii reniraîo, H se trouvera èncors 
asaes armé pour réprimer cerlaîiie^ fraudes , signalées plua 
iiaol, eaCr'aotréa les îDaerlptiens mensongères sur tes rôles 
d'équipage, les Mibarqoemaiilaélatidesdhs, sôit à Ûar^éTié, 
sait dans les port^ français de la edie, el ménie ponr combàt- 
Ireles p r é l éP lioîiî» etor^téntes decertainsconsulsÀrangèrs 
Àsavrésseiii ^ la ré^leinentatioii laissera encore h 4ééirâf» 
an double point de vue de riiam<inité éf du service ; fhais 
tani^oM se trouvera sons Tèftipire dti décret du 4 ihars 
1861^ il ssrs, usila ne vsulsits pas dire impossible, mais bien 
diffifcile V d'obtenir dès réMhUils plu^ 58tîsrat«anti. 

Gerfiss, mus (Pensons q«^t» Hôil favoriser largement llni- 
itatH^ hidtviduetld, el àë tout i-.-nip5, ntrjs noni sômnrts 
liaugépanvii les partisans de la liberté comifiercTâfe. Aa<si , 
ém prinoipé , nods rspss&sons laS mestff es i^estrictiVes , ëi 
I sul^ldal prêvsulivds; àoes mé9ilres,iioQS préfèrbris la rëpfej- 

I flièb^ quelque fiévëre ^u^ellè pw/àto êtfe. Ifeii l*bdthau^ a 

' déi droiliv «Ils» iruMi» â ^\fé vafof^ ; il s'agit de éMctIlér 

•of» dvof ts svei^ ce« ^ inMriaurif sàfto d<rtilë , ifiais égàléAcfll 
sfeéNs, df lé libèMé. 

bo praMéM, M te t^, méVHf «Kêff» i é < tou »ei rt èl i t 
approfondi. 



I 



— S78 — 

Une modiflcaiioQ du décret du 9 mars amoindrirait sensi- 
blement le mal. Si , au lieu de fixer à 4^ le nombre d'émi- 
granlsqui soumet le navire qui ie transporte au contrôle 
de Tautorité, la loi réduisait ce noii^brode moitié, par exen>- 
pie? Si la barrière oppobée à raiitori té spéciale s'abaissait 
jusqu'au niveau du cbtiiVe23? L'action administrative au* 
rait déjà gagné un terrain consiJttablc. 

Nous le confessons sans pemd : 19 emigrants ne méritent 
pas moins d*iiitérèt que 21 , et il est tout aussi juste de pro* 
téger les premiers que les seconds. Mais , quelque doulou- 
reux qu*il soit , nous ferions résulumeut ce sacrifice à la 
.liberté commerciale. Heureux serions-nous encore d'avoir 
obtenu , dans la [mesure indiquée , le triomphe portiel des 
droits supérieurs de Thumanité. 

Si, cependant, une modification du décret du 9 mars 
ISO! était déclarée impossible, n-f aurait-il pas moyen 
d'atteindre les entrepreneurs et les eapitaines appartenant 
à la catégorie dont il s'agit , par une réglepientatiou nou- 
velle qui porterait sur le prix du passage, et non plus sur 
' le nom bre des . passage rs ? 

Nous connaissons la somme exigée de chaque individu 
qui veut se diriger vers les pays dVmigraJJon. Cetle somme 
n'est jamais moindre de 2G0 francs , pour les régions tran^ 
satlantiques. Et bicnlpcairquoi un arrêté ministériel ne 
.soumetlrailHl pas à lu si!irveil!ancc du Commissaire d'Émi- 
gration tous les navires pr«ii.qua(it le système mixte, quel- 
que fut le^nombre des p<issagers reçus à;bord.de ces navi- 
res, si le prix du passa^^e Ji..uï,s<tit iOOfr.» par exemple? 
I Ce moyen serait cerlaineinent*^ infaiiiible;' mais en réflé- 
chissant mieux, il éveille des scrupules puissants, et l'on 
ae demandes! l'arrêté ui'n.^t^-.el ne serait pas en opposition 
formelle avec les articles 6ei 7 du décret du 9 mars 1861, 
qui aêtcrmine cxacteme^U, jes condiiions dans te^quellea un 
navire est soumis au régime de l'émigration. 



-^ 879.- 

— J'eiige SM francs de chaque passagar » il est vrai , dfrak 
Varmateur , et, aux termes de voire arrêté, je suis astraîoc 
à lasurvoillaocedu Commissariat spécial; mais, répondant, 
je ne transporte qu*ua nombre des passagers inférieur au 
chiffre Met, dès lors, jejeste, en dépit de Tarrété minis» 
tériel , dans les limites formelles, posées par le décret du 9 
mars 1861. 

Cette argumentation , nous l'avons entendoe et il n*y a 
été fait aucune réponse satisfaisante. 

La situation est trop grave , toutefois , pour ne point 
chercher à la modifier. Voici un moyen que nous propo* 
sens, à TeSet de soustraire les émigrants, qui montent sur 
on navire français, à Texploilation odieuse dont ils sont 
trop souvent I objet ; ce moyen doit étendre sur tous, quel- 
que soit leur nombre, la proteoiîon bienfaisante de nos lois, 
sans violer en rien le décret du 9 mars. 

L'article 6 de ce décret clonne aux émigrants , inférieurs 
au nombre de 40, le droit d'invoquer llntervenlion dti 
Commissaire d^Emigration ; mais , nous l'avons dèux^ fois 
constaté, ce droit est illusoire; aussi, n'a-t-il jamais étéexer* 
ce. Cet;article'6 complète Tarticle 11 delà loi du'30 juin -^'18 
juillet 1860, qui attribue aux Consuls français; dans les 
ports étrangers , la connaissance des délits et contraven- 
tfODs, commis pendant la traversée. 

Ici, comme dans l'article 6, la soUicitode du législateur 
•st évidente ; pourtant, nous devons l'avouer, elle n'atteint 
p:s davantage le but qu'elle poursuit, qui est dVntourer 
rémtgratîan de^ gal^nlies paissantes, redoutables. 

Nous avons vu de plus', que la loi imposait un eoution- 
ucment de 15,000,* à 40,000 francs, à tout entrepreneur 
#éihigrarion) etqoeiceite pr fscti^lien de la foi était facile- 
ftientéitfdée^ à Marseille, à hi faveur du modo d'émigration 
pratiqué dans ce port. 

fih bien'f les ÎBConvénîenti qui résultent de c«t état dt 



nhoBes lereient prévenus, réprttiTés, cefliiii>eiti6til, dans 
IM9 les cas , si l'oti donfi«i'fl une plus graY^de ditensîon 
ii riirticte6. Il faudrait simplement que cette faculté, eon- 
cédée^è rémigrani, devint un droit rigoureux pour l'ad- 
ministration , en ce sens que Tadministratlon serait tenue 
de provoquer» au port d'arrivée, une enquête sur les faits 
accomplis depuis le départ de France. 

ici, eooore» guidé par des souvenirs remplis d^amerlnme , 
nous nous croyons fondé k invoquer notre expérience per^ 
sonnelle, pour proposer un remède efficace à une réglemen- 
tation incomplète. (1) 

Lorsqu'un navire chargé d'émigrants , mais ayant échafi^ 
pé au coutrôle do Paulorité spéciale, atteint le terme de soft 
voyage, ks passagers qui ont des griefs à articuler pe U- 
venten demander le redressement au Consul français, et , 
suivant le cas , s'adresser à l'officier supérieur qui comroaii^ 
de 4a station. Mais cette plainte , qui a été rédigée pendant 
^ tr^versé^ , ^ rarement remise , en atieignant le pert 
dQ dé^rquemeot. Si c'est un seul éroigrant qui ait à vth 
clamer , il it^'osseira pas donner suite ^ son projel. Si iea plcri^ 
gpants sofit en petit nombre, lis éprouvarotil la mèiae 
défaillaivce à l'arrivée. Il faut entamer une action contre ie 
capit^n^, et l'état pvécaire de leur fot^tune ne leur leisee ni 
les moyens, ni le temps , de poursuivre l^ r^esaeineu* d$ 
griefs, souvent ^ieuix, quelquefois » (jrés graves». On est 
enfini^sLr^il' au despotisine du commandant, et an ré* 
gimQ du hami g^té » du» Sranage grouillanfi eldes airdinea 
puantes ; o» ra^pire librevp^nl» à toirrc,, ei l'an eaiptcssé de 
se HWU^o a^ tfovaii. 

(ij; C^t^^ k ce ^t un irarvaU. qu^ nous pvttfeiw éêtm 
CVIttf(i^aAi«i>A«Mros des 9» «veil 1^ l^mai et îwA 466^ 
sons ce titre: Un drame en mer. 



N'oublions pos que rémîgration se retrruie pê^mi feicdv 
hes inférieures do la populaf 'o i^el que dans ce milieu Tidée do 
droit , îrKépavMQ de Tid^o du devoir, oo résiste pas tou- 
jours aux étreintes de la iii>sèri*. Les privations quoiidlon* 
nés a0jibiisseni le caructi-iv cl iVspHt,ct Tâme s^afifaisse 
sous le poids de so'Jiîrantts Jon/îues et incessantes. 

Voilà pourquoi les mo:hv,u:JM\ recu'enl devant la pers- 
pective d^una lutte nouvcKe. En ccn^'é^^uence, la plaint* 
n^ésl pas liincée. 

Néanmoins, il se produit des cas où , par sa conduite 
mlieuse , le capitaine s'est aliéné tous , ou presque tdus les 
passagers. Les griefs sont généraux ; âuësi , Tacte d'accusa- 
iiOD s'est couvert de nombreuses signatures. 

Eh bien ! cela est triste à avouer t l'indignation , entrete- 
nue par un contact journalier à bord , a d^jà djmiAué, dèn 
qu'on a touché la terre. On se rend bien en feorps cfaez le 
Consul ; la plainte est remise à Tautorité compétentOi qui 
promet de faire uneenquète ; mais les intr%ues du capi- 
taine* d*^un c6té ; de Tautre, Téloignement de quelques unk 
des demandeurs ; la tiédeur et même la répugnance de 
Quelques autres à traverser de nouvelles épreuves ^ empê- 
chent raOîiire d^aboulir. A peine si la protestatioin est main-^ 
tenue par un , devx , ou trois émigrants , et encore , ceUx-ci 
finissent par &e lasser , à leur tour* devant la tournure' que 
l'enquèle a prise. Le dégoût «'est emparé rf^eux. f^auvrp^ 
inconnus, sans influence aucune , poursuivis par la mâu* 
vaîse réputation qui $'atl«icî)eaux français qui abaVidonnent 
votontaiVeminit feur bche patrie, ils ne peuvèAt futier avec 
succès contre les perRdes manœuvres (ïu capitaine, uelui-ci 
a dénaturé le caj\icière des fs|itS'qa'oalui,r9pjçoc;b9;4'<^t#» 
il est devenu accusatearaO^^^irvi fftP jl^y fCW^ijWltjlifWi 4^ 
son bâtiment , il parvient h établir sa parfaite innocence. 

Les cas ne sont pas aussi rares qu'on pourrait le supposer 
•è, placés ààm Vét conditions défavorables que nous venons 



lilodîqQ^r y les plaiffnanrs ?ont déboutés hoDteusemeoU Ils 
•ni été mal nourris, îndi^aement- traités, el, cependant ^^ 
pour touXes les causes que r.o:t:3 venons d'énumérer. ils sent 
reconnus mal fondés dar.5 îeur réclamations. (Consulter le 
iravail ci-dessus indiqué. Un drame en mer.) 

Ceci est l'exception, f»ous n^ saurions trop le repéter; la 
règle , c'est Tabandon ('e la plainte , une fois que le navire 
a atteint le lieu de destination. 

"Voifà pourquoi , afin que b sort des émigrants n*^ soit pas 
laissé à Tarbitraire des armateurs des agents d'émigration et 
des capitaines ; afin que les d'-uiws de Phumanilé soient sau- 
vegardés, sans qu'on porte oUoi.Ue ^ ceux de ta liberté vo m- 
merciate, nous proposons de rendre obligatoire Tenquète qui 
n*esl que facultative aujouru'àUTi. {i) 

Le capftainequi, abrite .lcrriè(e les termes du décret du 
9. mars i861 , sera soi li (io |>ort sans avoir été soumis au 
contrôle de Fautorité, (J;vr;i vomparaUre, en débarqu<)nt^ 
avec tous les passagers, lt.vaaL le Consul français. L'en- 
quête aura lied immédl'cuWiLitt. Les émigrants seront in- 
terrogés, chacun à son lour , A p'ocès- verbal sera dressé 
de leurs réponses. S'il . é^jlte u < déjosîtions recueillies que, 
pendant la traversée , il s'est commis de graves irrégula- 
rités , des abus de pouvoir , des atteintes sérieuses au con- 
rat qui les liait, des poursuites seront ordonnées d'oIficG 
eohtrc le, ou les coupables. 

Le dossier sera alors envoyé en France, au port d'embar- 
quement; Taffaire s'instruira sur les pièces qui le compo- 
sent • et les procès-verbaux feront foi jusqu'à preure con- 
traire^ ainsi que le déclare formellement l'article II de la loi 

f^) Hbus fommof heun>iix d'annoDcer que cette mesura vient 
Mtra^ âdopite par Taulatifté coinpéteate. 

Avril 4864 
€h. Ex. . 



àt 18M. Il y aura donc liébai contradictoire ; quoique lés jrn^ 
sagers ne soient pas présents, ils seront représentés devaot !• 
Tribunal (lar les procès-verbaux des Consuls. S*il y a con*' 
damnation , la réparation affectera , suivant la nature du 
délit, U; cautionnement des armateurs et agents d*éa)igration, 
et même la liberté du capitaine. 

Les dommages intérêts , l'amende , la prison , telle est la 
sanction pénale que uoim Irriuvons^en faveur des émigrantOp 
dans les légiblations américaine et anglaise et que,' en 
présence du dccret de i861 , noua réclamons pour nœ 
Datîooaux. 

Les agents d'émigration et les capitaines régleront leur 
conduite en conséquence, lorsqu'ils sauront pertinemment 
que le coclrôlede Tauterilé, évité au départ, sous forme de 
visite , les attend à l'arrivée , sous forme d'enquête. 

L'enquête obligatoire, forcée. De s'écarte ni dej'esprit, ni 
de la lettre du décret du V mars: nous estimons qt>e, seule, 
elle est capable de donner aux émigrants — quel que soii 
leur nombre-^ les puissantes .garanties auxquelles ils ont 
droit, puis qu'elle préviendra, elle réprimera, au besoin, lee 
actes délictueux qui se pro<laisent trop souvent sur les oa- 
vires qui transportent de^ passagers. 

Avec l'enquête, la liberté commerciale continuera à jouif 
pleinement de ses droits, en même temps que la protectioa 
efficace de la loi française accompagnera les émigrants pen- 
dant toute la traversée , et jusque sur la terre d>xil. 

Cette solution, si favorable à rhumanilé et au service^ 
tournerait cependant contre les intérêts du . commerce 
français, si les navires étrangers restaient en possession d'ua 
privilège , que nous refusons aux bâtiments nationaïu. 

Il ne faut pas que l'émigration légale, en même temps que 
Témigratioa clandestine ou frauduleUv^c , puissent, aQii 
d'éviter l'enquête, s'abriter sous les plis d'un pavillon 4tran«- 
ger , ce qui occasionnerait à notre commerce un don^mafs 



«MoieMrabtetdmt bôiiôfloiehaieidv f«4 irpécutaldiifs dè^fiotr^ 
«Btîonsi Oeux-ci échappeDi absolument à l'actîoh Ût la ibî 
r»i»ç«!sei*sq»yils né louchent p!(is àiOlrè tferrUoîre.Ehcôè- 
■équea^e^ il serait injuste de les laisser Jouir, le eas échéant, 
d*Qile impunité que te nouVeaii règYehient rend impossible 
pour nos nationaux. Du resie^ ed laissant subsister !*dbus, eu 
prc^i dès navires étrangers ^ le lidtiveau r^lekhent ffiao- 
querait le but qu'il se propose d^dtteiddre. 

D^vanl l'imrpossibilité Je soumettre leâ navireè élran^rs 
^ui embarquent dos émigranf s , dans un port français , à 
Fenquète forcée de nos Consuls, nous proposQos dé con^ 
tiraindre oés navires , lorsqti'il^ ont t^eço ufi nombfë déter* 
«linéée jKassagers , 10 , 90 y par exemple, à àubn la visité 
du Gomihissaîre d*Ëmigratidn. Cehif'cl dressera ^n rapp6rly 
et le bâtriKient ne sera libre de gdgifèf la lÉier^qoe sTil redipll^ 
ks cbndHions exigées par la lor; 

On ptfui'ra nou^ objOfetèr qAè ti6^ë aveéis aiiisl déni pàîâk 
ëi deuH meBtires. 

Naiis m fépôrtdrciti^ fKtè ^ïx^ùtit sitaàtfom inégale si âèji 
Héélab^ë, ()or TenqUêté foreéè, (|ui p^ seuleioent sur îè 
pôVîllon ft^ôi^';;éi9 * ndûs dînons QUé iâ Tnéhrtc est Utte p6uf 
nos nationaux , el une pour les étrangers ; où , Sî V(Sà rèul, 
^^n\ y * te dt^iit me^jres d'ordre différent éôi^tièrrlaûi, Pun 
YM étrfiAfjeffS et Taiitrè léfe FVanÇ^is. 

N*eîHSI€^t^tt pas darW nôli»e èodc, contme, dit iSèfite, daràà 
le codé de tous leé peùpfcâ, de ddmbrcuéés disposffroù^ qtr 
liflAFiteni, )k)«ir eef^irifs casdétei^minés, et en présence des 
érolts frttts^ étertduà &ë^ ^fioyeii^, I«^ droits accordés atlx 
êltitïgefÉl Eh lyteii! Ceiè reè^tUiiMïs qiié contiemlenf nte 
lois, M mmÂèré âé : succession, f ftf^e devant lèsi Trîbuhaut, 
*ttl3blrflë,-lefSlafn(»M,cétttraint!e par côrpi. èfc.,.^c., de ^ni 
fit |^lii!l i^ai^^ho^le», ni pHis méÉtirées^, que (^iblf^ttôtr pa^- 
itollHèi^if,- étideerham!? les éttàtig^t^ ^etflednént, que dodià 
fMjMMë* ^tolfxdduii^érdan^ le tèghftmM dôtfVéènr. 



-r * Wim fiW^W^M» . w iil&Mpt tai opéraliou 4» la 

d^rqgsf j|0 pri|i^ipj^ d« r^ssimilniîAn c«fnnlèla il* réltaiigeR 
au citoyen, inscrit à chaque f>age de votre code de cMdMâfca 
vous empêchée ainsi ane concurrence loyale, laquelle, en 
somme, ne peut tourntsr qu'au pro^t de PéiDiqration. Prenez 
j sarde : H y a là, pui» îe lommeroe en génépal» un ialéFèi 
r«apçc^tble 04*1! convient d^ i{|ép.ag9r. il 

Mous réponcbna : 

(a iQifisaro prçpAste n^atteînt, en réalité, que las apécula-x 
leurs peu scru^^uleux , pu^u>Ue a ppji^r |/u(| f^çq p^^ 
<femp&her une concurrence loyale, mais d'éleadre le con- 
trôle protecteur de l'administration sur une industrie dou* 
lecwe, parlant, ji tWH» cfroMt suspecte, en vuafl'oA grand 

même. 

Du reste, s'H feut dire toute notre pensée : nous ne voyons 
BW VfH y 9U Uau de se pJaîçdce, si la marine française esl 

des éffiigraots, par les ports français ; 00^ trojiyera dans cette 
sHoatîon un triple profit : t^ pour notre commerce, qui 
kltflêfçkfi 9B0\ , par suite de abstention des paviHoiui 

pour les émigrants, qui obtiendront aipsi , à cau&e^ cjç^ '*^A^ 
quête, toutes les garanties désirables. 3« enBn, pour Tadmi^ 
m^r^ihOf 4ml la aur:\^lance sera ptus fiiciki el plus effi- 

îRfc 
IforalisatTon de cette émigration irréguliére, aif^bÛK^. 

^uivuque, .qu,i échap|)e aux disjgo^ions du décret du W 
mars, tel doit être le résultat de la mesure dont nous pro- 
posons radefitfoD. 

Quant aux prétentions exorbitantes desooDSuls étrangers 
il eel indispensable d'en (aire premptement justice. 



- 186 - 

Vtfii Men le moins que les étrangers qui se lirrent à leur» 

•pératioDS c<nnmcrçiales , sous la protection de la loi fran- 

çaise^ae soumettent, comme les nationaux, aux prescription^ 

de cette loi. 

Décembre 1863. 

Nous manquerions à notre devoir, si nous fermions 
cette étude^ sans remercier M. le Sccrélaire-Gcnéral de la 
Préfecture des Bouches-du- Rhône, du bienveillant appui 
qu'il nous a prêté , dès notre arrivée à Marseille. M. Fan- 
jouxest un esprit trop éclairé , trop pratique aussi , pour 
ne pas avoir apprécié , tout d'abord, Timportance réelle 
du travail que nous voulions entreprendre. 

Comprenant qu'il s'agissait là d'un intérêt public, M. le 
Secrétaire-Général a mis aussitôt à notre disposition, avec 
cette affabilité qui donne du prix aux moindres faveurs 
et qui double le prix des grandes, tous les moyens en son 
pouvoir, pour faciliter les recherches auxquelles nous 
allions nous livrer. C'est -grâce à liji, nous nous plaisons 
à le répéter , que notre élude statistique a pu se poursui- 
vre utilement, et arriver à bonne 6n. 

Aussi, obéissons-nous à une agréable obligation , en 

consignant» à cette place, l'expression de notre profonde 

cratitude. 

^ , i Marseille, octobre 1864. 

Charles Expomt. 



— MT - 



FOSSJB HARlÂNiS. 



ï 

au nombre des communes du département des JBouchet-* 
du-Rbône que leur posiiion géographique met en dehors du 
mouvement qu'imprime la création des lignes ferrées , il en 
est une, plus perdue que les autres au milieu des.maraiset 
deséungs, qui semble destin.'o à Vié^éter longtemps en- 
core comme elle a végété jusqu'à ce jour. 

Celte commune fi'attire les sympathies de personne et , 
n'étaient les liens aiminislratifs qui rattachent aujoard*biii 
le plus simple hameau au plus orgueilleux chef-lieu d'un 
mèuie déparlement, personne ne s'occuperait de ses besoins 
et de ses ressources. 

Cette commune est celle de Fos , canton d*Utres , arron- 
dissement d*Aix. 

k deux kilomètres environ de la mer , au fond du golfe 
formé par les emL)o;];.hur^*s du Rhône , à Touest, et la Tour 
de Bouc , à Test , s'élève un mamelon environné de tous ce- 
tés par des marais ou des étangs salés. Le canal de naviga-. 
tîon d'Arles à Bouc , creusé entre ce mamelon et la mer , 
augmente encore par la longueur xle ses berges et la tran- 
quillité des ses eaux la tristesse de cette solitude. De loin en 
loin j vne voile triangulaire , gonflée par la brise du larg^ 
se montre, court et disparaît au plus vite, comme si ell* 
craignait de s'attarder en ces lieux; ou bien, si un vent 
contraire empêche rallégeari^sienne de pro6ter de sa voile/ 
on voit les chevaux carnargunz attelés pour la remorquer. 
b4ler la pas , au bruit du fouet quî les exoitt. 



-m- 

Quelquefois une penelle lourdement chargée de houille 
ou de joncs de marais se traîne péniblement , tirée par des 
hommes ou des bètes de somme et se cache derrière les 
tamaris qui sur quelques points bordent le canal. Le mou- 
Yoment ne se montre que par Intervaries éloignés et le bruit 
de la voix ou de rindustriti Jiuouines ne se tatt entendre 
qu'à regret. Le mugissement de la mer , le roulement des 
vagues qui déferlent sur la pla^e foat scuis retentir Tair, le 
|ong de cette côte abandonnée. 

Lés remparts à demi ruinés qui entoureni la partie supé- 
rieure du village et dont chaque jour fait to.nber une pierre 
couronnent le sommet de ce mamelon dont la formation toute 
particulière ne ressemble en rien à celle des montagnes 
qui se trouvent de l'autre cété de l'étang de VB9lomac. L'œit 
le moins exercé reconnaît dans ces vieux pans de murailles le 
repaire d^un de ces personnages rapaces et batailleurs qu*on 
d(^KnaH ^dis sous le nom de Seigneurs et ou s'applaudit 
de voir les descendants des malheureux villageois que la 
fibur avait groupés autour de cette airo, descendre au pied 
de la montagne et y bâtir quelques maisons étroites, sans 
doute, mais dont personne ne leur conteste la propriété. 

Une église qui passe pour être du XIH siècle , mais qui 
remonte tout au plus au KIV^ ^ domine remparts et mai- 
sons. Classée parmi les monuments hislqriques , bienqu*elle 
n'ait absolument rien de remarquable, elle attend que des 
réparations urgentes y soient eiUroprises , sans quoi elle 
tombera à son tour et prch*.haine:noni en raines sur les rui- 
nes des tours féodales qui l'environnent. 

à l'exception d'une saline importante établie sur la rive. 
ttUche du canal , à peu de distance du village , et d'une fa- 
nrioue de. produits chimiques dite de Plan ctJ^ren qui, 
géomphiquemeDli appartient ^ la commune, mais qui n'en-^ 
tretieni aucuç rapport avec elle , nul étobllssement indus- 
trie^be répand dans c^ pays' ipouvçmeDt et bien-être. Ilv 



a quelques années qu'on consiruisii une usine pour la pré* 
pa ration de la tourbe qu*on commen4;a à extraire des ma- 
rais voiras, mais mal dirigée, ruinée peut-être dès les 
premiers jours parla tristesse qui règne en souveraine dans 
toute la contrée, cette usine est tombée quelques mois à 
peine après les premiers essais. Aujourd'hui , ses hangards 
inachevés , ses murailles à peine sorties du sol ont tout TaS' 
pect de ruines et ajoutent à la désolation générale. 

Tel est l'ensemble du tableau qui se présente à Fœil du 
touriste qui parcourt la seule roule carrossable de la com-' 
mune. Et cependant c'est dans cette contrée qu'à séjourné 
pendant plusieurs années Farmée la plus redoutable qae 
jamais Rome ait 'possédée, pour arrêter dans leurs invasions 
les peuplades barbares du Nord. 

Mon intention est de raconter mes recherches Sar les 
lieux mêmes où le célèbre consul Caïus Marius campa si 
tongtemps ; de dire ce qne j'ai retrouvé de ruihes fôlnainés 
et d'en donner les explications qui m*ont paru le^ plus 
probables. 

Il tant se hâter, par le temps qui court, de fecueiflif sur 
les lieux mêmes toutes les traditions du pa^ ; il convient 
surtout de faire une description exacte de tout de qui reste 
de constructions antiques, car , si Ton respecte aujourdlmi 
les édifices et les monuments réellement remarquabîeil , ùa 
jette à peine uil regard de pitié su^ les ruines tù^\n& fmpor- 
tantes et on travaille souvent à leâ rendre plus (néeônûai»' 
sables qoe par le passé. Les régions dont je'parte oui' été 
depuis vingt siècles envahis par les eaux de là mer et du 
Rhône et l'homme ,pVofîtant du moindre prétexte, a détrûU 
beaucoup plus que le Rhône et la mer. Dans un detât-sièt^è, 
rien ou presque rien ne subsistera , tant le système ^e 
démolition a fait de progrès et le touriste ou le Savant qui 
tiendra étudier ta localité sera dèsagréabTetnéfit s(ùrpf Id à» 
le plus tien trouver que quelques foûdatiéns (![di fl« ptttt-' 
Tosi xxvu It 



— i90 — 

veDt èlre abattues qu'au moyen de ta sape et de la mine. 
Que serait-ce donc si le chemin de fer projeté de Celte à 
Marseille venait creuser ses longues tranchées on poser ses 
interminables remblais sur ce sol si différent déjà de ce qu'il 
était autrefois ? H est douteux que 1 on fasse fléchir la ligne 
droite devant quelques trontjons de mur et les ingénieurs 
chargés des travaux se garderont bien de faire ici exception 
à leurs habitudes. 

Conservons donc sur le papier , sinon ailleurs , queliiue 
chose du passé, afin que nos enfants ne nous accusent pas d'a- 
voir suivi l'exemple de destruction donné par nos ancêtres. 

Cette brochure aura p«ar but : 

!• De fixer d*UQe manière certaine le point de la côte au- 
quel aboutissait le canal ou mieux le fossé de Marias. 

2* De déterminer la destination primitive des ruines 
connues sous le nom d'Arcades que Ton a prises jusqu'ici 
pour un aqueduc et de dire par quelles sources les cilernes 
de Marins étaient alimentées. 

3<* D'ajouter quelques notes nouvelles h la nomenclature 
des ruines trouvées dansées contrées et décrites dans cer- 
tains ouvrages. 

Je n'ai point peut-être toutes les qualités pour me hasar- 
der en pareille matière» mais à défaut de tout autre mérite, 
j'aurai du moins celui d'avoir tout vu et tout examiné sur 
place, ce qui doit bien être considéré pour quelque chose. 

Je me suis aidé parfois dans ce travail d'un ouvrage jugé 
•t apprécié depuis longtemps : la Statistique du dtpartemen t 
par le Comte de Villeneuve ; mais on s a{>oroevra que si je 
fais quelques emprunts à c&t écrivain , plus souvent je serai 
eo désacord avec lui , mais drins ce c^is, je justifierai mon 
•pinion par des preuves puisées à bonne îiauiXw. D'ailleurs, 
m'occapant tout spécialement de cette question, iln*est point 
étonnant que )*aie pu recueillir des renseign«3ments qui ont 
nunqué h cet auteur si resommandable du re^te à plus 



— aw — 

d'un tttr«. Je me suis aidé aufsî d'un maniiferU que 11. 
IlimiBiioiv, géomètre attaché à la dîroctioa du eadaslre, 
adressait àœ roéme M. de Villeneuve, en 182fr, et qui iB*est 
tombé sous la main au milieu de mes recherches dans les 
archives de la Préfeclore de Marseille. Ce travail m*a paru 
très consciencieux et j*ai vu avec bonheur que certaines me- 
sures et des distances que j*a«sis prises moi-même sur les 
lieux, alors que jignorais complètement l'exislenoe de œ 
manuscrit , ont exactement concordé avec oelles qu*à don- 
née! M. IfATBMIOfl. 

Il 

Des changements considérables se sont opérés depuis des 
siècle, sur les lieux où campèrent les légions de Hârius. Oes 
cbangemenis qui pendant de longues années s'étaient faits 
lentement, par la suite des atterissements de la mer et du 
Hhéne, ont été rapides de nos jours. Le creusement du Ca^ 
nal d Arles à Bouc , rétablissement de salines et de fabri-- 
ques importantes et plusieurs inondations extraordinaires 
ont modifié la physionomie du sol à tel point que , parcou* 
sant les lieux , les'vieilles cartes à la main , on a une peine 
inouïe à reconnaître les tracés et les contours des élapgs et 
de la céte. 

Voyons d*abord sommairement les lieux tels qu'ils sont 
aujourd'hui, en nous plaçant pour les examiner sqr la plage 
qu'on appelle la barre de Pos ou Marrannede , près de la 
berge du canal de Boue» et en tournant le dos à la mer. 

Devant noos, s'élève Foë avec ses murailles et ses tours 
féodales ; à gauche , un immense marais , la Fwpo, q(tli 5'é-^ 
tend dans la direction^d'irte«à la Tour Sl-JUmù ei qui n*est 
coupé à l'horizon que par les rives du Rhéne ; à droite i sur. 
les bords du canal et de la route qui le suit, un fort' beau 
Satin alimenté par les eaux de VEiang de F£êtomacqvt*am 
afperçoit derrière lui; un peu plus à l'est, une premîèrîa 



atoQlBgxiê )4t mi>nt fferyeC ou Mariel tiut fertèe le étrtàer 
ptaAdtt 'tableau, mms derrière et eu dessous de leqi!ien&y 
ëptièB Bveil* frimelii la gia^v de Plan ^A9tn , bous treat^ 
rohi Vèiang d^Bngremer séparé pat* une langue de saMe, 
Ohatigée «R 9a/iih et une /^brl^tce^ produits chimiques , 
de fèMng et xkè Satins ée lavatiuc. 

'Déftang tnfal deéséc!ié de Ponra eft ce)ûf de CtYt^, converti 
^atomeiil'râ fiatin.eé^^éspar d'esses bénies ^llîne^tfe 
oèhil de LavaMuitï; tf ont aujourd'hui phis rien de edmmuh 
avec ce dernier , mais les chiffres relatifs ft leuV< touléuir on 
mieux à leur profondeur , ei)i égard au niveau de la mer, 
vont nous prouver qu'à une époque passablement ancienne, 
ils fermaient vn sé«l et 'vasie aiii&s d'eau déni VaepwA de 
â 'fitang àé Bèrre peut donoer une idée. 

Queîqu'à «ine dSstanee assez felbïede la Bfler> félaiftg 
dXftgnMÉef est de 8 mètres 76 centimètres ptafi bas qu'elle; 
4\éteDg de LavaMoc qui ifWtdtïe de dernier est plus bas dé 
• mètroé M oeanimètres; l'élang de Poura est Âê mètres 
an desaouB do mtoie niifieau et t)e)ei de Cftis^ 7 «lèlv^ 
40 oeDiimètmsi 

Oep dttffressev'oot f^tts frappaûts en tes ^labtîasatrt ailiBk 

£nf renier, 8, 76 /' au dessous du niveau de la 

CUis, 7^46 ) 

Seul fétiiB^ de 4f:stoi^é est , gèh^e A «a canal èM paille 
souOdr^aM •, au même ttlveau que 16 teer. 

lA pattte de iëft>aln eempHse entre le grand «t^emin d'kr- 
les-à Pto^ Ml %ûd et le chemin de PèB> Istres , à l*Bst , M 
^iefit0 Heii de*cemak'qi!iatile ; é*élst trae eoiii^nnal^ei^ de là 
(iMnédela Crdtt , inditeant ters le ^ratkd -marais, par an« 
IMmie d>èn¥<rea Un millimètre par mètre. La surface nVsi 
pis lelebuverie de-calllouk oomme date là Cràvi proprélnèMi 
dM{ «Ré est formée d'uue coiicte HboMuse dé roctiéVs "étt^ 



— 398 — 

ffpirfi^ ^ierul4vemeal mise^ couverts <k^r9^« l^t^i^m 
4ù ces vw^$ çA les opdroiis couverts de ierire soiM e? gé^ 
oérsi agréés decbèpes kermès» de cisle^ ^ de romfjo^^ 
autres arBusIes avec herbes paccagère s^Ce terr^îo, quoi^fiM 
pierreux, estr l^uoiide par l'effet de la fim^tiou de» eaw 4id 
de la plaine deso&fideoi verslei groud maraj» de la F«U9. 

Sur les bord^ d^ TétaQg de LavalduQ» le (erraio descend 
vers cet élapg par un talus rapide « couvert , ainsi Q^\\e^ 
bords eux mêmes de l'étais , de blocs de rochers calcaisear ^ 
de poadîogae qui sa soni détachés de son oourennerooDt 
taillé à pic. 

L'aspect; général de b. cosrtrée y je l'ai: déjà dit , est Irîste 
et ta vue de cesétangs d'où s^éohappent des. émanations sa^ 
Uuestrès caraetérîsées,. éloigne biea plus qu'elle n^atitm. 

Formens doqc les yeux sur la topûgraphiqua actuelle ol, 
1^ un eSurtide is: peusée, rétablissons, les lieux tel8> qu^iis 
étaient peul-^lr^ oiieore y lors do L'arrivée de Marins. 

Nous avons flous les yeux un étsng. festonné à grand» 
traits et compren^ti, à gaucho, l'Estonakac ; en faco» Ën^ 
gi^lBDîeryLavotâuo et Rsaau^ns; à gsiUQhe^ CUis et le Poi|ra;i 
sot étang s'appeltaS^otna^iMié» mm donné par les Mamil- 
]aîs4pîl*o«fréq/yientédopuislengt6in)pspour y fairo leurs, 
oférotioasi oonviioroialos* Ttois montôgnes s'avaneent su 
noâUeu do l'étoog et forment dospr^^sq^i^llea ouvertes» doux, 
au Nord, une au MidÂ. Lsioointrée-est sauvage et s'il exiiiô 
quoique i9Hi(|iM-dsQ3 les* Qi^vironSi op no saupsil^ lut donner 
to noin de viUei. SMm^waé soulo est eouohéo sur une plo'* 
a^ Offvesto à loiw les v^nts, sdosséo à^uno dune pou^élet 
iféo ot ik'oysi^pqur: Toii^reuver sfuouno source , aueuii cdH 
poni d'oon douoo* Msfs Miirius arrive ^ tout va cfasi^of 
4*ospoct. 

Sortons d'obwd 00 qui Toniènosur le littoral, 

Morina voMlt dOi s^omporor do Jugur As et eetts nouvflto 
atnilfcîl taviaaiMirdojsie la oapilaio romaine: meislostram»^ 



— 294 — 
ports durèrent peu car on apprit en même temps Tapprocht 
des Teutons et des Ambrons. L'armée de ces barbares était 
formidable, au dire des courriers, et ils entraînaient à leur 
SQÎte un nombre prodigieux de femmes et d'enfants ; les 
hommes armés dépassaient le chiffre de 300,000. Mais pour 
le courage , la vivacité et la force qu'ils témoignaient dans 
les combats, dit Plutarque, on pouvait les comparer à Tim- 
péluositéet à la violence delà foudre; rien ne pouvait tenir 
devant eux, ni résistera leurs eflbrls; partout où ils pat;* 
saient» les peuples étaient entraînés comme des troupeaux 
dont ils faisaient leur proie. 

Les barbares annonçaient l'intention de se diriger sur 
ritalie où ils projetaient de s'établir ; aussi les Romains 
s'empressèrent-ils d'appeler Marins, le premier de leurs 
généraux, au commandement des armées ; mais les Am- 
brons ayant retardé leur marche, par suite de la division 
qui se mit parmi eux, il fallut, contrairement à la loi, pro« 
longera plusieurs reprises le Consulat de Marius. Cest au 
moment qu'il venait d'obtenir cette charge émmente pour 
la quatrième fois , qu'on annonça l'approche des ennemis*. 

Marius repassa prompteroent les Alpes et vint se placer 
au milieu de son armée qui , régénérée en quelque sorte par 
les habitudes de discipline qu'il avait remises à Tordre du 
jour et par les fatigues continuelles qu'il imposait à ses sol- 
dats, était devenue pour ainsi dire invincible. 

Le Consul comprit qu'il aurait sur les barbares un im- 
mense avantage s'il pouvait les attendre à l'abri de leori 
attaques , en conservant lui mémo la liberté de les atteindre 
en temps opportum. Cest pour cela qu'il vint s'établir à 
proximité des embouchures du Rhéne et au bord de la mer 
et s'y fortifia. Mais, dit Plutarque, les Bouches du Rhéne 
étant envahies par les sables, leur entrée devenait difficile 
et périlleuse pour les navires chargés de blé. Marius y mena 
(4on«>fr(fO son armée qui n'avait rien 4 Caire {9ii99um)j 



- 295 -^ 

un grand fossé où il détourna une partie du (]euv« 
et coodaiâaoi ce fossé jusqu'à un endroit commode de la 
côte, il eut soin de le rendre assez profond |)our recevoir 
de grands bateaux et de tourner son embouchure de ma- 
nière qu'elle fut plate, facile et à Pabri dos vagues et du 
vent. Ce foraé porte encore aujourd'hui son nom. » 

Voici la Iradaction de ce passage, faite en latin, par Her- 
mao Crusarîus, en 1566. 

« Oslia Rhodani magna vi limi opplela , arenaque allô 
cœno à fluctîbus astricla , periculosum morosuraque et an- 
gasiura navibus fnimenlariis eo reddebant denersum; bunc 
exercjtumoliosum convertit fossamque graudem duxit, quo 
magna flavîi parle deiorsa deduxil illam ad opportunum if- 
luê , altam ac magnorum uavigiorum |)alienten) , quœ pla- 
num haberet et iranquilhim ad mare oslîum. Ilœc nomen 
ub illo eliam liodiè rednel. » 

En présence d*une uflirmation aussi claire , il semble 
qu*on ne saurait avoir de doute au sujet de la rive du Rhô- 
ne sur laquelle le canal fut creusé. CoD)bien de versions 
cependant n'ont-elles pas été émises 1 Bouche , celui de tous 
les historiens provençaux qui s*esl occupé le plus de cette 
question, a écrit plusieurs pages in folio pour transmettre 
les avis de différents auteurs. On ne trouvera pas mauvais 
que je les résume en quelques lignes. 

J^ Opffliofi. Le canal de Marins n'est autre chose que le 
canal du Rhône qui passe dans le Languedoc , suivant Gé- 
rard Mercalor et Pierre Montauus, inlerprèlesde Plolémée, 
Olîvarius, commentateur de Pomponius Mêla, Antoine du 
PInet, interprète de Pline , Nostradamus, Betleforest , Ga- 
tel et Sponde. 

2* Opinion. « Le père Philibert Monet, de la Comp. de Jé- 
sus , dit Bouche , pense que cette fosse est ce 1res grand ca- 
lai du Rhône dit Massilioticum qui passe tout contre la ville 



- 296 - 

d'Arles, croyant qu*nuparavant ce canal était lort petit , 
m^is quil fui agrandi par !e Iravaîl de C. Marius. if 

3* Opinion. Simon Bai ici, provençal, jadis prieur de Me- 
zél (daqs son hisloire ecclésiastique dd la ville de Riez ) 
prétend que ces fosses sont ter^Ha ville ihs Trois Maries 
dans la Camargue cl dès lors qu'elles sont le deuxième 
canal du Rhône. 

4« Opinion. Nicolas Sanson d'ÂbbeviUe pense que c'était 
un petit canal qui sortant du grand canal du Rhâ|)e qI pas- 
sant par la Crau, allait aboutir à Pétang de Martigues. A 
quoi Bouche répond que la chose était impossible, attendu 
(|ue Içs nr)ontagncs qui renferment cet élang de tous l(*3 
côtés sont si hautes qu'il ne serait pas possible de creuser 
un canal venant du Rhône et passant par la Crau pour 
entrer dans cet étang. 

Je me hâte de dire que je ne partage aucune de ces qua- 
tre opinions , pas plus que jo ne me range de l'avis de M. 
de Villeneuve qui faisant partir le canal du pointoù se trou- 
ve actuellement la Tour St-Louis le fait aboutir à l'étang de 
l'Estomac, au Nord cUj village de Fos. 

Peux auteurs, à mon avis, ont vu seuls, presque exacle- 
raçnt la chose ; ilonoré Bouche et le père Papon; aussi vais-]e 
transcrire quelques lignes de la chorographie du premier 
dont j'accepte en très grande partie la teneur. Tout k l'heure 
je citerai Papon ; enfin, en faisant la description de la voie 
romai'nt et des ruines que j'ai étudiées sur les lieux , je tâ- 
cherai de prouver que Topinion k laquelle je m'arrête , est 
I9 seule admissible. 

% Pour bien taire accorder ce que disent Slrabon , Mêla ^ 
Solin , Plu.iarque , Pline et Ptolomée, nous avons conclu, dit 
Bouche, que Marius aurait fait deux, choses: la première ^ 
que pour rendre navigable l'élang de Martigue^ et y faire en- 
trer des barques de charge il aurait fait colle ouverture qui 
est entre la Tour de Bouc et la terre ferme. (1) La seconde 

(I) Voir mon histoire deMartiguesetde Port de Bouc^ page 35. 



que pour éviter des dîlBcuîlds e^ dangers qall y a de passer' 
dans les tîgnes, sortaot de îd mer poor remonter sar le Rb6* 
ne, U aaraft Tait creuser un grand canal dans fa ferre» com-' 
niençanl au bord de Ta mer, non trop loin de la IVmr de 
Bouc, te faisant passer au vMfa^e de Pos qui a tiré son iMtn 
de celle fosse et traverser partie de la Crau poor joindre 
Teau de la mer avec cafle du Rhône , duquel canal if reste 
encorie quelques vesligcs aux endroits par où U paes^it, dit 
aujourd*huî le Galéjoti. > 

Bouche ne se hasarde pas souvent à émettre ses propres 
idéeSy mais quand'fl fait tant que de se prononcer, 1t Sod- 
lient Son opinion par des preuves qui ont bfen letir mérite, 
témoin celle-ci : 

< L'eau de la mer, écrivait-il vers 1660, aussi Inett qoe 
les polîtes barques, peuvent entrer par de petits canaux 
dans Télangde Fos qui est presque au bord de la mer,.tout 
de même que par d'autres petits canaux qui traversent la 
campagne on peut aller de ce même étang de Pos à eelut do 
Oaléjon et de celui-ci au Rhône , ainsi que j'us appris sur ^O' 
Heu par des personnes de créance qui m'ont assisré d^èlre 
venues autrefois sur une barque, depms Arles jusqu'à ¥m , 
entrant du Rhône au Galéjon et de celui-ci parcTatrtres'oa- 
naux qui condutsent à Fos; car il faut présupposer queloot 
ce pays qvi «st aux environs de la Crau est fort rooréo^ut 
etqn*on y fait divers fossés poor la conduite des eMix qtlt 
se dégorgent enfin dans la mer. El celui qui a pris à téeho 
de dessécher les grands éfarrgs qur soot h l'enlôar de ta 
ville d'Arles et qnî viennent des terroirs des BOtrx , do fa- 
rascon et du Mas du Brau ne s*esi. point serr? d^utrosoeret 
que de Taire des canaux pour conduire les eaux de ces étang» ' 
dans le Galéjon et de celui-ci dans la mer.El c'est ehose bien 
assurée que les pécheurs du Martigues sortant fous les fours 
de la mer, entrent dans le grand canal et étang du Oalé- 
jon , au terroir de Fos , pour y pécher et de ce canal qui a 



•DviroQ trente pas de larg^ar et sept ou hait pans d'eau d« 
profondeur, ils pouvaient aller aucieunement jusque dans 
le Rhône et Arle$ , mais depuis peu de temps ^ le passage 
du Rhône ayant été bouché par de grandes palissades , pour 
empêcher que son eau n'entrât dans le Galéjon , ils peu- 
vent aller jusqu'à ces étangs d'Arles. » 

Le père Papon n'est pas entré dans une dissertation aussi 
étendue que Bouche , mais il a parfaitement indiqué » se- 
lon moi , les points do départ et d'arrivée de ce canal. Voici 
comment il s'exprime : 

c Ces fossés de Marins avaient environ douze milles de 
long , depuis le bras du Rhône le plus oriental dont il' rece- 
vait les eaux jusqu'à l'étang de Galéjon , par lequel il com- 
muniquait avec la pluge de Fos. il était à dix milles au des- 
sus de l'embouchure de ce fleuve et à vingt milles au des- 
sous d'Arles. Les sables se sont tellement amoncelés depui 
ce tempi là dans le fond de la plage que la Tour des Ti- 
gnuux reconstruite vers l'an 1720, à l'embouchure du 
Rhône, est actuellement éloignée d'environ deux lieues des 
endroits où l'on peut aborder. Ainsi, la mer se trouvant suc- 
cessivement reculée de ce côté là et repoussée par les sables 
et les cailloux du fleuve a laissé à découvert la Crau et la 
Camargue; il arrivera dans la suite que le golfe de Fos se 
comblera entièrement jusqu'au cap Couronne et que toute 
cette plage sillonnée par des vaisseaux le sera par la char- 
rue. > 

S'il est vrai que dans soixante ans à peu près ( de 1720 
à 1T80) la mer se soit éloignée de deux lieues , de combien 
de lieues se serait-elle donc retirée , de l'an 102 avant Jésus- 
Christ à l'an 1720? — De vingt à vingt cinq lieues au moins.. 

Ceci prouve combien Papon a exagéré la puissance des 
atterrissements du Rhône. 

J'ai découvert à la bibliothèque de Marseille un document 
qui a bien son mérite , au point de vue qui m'occupe : c'est 
UM carto de la Provence , gravée en 1719 par Chiquet 



"H 



— 390 — 

( Paris). Cette carte, dont je Joids ici on foc simik , ap- 
pelle le Galéjon Pari du Balajon et le met en communication 
directe avec les marais de Montmajour. Si le canal dont on 
▼oit le tracé n'est pas celai de Marins , mais bien celui do 
Vigneiralj en revanche, je constate que l'appellation de 
pori , donnée à Tétang de Galéjon , a une importance qui 
o^écliappera à personne. 

Je prouverai plus tard , en faisant la description des riii- 
ues et des voies romaines qui subsistent encore dans la corn» 
mune de Fos et ses environs , que c'est dans le Galéjon » ni 
plus près ni plus loin, que débouchait le fossé de llarîiftv; 
mais^vanly je veux répondre à cette, question qui se 
présent à mon esprit : — Dans quel but a-t^il été fait T 

Le but dans lequel il aurait été creusé, si je m'en rapporte 
tout simplement à Plutarque et à la multitude d*bislorieii8 
qui ont écrit après lui , était de faciliter Tarrivée des pro- 
visions dont Tarméede Marius avait besoin. -«Mais si cetU 
armée était campée sur le littoral même de la mer, à proxi- 
mité des ports de Stomalimnô et de Galéjon et sur les bords 
dé cette mer intérieure qui s'est transformée en étangs de 
rEstoœac , d'Eogrenier et de Lavalduc , quelle nécessité y 
avait-il pour lui à creuser un canal jusqu'au Rhéne, d*où 
il ne pouvait rien tirer , en fait de provisions de guerre ei 
débouche, puisque les barbares en occupaient la partie 
sopérieve et qu'ils ravageaint tout ce qui restait dans on 
pays désdédéjà par les habitants eux-mèmest...Quel beaoia* 
avait Marius d'ouvrir cette communication , puisque , dès 
les premiers jonrs de son arrivée , H était résolu à attendre 
tranquillement les Ambrons et que tout ce qui parvenait à 
son camp arrivait de Marseille ou de Rome, transporté par 
les voiles romaines et marseillaises T... 

Si donc Marius n'a pu faire ces travaux dans son intérêt' 
propre, il les a entrepris dans Fintérèt d'une pppulatieo 



maritime et commerçante qui devait retirer de ces trancha 
dci» av3ptagc3 immédiats. Or , la seule, population maritime 
e| commerciale de la contrée était celle de Manseilic, l'amie, 
ralliée dfi fiomc. J<' n'iiésitd ilonc p«is h dire que Marius fit 
creuser ce canal non seulement à rinl'':;,c) tion des Marseiliais, 
Qiais encore avec leur aide» puisqu'ils étaient les seuls in- 
téressés à son |ei(\ ution. 

En effet, Marseille cherchant à étendre ses relations et 
à fonder des com^ptoirs le long des grands cours d^eau^ aussi 
bien que sur la o6(e maritime, devait être contrariée des 
obstacles ncitiH'els que lui apportait ^e Rhône è son embou- 
clmre «i elle dut profiter du séjour de Tarmée de Markis 
peur établir des communications plus feciles de la mer au 
fleuve. 

IX^un autre côté, Marius qui avait besoin des Harseillatset 
qttt reœvaH la plus grande partie de ses approvisionnemenis 
par leurs navtr«s, dut s*empresser d^entrer dans leurs vue$ 
elda mettre à leur disposition l'armée qui^campée sur le bord 
delà Baer^n'avaH absolument rien à faire qu'à s'eiercerani 
travaux manuels pour s'habituer ans fatlf;ues de$ mardies 
eldtMoo<mbais. D'ailleurs, la prise complète de possession 
de ee eanal par tos MarseîUals, au départ da Karmée do Ma*- 
rtus^ est un feit notoire eeusigné par tous les hlalonAUs an^ 
citna et modernes. 

▼otai ee que^dil un de ces derniers, M. Benri Martin': 

é llarius avaU fM concéder aux MsssoHotes la pvoprMl^ 
d^flM fameux canal; et le péage de tous les navires qui' 
rMaontaiont ou descendaient les Fossœ Marwnœ était dév^ 
09MM desprmd pales branches du revenu de leur républw 
qta e* «na compensation cb la rLTalité.de Narbonne. Toni 
leUr^BSil do Rhône se. faisait par oetle bouche artificîpUa. Les^ 
llassaliotes se regardaiedt comme propriétaires du fleuve al 
laorsdfeux avec èui en avateot pris possession psr rérectian 
di'M lemple d*Af témis (DîaM)da»s THe de laCBitlar«M. > 



-101- 

%\ maintenaul, ce mol de canal « pair leqacA nouA ifidui- 
flons ceioi de fossœ^ n'esi-il pas un terme impfopre el ne 
devrioDs-noas pas nous coutenler de l'expliquer par œluî de 
fossèt — Le mol de canal éveille Tidée non seulemeol d^uae 
grande conduite d*eau , mais encoie d*éclusos et de iravaujL 
d'art plus ou moins importants , à Tenlrée et à ta sortie toi/( 
au moins, si Ton réSéchit surtout que rentrée se trouvaR 
sur la berge tnèlhe du Rhône, te fleuve le plus câprieîetix du 
mèode et que la sortie était située sur la plage ta pitis sa- 
blonneuse et la plus va^use qu'on puissu trôuver.'Kt'dë 
toates ces œavres d art que r^tait-il, non pas avant le creu- 
sement du canal actuel , mais du temps de Bouche et pLu- 
sîeops siècles élicore avant, au XHI« ou au XIV^ ^iècîe^ — 
Rien. 

le sais aussi bien que personi^e, quô ce canal auraît eu à 
lulfer pendant quinze siècles au moinside barbarie , contre 
le temps, les inondations du Rhône, les débordements de la 
mer, et, ce qui est pire, contre les dévastations de Thomme, 
itiais il en serait bien resté quelqne chose au moins , car ou 
sait combien les Romains savaient bétir solidement. 

L*absen«*« complète de vestiges de travaux de maçonnerie 
m'amène à conclure que ces fo^œ n'étaient autre chose que 
des communications ouvertes dans les divers étatigs compris 
entre le territoire d* Arles et te mer, étangà dont te Gaiéjon 
nousoffreun fort beau spécrmen, car c'est celui de tous c|a^ 
a été le moms desséché et le moins modtdé depuis cette 
êpoqne. 

Oes ouvertures à travets des marafe et dés i^cs saftés très 
vaseux n'étaient ni bien tlîfHdles n établit, ni coûteuse^ à 
entretenir el c*es4 p'^tement h Tépoque oix tes nfavîres oïA 
acquis des dînj'»nstc»r.s beaucoup phw tonsidérablei qu'ellek 
ont*" été négligea. Nous 6voms vb ^ti'ën f6l60, ati Are dé 
Bouche, les tarti^iiet^ éé ^àrtfpttes remoàtaieni trfcs bîiefn dt 
tMjon jAsqa'à Arles et cela istorafi probabhNntbt eùtii 



ainsi 9 si depuis « on D'à vait entrepris des travaux qui ont 
complètement modifié Tétat de^ lieux. 

J*ai promis de fournir de nouvelles preuves à Tappui de 
mon assertion, que les Fossœ Marianœ débouchaient dans 
le Galéjoa et que cet étang leur servait de port. Ces preu- 
ves, je les trouve dans Texistence d'une voie romaine qui, 
partant des bords mêmes de cet étang, passe devant le vil- 
lage de Fos p traversé Mariigues, longe , puis coupe l'élang 
de Berre pour aboutir à Marignane , station et lieu de cam- 
pemant bien reconnus de llarîus. 

m 

Personne, que je sache, ne s*est jamais occupé de ce qu'on 
appelle dans les environs de Fos la Chaussée de Mariuê ; 
cependant ce nom seul aurait dû mettre en éveifles histo- 
rijans qui ont parlé des Fossœ Marianœ\ mais il parait que 
c*est à moi que cette bonne fortune était réservée. 

La chaussée dont je parie est évidemment une voie ro- 
maine dont la conservation est telle qu'il n'est guère possi- 
ble d*élever des doutes sur son origine. J'ai d'abord pour 
première preuve le nom qui lui est resté de son fondateur 
et ensuite la tradition. Un examen attentif des lieux et de 
la voie elle-même vient à Tappui. 

Ce chemin, cette chaussée, si Ton veut, pour employer le 
terme sous lequel elle est désignée , commence aux bords 
mômes de Tétang de Galéjon , côtoie la mer à une distance 
d*un kilomètre environ et est établie dans les marais qui 
séparent ce même étang de Galéjon de la pointe de Saint- 
Gervais. Elle a près de cinq kilomètres de long, depuis son 
point de départ jusqu'aux approches du pont levis de Fos, 
endroit où elle n'est plus reconnaissable ; sa largeur unifor- 
me est de sept i huit mètres; elle est formée par un em- 
pierrement de galets de la mer, mélangés de terre et de 
sable. Il ne saurait être question ici de pavage oi dp dalla- 



- 303 - 
ge quetcoDque , les niatiériaux qui auraienl dû entrer dans 
la coafèclioQ de cet ouvrage oe se trouvant qui des dôlaii- 
ces coQsidérabies. 

Je lis daDS an des volumes publiés par laSodMé/raiiessae 
pour la eanservalion et la descripliofi da fitoimmaNlt , 
UD paragraphe intéressant qui vient à Tappoi de h remar- 
que laite depuis longtemps, que les Romains ae serYaienI 
toujours pour leurs travaux des matériani qu^ih trouvaient 
sur place. 

< Dans les parties que Ton a récemment démontées sur 
MareU , dit If. Bniyelle , il a été constaté que la voie pri- 
mitive n'avait point de siatumen ni de ruduê, c'est-à-dira 
que Ton n'y trouvait pas celte première base de pierres vols- 
mineuses posées à plat, ni ce second lit en maçonnerie de 
moellons cassés et de chaux battue, mais simplement mia 
couche de caîlloutis de plus ou moins d'épaisseur. 

« Cette remarque a été étzaleuient fiaite dans une contrée 
voisine de la Picardie , à propos du tracé des chemins qtii 
nous occupent. Le 5/a(ufnefi, dit-on, y est remplacé souvent 
par un amoncellement de terre battue. Une eoudie fer- 
mée de calcaire grossier , quelquefois de calcaire siliceux, 
disposé presque à plat , compose le ruduê; une ooocbo de 
calcaire âésit^règé ou de craie, y forme le nucleus. Dêtm 
tous les pays de craie , une dernière couche de silex ou cail- 
loaxbb recouvre le tnut ki forme le ciment. Quant aux va 
dt?s pays ile calcaire grossier,les grès bruts,entassés en i 
éoorines , en sont i^énéraleiaent la base. Il est donc présa- 
mable que les Romains mettaient en oeuvre, pour la forma- 
tion de leurs chemins, les nia^ériatix qui se trouvaient dans 
les localités quIU occupaient ; tantôt le grès, la pierre Mené, 
le moèràon, lesilêx, etc. * , 

Le but de cette voie est h peu près nul aujourd'hui : elle 
permet seuLinent la circulation à pied sec dans ces maraia 
qui Q« produisent que cette espèce de Joncs auxquels om 



— J04 — 
diDoo la nom. de bauque el qu*on emploie spécialetneni pour 
U litière des chevaux et rendrais. 

Il n'en était pas ainsi autrefois cl si Marius en a prescrit 
la «confection, c'est qu'elle était d'une utilité immédiate et 
précjeuse pour son armée. 

CtULeroi y atJteQjdatit l'arrivée des barbares, est établie en 
.partie sur ia mooMoule de Fos, eo partie sur les collines qui 
«réparent ou avoisinent les étangs d'Engrenier, de Lavalduc, 
de l'Estomac, de Citisetdo Poura. Les relations par mer sont 
laciles; les étaogs d'Ëagreuier et de l'Estomac communiquent 
avec la mer^ et celui de Galéjon alors, comme aujourd'hui 
peut livrer passage aux vaisseaux nuirseillais. Mais comme 
.r^rmée est divisée en plusieurs sections, il faut qu'unecom- 
Ji^unication directe et non interrompue soit établie le lou^gde, 
id Péte, non seulement pourcomplelter le système de dêXonse 
des retranchements, mais pour permettre aux approvision- 
Bemonts de guerre el de bouche de circuler libremeni d'une 
extrémité à l'autre. 

Voilà pourquoi Marius fait établir cette route qu'on recon- 
oajtrait aujourd'hui encore n'avoir aucune interruption, de- 
puis l'étang <lu Galéjon Jusqu'r^ la Mérindolë^ si le canal actuel 
d'hrie^ à Bouc o'^y^it modifié à peu près^en entier le sol , 
j»]r une étendue de trois à quatre kilomètres environ. (1), 

Catte voie, ai-je dit tout à ]'heure« est bien reçonnaissable 
jjjsqu'aux approches du pont de Fos. Là, |e3 terrains a^anl 
^houleveir^f il fautrçnoncerà la retrouver avant d'arri- 
variiux arcades^ que quelques écrivains, M. de V.-lteneuve 

<f ) ^'4M$ beiLMqx d'avoir le 'promue découvert cette y«îe 
);^4D9iD6, j'étais fier surtout d'être le seul à en parler» car aocoQ 
des nombreux auteurs que j'ai consultés n*en a dit un aeul mot, 

l f t je elôturals mes recherches en feuilletant le voyage de MiUin 
dmnê Us dépatlemetUs du Midi de la France , lorsque mes yeux 

* surpris tombèrent sur ees lignes : (Tome IV, page n.\ 



larUmi, se sooi obstinés à prendra ppur un aqnedoe, erreur 
grave que je relèverai bientôt. 

Ce chemin gravissait ensuite la cplline de la Mérindole,et, 
contoarnant la montagne , allait passer à llartigues qui 
n existait pas encore à Tétat de ville, longeait Tétang et con- 
tiDoait à travers les eaux dans la direction de Marignane. 

Ta! appelé tout à Pbeure Uillin à mon aide. Je ne crain- 
drai pas de le citer de nouveau, bien que cette fois il n'abon- 
de pas dans mon sens. 

ç Auprès de Uarignane est l'étang de Marignane ou de 
Beaumont qui parait avoir (ait partie^dans des temps éloignés, 
de celui de Berrc. On croit qu'il en a été séparé par la main 
des hommes, ce qui n'est nullement prouvé, et comriie fout 
ce qui a été Tait dans ce pays est attribué à Marius^ on pré- 
tend qu'il &t construire celte espèce de jet«>e par ses soldais. 
Cette assertion n'est fondée sur aucun témoignage histori- 
que: oq n'a d'autre autorité que celui du chemin même 
qu'on appelle le Caiou , mot que Ton prétend dériver de 
CaiuSy mais qui attesterait seulement J'antiquilé de cette 
tradition sans en établir la vérité. * 
Millin s'est proponcé bien légèrement, ce me semble, et 

« Le nom de Fos, village devant 1e<pel nous passâmes, con- 
serve encore la mémoire du célèbre canal appelé Fostm Ma- 
rianm. Cest U, qa'étaîC, dit-on, son embouchure. On trouve 
tmort attprh une grondé H he^ voie romaine , qnè nous 
•uvlnies pendant quelques lènpa. » > • * ^ 

ai je lés désappointé j«sqo<â une certaine Uibile de ralr qu» 
IKBîn avait âéj/k parlé de nette obanasée de ItaHos ^U alapaa 
appelée de «on non probaiJlenient parée qoe perHsnMM ]b W 
a dit, je fus du moins ^chanté M m'^nlearer d'nntéimgMM 
ansri important que le sien et je ne crains pins maintenant 
d'être traité de visionnaire, quand j'affirmerai qoe cette voie 
fiiifaÉii iM^ fà ^i^efte cal j«at«niflnt le commmft»m de 
•«le Mo^ m^ FftfMNt Al ÇaMj«» i« iWfvMi A MinîgB^f^ • 
ToH nvn 90 



— 306 — 

c'est bien (îéjd quelque chose que d'avoir pour soi un nom 
très reconnaissable et une Iradilion antique. 

Eu revanche, Honoré Bouche, à deux reprises, dans sa 
chorographie, n'élève pas le moindre dou le sur ce travail du 
Consul romain. 

« II y a plus que probabilité, dit-il, que Marîus fit faire 
cet admirable chemin, haut , élevé sur le milieu de l'étang 
de Berre, de deut lieuos de longueur et de 40 ou 50 pas de 
largeur , vulgairement dit chemin de Gray , bien près du 
lieu de Marignane du nom de son auteur qui y avait établi 
une colonie romaine. » 

Une preuve que ^allais oublier de mentionner et qui a 
bien son importance, c*est la découverte de tombes nom- 
breuses qui a été faite à diverses reprises, aux environs de 
la Mérindole, sur la ligne de la voie romaine. 

Divers calculs et quelques recherches ayant pour point de 
départ les anciennes géographies, ont donné lieu de sup- 
poser que certaines routes plus ou moins importantes reU- 
aient la ville des Fossœ Marianœ aux localités voîsiaos; 
mais je me suis méfié de tout ce que j'ai pu lire, notamment 
dans la Slalislique du département, (i) J'engage mes 
lecteurs à parcourir les lieux , le livre d'une maio et le dé- 
camètre de l'autre et ils ne manqueront pas, j*en suis sûr, 
de se récf ier contre les chiffres qu'on y indique. 

Je crois avoir suffisamejit prouvé que les F(M«œ aboutis- 
saient au Oaléjon. Je vais tadier marntenaial .de justifier 
oe .que j'ai dit toutÀ l'beure qone Les iircadeir n'étaient pas 
UQiMiaediic, et oela m'amènera à parler des'CWnes romat-- 
His qui se trouvent à peu de distance des Arcades et qui 
dateat évidemment de la même époque; 

, . . IV 

iM A^roades , comme leur, nom Tindiqûe ^ coasisMit ev 
une sttccesflUon d'arceaux et de pHes fardeaux ptuédu n^yms 

(1) Voir cet ouvrage, Tom. Il, p. 4N. 



oonpfMnif, qoîeoiMi^iKMiiiàpmi de distaobe delà monta- 
gne appelée Mont-Gayet ou Mariet pour se terminer nan 
loin de la Mdrindole. Elfes sont longées oo traversées par te 
cbemin de Plan d*Aren à la gare qui porte le même non , la ' 
rotttede Pbsà SMiitre, ie canal de secodrs d'Engrenier et le 
eanal de Rassueos. 

Il } a une quarantine d'années que ces arcades étaient 
plos nombreuses et plus entières , mais à Tépoquedu terri- 
ble ras de marée qui , le iS décembre 1881 (f) faillit enva- 
hir les étangs de Lavalddc et d*Engrenier, la compagnie de 
la fthrique de Plan d*Aren envoya tous ces ouvriers sur ce 
point et, poor opposer une digpé aux eaux de la mer , fit 
démolir près de 900 mètres' de cet ouvrage romain. 

Les piles qui subsistent encore sont de difiTérentes éleva- 
tion^an dessus du sol ; il etiste aussi huit arceaux continus 
seos leiqnelii on a construit des bastides, des cours et des 
bergeries ; troia arceaux sont entièrement libres. 

La largeur de'la més^e des arcades est de 4 métrés; la 
distanee entre les piles est de 6 mètres; pri$e intériènretntfnt' 
leur épaisseur est de S mètres. '' ' 

Voici le détail de ces piles; ou si Ton préfère, de ces 
jriedê droite: 

9 servant de murs à une maison construite par M.' 

Ghaptal , ci 2 

35 enlevés pour la chaussée '35 

19 détruits à différentes hauteurs. 12 ' 

14 piacésà l'extrémité orientale. Ii 

Total. en, 

qui à 3 mètres pour chacun donnent 126. 

comprenant entr*eux 63 arceaux de 6 mètres. . ; .STS- 

œ qoi donne une longueur totale de mètres. . 498 

(1) Voir les détails que j'en donne dans ma l^laM^tiqye d« la 
eommiine de Cassis , pages 404 et suivante. 



- se» - 

épui valent à 1691 pieda «prmwa, pour imw tet re$i6s «pp** 

La hauteur des arceaux entiers o&l de 2 maires 9& cen- 
timètres au dessus du sol. 

La Statistique du départemeot préteud qu'une des arca- 
des qui était à la passe du golfe et dont il i)c r^ste que les 
fondations ensevelies sous le sobie avait quinze mètres de 
largeur et que c*est par là que |V)^ient .les navii^es aliaul 
dans la mer intérieure de ifarùima-Cosi une erreur grave^ 
à mon avis. En additionnant les 12 mètres d'ouverture de 
deux arcades aux deux mètres du pied-droit qui les soute* 
nait on obtient une lar|;eur totale de 14 mètres, ce qui sa 
rapproche assez de la mesure donnée par M. de VUleueuve, 
il est vrai, mais la hauteur des arceaux n'étant que de o mè- 
tres 95 centimètres» le cintre aurait été tellement écrasé 
que sa construction était à peu-près impossible. Au surplus, 
il n'y a pas à|débaltrè longuement cette questiao, i^aisque 
la base du pilier qui devait se trouver i^u milieu de cet es- 
pace de 15 à 14 mètres subsiste encore. 

El puis , une largeur de six mètres n'étail-elle pas sulB*- 
sante pour la libr^ circulation de bateaux pUts qui pou- 
Talent seuls naviguer sur ce point ^ Car ce n'est point sur 
a mdr. propremant dite que les arcades ont été coni^lrLii(6«. 
C'était là une sorte de marais suscjptible de voir ses eaux 
s'élever ou diminuer suivant Tétat da la mer et la direoiion 
d/3S vents , et les bateaux de ré}ioquc » dont les beite» de 
Martigues que Ton voit aiyourd'hui glisser sur létang de 
Berre^ peuvent donner une idée exacte , avaient à choisir 
1 arceau sous lequel ils devaient passer, les sables et le li- 
maii rendant les uns libres pendant que les autres deve- 
naient impraticables. 

De nos jours, si l'on avait à faire une roui^ à travers dea 
marais de ce genre on jetterait. un remblais allant d'un bout 
à IVilitrè, ett laisutit un ou deux passages cintrés pour les 



-- MO — 

mmi «I iMd se4»àHd?t. Les Romain) qui rûSsaienr tes choses 
pius solidement ont ooostruit des arcûdeStUn véritable pont. 
O'ailteurd, en c^s d*attaqtte,|cet oavra^c éivih bien phis faciis 
à défendre qu'âne 'Cfcauasée en terre parte quMl était inaces- 
slble sur tout autre poititqoe les deux ëxtrétnités peut-être 
gartiées eHes^^mènie par des tètes de pont dont il ne reste 
plus rien. 

Ce qo*U 7 R de pinè srhguTref, c'est que cette suite d'arca- 
des s'arrête briv^quemenl h 80 fnètres environ do pied de 
la coltine de^ ia Mérîndole à laquelle' il semble tout naturel 
quetfe devraH s-appoyer. Cela parait d'arutant plus extra- 
ordinaire que l'arche qui termrftela série est encore aujour- 
•d'itui dans un écaf de conserva titm p^sque complet. Entre 
oe dernier b/twan et la cofKne aueun vestige apparent ne se 
montre et l'on est en droit de se demander si réellement 11 
y a eu (eviokidro ouvrage et si te viadtie à jamais été achevé 
de oecété. Maiis coâime cette dernière supposition est insfd- 
missibleonse' voit'iareéd^adiii(P6irld eoosliincfif^v lé téna- 
cité des paysans du lieu à déraciner jusqu'aux fondatiotilB 
<l\iile partie de ces coostrootioM ^'en >niil debéoi quelques 
mèlnes plus loîtt. < ^ 

Àdmetlam do»o, aa^s autre' hésUatlod , qm farméè de 
ibriusd eu te l€Mps de ptitliii'etiri<#u^vdge qtii'élèrt p<mr 
ellèiltiBe utôiléérvadeniey je tiraraî mes ^anchieiom , aia- 
voir : que les arcades étaient la suft&<le la (:l»u<«éiê de Ma- 
riua^oni j'ai déjà wfiteBQiii^nt perléw 

Si néanmoins on me contesMioionttfpiiéeMfOti , je e1tet*a4 
quelques lipiesrdbs rapporta G(«a M. Muthenou', ^étoiètre 
^ottarM asuwlaBM, aduMn à M. to ctont»da Vineoeirve , 
^pouréui tmiw caoiple'di»(ta tnksibn qui lu» «ivatlélé cm- 
«ée d'ailler MCtftiMiire «( aneBUtw ee pvétetfdii ^equeâWL 

U part ) neuHAi de leonâaiAte » moia àrrWé ^r les Me«x, 
4lfeéai%e à croire que cTeifl UeÉftxii nquedttt qu'il a devant 
t&B >ye«x ; eepeadato^ eeMfAe^^t « VmiM ffr i^anntiihx' nm 



-r 310 - 

MqtHduOf il tâchf de sç uomraincre tui^mèma* Mais k doute 
perce à chaque ligne de sod rapport. 

« Eq donnant, dit-il, un mètre cinquante centimètres à 
chaque mur latéral du canal y ce qui aurait suffi pour con- 
tenir les eaux et pour le petit chemin que pratiquaient les 
romains Le long de leurs aqueducs , il serait resté un mètre 
pour la largeur du canal, ce qui aurait pu suffire à l'arro- 
sage d'un terrain assez considérable et les eaux de la Du- 
rance auraient pu y être facilement amenée^. > 

Je demande où aurait pu se trouver ce terrain arrosable 
jiuisqu'il n'y avait là que des marais fort étendus et des 
montagne sèches et ardues. 

, . < Mais, continue M. Matberon, ne reHant, aucun vestige 
du^fomi du canal syir I^m arc^ux^ on i^ pe«t pas en dé- 
terminer la. largeur, ,» . :* < ' 
, Nous verrous bientôt qu'ils pu retrouverait largeur 
sur d^ vérrtables aqneduica», autrement en roinea que les 
jircade» > sur une des collines qui dcminent J'étang d'En- 
greuier. .t. 

< Le fond du canal , dit4i plu« ioio , étant tout è fait dé- 
truit, les arceaux étant en pierres presque . brutes et rongées 
par le temps , n*y ayant que onze contigus conservés dont 
les flèches des. deux (ixtrèmesna sont distantes que de8B 
mètres. Userait impossible de. déterminer exactement la 
pente de cet aqueduc. » 

Aussi ses doutes voni^ils toujours croisse ni et il se hasarde 
à fiiire le$ réOasions suivantes : 

% Mais auraitH)n' conservai un si grand aqueduo pour les 
citernes f Ses eaux tout eti alimentant tes datâmes ne pan- 
.vaient elles pas servir à d'autres ussf^ existants ou pro- 
Jetéif L'auraitr*o»construit4ii grand pour.recenroir les seules 
eaux dei l'aqueduc, miné c|ont: j'ai parlé plus haut? » > 

M. MaitbQroi^ n'a pas.eM lemoindre doute au sujet de ta 
date ^ .la cousjMructfop de ces arcades qnelh qu'en ait été 



la (JefllioaikMi^ c Cesl^bien» dii-il, un ouvrage ron^aio , 
bieo que quelques pin^soDoes du pays rattribueoi à la reine 
Jeanoe. » La chose d'ailleurs a bien élo démontrée par ua 
grand nombre de médailles qu'on a trouvées dans les der- 
nières démolitions. 

Partons maintenant d'^s citernes dont la construction est 
non moins un ouvrage romain el voyons par quelles eaux 
«Iles étaient alimentées. 

Je transcris iPabord une page du rapport manuscrit de 
M. Ualheron, portant la date du 25 mars 182-1. 

« Vers le coude S. E tie Tétang de l'Estomac , à 40 mè- 
tres environ de son Ijord oriental , au lieu dit Cour dti 
Mawt$^{\) sonl Jeux citernes romaines jumelles qui étaient 
proboUement à l'usage du camp de Ha ri us. Elles sont rem- 
pl'^cs de terre et complantces de vignes et assez bien con- 
servées y excepté en leur partie de S. E. dont le mur est 
détruit. L-js voûtes dont elles ont été. couvertes sont égale- 
ment détruites; il n'y a pas assez de restes pour en déter- 
miner la courbure. 

< Quant aux deux citernes (S) elles sont séparées'por un 
mur en maçonnerie dont l'épaisseur est de SO centimètres; 
leur masse commune est entourée d'un mur également en 
maçonnerie dont l'épaisseur égale 1 mètre 27 centimètres 
Contre ces maçonneries , dans Tintérieur et autour de cha- 
que citerne , il y a un placage de dalles de pierre calcaire 
tendre dont la hauteur est de 1 mètre 82 centimètres, pro- 
foodeur des citernes pour la partie occupée par l'eau ; plus 
quelque chose vers !e haut et ce qui est enfoncé, ce qui don- 
neen tout 2 mètres de hauteur à ces dalles. 

«Leur largeur n*esi pas uniforme ; il y en a de 1 mètre 

[S) Faut-il reconnaître dans ce nom le nom de MariotT 

(2) La planche X de Faâas de la 8tatisthc|Qe des fiouGh«t-d«- 
Rhèna en donna la obope et le plaa ; y recourir. 



clie i- iO ; i» 30; i« 40; 1» SO, et t« 20 centimètres. Lear 
épaisseur est 'de 20 centimètrcâ. Ce placage de piei'res «st 
revêtu d'un ciment de 3 centimètres d'épaisseur. 

< Quoique ces citernes soient remplies de terre, je les 9i 
^sondées à différents endroits pour pouvoircompter sur l*exac- 

litude de leur profondeur. 

« L^élévation de ieur fond oriental au dessus du niveau de 
la mer est de 3™ 73 cenlimèt. la Iiauteur de l'espacii capa- 
ble de contenir l'éau : 1°^ 82; rétévation de leur surface en 
les supposant pleiaes: ^ 55; leur longueur inlérieure:29»Y0; 
leur largeur également intérieure, pour celle de TÊst : 6>* 50 
et pour celle àa TOuesi: G"* 55; largeur totale: 13» 05 cent. 
La surfaée des deux ensemble = 29» 70 centimèt. X ^à» 
S5 centimèt. soit : 387"» 585"»/"». 

« Il y a une communication voûtée d'un mètre de large et 
d*à peu près autant de hauteur. Le propriétaire dii terrain 
m*a dit avoir vu au fond deux rigoles qui probablement ser- 
vaient au lavage des citernes et on conduisait les eaux sa- 
les dans un bassin qui a une profondeur d*à peu -près 25 
centimètres. Il devait probablement y avoir, à quelque élé- 
vation au dessus du fond du bassin, des robinets pour i'iisa- 
ge et rôconomie de Teau. 

< On m'a dit qu'il régnait autour du fond des citernes 
un |)etit rebord dont la hauteur est de 12 cent, et Tépais- 
seur de 05 cent. 

< b'après les sondes, il parait que ces citernes avaienlune 
pente vers l'Ouest de 11 cent., ci 0, 11 

La hautéurau dessus de celte pente, du côté Ouest. 1, 82 
Labauli9urducô(éder£st 1, 82 

Total. ... 3, 75 

La profondeur moyenne est de. ... i, 875 

' 4mur snrftfceeiC, -comme je Vai dit, de. • 387^ 585 

Leur capabllô «» viètveft cvfcés : 981^585 

Xl,875« 726,722 



âUQS compler h coptcHé du p&gà beMA é^iêfmgÊ. 

« ai I'oaajofiCaHb€afMM9Mi|«totoAledBc«mflMMiiMi^ 
à peo prèstie 9§Getit« Ton autaîl la capacité totale d»79Sr" 
«83"ré«uiTaiaQt à S5,a|5 amphores rocnalaM dbni la va«- 
leur est (le 30 pintes 97S de Pariii; oa lool sîmpleimiil : 
7B7,«ttKtres. 

c finsupposantqtteeefutraqueAi&éelam^lagaefquîtes 
alîoienlAt et <|o*aîiisl que haoa l'aYocis dit» tel aqaeduc 
iMrttit 54 Dièlres euftias par keurey le lenapa nieettair^ pour 
\fis remplir aurait été de É3^ 99 Sl'« * 

Voici maiDteodïU la deseriptîéB de cetaqueduo dé la 
fnoBtagne auquel If. Malfaé^eii fait alliBiot»« 

c Au dessus delà ioQla'Hoa de PIm d'Area é% do coDal 
de l^a^Buens , sont dés moreeaat d'un aoeîtii Aqueduc ro- 
main (tout en trooiFe d-aM^fts téiki^es'da ta à KBrt de la fa* 
brique. La position de ces débriâi team dlBéreoceBde nnrettii 
irr^iières ^ parce que le terravn a été toarmenté, n» per* 
foelient pas d'en apprécier la peoteu t)a peul tt^peadiàBA 
établir q«e Taquediie dont ils ont tait partie porCaii les eaux 
ver^ le Sud, en se dirigeant par Iesc6teaux.de t'étafog 
d Eûgrenier , la Valantouwo e( la llériodole <A l^n déuou- 
Trinit des traces par des foaiUca. 

< La disUiDce à panBOorir par kseaox ayaM bemcoup de 
dateurs à feire pourrait être d aurfcoù iJt/bO mètres et ta 
pente mojentle aurait éié de 4 oMIiaiètres* Oelta peut» eM 
traplorlri ; lea Romains n^en danoalenfc qa'one d*à-'pett**près 
le quart . aux aqueducs des eilaa à iwire. Cependant eeaie 
Ibrte ptu{< ne détruit pas la pcanbilîte de àk dipreciion deà 
esufe Vers te:» arcades. On pevk-cait peilt*être «n ooaoUtf& 
qui! y avait avant d'arriver aux arcades des citerne» ou né- 
serveirs dans lesquels Peau se dé{fosafii.ei d*oii elle reparlait 
par unè^ttvèriure , ptvs busA 40» celle par tequeUe elle 
y était arrivée. 

« OMi« qwi ees difcris etti Aè «KrMgé»de teors plaoes., 



ils soDt trte^i^éadôs; il tarait bien, difficile d*élablir. les 
dinittosiaitt du massif de m«(oaDeriequi revêtait 1 aqueduc; 
OKI' î)eùt feependaai avoir leurs dimensions intérieures ex- 
pri fBéés ea mètres ; elles sont à peu près ainsi qu'il suit : 
largeur 16 ûenlîmètres ; hauteur 25 codIp 

c Si Ton supposait que le quart de la liauleur fuloccupé 
-parJ^coux qu'il conduisait; que sa pente par mètre fut 
d^Qviron i^l** et lu vilosse 1"* SO ceiH- par seconde , la 
quantité d'eau cubique qu'il aurait fournie par seconde serait 
représentée par Téquation snivasie : . 
0» 16 X (M)6^ Xi- 50^,015, en mètre cube. 0,015 
La quantité par minute , 0,015 X ^0= 0, 90 

U quantité par heure, 0, 00 X 00==» 51, 00 

La quantité par jour, 54*. OOX ^i=^ M06. 00 

Etlaquaotitéparan, 1,296, 00X365^ 475,040, 00 
ae qui aurait^ AufB pour une population d'environ 2^000 
kmps en supposant des fabriques, des arrosages et des fon- 
taines d*agrément et qui aurait pu suliire k quatre ou cinq 
cent mille hon^mes q^i^n'ieu auraient usé que pour le strict 
nécessaire. . : , 

««De quel cété qu'il dirigeât son cours, quel que fut sou 
volume d*eau à Tendroit où gisent les débris de cet aqueduc, 
oe volume était susceptible d*augmenlation « car depuis Sl- 
Blaise jusqu'à la Valenlouaen,.tout le ialu^ du plateau occi- 
dental compris entre les étangs de Cîtis , de Poura , de La- 
valducet d'Engreoîerestrompli de sources qu'on n'utilise 
qu'en partie. J*ai parcouru le talus pour y chercher des dé- 
i>ris de l'aqueduc et m'assurer si les dimensions augmen- 
• tateut en avançant vers le Sud , mais je n ai rien pu dé- 
couvrir* » 

Un habitant! du payft.» U. Pignatel , m'a Iburoi des reu- 

seignemente préçieuji dontiiL Matheron.ejutbiitcertainement 

on profit s'il en avait eu connaissance. M. Pignatel qui 

peut avoir «nijiiurd'hu» de 6t. aus à 70 ans* m'a assuré qu« 



lorsqtfll était tout à tàii énftnt , il loi était arrivé bien boO' 
Teni de pénétrer, en compagnie d'autres enfonts de son Age, 
dans un sooterrain en pierres d'une grande longnear dont 
la direction était à peu près de PEst à rouest. L'ouverture 
de ce conduit ayant disparu depuis longtemps , il lui serait 
impossible aujourd'hui de l'indiquer même approximative- 
ment. 

Ne serait-ce pas là cette continuation de Taqueduc recon- 
nu par M. Matheron et qui abouti^it aux citernes t.. . 

Un autre renseignement m*a été fourni par M. Monier , 
Ikibitant de St-MItre , avec lequel par hazard je causai des 
recherches que jo faisais alors dans ta cohtrée. 

M. Minier m'assura avoir vu autrefois, alors qu'on tra- 
vaillait^ la chaussée qui sépare' le Salin deFos, dit la jlfur- 
rùnnMe^ de l'étang de l'Estomat, des tuyaux de pierre, en 
fragments plus ou moins coinpiets. M. Monier ayant ques- 
tionné un d 'S o!ivri<;râ qui avaient Coopéré à ce travail , 
cetui-ci lui ct;riilid qu'en effet on avait trouvé une conduite 
en pierre travcrsnr.t l'étaug dans toute sa largeur. Or, les 
deux extrémités s'appuyani^rune au bas des citernes, l'autre 
p.'i pied de la montti.cne so^ laquelle se trouvait le premier 
camp de Marîus, ne suis-je pas en droit de dire que la des- 
liualion de cette coaduite était d*amcner une partie de Teau 
contenue dans les citernes de l'autre côté de Tétadg, pour le 
service des troupes cantonnées à cet endroit t 

Je n'ai pas expliqné sufSsanàm(^nt quelle était la distrfbti- 
tion probable de l'armée de Marius sur tous ces terrains ; 
aussi vais-jedire ce qu'on peut supposer d'après les ruines 
deforiiflcations découvertes à dittérentes'reprises. 

Le camp qui comprunait les trois montagnes de Fos, do 
Mont'Gayet et de CoStitlon était forcément divisé en trois 
parties principales. 

La première , entourée par les marais et Tétang de HBsUh 
msc, ne lais^it qu^nn peint ouvert au Nord; mais otitro 



lea.forU&QQ^iQDS ordinaires , il y avait on gnaod fossé daos 
lequel M«riu& avait déipuraé les ea^x du food du golfe qui 
esl aiyourd'hui l'étang de La valduc et co fossé» après avoir 
entouré la partie occideniale du camp, venait se dégorger 
dans les fosses mariafiesAi reste enoore des vestiges de ce 
foâsé dans la partie septentrionale , tout près de Lavaiduc. 

Le second camp se trouvait établi sur ia montagne de 
Gayel ou Mariet; le tracé en a paru très reconnaissable et 
l'on peut s'en rapporter à la carte X de la Statistique du dé- 
parjLement. Mais la partie Nord ne montre pas de traces de 
travaux de défense. Cependant . dit M. Matheron , dans son 
rapport, il a dû ex.isler sur l'isthme qui :iépare l'étang 
d'Engreiyer de celui de l'Ë^toniac, des retraiictieinonts du 
canpi mais je n'ai pu découvrir aucun vestige. Probable- 
ment que les pierres en auront élé enlevées pour (a cons- 
truction des maisons des environs. Je n'iii rien pu découvrir 
sur les lieux ni sur l'existence i ni sur répo([ue des enlève- 
meots. 

Quant au troisième camp, la découverte en revient à 11. 
Masse, auteur do plusieurs ouvrages intéressants sur des 
communes provençales* Le nom de CasiUlon qui t*.st le mé- 
mo que celui de Caslellum que porte ce plateau rend ses 
suppositions très probables; d*ailleurs il a r^trcuyé, au des- 
sus de la Valeifttounen des débris d'une tour , des fondations 
d'un mur en pierres sèches de plus d'uu mètre d'épaisseur 
ot divers emplaceflaoïUs couverts de débris de poteries gros- 
sières* . 

« Le camp, dit il. Masse, est ^scarpé de trois cétés : au 
dessus de la Valentounen ^ au midi i à l'Ouest, au dessus de 
l'étaiig d'Bngrenier ; au Nord , l'escarpement e*^«> en face du 
Poura« D'autres e3carpefflents se présenteat sur le flanc 
oriental où s'étendent des murs d'une épaisseur moyenne 
fornonl une espèce de circonvallation pour défendre les 
abords du camp tf proiéiger. la oomn^ttnicatioo avec le pori 
do Siomalimné. p 



Je eraindinf^ m étendmil darêtilagie mon sujet de de- 
Tenir faligant ; je me hâte doiic'de réâumer en quelques 
lignes ^e que j*M dit jusqu'à présent. 

Les fouh de Marins -slarrètaîèDi aU6ftîéjen; )à emnmen- 
çait une voie qui, passant suœes^iveiBentderant les trots 
camps, entre la ierre foi^e el la mèr, cenlimiait josquVi 
Marignane. 

Les areades ii*oiit jontiais été Un aqaèd«e. 

Le$ citerM», atmeiiiées par les Y^îterses sourcesfde la 
montagne oftealate, commuiiiqosient ptir une condaite pas. 
sacvt sous les eaux d^t\ètaag jusqu'au oamp principal. 

Défondus du côté Nord, les oamps étaient desservis au 
Midi , par le voie de lerre qui pasëaift devant leérs fronts 
et à proximité de œne vtdie arrivaiéniies navires m^rseiflais 
avec leurs cbargeœeuis dei -déhréert de «ente nature. 

Placée dans d« pareilles oêodilieoS'^ oqae armée quelque 
considérablequ^elleftit, pouvait attendre^desannées entières 
rapproche de rennami, et «equ4 paMitraiiimpossîMe aujour- 
dliuî, àrasp8ct4leoesli»alitéitrtstel^et^iésolées, n'était 
alors qu'une cheaeirès teilr,grâbe k reocéeuftion de oes 
quatre princiiiaux otvi^aget: retranidietaents av Nord; 
réservoirs au Centre ; obemin a« MIdî ; oaHal et pen à rex- 
trémité Ouest. 

Quant à l'Est, le port sde SloiHalmiué doni je n'ai rien dH 
encore , mais auquel je eonsaore la première partie du para- 
graphe suivant» oObaîC des uvantagas non moins préeiaux 
que œluî du Gatéjeu , puisque cfest là qu'dfrivaieat , en 
partie au moine, les uavirei chergéades approvisk>nuomentê 
de raraséarbflMiina. 

.V. 

< Npu«£rqj[Oosii)rvoirdéHguer«wf l# f»at de Stfma- 
limué^dii Sl^iojQ^ivtf de yjiilwei}]K^Pf^jiettln»M»rétaQ^ 
dMtpafl# SM^t^ ^ .m.^ ifVil^ 1^11^1^ utijourd^iMit 



Bftun de- l*£sioufnat mais aussi uoe vHIe dont ce géogrm- 
phe^ ne parle pm et dont les ruines assez considérables se 
voient encore sur le rivage et dans la mer, à l'eiidroit appelé 
le Pani du. Roi , en avant d^ la haire de Fos. Ces ruines 
consistent çn une suite de fondations de niaisons dont f]utj- 
ques unesoQt servi de bains et d!(yù Ton a oxUaît à diSereo- 
tes reprises des tables de marbre de Paros. La mer a atteint 
la dernière rangée de ces maisons et D*a presque plus rien 
laissé s^r le rivage. On y voit pourtant encore. quelques gros 
blocs de pierre qui ontdil faire partie des quais et des amas 
de briques, de pierres tainées , de fragmeuts de granit , de 
porphyre t de marbre ,. de vases, etc.. En fouillant dans ces 
amaS|Ona trouva des médailles de Marseille . de petites 
statues de bronze « des ustensiles, de méuujLe et dos pote- 
ries fines. MM. Toulouzan et Négrel qui ont fàusieurs fois 
louiUé ces ruiaes ont quelques iinsde ces olijels en leur pos- 
session; mais les ouvriers de Plan d'Aren eu ont recueilli 
un très grand nombre: qui malheureusement ont été dis- 
persés. On doit regretter surtout une médaille d'argent de 
la forme decdles du Marseille q«i portait, au Heu de MA££A 
les deux lettres £X(6tomaliinné). Geikte médaille trouvée 
av9c .plusieurs autres par ua. ouvrier a .été vendue , mais 
M- Nuiraledu Martiguesqui Tavait vue certifia ù M. Toulon- 
zan que ces deux, lettres &*y trouvaient, 

« Lorsqu'on traverse avec un bateau la partie du golfe 
qui ^t,entre ces ruines et le. village, on. voit dans un temps 
calme de longues jeWies en pierres de. taille et des restes Ue 
b&timents. Il est indubitable, d'après ces faits, qu'il y avait 
à l'entrée de l'étang, en face de l'endroit où est Fos aujour- 
d'hui, une ville marseillaise qui a dû être considérable et qui 
portait le nom de Stomalimné comme l'étang. 

< ta ville deStotna^lmné se tiSouvmt au rrvage orcklental 
de la presquMIe de la Lèqtie qui est entre 'lé golft^ de Fos et 
l^eatréede Bouc. Sor dMM'presqu'ilip était un iHanium éont 



îl vesie qaekfiMB débris'au dmaos vda SloaiAlimiié. Un oh^ 
vrîer de Plan d*ArMi y • trwivé ane.palile statue de bronze 
que le mèiDe M. Niiiratc aTait dans son cabinet ei qui repré- 
aenuil Diaoe^rvèo le cuAifuois derrière le do» el le croisaant 
sur la tèle. Ce Dimmêtn émi être- celui doûA parle Sirabon , 
au sujet des Fosses Mariaœs qui se dégorgeaienl dans ce 
canal de Marins* « Aussi les Marieiliais, dii cei auteur» cher- 
chant de taules les manières è s*approprier cette oonirée, 
y ont*ils fmi construire des tours qui serveol do signaux. 
Ils ont même fait bâtir un temple à Diane Téphésienoe sur 
un terrain auquel les bouches du Rhtoe donnent ta forme 
d'une Ile, » 

Je n'ai pas vouHi tronquer cet article, pour ne pes hii 
faire perdre son carac^e ; j*aî cependant k le criCîqrDer for 
quelques points, noUmreent en ce qui conçemQ les yeatiges 
qnî sont ou qiw ton croiiréire'MUê tes -eaux^ Je dirai alors 
en quoi consiste le peu qu'on retrouvé aujourd'hui et j'y joln« 
draî le plan que f ai levé moi-même, pour ea conserver 
plus que le souvenir , car dans très peu d'années il ne res- 
tera absolument plus* rien. 

Maïs av^Bt i laissons parler M, Mathf ron : . 

« Vim m'a dit ttvmr ^aperp^ sous les eaux d€êV€ÊUge$* 
de maisons mec des portes et fenêtres. On voit sur le ri- 
vage desHi^tes de bâtiments romains qui paraissent . faire 
suite à d'autres qui aéraient enfouis souâ la larre ; il y ades/ 
débris de tuiles et de paierie qui ont été roulés par la 
mer. 

« Il y a deux pierres de taille qui, d^aprèé» la manière donb 
elles sont superposée^, paraissent avoir soutenu Fangled'un 
édifice. Il 7 a aussi un massif de maçonnerie qui a été rouicl 
par les vagues. 4)n y aperçoit Vukfjie Idl'un bain et deux mor« 
ceaiii^ de i»t»fi)redpttt<l'iBtèriacr éUiit'{)lAquê«Ce.Moc a été. 
détaché des restes auxquels on voit encore*^ te* GJ9)eM ou le 
ttortia^ ÉMit it a te aonstraii, loêifidont :lfsiinar^ivsâi>nt 



été ealèvét. 9'ià en existe .eiKxitfe quelques fragmeikls ce Be 
peut être qoe dftns la parlie qui est so«& Usrre. Les deus: 
DK^roeaux de marbre dout il vient d'être parlé , sont placés 
perpendieulaipemenl Vun par rapperi à Taulre, à THngle du 
bain forlement adhérents au ciment dont en n'a pu en «e ver 
ce qui manque qu'en fragnieqts. EnBii, Ton voit des urnes ^ 
des parqueta , un reste de baina et des restes d'autres bâU- 
meuts dont je ne saurai^ indiquer Tusage. Ces vesti^s sent 
d'une part déciurés par les vagues et de l'autre enfouis sous 
terre. » 

Je reprends la plume pour dire qu'on doit renoncer jk 
l'espoir de retrouver des fondations quelconques d»us 1^ 
terrain^ qui avoisinent les murs baignés par la mer. Le 
sieur SeoUNiao de PorV-de-jBouc» prepriéiaire de C0 lerraio» 
m'a assuré qu'M y a peu d'aAuéss, lorsqu'il fit construire 
la maison de campagne qui repose pour ainsi djr« siii* \^ 
murailles romaines , pn ne trQuva ri^n quoiqu'on e^t re- 
mué le S(9l jusqu'à une certaine prQiondeur. gien plus i il fit 
défont^ le t^raia» tout eiitieri pour y faire une plantation 
de vignes et, à l'exception de quelques naonnaies ti^ frustes 
qui ont été perdues presque auaaitèt que retrquvées et de 
quelques ftagments de briqtiâs, rien ffbsQJMUlQllt n'ptUra 
l'attention des tre^ailicurs. 

Quartt aui vqsUg^ que iV>n voit sous les eauf « il lau^ 
crorre que oeux qui 4es ent vus avaient dp bien meilleurs 
yeux que moi , . et eependiant il me s agit poi«t d'avoir da» 
yeux de lynx pouc apercevoir de pareils objets à une prpr 
fondeur de on à dcu)t m^ps leufe an plus , car iaute ifl c^te 
suroe point a très (peu deprdiMidettf. Commeiii^oiredr'aitr 
leurs que ies flets ont laissé subsister ai ioiigt««inps 4^ f^* 
êOM aymu forêei el fmiintà A qui{ les ffaJb]^ si wv^hj^^ 
seum , dansle g^tt ide Fos^ ne les ont pas lanoore entîèrf»^ 
meiitoauif«neat 

Cequefui-WtonlMt^ oMisiatailtti irés pa» du fiait- 



— «1 — 

•es et je transcris la note au crayon que j'écrivis sur les 
Heux mêmes dans une de mes nombreuses périgrinations 
sur la plage de TOiirae. 

Les pierres des murailles, peiU appareil ^ sont reliées 
entr'elles par du béton. 

Il n*y a que deux blocs de pierre volumineux , super- 
posés. 

Une partie des murs est enduite de ciment rouge. 

Immédiatement au dessus des pierres repose une couche 
épaisse de ciment grossier. 

Un cordon de briques est placé à une hauteur de 50 cen- 
tniètres au dessus du sol ; les murs, à l'endroit où ib sont 
le mieux conservés, ont une hauteur totale de deux mètres 
environ. 

Des fragments nombreux de briques à rebords, de mar- 
bre blanc, gris et vert ; des anses d'urnes et d*ampbores 
jonchent le soi. 

Ces dcbrîs datent évidemment de Tépoque romaine et s'il 
est vrai que les marseillais aient fonde la ville deStomalim- 
né, ce qui en ruste prouve que les romains y avaient foii 
bien des changements. 

Enfin, un seul coup d*œil suffit pour faire reconnaître que 
le mur de clôture et la maison de campagne bâtis depuis 
peu de temps au dessus de ces ruines ont été construits a voe 
les matériaux arraches à ces mêmes ruines. 

Je crois devoir compléter ce mémoire par une sorte de 
nomenclature des ruines diverses trouvées dans un péri- 
mètre restreint, mais je ne les citerai qu'autant que je les 
croirai bien romaines. Mon but, en signalant ces vestiges 
est de donner la possibilité aux archéologues qui pourraient 
tenir sur les lieux d'établir une nouvelle topographie an- 
denne, s'ils n'étaient pas satisfaits de celle que j'ai pré« 
•entée. 

Fos. — Bien que ce village soit une forteresse féodale, il 
ToM xtvn ai 



(Mt ppobaUa q<ie les premières foriiftcailoo» datent do nifiwf 
de M«riii^ M. NUlberoo qui a étudia aUentivuaient les liXM9 
onceiDles n'hésite pas à dire que les basses des principate 
Wurs sont bieix de coiulrucUoD romaine. 

S^-Gervais. — il y a autour des ruines de S^-Gcrvais suç 
la plage el parmi les moaliculeâ f<u*inés par les niarroun* ' 
des débris de tuiles, de briques et de poteries parmi lesquels 
on voit des morceaux d'amphoras et autres vases ; des frag- 
Qoeots de eftnes solides dont la hauteur devait être d'en viroo 
40 centimètres et le diamètre de la 'base 12 .oentimôtres. Çe« 
débris très abondants au nord de la pointe deviaiioent |iiius 
clairsemés à masure que i*on s'en éloigne ; mais on en voil 
encore à cinq cents mètres du c6té de l'ouest et à plus de 
mille du c6té de Test ; il y en a même jusqu'au Pont du Rioi ; 
mais les morceaux sont très petits el leur cassure arrondie 
par lu frottement que l'agitation des vagues leur a foi4 
subir. 

Pont ou Roi et CiNaux. -* M. Matberon reconnut dans 
un» de ses tournées que le Pont du Boi lui-même était de 
oeastrution romaine. Malheureusement « ce pont ayant été 
détruit, lors dus travaux du canal d'Arles, la tradition seule 
a conservé le nom à Tomplacemant sur lequel il se trouvait. 

I,ies romains avait établi des communications entre les 
divers étangs qui s^nt complètement isolés ou desséchés 
aujourd'hui. 

c L'étang desséché de Magrignanc, dit M. de Villeneuve , 
communiquait par un canal avec l'étang de Berre. On trouve 
encore des restes de ce canal aux environs de la ferme de 
Figueirotte. Cet étang dont l'i^lymologie est Marii stagniz n 
s'étendait jusque dans les vallées du domaine de Courtine 
et ses rivages étaient bordés de villas et d'établissement^ 
romains. » 

€ Vers 1780, dit le même auteur, dans un autre endroit 
de sen ouvrage^ M. de Charieval., propriétaire de Tétan^ de 



I^Nira, eotrepric de le dessécher. Il fit percer à cet cflet an 
canal qai en porte les eaux dans Télang d'Eogrenier. Ea 
creusaol la colline on trouva un canal ancien en grosses 
pierres taillées renfermant une voûte assez large et a$ses 
liaate po'jr y laisser passer un petit bateau. Il parait méoit 
queoe canal était un ouvrage des marseillais; car on (e^itdé- 
rivtir te nom de Poura du mot groo 'ïcopocqui signifie cana/. • 

L'étymologie pourrait bien ici avoir induit M. de Ville- 
neuve en erreur; car je lis dans le rapport plusieui^s fois 
citédeM. Matheron : 

< Le canal qui conduit les eaux du Pourra dansEngrenier 
est bien de construction romaine. Il a environ 7'25 mètres 
dëjon?; la difîét'ence do niveau d'un étang à Tautre est de 
76 centimètres. » 

Quant à !a communication que M. de Villeneuve prétend 
avoir existé entre le golfe de Stouialimné ei le port de Boue^ 
il y a à la révoquer complètement en doute. Cette commu- 
nicatlon n'était possible qu'au moyen d*une tranchée énor- 
me et certes , on l'aurait facilement retrouvée, lorsqu'on a 
oovtrt à travers la montagne, le cdnal actuel d'\rie$ à 
Bouc. 

RcTRANCHEVENTS. — Au Sud du plateau du 2« camp de Ma* 
rins (Mont-Gayet) sont des vestiges de murailles qui sem* 
bleraient avoir été des retranchements. Ces vestiges sont très 
détériorés, alternativement visibles et enfouis. En parcou^ 
rant le bord oriental du plateau dont les vestiges bordent 
l'ouest et le sud , on voit deux morceaux de pierres et d» 
terre qui sembleraient être des ruines de tours* 11 j a W9 
pièce enterrée, bâtie en mortier romain» dont la longueur 
intérieure de Testa l'ouest est de trois mètres; T^pais^fur 
des murs latéraux est de i^^hi. Elle est coyvertç flmoi^ du 
Nord et parait tenir à d'autres bâtiments qui $era>IM)i ^u^ 
verts par un tjis de pierres, débris de 'bâlisjie Qt de \^i^%, 
agrégés de diènes kerniès* 



- 334 — 

Vases. ^ A soixoiUe mètres 0. N. 0. de la chapelle de 
S^-Blaise, il y a un petit lorlre de roc calcaire coquiller qui 
parait en partie avoir été taille. Sur le i)eûcliant9 en avan- 
çant vers la chapelle, sout enfouis deux vases qu'on aperçoit 
dilQcileinont; Tun est placé verticalement.raUlre est couché 
horizontalement. Ils sont formés de f)elite^ briques jointei 
ensemble avec un fort ciment mastic. 

Villa et Glagiêrb. — Entre les arcades et Tétang d*ËD- 
grenier au Sud de la Baslide dite Eagrenie}\ ou voit des fon- 
dations d*un bâtiment cii^ulaire dont le diamètre intérieur 
est de trente-huit mètres; répais5,eurdes murs de cinquante 
centimètres, et leur hauteur au dessus du sol de trente ceu- 
timètres \ Tintérieur est rempli de terre. 

Autour et derrière on voit d'autres vestiges de murailles 
anciennes, ainsi que sous remplacement de la maison de 
campagne. Tout près et derrière est un bâtiment probable- 
ment romain qui passe pour avoir été une glacière; il est 
circulaire et couvert par une vuîite sphérique. L'épaisseur 
des murs est de soixante centimètres ; leur élévation au des- 
sus du sol est d'un mètre ; celle de la calotte au dessus du 
mur est de deux mètres. Cette glacière dont le dianiètre 
intérieur est de six mètres, est creusée à une profondeur de 
trois mètres sur une petite émiucnce de craie. On descen- 
dait par un petit bâtiment carré de même construction con- 
tre laquelle il est appuyé à Test. 

A cinquante mètres environ, dans la même direction, est 
un petit champ dont le mur de clôture est composé de pier- 
res exactement semblables ii celles qui sont éparses autour 
de la chapelle de S*-BIaise. 

Puits bt réservoirs. — hnsBastides connues sous les noms 
d^AUenowc et de Valeniounen ont toutes deux des puitset des 
réservoirs qui portent des traces de vétusté bien reconnaîs- 
sables. J'ose même dire que le réservoir d'Attenoux aussi 
bien que celui de la Valentounen, situé dans le jardin de l 



— 325 — 

Mérhèdole^ sont des ouvrages romains. La solidité de la ma- 
çonnene, un certain nonibrj <!e pierres taillées, des traces 
de ciment , enfin cet ensemble d*antiquité qui frappe au 
premier abord m^ont donné une conviclion qu'il serait dif- 
ficile de combattre avec succès. Les deux sources qui se 
perdent immédiate men( dnns les terres, surtout celle de 
VAtletwitxseraieni précieuses pour ce quartier si on savait 
les utiliser. 

Jl n'y a pas lieu de croire que ces sources aient jamais été 
amenées jusqu'aux citArnes de J/o/(/-Gaf/e(. Des propriétaires 
de Tendroil qui connaissent ces terrains dans leurs moindres 
détails n'ont jamais rien vu qui ail pu leur faire soupçonner 
l'existence de conduili-s quelconques. 

MÊRisnoiE. — L'étv molof^ie du nom de cette ferme située 
à mi-côte, à quelques centaines du nièlres des arcades, est- 
elle bien Marii Dolium, réservoir de Marins, ou bien Me- 
rmdad, mot espagnol siiznifianl, seigneurie, commande- 
ment ? — J'inclinerais très probablement pour la première 
si, comme l'auteur de la Statistique du département, je 
voulais trouver sur ce point un vaste réi>ervoir destinée re- 
cueillir les eaux qui se dirigeaient ven» les citernes, par cet 
mêmes arcades. Mais j*di d'autant moins besoin de retrouver 
ce réservoir que je suis persuadé, ainsi que je l'ai suffisam- 
ment dit, que Tes arcades n'ont jamais servi d'aqueduc. Je 
me .suis livré cependant à !a recherche de ce réservoir, et je 
dois avouer que je n*ai rien trouvé de pareil, car it me ré* 
pugne de supposer que ce réservoir est justement celui dont 
fai parlé à l'article précédent. Je dois ajouter que l'examen 
des murs et des tours de la Mérindolc donne bien plutôt 
ridée d'une demeure féodale du X1I1« au XIV« siècle que 
d'une construction romaine et il me semble assez rationnel 
de penser que celte ft-rme a été hfiik à l'époque «le l'arrivée 
ou du séjour des princes de Barcclonne en Provence. Dans 
ce cas, le nom de Meriudad dirait suffisamment quelle a été 
a destination primitive de celte métairie. 



Puisque j*en suis Sur le mot de Mérindole, et bien que je 
tro?e mieul que personne à la station de Marius sur ce 
point, je n'adopte pas la décomposition de tous les mol* 
dans lesquels on peut trouver plus ou moins défiguré le nom 
de^farius. Le mot de Mérindole n*emporte pas nécessaire- 
ment cette origine pas plus que celui de Marronède, nom de 
la plage située entre la mer et l'étang de TËstomac. Je m'y 
étais laissé prendre tout d*abord , mais mes idées se sont 
subitement modifiées quand pai appris que le Marroun es^ 
le nom vulgaire de ce jonc, qui prospère dans toutes les 
sables de la contrée et forme une multitude de petits mon- 
ticules qui résistent à la violeniie du vent aussi bien qu'au 
débordement des vagues de la mer. 

J'ajoute qu'il y a dans les départements de la Drôme et 
de Vàucluse deux villages appelés J/fVi/((£o/; mais loin de 
traduire le mot par ceux de Mariidoliam on l'a expliqué 
par ceux de merens dolium, soit, en prenant le conte- 
nant pour le contenu l'^boH vin. 

Si Ton veut absolument me prouver qu'il y a du Marius 
dans la Mérindole , je répondrai que c'est peut-être le res- 
tant des deux mots : Marius indoles ou Marii indolium 
que je'traduirai par paresse ou repos de Marius. Un séjour 
de plusieurs années justifie assez bien cette indolence. 

Tombes — Vers 1814, on découvrit des tombes portatives 
à la tète desquelles il y avait une pièce de monnaie. De pa- 
reilles tombes existent dans l'enceinte du camp retranché et 
d'autres tout près du Pont du Roi. 

Quelques années plus tard , à une centaine de mètres S. 
0. des arcades, on mita jour deux tombeaux en pierre d'i- 
négale dimension contenant des squelettes. Âpres qu'on eut 
jeté les ossements (fait renouvelé très souvent sur biep des 
points de la France et qui prouve combien le respect pour 
les dépouilles de nos semblables se montre rarement chez 
es gens de la campagne,) on «nleva le plus grand de ces 



^mibeanz et en le plaça à la fabrique de Plan d*Arta , àh H 
9Ên d^brzitvtnT', Tatitre , oysinl I tnètre 95 de long sur W 
cealifsètres de large se rompit au moment de rentèvemeni 
et fat abandonné sur place. Un troisième tombeau de même 
forme, mais plus petit , existe à quelques pas de la Méria- 
dofe. 

Le sieur Martin Cambe , propriétaire du quartier des Ar- 
cades qui m'accompagna un jour dans une de mes promt- 
nades arcbéoiogiques , m'assura avoir trouvé à plusieurs 
reprises un grand nombre de squelettes, entourés de pier- 
res plates posées de champ et les pieds tournés vers TOrient,. 
la main gauche placée le long du corps , la droite posée sur 
la poilrioe. Il n'a jamais remarqué qu'ils fussent accompa* 
gnés d*urr;es ou de coupes; au moipdre contact les ossementf 
tombèrent en poussière. Tout ces ^uelettes étaient a.u pied 
de la Mériudole. 

Je manque peut-être à mon programme en parlant de ces 
dernières tomiies qui purraient bien être postériegjres de 
trois ou quatre siècles à Marins , si je m'en rapporte aux ter- 
mes d'un mémoire , signé Pellieui, qui se trouve consigné 
dansie recueil de l'Académie Celtique. 

a En fouillant à une certaine profondeur on a trouvé les 
«aements de plusieurs cadavres rangés sur la même ligne 
et dont les pieds étaient tourp<^ vers TOrient. Il est proba- 
ble qu*ils étaient renfermés dans des cercueils de bois que 
le temps à détruits. 

c Cette es{)èce de cimetière date évidemment de Tépoque 
chrétienne et il est difficile d'assigner une époque certaine, 
on peut cependant le faire remonter au troisième ou qua- 
trième siècle au plus lard. Nous ne nous bazarderons pas à 
lui donner une plus haute antiquité , car il est reconnu que 
les chrétiens étaient les seulb qu'on enterrait les pieds tour- 
nés vers l'Orient. Longtemps il fut d'usage de mettre à la 
t*te des morts , en les inhumant , des pots renfermant du 



charboD , de Teau bénite et de l^encens ; mais nous igo ol ^ 
si , pour ce qui concerne les localités dont nous nous oc 
pons, de pareils objets ont été trouvés auprès des os 
ments. > 

Ce qui pourrait faire supposer que les squelettes trou^ 
auprès de la Mérindole étaient antérieurs à cette époqu 
c'est qu'ils étaient couchés tout auprès de cette voie romaij 
dont j'ai parlé assez longuement, et toat le monde sait qi 
les romains enterraient les leurs justement à proximité d^ 
routes et des chemins fréquentés- ^^ 

Je pourrais donner à ce mémoire une étendue beaucoup 
plus considérable , si je voulais parler de Mariti7va Avaii- 
corum dont les ruines sont à proximité de la chapelle de S^ 
Biaise , mais on ne manquerait pas de trouver le voyat^e peu 
récréatif, quoique la distance de Fossœ Marin nœ à Mariii- 
ma ne soit pas grande. Cest ce qui me détermine à quitter M& 
mon lecteur à ces mêmes Fossœ que j'ai taché de lui faire y^n 
•onnattre. 



FIN. 



(Mi probâUe qne les premières foriificaiioQddaietii du aijo«r 
Au MaWu». M. MâlUeroD qui a éiudx^ aUon'ivumenl les irois 
enceiDles n'iiésile pas à dire que ie& ba:ses des principale» 
tour» sont bien de coouitruction romaine. . 

S*-Gervais. — Il y a autour des ruines de S»-Gervaissuç 
la plage et parn>i les moAticuie fo^roiés par les marroufts * 
des débris de tuiles, de briques et de poteries parmi lesquels 
on voit des morceaux d'amphores et autres vases ; des frag- 
ments de odnes solides dont la hauteur devait être d'environ 
40 centimètres et le diamètre de la 'base iScentiiuôtres. Ces 
débris très abondants au nord de la pointe devieiiDent plus 
clairsemés à mesure que Ton s'en éloigne ; mais on eo voit 
encore à cinq cents mètres du c^té de l'ouest et à plus do 
mille du côté de Tesl ; il y en a mémo jusqu'au Pont du Rei ; 
mais les morceauii sont très petits et leur cassure arrondie 
par U frottement que Tagitation des vagues leur a (ailr 
subir. 

Pont oo Roi et Cinaux. — M. Mat^eron reconnui dans 
une de ses tournées que le Pont du Roi lui-même élaii de 
ceostrution romaine- Malheureuseo>ent<, ce pont ayant été 
détruit, lors das travaux du canal d'Arles, la tradition seule 
a conservé le nom à remplacement sur lequel lise trouvait. 

Iiies romains avait établi des communications entre les 
divers étangs qui s^t complètement isolés ou desséchés 
eujourd'hui. 

< L'étang desséché de Magrignanc, dit M. de Villeneuve , 
eommuniquait par un canal avec TétangdeBerre.On trouve 
encore des restes de ce canal aux environs de la ferme de 
Figueîrotte. Cet étang dont r<^tymoJogic est Marii stagnu.n 
s'étendait jusque dans les vallées du domaine de Courtine 
et ses rivages étaient bordés de villœ et d'établissement^ 
romains. » 

« Vers 1780, dit le môme auteur, di«:is un autre endroit 
de 6#n ouvrage, M. de Charieval^ propriétaire de l'élan^ de 



Poara, eolreprit de le dessécher. Il fit percer à cet çSei oh 
canal qoi en porte les eaux dans l'étang d'Eogrenier. En 
creusant la colline on trouva un canal ancien en grosses 
pierres taillées renfermant une voûte assez large et assez 
haute po>jr y laisser passer un petit bateau. Il parait péoit 
quece canal était un ouvrage des marseillais; car on fait dé* 
rivtir te nom de Poura du mot grec icopocqui sign i fie cana/.» 

L'étymologie pourrait bien ici avoir induit M- de Ville- 
neuve en erreur; car je lis dans le rapport plusieurs fois 
dlé de M. Matheron : 

€ Le canal qui conduit les eaux du Pourra dansEngrenier 
est bien de construction romaine. Il a environ 72$ mètres 
de Ion?; la dtlTércnce de niveau d'un étang à l'autre est de 
76 centimètres. • 

Quant à la communication que M. de Villeneuve prétead 
avoir existé entre le golfe de Slomalimné et le port doBoue^ 
il y a à la révoquer complètement en doute. Cette cQmmu- 
nicalion n'était possible qu'au moyen d'une tranchée énor- 
me et certes , on l'aurait facilement retrouvée, lorsqu'on a 
ouvert à travers la montagne, le canal actuel d'Arles k 
Bouc. 

Retranchcvents. — Au Sud du plateau du 2« camp de Ma* 
nos (Mont-Gayct) sont des vestiges de murailles qui seo)* 
bleraient avoir été des retranchements. Ces vestiges sont très 
détériorés, alternativement visibles et enfouis. En parcou» 
rant le bord oriental du plateau dont les vestiges bordent 
l'ouest et le sud , on voit deux morceaux de pierres et de 
terre qui sembleraient être des ruines de tours^ H y a. iid9 
pièce enterrée, bâtie en mortier romain, dont la longueur 
intérieure de Testa Touest est de trois mètres; l'épals^ur 
des murs latéraux est de )b,45. Elle est coviverte (ly câ|4 da 
Nord et parait tenir à d*autres bâtiments qui serai^t cidu^ 
verts par un tas de pierres, débris de 'bâtisse ai de V^n^^, 
agr4gés de chèDes kennès. 



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'^^";i;s. 



Nait $ur tes produite de FmdMSlrie maneillaiêe pendanl 
texercice 1861, pur M. Sapit. 

Messieurs , 

J'ai rhoDneur de faire hommage è noire Compagnie (Ton 
travail sur }es prodiiils de Tindustrie marseillaise pendant 
l'exercice 1861. 

Commencées en 1862 f mes études n*ont été terminées 
qu*eQ 1863 , paix% qu'il m*a fallu beaucoup de temps pour 
embrasser une foute d'industries sur la proiluction desquelles 
jenai pu être renseigné qu'après de longues et minutieuses 
rechercbes. 

Quelque incomp'èle qu elle soit, mon œuvre ne sera pas, 
je Pespère , dépourvue d*inlérèt pour des esprits sérieux 
con 111)0 les vôtres. 

Parmi les relèves que je vais faire passer sous vos yeux , 
it'i rn o!)t élé puisés nux sources officielles; les autres ont 
pu èlro c'jiiirôlé^ par dtîs <focumenlsauibenthiques; ceux-ci 
ont ete fournis |.ar les ;>ersonnes les plus compétentes; ceux- 
là par divers fabricants de produits simiIaires,dont les dé- 
clarations ont très peu varié eatr'elles. 

Je puis donc dire que si mes chiffres n'ont pas le caractère 
incontestable d'autorité qui n'appartient qu'aux documents 
officiels, ils présentent cependant toutes les garanties d'exac- 
titude que l'on peut raisonnablement exiger d'un travail de 
ce genre. 

Je me suis borné, comme vous le verrez , à relever les 
quantités fabriquées, à en indiquer le prix commercial , par 
espèce , et à donner la valeur de chacune d'elles. Celle va- 
leur pour l'ensemble des industries qui ont fait l'objet de 
mon examen dépasse le cbifiire de 420,000,000 fr.... 

Compléter ce travail par des indications relatives aux in- 
dustries que je n'ai pas relevées ; rechercher avec soin le 
rapport existant entre la valeur des matières premières et 
celle des produits fabriqués; supputer le prix de main 



— «0- 

tfiMvre; smtre alientlveitieAt » année par année, le moti- 
vement industriel de ilotre tM ; se rendre compte de ses 
progrès ; constaler les Quctuations qui peuvent se produire 
dants (elle ou teUe industrie et «a eipliquer les cause:» , ce 
fierait, à mon avi3, une œuvre excellente. Mais , vu soa 
importance, une pareille entreprise est au dassus des forces 
d*ua seul bomne et ne peut èlre menée à bien que par une 
•ociété savantes oucupanisérieusomentd'études statistiques. 

Clest à vous , Mt^ieurs , qu'il appartient de décider m no- 
ire 0>ropa^nie ferait une chose M^iie à ses intéi-ètset coq* 
forme à la mission qu*elIo sV^t donnée en ouvrant résoiU' 
m^t à son av^csnir une voie sur ie tracé de laquelle je plante 
ttO modeste Jalon. 

Voici maintenant , Messieurs et chers col lègues, la imh 
oienclauiredes industries qui oqt fait l'objet de mes études, 
et iei quantités de produits fabriqués par chacune delUj 
Ainsi que la valeur y aiféreute. 



NATURC 


QUANTITES. 


Vermouth 


Cais. 100000 


Liqueurs 


» 450000 


Bières . 


U. 4600000» 


•c jHuiles lamp"» età fabr. 
J{ sarfioeseomesi . 


» 34000000 


•# •ooooœu 


^ Huiles lampt««et à fabr. 
J surnoes . . . 


9 4000000 


» 600000 


ig Mêlasses 

(S Sttbstaaoc^ fameii«as« 


Eil. 1472470 


^ 621000 


Sucres . .. . ^ . . . 


Kil. 90000000 


Chocolat 


» 940000 


Reglisse 


» 4000000 


^ ' Farines. ....-• 
î\SOD 


» 33879700 


» 40646709^ 


i iFamnesHatutent. mm. 
ai Son • 9 


» «448547 


» 439026 



PRIX. 



5000* 



46 
» 
4 
4 
4 
4 

85 

'4 

A 

36 
4^ 
36 
42 



A reporter. 



s 



VALEUR. 



F. 
4500000 
2$060#0 
560000 
34000000 ft) 
9000000 (2) 
4000000 (3) 
1900000 

578000 

140000000 

7^000 

4500000 

4 2298334 

4«77^6 (5) 

888H22 

52683 



(4) 



S09.775,Ui 



I) ai Uilnef — m Pre^ttes. 
3 Viin«i — 10 pr«tM«. 



(4) ilfi tritaré <39a9S heetoUirei ta 
■àoiaiiaa* -^ JIU Jaw d« ncuiM. 
(9) 97 MlBoUriff. — 144 jeux d« MhIM 



— SSi — 



NATUBE. 


QUANTITÉS. 


1 
PBIX.. 


VALEUB. 


. 




F. C. 


P. 




Report. . 




209775441 


^'«Farines. . . . * . 

^ Son 

Pain , 


a 48S5956i 


" 36 


30 


4534il1S4<4) 


a I368aë«l 


\t 


00 


4^43633 


a 43091^200 


a 


45 


49394640 


PaJD aiaiijtenl" Kilitaire. 


> "HOM» 


a 


35 


a30M» 


Seniottki ...... 


KsA. 3840001 


40 à 80 


00 


4657350 


P&i«8 


• 1350900 


60 â 400 


00 


940000 (t) 


Riz ghicé (Piécuoan. . . 


a 1000000 


400k 43 


50 


4«bO00 


Riz f;lacé {ludt} . . . 


a 300000 


400k 32 


00 


96000 


Confiserie 


9 a 


» 


a 


ddOOOOO (3) 


Saiaisoos , Cop^ervcs et 










Parfumeries. . . . 


a a 


a 


a 


2000000 


K «Caisses d'huiltd .Volive. 
3 i Cauavetles a 


» 300000 


\^ 


00 


4o00000 


» 30000 


5 


20 


4I>6000 


Caisses p' Savooaeries 


a 300000 


2 


^ 


4600000 


a . Bougies . . 


« 40000 


a 


90 


9000 


• Chandelles . 


a 39000 


a 


90 


35400 


-t » Huil*»s. . 
%\ « Caaaivciles . 
Coaserves, Vermouth 


a 300000 


a 


90 


^TOOOÔ 


a 30000 


■ a 


90, 


i7060 


; 








Liqueurs . 


a 300000 


a 


90 


279000 


\ • Diverses. . 


» 400000 


3 


00 


300000 


Chaux grasse 


Kil. 45000000 


30 00 0/.0 


400000 


*Ciiiieotâ 


a -46000000 


5 00 •lo 


300000 


Poudres hydrauliques. . 


a 450000000 


25 XM)«j4« 


37A0OÙO 


BriqiMS 


89000000 


iOA425leHlli 


2535000 


.| t Carrosserie, Voitures . 
^ f Clfarrette» et Toguets . 


200 


2500fChi4Be : 


500000 


4000 


300 00 


300000 


^ ( Voitures de reinià**^ el 
« ) de louage . * 








430 


42' 00 pv Jipr 


M0400 


%) • ée place . « 
J • Omnibus . . . . ; 
Ebént>lf rie 


.300 


12 00 id. 


4314000 


50 


30 00 id. 

a 


54.7300 ») 
2800000 (5) 


Cha^-s 


1J6UZ" 30000 


40 00 


1200000 


Verreries 6 fours i,») ver? c \ 


'.lUCi 


a 




:» ;/6 » 


..ir Vaieartdif. 


a 


40O0UO0 (6) 


» i/e » V 


i'ti ^ 


^ 




Marbreries 


Objeti el Viicin ér. 


\ » 


'450DOJOO 




^X reporter. 


. . . 


: 


tM#,W,!n4 



B«é iriliiré n^A96 beaiulU.-M. 



<l) 30 |)abrli|n«i. 
(1) r ■ 



,_, pâtisserie 800*00. OrMéM «lOvaOO, 
(8> Jliiiloa ia ïquKIé* litférlMrM mtçé- 
éléai Auis riiida. poar ta kwucbe. 



(I) N^mot ^m ooiapfto les Omnlbn» da 
Chemin de fer«t ea«iè»>SA(flMX 4 Tapeur. 



m «eublee dNeia. 



Le prix est aie lar UO lerUcHa il 
AOB lar la poidi. 



— SSÉ — 



NATURE. 



Bouchons .... 
Orenailies .... 

<)az 

(ibandelles. . . . 
Bougies et Cierges. 

Savons 

Amidons 

Soufre 



^t Amphoux .... 
^ 1 Caussemille . . . 
J j Roche . ... 
■* Allumeltes en bols. 
Pipes et articles p' fumeurs 
Cigares (86600000). . 

Papier 

Cartes h jouer. . . 

Coton fîlé 

Passementerie. . . . 
Cernissagp a lavage de laines 
Désargentage de plomb. 
Tuyatitage et laminage de 

plomb 

Cordages 

Sommiers élaiittques. . 
Confections pour hommes. 
Chapeaux, soie .... 
» feutre. . . . 
Chaussures 

Î* ( bœufs 
Chèvres 
Moutons 



QUANTITÉS. 



PRIX 



Report 



75000000 

Kfl. t500000 

MWC.5Î5096Î 

Ril. 500000 

» 650000 

B 57000000 

» 4500000 

> UOOOOOO 

Gros. 45872 

» 166500 

9 450000 

» 6944 

Kil. 346427 

» 300000 

J«ux 268600 

Kil. 450000 



Kit. 46000000 

» 4320000 
500000 
40000 

78000 
477000 
Piirci 4200000 
n 4 4000 
Ptotu 4M0000 
520000 



F.|.C. 



40^,00 •/, 



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VALEUR 



À reporter 



9 


00 


5Î00I 


7 


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50 


4 


00 



F. 

280494274 

750000 (I y 
4375000 
4482270 (S) 

750000 

4690OOO 

45000000 

975000 C3) 
3780000 (4) 

455246 (5) 

822500 

750000 
34000 

420000 («i 
4732135 (7) 

210000 (8) 

464 460 (9) 

30O00O 

460000 

400000(40} 
15500000(4 4) 

2376000 

650000 ' 

500000 
15000000 

702000 

885000 
9000000 

210000(42) 
3885000 
ï>080000 



S99,S0S,40S 



(1) Uilae de Prado 900000 par Joar. 

(2) On sait que la Tille paye un prix et 
le parllcoller un autre. 

(8) Valeur variable. 

(4) Il te fabrique 4000 grosses de bols 
d'un prix moindra. 

(5) Grosses kMn soit Gf^ssM Boiles. 

166500 > &.t<*7n0u0 > 
* 190000 » Slr"4*000 > 

> «944 » »iM9»6 » 

(6) La fabrIcaUon ioirnalièro est éTaloée 
4 400 par Jour. 

(7) Officiel. 



(8) 7 Fabriques. S papier blanc produi- 
sant tSOOOO ktl. fSOOOO fr. 4 papier bien 3 
gris 150000 kil. 60000 fr. 

(9) Officiel. 

(10) ente Indnslrle se perd k Marseille 
depuis quon lave la laine sur len liquide 
production. Le lavoir b laine Oii purement 
un outillage, il sert tour b tour do maga- 
rin, de séchoir en cas d'avarie et an car- 
nlssage (Action de tru r la laine.) 

<I1) 8 Fabriques. 

(19) U pris me parait fixé trop hae. 



— SS8 




Filtres. . 

Mecuiserie 

Cadres . 

Galvanisation du fer et de 

la fonte 

Pianos 

Sel marin, 3000 tonnes soit; 
Pyrites de fer 1 0000 » » 
Sonde douce 28000 » » 
Sonne salée 3000 » > 
Sel de soude 3600 > » 
Chlorure de chaux n » 
Rplittre 



Kil. 



1 1 Constructions mécaniq. 
^Vcbattdronnenes . . . 
1 Grosses forges mécaniq. 
I i Laminoirs et fers fabriq. 
if Fente brute. ... 
[: Fonte moalée. . . 



aooo 



500 

30000000 

40000000 

28000000 

3000000 

3600000 

Î500000 



PRIX. 


▼▲LEUR. 


Report . . . 


393305403 


F.iC. 
k 25100 




75000 


Divers 


9000000 


Divers 


tooooo 


9 


200000 


800 




400000 


à 4 


60 


450000 


à 3 


00 •/• 


300000 


• 44 


00 •/• 


3080000 


» 44 


00 •/• 


« 420000 


j» 33 


00 •/• 


4488000 


» 25 


00 •/• 


625000 



Divers 



Ril. 



400000 

4500000 
5406643 
3400000 



4 

30 
» 44 
» 35 

ToUl. 



00 '1^ 

00 9lo 

00 o/o 

00 ff^ 



90000 

'9550000 

300000 

400000 

4300000 

564730 

4200000 

4M,U8,Sfl 



mmm 



«BCOWDE PARTIS. 

Tablettes statistiques. — statistique rT.MVERSELLB. 



RéÊumë d& la Slatis^viê da crédit public dans l'anti- 
qmlé^ te moyen^éfft et ks if^mps moiernes ^ adressé 
à la Société impériale de Statistique de Marsa'Le par , 
U. Léon Vidal , membre correspondait, 

Marseille, centre depuis longtemps fïun immense crédii 
commercial, est admirabiemetil placée po'v* saisir louUs las 
(|ue8tions de crédit public , aussi doit-on y comprendre la- 
çilûcnent que Tun des faits sociaux qui démoutrtenl le plus 
éioquemmenl retendue considérable des priK^rès réalisés par 
ta difiVjsioQ de la civilisation et la bonne organisation des 
gouvernements modernes, est» sans contredit, cekii de l'ex- 
tension du crédit public; extension phénomcnaie quand oq 
considère le point de départ et celui du résultat défînilif. Ce 
crédit n^était rien dans les nations anciennes» il n*a été quel- 
que chose que lorsque les formes des gouvernements mo- 
dernes se sont améliorées, que leurs principes et leurs actes 
sont devenus moraux et honnêtes et que leurs constitutions 
ont été fondées et garanties p^ ressentiment national ; en 
un mot, lorsqu'ils ont inspiré pleine confiance aux divers in- 
térêts sociaux et à Targent qui les représeoite tous , dans 
Tordre matériel. Il est devenu une puissance immense lors- 
que les nations entières Tout elle même garanti. 

On apprécie complètement cette vérité lorsque Ton com- 
pare Tétat du crédit public chez les peupbs de l'antiquité 
et ches ceux du moyen âge, avec Tessor qui le distingue 
chez les nations de notre époque, car ce crédit ne s'est réeU 
lement fondé et développé qu'avec les nouvelles formes de 



gouverudineiii établies aajourd*bai , c'est ira iiîi è bîeB 
constater. Elles seules doaQenl aux créancier» des étais dea 
sûretés réelles par les garanties morales, des bases solides 
que les révolutions |)oliiiques elles mémas ne détruisent pas. 
Les cbe£5 de gouveruements n'empruntent pas personnelle» 
ment, ne s'obligent {las indirectement envers ces créanciers, 
comme à d'autres époques ; c'est la nation, par leur inter* 
mediaire, qui contracte des emprunts et qui souvent s'en»-» 
pruute à elle même. Ui est la principale différence entre le 
crédit public des temps anciens et celui des temps moder* 
nés. En un mot, un souverain de notre époque ne peut plus 
faire banqueroute, comme des princes en ont fait jadis. 
Tout le monde d'un pays est intéressé à payer toul la moiK 
de et à ne pas iaire faillite h tout le monde. Encore une fois 
c'est là un des immenses avantaties du pregfès de la civîii- 
lation et de la bonne administration des sociétés iHJiniaines. 

Une autre différence radicale entre le crédit public d'au- 
trefois ei le crédit public d aujourd'hui, c'est qi^'alors lea 
eréaociers pouvaient toujours exiger le remboarsemeni du 
capital, il leur était promis, et qu'aujourd'hui cas créanci^rf 
ne peuvent jannais exiger ce remboursemoiU, ils n'ont droit 
qu'au paiement de l'intérêt. Ce sont les caisses d'jpmortÎ8S»-i 
mentqui sont chargées de la libération définitive et graduel** 
le par le rachat et l'extinction dos renies, Tétat ^ut refli 
bourser, mais il ne peut y être obligé. 

La conversion des rentes est une opération en debars do 
ee mécanisme général du crédit public , elle ne eousiste ^'è 
mettre , par divers moyens d'éxécuUon , les rentes du cet 
pital è un taux di^reat de celui qu'aUos avaient primlti*! 
vement. Toutefois^ TEtat cons^rv^ toqJQurs lodroitcl» nfn^ 
bouraecnent en principe. 

Ces principes pesés eotroDs daiis les détails i^tprîqtw M 
siatiatiquesqui nous feront saisir et^pprécior Tét^tdu of^ 
4Ui^i6 du» rwUwiiM «( d«M9 1# m^tm Afi» 4èes *ki$ 



- a86 ^ 

peuples de TEuropeel de PAsie. Chose étonnante nous trou-* 
Yons dans Textrèine Asie des insli imitions se rapprochant 
beaucoup de celles que nous avons aujourd'hui en matière 
de crédit , institutions informes , niais contenant le germ« 
du crédit public. 

Chez les peuples anciens do la Grèce on remarque no 
assez grand développement A\x crédit privé , du crédit réel , 
du crédit personnel , prennant tous de Texlension à mesure 
que leurs opérations commerciales s'agL;randirenl. k Athènes 
il y avait des banquiers ou changeurs , qui se chargeaîat 
à un taux modéré de l'argent de ceux qui ne voulaient pas 
le felre valoir eux mêmes et ils le plaçaient avec profil com- 
mun. Démosthènes, dit lui même, que son père avait une 
partie de Sci fortune entre les mains des changeurs. Des 
maisons de banque considérables exisUiitui lia'ns plusieurs 
Tilles Grecques et possédaient un crédit étendu. Elles 
avaient des livret faisant foi en justice. Leurs bénéficcb étaient 
si élevés que le banquier athénien Pasion reLir.ût de ses 
affaires centmines ( fO^CNH) francs ) de produit uet par aa; 
somme importante à cette époque en égard à la valeur du 
numéraire. Les engagements se rédigeaint chirograpbique- 
ment sar papyrus, ou par contre authentiqne sur un dyptî- 
que composé de tablettes enduites de cire, signé par des 
témoins et confié à un banquier qui le détruisait après le 
paiement. Les Âthéniensavaient encore des registres publics 
semblables à nos livres d'hypothèque pour les prêts aux- 
quels un gage était affecté. Le taux de l'intérêt était ordi- 
nairement de dix à douze pour cent par an. Selon avait 
abaissé ce taux pour les dettes antérieures ; mais il laissa 
à ckacoo liberté de prêter dorénavant sou argent comme il 
le voudrait. Ce taux allait souvent à dix-huit pour cent par 
an al les usuriers « tacolions , la dépassaient dé beaucoup. 
Les ancitDS graof connaissaient aussi le contrât à la grosse 
pour le commerce maritime. DémosthènedaDSjes discours 



-in- 

eonlre Lacnle ei contre Dyooisiodore cite ces contraU. 

Le crédit privé s'établit pea-^-pea aussi à Rome et les 
dettes des plébéiens jouent , on le sait , un grand rôle dan 
Pbistoire des agitations de la République romaine, llocident 
du mooC sacré y figure au premier rang. Sylla, Pompée , 
Antoine , Brutus lai même et Galon rancieo élaient des 
préteurs Apres au gain et exigeants sur le taux des intéréis. 
Les menêualarii et les argcnlqrii^ banquiers du temps, 
formaient une corporation importante ; ils avaient leurs re- 
gistres journal , meèisas qu'ils devaient lenir a vec exactitude 
sous meoaee de fortes peines, iU donnaient des mertau^ oa 
jetons convenus , pour se faire payer en d autres villes l'ar- 
gent qn'on leur remettait , les romatos pratiquaient Tassu- 
rance et le contrat à la grosse. Les banquiers avaient des 
lieux de réunion, leur bourse, baxilica , les lois du digeste 
règlent toutes ces questions de crédit. 

Les peuples de l'Asie , do TEgy pie et de TIinJo étaient au 
moins ans:;!! avancés en cette matière que ceux de la Grèce 
et de Rome. La loi de Manou , citant Vcisichla , fixe le taux 
de Fintérèt dans llnde , variant selon qu'il y a £:a.^e ou non. 

Hais si le crédit privé avait pris de :>i grands développe- 
ments et si ses formes et ses conditions éUiient fixées par 
les lois dans Tantiquité , le crédit public n'avait en aucune 
manière snivi cette marche. Il n'existait généralement pas, 
ou s*il paraissait percer et se montrer de temps en tepips 
sur quelques points, c était par exception et d'une manière 
tout-à-fait informe , sans l>use fixe , sans rien de semblable 
à ce qui le constitue aujourd'hui. Le vrai crédit public est 
une conception toute moderne. 

Les revenus publics des peuples anciens élaient tirés priu" 
cqialement d^s dépouilles , résultats do la guerre, des tri- 
bols imposé^. aux nations vaincues et dos subventions 
fournies par )es alliés. Les dépenses du tréspr public étaient 
payées avec ces éléments de recette et au be^n par ^ 
ToMK xxvii 32 



- 338 — 

iinp6lsexlraordmaires. Eafin, dans les GÎrconstaDces excep- 
tiounelles on aUéi^aii le poids et la valeur de« monnaies , 
pais on faisait un appel au palriotisme et à la fortune des 
citoyens. Le trésor delà confédération hellénique^ d*abord 
conservé à Sparte , puis à Délos., enfin à Athènes , sm com- 
posait des tributs ou contributions des alliés* Aristide fut 
chargé de fixer ces contingents. Plusieurs fois ce trésor fut 
obéré et à sec, une fois à Athènes il ne put payer deux ta- 
lents, 12,000 fr. pour terminer la guerre contre les Béotiens, 
mais jamais il ne vint à la pensée des hommes d'Etat de la 
Grèce de recourir k l'emprunt public et d'hypothéquer 
Tavenir au profit du présent , dans les formes que suivent 
les Etats modernes. 

Il faut mentionner toutefois comme s'en rapprochant, 
quoique de loin, des prêts faits par des Etats à d'autres Etats, 
eu même par des citoyens à l'Etat sur les propriétés 
publiques , sacrées ou non , avec ou sans intérêts , avec ou 
sans hypothèques; prêts libres ou forcés, ou à Taide d'une 
monnaie de valeur fictive. D3 riches banquiers, les Rots- 
childs de l'époque , offraient souvent eux*roèmes de prêter 
à TEtat. Lycurgue se procura ainsi dessommesconsidérables 
pour les besoins du gouvernement. 

On empruntait aux temples qui concentraient de gran- 
des richesses ; ceux du Déloî» et de Delphes, qui , outre leur 
opulence pjrticuliêre , recevaient en dépôt des valeurs con- 
sidérables, les prêtaient de temps en temps , avec intérêt, 
au trésor public. 

Les Spartiates prêtèrent plusieurs fois à d'autres Etals. Les 
Ifendéens, ayant besoin de fonds pour une guerre, emprun- 
tèrent LUX particuliers la valeur de leurs esclaves vendus 
dans ce bût. Ceux de Clazomènes empruntèrent tonte une 
récolte d'huile , remboursable avec l'intérêt du capital. 
Ephese emprunta à toutes les femmes la valeur de leurs bi- 
joux. A Chio on fit un emprunt dans la forme suivante : Les 



- 1» - 

deiltt ptrticaiières élaiDt enr^isiré«s, oo ordonna que les 
débtieors les rembourseraient à TEiat qui en servirait fa 
rente jusqu'à ce qu'il eut la moyen d'en restituer le montant 
aux Téntables créanciers. Les reconnaissances officielles de 
tous ces emprunts étaient généralement déposées chez les 
banquiers ou dans les temples. 

L'une des Tilles de Tancienne Grèce , Clazomène Toisine 
de Smyrne , inventa un autre système d'emprant bien plus 
simple; pour se procurer vingt talents, 100,000 francs en- 
viron, qui étaient nécessaires pour amortir une dette qui 
loi fesait supporter d'énormes intérêts, elle frappa des 
monnaies de fer, qu'elle évalua à la valeur de l'argent, 
pour ces vingt talents. Les plus riches citoyens se les par- 
tagèrent et en donnèrent le montant en monnaie ordinaire. 
L'Etat leur en payait un intérêt. Cette monnaie fut mise en 
circulation et les préteurs ne perdaient rien , ils gagnèrent 
en outre les intérètss de leur argent. Cétait du patriotisme 
lucratif. 

Voilà a peu près tout ce qu'on trouve dans Phistoire de 
l'antiquité grecque qui ait quelque rapport très éloigné avec 
remploi des moyens de cnklit public dans les temps mo- 
dernes. 

Quant à Tbistoire romaine, elle est encore plus dénuée 
d'intérêt sous ce rapport. Rome n'employait guères d'autres 
ressources dans ses misères que l'altération des monnaies ; 
la diminution de leur valeur réelle et l'augmentation forcée 
de leur valeur fictive. Ce fut à tel point que vers la fin de 
la première guerre punique, l'as qui était d'une livrejot ré- 
duit à deux onces, le sixième de sa valeur; qu'à la deuxième 
guerre punique , il fut réduite une once, et que la loi Pa- 
piria le réduisit enfin à une demi-once. Cétaient des 
moyens commodes autant que ruineux , mais que le pa- 
triotisme romain les acceptait sans difficultés. 

Cependant Tite-Live nous fait connaître deux sortes d'em« 



— 140 - 

prunls qui furent contractés par la république , Pun pen- 
dant la quatrièine guerre punique pour fournir des vivres 
çt de Targent à Tarmée d'Espagne , l'autre peu de 
temps après pour subvenir aux dépenses ordinaires et à 
l'entretien des temples à Rome. Les fournisseurs^t entre- 
preneurs avancèrent les fonds en s'engageant à n'exiger le 
remboursement qu'après la fin de la guerre et lorsque des 
sommes rentreraient dans les caisses du trésor. 

Une autre fois , le Sénat eut recours à la réserve du tré- 
sor. 

Mais ce qui est à remarquer c'est que dans ces circons- 
tances tous les emprunts se 6rent sans servir des intérêts 
aux préleurs. 

Sous Auguste, lorsque ce prince voulut alléger le fardeau 
des impôts qui pesait sur le peuple romain , une lueur d'ins. 
titution s'approchant du crédit public apparut un moment. 
Mécène proposa de fonder une banque au moyen des fonds 
qui devaient provenir de la vente des domaines publics. 
Cette banque générale dirigée par des agents de l'Etal au- 
rait prêté , moyennant un intérêt modéré et sur garanties» 
de l'argent pour en faire emploi dans l'agriculture , le corn- 
mer<^ et l'industrie. Mais le projet n'aboutit pas. Les temps 
Xï'^i^i P9S mûrs pour de semblables institutions. 

^0U3 ue parlerons pas de l'époque qui a suivit le règne 
d'Amjt^sle et de la période de l'empire des Césars qui no 
trouvèrent pour les be$oins de l'Etat et de leurs prodigali- 
té jpsepséeç qua la ressource des impôts multipliés, de$ 
^;(épu(ions, d^ copfise^^tions et du meurtre qui leur assu- 
rait pes bénéfices. 

ha corruption générale , l'énervement du patriotisme , 
l00 eixtr^ypgppcesdu luxe romaip consommaient toutes les 
richesses sans ep produire, Il n*y avait rien à établir en fait 
(^ crédit av0iQ d§ ^m()lables populations , de semblables 
gouvernements , avec une dégéuération aussi universel!»^ 



— S41 — 

avec une (elle insécurité pour les personnes et les fortunA. 

L^invasîon de la barbar^ie tint achever l'œuvre el aVee 
elle tout disparut de cet ancien monde /rfchesse, commerce, 
industrie, capitaux et moyens de les employer. Le fer seul 
servit à se procurer Por. Qui aurait pu imagine^* quelque 
chose de ressemblant au crédit au milieu d'un si horrible 
désordre , d'un engloutissement général de la ciTtlisetion , 
de ses moyens d'action et de ses ressources, même de ses 
besoins. 

II fallut traverser celle époque d'obscurité et d'effacement 
pour arriver à la renaissance du commerce et par cénsé- 
quent du crédit au temps des croisades. Alors s'élevèrent de 
nouveau en Europe de véritables institutions de crédit. Le 
moyen ége voyait son atmosphèie s'édaircir el les lueuri 
de la civilisation moderne poindre à Thorison. 

t 3. 

Les rapports avec {^Orient ravivèrent en Eutopê les idées 
de crédit, firent renaître IMstitution des banques et créer 
celle des lettres dé change, plus tard appliquées d'une ma* 
nîère générale par les commerçants cosmopolileedia Amh 
zième siècle et en particulier par ceux de Marseille. 

Chose bi^re ! (Test à la CÂiné que cette époque dut la 
connaissance du vrai papier do crédit ddùt l'osage aViU él4 
Ignoré des anciens, tûafgré tous les raffinements de leurs 
institutions sociales. Cette connaissance parvint en Eilitipe 
par le contact dos populations orientales avec nos af niées ^ 
par les voyageui^ célèbres qui visitèrent les empires deé 
Mongols et des Tàrtares, parles reIati<Maqui s'établirent 
entre les deux extrémités du Continent, TOceident et la 
Chine. Ces renseignements ne fructifièrent pas eeriaineifieAt 
aussitôt , ils ne proddiàiredt pas de résultats Complète au 
moment oùl il parvinrent en Ëdrôpè » )tùa\H le grain étéil i«- 
né, la recolle est veaae plus tard. 



— SM — 

Dise ) le papier frappé du sceau du gouterjieiiieot en Chine; 
Mandeviile eûregtslre la même observation (aile par lui en 
1330 dans la Chine inèridi<Maale. C'est par ct^ informaUoos 
que 6e curieux fait économique fui connu en Europe. 

Le développement du commerce fait noitce ïèudx il a llM 
\0 besoin du crédit privé et jusqu'à un certain peint du cré* 
dit public^ si ce n'est directement et touA de suite, au moins 
p6r oontre'-coup et comme conséquence; Aussi les premières 
banques ont eiies été établies dans les villes maritimes , en 
1157 à Venise, en 1849 à Bareelonne , en 13&6 à Gèoea^ 

Dans le& grandes villes des républiques ilaliennesdu mo^ 
yen âge des associations de banquiers , possédaient d'énor*^ 
mes richesses et elles (aisâietit des prêts considérables à des 
souverains; Edouard 111^ roi d'Angleterre, enapruntait à lui 
feeul À d^ banques de Florence plusde. seize millions de ao-^ 
ire monnaie et ii faut noter que le numéraire éliM^t jjilocs six 
fois pins ^are qu'aujourd'hui ; ce quiisexljuplait ia valiur de 
l'emprunt. Toutefois ces batiquiers prêtaient directemeoA 
au souverain. Ce n'était point encore là le véritable crédit 
public» Tenlprunt fait par une hatioh ne donnant pour ^ge 
que sa responsabilité morale. 

La bant{Ue de Venise dut sa prepiièlre origine à la détreasâ 
dans laquelle se trouva un moment la république après) 
atroir vil ses années détruites-, Ses flottes anéanties^ sa po- 
pvHation écrasée par la guerre, la. misère eib la peate^ £Ue 
avait emprunté mille mares d'argent: en engageant pouc 
asstirer le patentent le marché de Riallà Cette ressourcé ntv 
dfmentaire de^otiédit public né suffisait pas^ il fallut reœu^ 
Ht à W Éioyen • ptuë énergique. Le gouvernëraetit lordtiùna 
à iim^ les éUoyens de déposer dans le Irésor de SaiAt Marc 
-uiiè sommtB égale an centième de lear fortune in^moibUièffe 
et mobilière dont ils devaient déclarer temofttani totelfiéva- 
lllàtlob quotjontrèla «i fîià pluaiatd» poiur/pliia Ad Viérité 
itHe tnagistratwodhargée dé ceW ef>éiralii(»4 G'éteil OU «al*- 



prunt totcé ] pas âiltre thèse , ce û%lM pèè titie opéhitioti 
de crédit public telfe que btms TebleDdoti^ ëi !ô praHquonis 
actueltement. 

Le remboursement du Capital était fenvbfé à uâe daté 
jncertaiDe,c'est-à-direSi'rcpoque b£i le^ alirdirêâ et les fiûâû- 
ces de la république reVieddrnitînt à bnfe theilleuk-e l^itùâiîôkl. 
L*Etat remit à seg créanciers obligés dés recon haïssantes exi^ 
Cibles et dont les iht^rét:3 étaient pif^yés âùl porteurs. Cétatent 
de véritables titres négociables m dià tfènilâ valeur de tfâôs-^ 
iDissioo suivc H le degré de confiat)Ce qt^llispli^it la situa- 
tion politique. Plus tard lorsque Tborison financier se Alt 
éclaircî, ces bons dû irésôt public acquirent !a valeur réelle 
du numéraire, \lors de tous côtés on \il\ offrit des prêts vo- 
lontaires. Il voulut profiler Hq ce$ cirdôustabces, H les pei'dit 
en transformant la caisse publique en Utïé banque de dèpéC^ 
sans exiger aucun droit de gat'dô oiï de c^nfimission, n\h\i 
aussi sans payer aiicuh Iblérét. Seufétniéht la caisse df te dti 
comptant pavait ces eilirets Si présentation et avec la taon- 
naie du meilleur ëlot , Cài* ii y en £(Vaii pAti^iedt^ T|tt6 (ëà 
particuliers empîoyalôut SdUVent dàhà^ letifii paiéihteté. 
Cela donna à la t>anquo de La drisse prabllqtte* une ibtdniés^ 
table supériorfté.'L'Ëtal adbl It ses nâandàts au lietrd'4SS|)éeei 
dans ses caisses , pdis H défendit atlx pârth5ûliei*s de léë lei- 
fusèr, à moitis dé conventions èi^ihéê^sie^. C'était le côtlt^ 
forcé. Enfin, ôtfl^ déctafa insalsstesabiesét ne pnii^nt dtré 
soumises à rbypôlhéqtie. 0*èt&il blïer fèellcfmehl itX)p Ibfù 
dans Texécution d'ufne benne kt ùlnet>6nséé. 

Le.^ouvé'rnén^ôhti vébltléfili l'ébuéillft de ^-àtiûk aVantageb 
de ces mesdres, il dôfint le bsinqûieY' universel, il avàtttràè 
massé énorme de fdtid^ dont il ne payait p!ïS rihlél^èt et qtfil 
pouvait faire valoir Itil même, te ttëdit Ibt Si bien établi 
qu'yen IÎ)90 et en \Hïi y tesnéee^itds de èés leiUp^ayabl 
obligé de fermer la caisse du comptant et de ne pas r^ • 
béorser penclant plusiélirâ anbéèé , leé VâlëUHB dé Jbttil^t 



- 346 - 

circulèreot toujours saus défaveur. On avati coofiauce dans 
ravenîr. Cepen4ant le gouvernement de Venise se laissant 
aller à une mauvaise mesure , établit une retenue d'un di- 
xième sur ces valeurs passant par succession h des collaté- 
raux et déclara TEtat héritier de celles qui étaient laissées 
par un individu mort sans testament et sans héritiers di- 
rects. Eu 1587, cette caisse centrale possédait cinq millions 
de ducats effectifs constitués en dette publique de TEtât^ 
sous le nom de la banque. 

En 1357, un sénatus consulte de Venise mentionne la let- 
tre do change. 

Les monts de piété et les banques se répandirent en Italie 
h partir du quatorzième siècle. 

A Gènes^en 1316,1a république se trouvant aux prises avec 
d'immenses embarras à la suite de ses luttes contre Venise et 
des guerres civiles des Guelphes et des Gibelins recourut, 
elle aussi à une sorte decrédit public en fondant la puissante 
compagnie de Saint Georges. Elle allecta aux prêts de celle 
compagnie , qui lui fournissait de l'argent et des vaisseaux, 
les revenus des impôts publics que cette compagnie dut per- 
cevoir elle même. Celle-ci prit d'immenses développements, 
elle payait les créanciers de TEtat, jugeait elle même les 
procès qui naissaient au sujet de ces créances , armait des 
flottes, faisait des conquêtes, concluait des traités, enfin 
c*était un état financier dans l'Etat général , qui lui cédait 
même une partie de ses privilèges et droits politiques dans 
un intérêt financier. Le crédit de la compagnie servait l'Etat 
par ricochet et ce crédit se maintenait à tel point que tout 
en suspendant une fois ses paiements plus tards , en 1740 , 
elle voyait^ses valeurs partout acceptées sous le titre, non 
plus de valula di banco, ipais de valiUa di fermessOfOe qui 
était peu important puisque son crédit existait inébranla- 
ble. 

Hors de l'IlaKe, les institutions de crédit ^'avaient pas 



-Ht- 

donné signe tfeiîsteoce excepté dans tes villet de la II* 
gne Anséaiiqae. Les particuliers empruntairal bien, nous 
avons beaucoup de traces et de textes de ces oootrats au 
temps des croisades, mais les Etats se oomprenaîeDi pas 
l'emprunt public. Cbarleroagne lui même ne connaissaîl la 
gestion publique que comme uue ^esUoo de dooDâÎDes pri- 
vés. 

A la fin du moyeu âge, le crédit public s'était éTeiUé, sous 
une forme incomp!èle,niais enfin il apparu avecKorganisation 
plus régulière de Timpôl et du rcTcnu public. On commença 
à emprunter en afleclant au remboursement du capital ei 
des intérêts une partie de ces impôts. Louis XII aliéna ainsi, 
pour poursuivre ses guerres dltalic* 860,000 livres de mi- 
les sur les domaines. François i^ en aliéna MO^OM à un 
intérêt perpétuel de 8 p. 0/0 bur lliôtel de ville de l%ns, 
Henri 11 alla plus loin encore. Les revenus publics étaîenl 
aliénés et tes percepteurs desimpôts en versalenldirsctament 
' les produit entre tes mains des créanciers de l'Etat. (?esl 
ainsi que les anciennes rentes portaient le nom de rentes 
sur les aides ou gabelles ou sur Tbôtel de ville de Paris. 

Mais souvent el malheureusement rEtat manquait aux 
conditions de l'emprunt , on ^aspendait les paiements, on 
réduisait fes créances d'un ou d^ pinsîaura quartiers, enfin 
les pêrccptenrs eux-mêmes gardaient rârgentet ne payaient 
pas. 

Sully trouva 16 milfiors de dettes eautrelSviilUonsdere- 
venos , il lai restait 7 milHons pour faire face aux dépenaes 
de i'Etat. Cétait plus qu'insuffisant. Il mit de Perdre dans 
les finances, on le sait , Il rétablit Féquilibre, il eonatitoa 
m4me un excédant de réserves , mais il empleya centre les 
financiers des moyens durs, arbitraires el VManta qni por* 
lèrent en réalité, niâhgré la jusfice qui les inspirait, an 
coup fatal âtt crédit de l'Itat , ea atiafoant' el aflaiUiaêant 



la confiance dans aes engagaments. Ce fut sous Louis XIII 
qu'où en resseoUt les effets. 

Quatre eus apràs la mort de Henri IV» le président Jean- 
nia expo9.i aux Etats généra uz que les caisses du trésor 
étateat vides et que la dette était augmentée de 60. millions. 
Les Etais généraux ne répondirent rien et ne donnèrent 
rien. Il fallut en augmentant les impéts, faire deseroprunts 
forcés sur les offices , imposer le tabac et aliéner des rentes 
sur touUisI^ branches du revenu public, en livrant à for- 
fait leur perception et leur produit aux funestes partisatiSj 
c'était le nom que Ton donnait à ces financiers qui s'enga- 
geaient à payer au gouvernement à leur risques et périls ce 
que ce gouvernement domandail d*impôi au pays. Seule- 
uifeni rEui<$e résar;vaitde leur faire rendre gorge ensuite; 
il.emjOioyalt 4es partisane comme des éponges, selon l'ez- 
prB80ioa du cardinal de Richelieu , pour les presser en- 
suite. 

K la fin de son mi^iistère, la dette était de AS millions «t 
le revenu, t^tal de jSO millions. Aussi songeait-il à réduire . 
l'iAlérèt de la dette de 8 et un tiers pour cent à 6 et un 
quari.et: dé rembourser aux créanciers les capitaux, non 
au priK 4u jour mois au prix d'une époque antérieure. Ce- 
tait k banqueroute ^us dew formes. La Régence et le car- 
ditaft J^Kàrin préférerai suspendre les paiements et établir 
de nonyfsllfls taaoa« Gbs mesures ne consolidèrent pas lecré* 
dit et soulevèrent en réalité la Fronde. 

Ëii Aingleterrf, on ne. comprenait alors pas mieux qu'en 
Fraeee^le or^t puWîc* Henri Va laissa une dette considé- 
rable f Edouard iU m .contracta sur le continent menaçant 
le parlement si.on ne hs payait d'aller s'y livrer en gage à 
aeB erôanciersw H^nri ,VIU usa plus que largement de la pré- 
rogalîTo 4eo0fitraater des emprunts que donnait à Ja cou- 
ffonpeun acte deRiebard U. Edouard VI laissa une dette de 
MiMNW 1I^<M sterii^gk ^ix millioDs de francs avee Tintérét 
à 10 p. 0/«. 



La ReîiM) Marie emprunta sur le eonlingeniàlO et tt peur 
0/6 d'intérêt avec le eaaUonneaaeni de la municipalité de 
Londres ; Etîsabeth laissa une^dette de 4O§,0OO Inrea ster- 
ling , les derniers Stuart Taggravèrent par -des actas do 
mauvaise foi put>lique. 

La révolaiion qui renversa les Sluar t accepta une dette 
considérable dans leur héritage. En Francai après la fronde, 
on resta dans les mêmes errements. Taotefeis eu AaglelMrpe 
la crédit public s'était oonatitiié, em Frapoa il se tratnaiiet 
végétait comme par le paaaé. 

Cependant ce n'élalt fas sans avoir s^bi des crises via^ 
lentes qu'il s'était roainteap en Anglatarra jusqu'à sa eopa- 
titutioB définitive. Ces tourmentes méritent une altentioo 
partîculièpe, car elles sont des incîdauts importants jdaos 
rhîstoire du erédit public. 

Cromveell, comme le font tous les gouvernanla révolution- 
naires, avait délapidé les fipances de TËtat, Ja guerre civâe 
avait aidé h ces désordres du trésor. SoBsCI)arles II b tréso- 
rerie emprunta de rargent à 8 et 10 pour cent 4]l*»Dtépèt.lfa|is 
sans doute pour alléger cette diarge, TEtat, en i67S, avait 
suspendu ses paiements ou ses remboursements et décidé 
que les 1300 mille livres sterling qu'il deveitseraienifondés 
en rentes perpétuelles à 6 pour cent seulement d'intérêt. 
Ce fut une sorte de banqueroute qui eut son contre coup 
immédiat dans toutes les affaires de l^at. Les iNinquîers 
préteurs firent sans succès un procès au gouvernement; ce 
fut bien pis lorsque Ooillaume III et le parlement réduisi- 
rent la dette de moitié, en affectant le revenu defeKcise à 
son paiement. En outre OuiHaume fit de nouveaux emprunts, 
il emprunta par des annuités à quatre-vingt-dix-neuf ans 
avec intérêt à 10 pour cent , 1i emprunta encore en* cons- 
tituant des rentes viagères à 14, à 12 et à 10 p. 0/0 , mais 
malgré ces avantages rargei&t des préteurs ne venait pas, 
la aoufianca blessée refusait de se laisser allécher , il (allait 



d^auires moyens de réUblir le crédil. Ce fui <»iors que l'on 
créa la banque d'Angleterre au capital pe 1,200|000 livres 
sterling qui Tutent réunies en dîjc jours. Elle putfonctioDner 
le 27 juillet 1G9I. 

L*Etat avait trouvait le levier pour relever et établir dé* 
finiiivement le crédit public , tant ébranlé par les procédés 
financiers de gouvernement obéré , ce ne (ui pourtant pas 
sans tourmentes passagères. 

Une fois la banque eut à éprouver une rude secousse, 
en 1696, lorsque le trésor émit une trop grande quantité 
de bons; elle suspendit le remboursement de ses billets, 
mais elle sortit de cette crise passagère avec de nouveaux 
avantages et elle imprima un tel mouvement au cré- 
dit public que sous la Reine Ânoe , en 1702 , TEtat trouva 
de l'argent à 3 pour cent. CTétait merveilleux après Thabî- 
tuded'un taux de 8 et 10 pour cent. Une autre crise se 
déclara en 1706» ce furent les petits rentiers qui en subi- 
rent \es conséquences. En 1710, autre bourasque , la ban- 
que n'osait plus avancer des sommes considérables au tré- 
sor. Le gouvernement , pour se débarrasser d'une dette de 
9 millions sterling, créa une autre institution, la compa- 
gnie de la mer du Sud , en incorporant dans cette compa- 
gnie tous les détenteurs des billets qu'il nvait donné en 
paiement et en convertissant ces valeurs en fonds consolidés 
à 6 pour cent. Liç^ compagnie prospéra , .sinon en réalité au 
moins dans la confiance générale , et en 1719 elle offrit au 
gouvernement de racheter 16 millions de rentes à 5 pour 
cent pour les réduire à 3. La proposition fut acceptée. Ce 
fut alors un engouement universel pour cet établissement 
jusqu'au moment où Tillusion et le succès se dissipèrent. 
L'Etat avait néanmoins profité de rabaissement de Tintérèt 
qui surnagea quand la compagnie sombra. 

Le fonds d'amortissement se dissipa aussi ^ enfin ou eut 
recours en 1749 à une réduction obligatoire da i'intcr4l de 



-S5I - 

4 pour cent qui Tut descendu A 3 1/2, puis à S^n 1758. Ct. 
pendant vers cette époque il fallut eirprunter à 4 1/2 , en- 
core. A'ors s'établit le sjstème d'emprunt suivi jusqu'à ce- 
jour eu Angleterre et adopté sur le continent , hormis dans 
quelques cas exceptionnels qui se sont produits surtout en 
France récemment. Ce système consiste , on le sn«t , à dire 
aux capitalistes : acheter des créances décent francs, à un 
Intérêt de 3 francs par an , tous ne me les payerez que 62 
ou 70 OQ tO francs , vous les revendrez à d'autres à 65 , 75 
ou 90, Totre bénéfice compensera la faiblesse de i'inlérètqne 
lT4at vous assure. Dans ce système, le gouvernement paye 
rintérét pour le capital qu'il ne reçoit, mais l'emprunt se 
bit. 

En 1763, la dette de l'Angleterre s'élevaît h 116,680,000 
livres sterling, il y avait engorgement dans le publie et les 
fonds baissaient. En 1763, la dette s'élevait h 218,000,000 
de livres sterling , cinq milliards de francs. Pitt alors pour 
relever le crédit donna une grande importance au fonction- 
nement de ramorlisaement , trop souvent négligé. En 1814, 
la dette de l'Angleterre était ainsi prvenue à33 millai'ds de 
francs. L'auxiliaire du trésor public, la banque, avait tou- 
tefois subi de terribles secousses en 1793 en 1797 et puis 
chroniquement jusqu'en 1814; ses billets en 1814 s'élevaient 
à 27,000,000 sterlins, ils perdaient jusqu'à 25 pour cent et 
ils n'étaient pas échangés contre du numéraire. Mais la 
confiance patriotique du public obviait à une partie de ces 
désastres et les couvrait de son appui en les acceptant. 
Eo 1821, tes paiements en espèces furent repris pour n'être 
plus suspendus. Cependant nne nouvelle émission fut né- 
cessaire en 1824 pour arrêter la crise qui affectait le crédit 
commeccî.-il. 

Pendant ce temps là qu'était le crédit public en France t 
noQf allons le voir. 
Colbert en matière de crédit suivit les errements du 



ÇuHy, rinteDlion était l^m^, mais les moyens étaient nnau-r 
vais. Il revida et supprima une partie de la délie publi- 
que, il remboursa des rentes aux prix du contrat primitif 
sans tenir compte de leur valeur ati moment du rembour- 
sement. Il diminua ainsi ie déficit du trésor do deux mil- 
lions cinquante (nille livres, mais il le fit par un outrage 
à la lionne foi et h ia sincérité des marchés conlractés par 
TEtat. Le résultat fu^ d'abord favorable h la valeur des 
renti^^ qui remonta pf^ais pour baisser ensuite. Golbert em- 
plctya plu» lard les moyens ordinaire? des gouvernements 
ean$ crédit ppiir procurer de Targent à l>ouis XIV qui ne se 
montra pas reconnaiçsapt envers lui. Toutefois Colbert créa 
une véritable institution de crédit public , unesorle deh^n- 
q\}e patiopfile, eq établissant unç caisse d'emprunt à S pour 
ceqty 4v^c faculté de fse faire lembQHr^er^c'i volonté. L'argent 
«Qlilfi.i^t la Qpnfi^QCp s'établit , |ttijs il contracta des em- 
prunt^ à des taux plus modérés et jl.ep consacra le produit 
à faire di^ vir^DEiept;» pour éteinçlre les anciennes rentes» 
ÇQ i^imipuautla detl^du tré^r. 

Après sa mort , dqqs une impopularité non mjiritçe , on 
rentra dans les voies ordipajre^ 4^ la mauvaise? adoiinistra- 
tioD 6neof)ière. Le crédit public, un moment plein de vi- 
talité, ç'é^Ngpit et s*anmhi|Q. On emprunta à des taux 
exorbitants, en supprima la caisse des emprupts, on créa 
des bUlets de la directipp des nionnaies pour remplacer 
Targent , on augmenta le taux de l'intérêt pour en appeler, 
op discrédita ces billets par des mauvaises o[ érations , on 
voqlut leur donner le cours forcé et, on perdit fouL Quand 
on |e$ convertit en promesses des fermiers généraux <^ 5 p. 
Q/Ot ils pprdaient 60 à 80 pour cent et ils étaient remisa 
l'Etat au pair. Enfin, on les échangea contre des rentes au 
denier vingt ^t les porteurs de ces billets fgront obligée de 
les accepter. Le résultat de toutes ces opérations fut qu'à la 
mor( de jLogis IÇIV la, dette pviblic|ue était (fe plus de trois, 
milliards et qu'il n'y avait plus de crédit public. 



— 858 — 

La iriste histoire des fi minces depuis cette épcKjue constate 
quVl ne put se relever que facticement et ne vécut, un mo-. 
ment que d'une vie galvanique. Le Régent avait écarté Tex- 
pédient bonîeux de la banqueroute, jl eut recours aux né- 
gociations avec les traitants. Cependant tout en repoussant 
la banqueroute en grand, on la pratiqua en déliait ; un visa 
réduisit les renies et l'intérêt des eifels publics de présde qua* 
treciQquièmes.Quelques traités usuraireset les fonds avancés 
par quelques compagnies financières donn^ren)* les moyens 
de se dégager et de marc|ier f mais le ver rongeur de la 
dette exigible ruinait le système financier. Vint alors la ban- 
que de Law , le système, pour achever la ruine du crédit, 
après ravoir boursoufllé. Le système croula dans un abîme 
dans lequel périt une partie de la fortune de la nation, mais 
la (orlune publique, bien que cruellement ébréchée, résista 
encore à ce terrible choc. 

JSa 1722. une opératiori du vié'dconsomma la banqueroute,* 
commencée en principe dè$ Tannée précédente et même dés 
le premier visa. On réduisil une partie de la dette, on en 
supprima la plus grande. partie, on en conserva quelques 
parties. Un édil du Roi da 17^ confirma ces fatales opé<- 
rations. 

. Dès ce fnoment ratiminislration des finances ne fut plus 
qu*une Ipngue série d'emprunts et d'impôts créés sans pro- 
fit pour le cr/édit natipna] ; )'abbé Terray réduisit ensuite 
plusieurs parties de la dette, quelques unes de moitié et en 
totalité de 201 millions, et il jii^tifiait ces opérations en disant 
daos son con^pterendaà LqoIs XVi.ies oprérationsde ladet(6 
dé|pei>dent^ de la voloqté seule du o^onarque. Avec ce sys- 
tème il remit le trésor de TÉitat à flot , ce n!ét^it pas dil&- 
eile mais ce ne fut pas pour longtemps ^ l^ déficit reparut 
au moment de la mort de Louis XV. 

Les profusioi)^ recommencèrent en 1775, le déficit était 
de 37 millions. Les emprunts se renouvelaient touteâ; lès 
ToMB xxvii 23 



— «4 — 

années. Galonné arriva , affecta Tabondance et sembla ré- 
tablir lu trésor, il avait le système des banquiers qui sont à 
la veille d*une faillite. Il disait à rassemblée des notables : 
c Jaurais tout perdu si j*avais pris Tatlitude de la la p^'^nu- 
rie au moment où je devais en dissimuler la réalité, toutes 
mes ressources étaient dans le crédit, tous mes efforts ont 
dû tendre à le rétablir. L*argent manquait parce qull ne 
circulait pas, il £^ fallu le répandre pour l'attirer, se donner 
Textérieur de Taboudance pour ne pas laisser apercevoir 
rétendue des besoins.... < Avec ce système on ne pouvait 
aller bien loin ; aussi le trésor multipliait les emprunts 
énormes et les dévorait avec la même promptitude. Galonné 
finit par avouer le désastre; il fut brisé. Necker revint mais 
il ne peut rien sauver. En 1789 le déficit était de 70 millions. 

La République voulut appurer la dette publique et con- 
fondre toutes ses parties en une Seule dette fondée , en un 
seul grand livre la constatant et donnant un titre unique 
aux divers créanciers de l'Etat. Le cinq pour cent conso- 
lidé en vertu des lois du 21 août (793 et du 30 septembre 
1797 avait atteint alors le chiffre de 41,717,607 livres , dé- 
bris d'une dette annuelle do 175 millions , dont la ban- 
queroute s'était dissimulée sous d'illusoires compensations. 

En 1798 ( An VI ) la dette publique s'élevait à 2 milliards 
800 millions; réduite aux deux tiers par la loi du 9 vendé- 
miaire, elle prit alors le nom de tiers consolidé et plus tard 
de cinq pour' cent. 

Sous le Consulat et sous l'Empire , In dette s*accrut de 
81,590,030 francs sous divers titres et pour diverses des- 
tinations. Elle était le l^^ avril 18U en totalité de 6.%307,637 
francs. Le 21 floréal an X,sous le ministère Mollien elleavaîl 
été déjà arrêtée à 50 millions par une loi , mais à cette épo- 
que le crédit public peu-nvancé encore par diverses causes 
ne jouait pas nn rôle important dans Tadiciinistration finan* 
oière de l'Etat, on le comprenait trop peu pour s*en 
ervir. 



- 355 - 

S 5. 

Cesi à dater de 1814 et surtout du ministère du Baron 
Louis que s*est ouverte une ère nouvelie pour le crédii pu* 
blicen France et qu*il e pris la consistaaoe qui 1*b élevé au 

! niveau de force du crédii public en Angleterre. 

Avant 1830, la dette était de 199,tl7,t«S francs, elle était 
descendue en réalité é 134,577,637 francs par suite d'anu* 
latîoQS prononcées par les lois, des rachats de la caisse 
d'amoriisseoienl, de la conversion des renies 5 pour cent 
en Videur d'un intérêt moins élevé. 

En février 1848, ;ia dette était de a4O»8O6,905 ou de 
175,22<^,788 francs en défalquant du chiffre total celui de 
65,584,177 francs provenant de la caisse d'amortissement. 
Enfin comme indication complémeotaire , le chiffre des 
emprunts dus au crédit public s'est élevé de 1815 à 1854 
à trois milliards el de 1834 à 1860 à un milliard cinq cent 
mitte francs. En totalité quatre milliards cinq cent mille fr. 
de capital en quarante-cinq ans. Dans un espace de trente 
ans TÂDgleterre avait eniprunté trente-lrois milliards. 

Au l'< janvier 1862, la dette publique consolidée était 
représentée par une dette annuoUeà payer, pour intér\i 
decettedetteà pajer aux créanciers de VEi^U de 319,943,044 
rancs pour la dette consolidée et ramortlssemeut et de 
360^9 672 francs 80 centimes en y comprenant les servi- 
ces d'emprpnts spéciaux pour canaux et travaux publics. 

L'Etat en France vise depuis longtemps à l'unification de 
la dette, laesure conseillée par tous les économistes, base 

I ancienne et première de la réorganisation de cette dette, en 

1798. Seulement alors il l'unifiait à 5 pour cent, aujour-* 
d'faui il tend à l'unifier à 3 pour cent. Cest par les opéra- 
tions de la conversion exécutée à diverses reprises qu'il par- 
vient à ce résultat, conformément à son droit. 

I Lo mécanisme de l'administration de la dette publique est 

{ devenu extrêmement simple aujourd'hui dai^s notre orga- 

nisation financière. 



^ J86 -^- 

Aucune inscription pour création de rente ne peut avoir 
Ueuqu^en vertu d'une lof. Le grand 'livre de la dette pu- 
blique est le titre fondamental de toutes les rentes înscrîtes 
au prniit des cnéanoiers de TEtat. Toutes tei rentes y sont 
divisées et enr^lstrées par nom des crédDciers. Le graùd 
livré se ooBipose dé plusieurs volumes. Il est divisé en séries 
espéclales, chacane«6t afl^tée adi agents do change, ban^* 
quiers ^ capitalistes y sociétés ationynles et établissements 
puUios» possédant des comptes en rentes. De petits grands 
livreSf.auxiliaires du grand livre, sont ouvert à la recette 
i^énérald de chaque département, pour constater rexisten- 
ce d'inscripliens départementales de reçtes. Un compte 
oelieciif de chacune des recettes générales esi ouvert ta 
i^rand livre. 

Il est délivrée chaque créanoier un extrait d'inscription 

m grand livre. Ces inscriptions sent ou nominatives on as 

porteur. Les rentes sont payées atl porteur de Textrait 

d'Inscriptions. 

§ 6. 

A çMé de la dette, il y a la caisse d'amèrtfssemént, qui 
est destinée ainsi que l'indique son nom à Tamortir graduel- 
lement. Nous avons vuramortissëment en Angleterre aider 
•ousie ministère de Pitt, à l'extension énorme du crédit pâ-^ 
bllo. Pitt avait foit décider par le parlement qà*ifn miitien 
sterling pris «ir les revenus du trésor et versé à la baaqae 
et en outre le produit des Éotam&B rachetées et les annuftés 
quî6'étehidraient jui9qu*à ee que le fendb de l^éserve fut par- 
venu à quittre millions , seraient employés chaque année d 
TElal. En France, la preiArère t^isse d'amdrttssement a été 
cvtféqon 1749| sous le titie de €ais9e générale des amûrii»- 
«^#lenia. Lësltods^qul forment là ddtatîon de la caisse sont 
destinés à opérer rextinction de la dette publique , d'après 
le syëtéi{|ie des Intérêts oomposés. Par dotatfoti il faut éuten- 
dte la partie du produit des impôts affectés chaque année à 



- -357- 

«ite extinction et la somme que doit verser le gouTerfte- 
ment à la caisse, généralement de 1 pour cent du capital 
eraprunié. Cetto dotaUon'c<nsi6(e doocdaoa um alloaiti *^ 
annuelle de fonds ei dans les arrérages dçs rentéa racbe<> 
tées par elle au dessous du pair, se coHiposantdu cpfMtal 
nominal , augmenté des arrérages écbus du semestre cou* 
rant , elles sont inscrites en son nom au trésor. Elle a été 
portée à 64,828,825 francs et enfin à 67,M3,6I9 francs ; 
elle poss^ail en 1854, 13,996,505 francs de rentes 3 pour 
cent représentant un capital de 299,349,914 francs 75 cen-^ 
tiraes. Elle avait annuité à cette époque 13,994,3^ franca 
de rente. 

La caisse d'amortissement a remplit depuis l'an XIII ykh 
qu'en 1816 les fonctions de la cais^ de dépôts et copsôvtîeQa# 
fonaions dont l'origine remontait à Uenr^ III. Mai^ à partir 
du 28 avril 1816, les deiu institutions eurent uneexto^ 
tence séparée et bien définiai Àii reste, depuis cette dernière 
daAe, c'est la caisse d'aanorlihsement qui se lie seuleià la dettif 
publique et par conséquent au crédit public. 

A côté de la dette publique fondée, il faut placer la delte 
flottante qui, en partie, se compose d'emprunts mom«^- 
tanés que la trésorerie^peut se trouver dans l'obligation u^ 
foire, dont die s'engagea effectuer le remboiu*sem4^cit a 
dea termes d'ordinaire assez rapprochés et dofil elk Uxe 
l'intérêt selon la date de cette échéance. On appelé < v^ 
eSets pubh'cs des bons du trésor* Cest une institution Jont 
on a quelquefois usé en s'en servant comme d'un expédient 
trop clnslique , mais sa nécessité est roconnue à cpnditiei> 4c 
la maintenir duos les limites convenables. Danslebu^got 
de 1855, l'întérèl do la dette flottante était de tëfiOOfiOÙ 
frAocs^ au 1*' janvier 1862, la dette flottante étaîf un 
capital de 895 millions, en y coniervant lei a<fM i^ 
parties,. 



- 358 - 

8 7. 

Une importante institution de crédit qu'on peut appeler 
quasi publique , la banque de France a joué un grand rôL 
dans les mouvements du crédit public et du crédit gouverne- 
mental, elle mérite sous ce rapport une attention spéciale. 

La banque de France a été fondée en 1803 au moyen 
d'actions.Dans l'origine son capital n'était que de 30 milUons 
divisés en 30 mille actions de mille francs chaque. Plulard 
\u loi qui la constitua en établissement public éleva son ca- 
pital à 45 millions ; en 1806 il fut encore lélevé à 90 rail- 
lions. Ce chiffre dépassait ses opérations possibles , la ban- 
que racheta 32 mille actions et les annula. Son capital 
resta à 67 millions. Plusieurs fois la banque a rendu des 
i^rvioes signalés au crédit public , au trésor du gouver- 
nement et à ses importantes annexes. Les plus remarqua- 
bles circonstances dans ces derniers temps furent celles de 
1848. Le 13 mars de cette année , ta banque fut obligée de 
demander au gouvernement d'ordonner le cours forcé de 
ses billets, à l'égal de la monnaie et de suspendre leur rem- 
boursement en espèces. Le décret du 15 mars le décida. Uo 
mois après plusieurs banques départemenlales furent réunies 
à la banque de France et à cette occasion celle-ci fut autorisée 
à émettre 17 mille deux cents nouvelles actions. A partir 
do 27 avril; ses billets durent être reçus comme monnaie 
légale par les caisses publiques et les particuliers. Elle avait 
prêté 150 millioils au gouvernement. 

Enfin en ;l850, les décrets relatifs au cours forcé des billets 
de la banque, au droit conféré à la banque de ne pas 
les rembourser en espèces', furent abrogés. Un décret du 
8 mars 1882 homologua diverses dispositions concernant 
les rapports de la banque avec le trésor, concernant les 75 
millions qui lui étaient dus par le gouvernement et quelques 
autres questions de service financier. Aifisi, en France com- 



me CQ ÂLii|{foterre , quoique dans des properUoa& moins for- 
tes, OD grand éUbUamroeni de crédit a po rendre d'émi- 
neiiU eertioes à l*BUi, dans des moflaenU diflicîles. 

Tel esl rsosembie de rorganisaUoQ de b délie publique 
ea Franoa» elle es( à peu-près identique dans tous tes Blele 
dont la oanstitutioB politique est fixe-et régulière. Plus réel- 
lemeotoes Euis prennent leurferce dans rèséculâen des 
lois» dans l'assentiment de la grande majorité du pays, dens 
robeenraiion de leurs engagements, dans l'usage modéré 
et non exagéré du erédii publie, plus ils sont ainsi assurés 
d*une durée illimilée de ce crédit et plus ils obtiennent et 
conservent la oonGanoe générale, plus leur crédit est certain, 
plus ils trouvent facilement de l'argent quand ils en dentan- 
dent au publie, plus les valeurs, qu'ils ont créé en réalinni 
desempruntSySe maintiennent à un laui élevé. Un mauvais 
gouvernement ne trouve pas de préteur on n*en trouve qua 
des taux d'intérêt usuraire. Un bon gouvernement n*a qu'à 
demander , on se presse à la porte de sa trésorerie pour lui 
apporter de l'ergent contre ses titres et souvent trois fois 
plus qo'il w demande. D'ailleurs, aujourd'hui ce sont en 
réolilé les nations qui ont du crédit et ce crédit leur reste 
acquis même malgré les changements de gouvernement par- 
ce qu'elles respectent et exécutent les engagements pris 
sous tous les gouvernements qui se succèdent cbes elles. 
C'est là maintenant Tun des plus remarquables caractères 
du crédit public cbes les natîoas civilisées, qui toutes ont 
écrit dans leurs constitutions ces («irolesde nos constitutions 
françaises: la dette publique est garantie, tout engagement 
pris par l'état envers des créanciers est inviolable. 

Des spéculations de bourse, en dehors de la politique, 
peuvent bien quelque fois aflEscter légèrement les valeurs 
du crédit public, mais ce n'est qu'accidentel ; elies se relè- 
vent bientét au tbermomètredu crédit dont lesmouvem^l- 
iont parallèles à eaux du thermomètre politique et de la ban 



•.^ 360 - 

ne foi des peuples représentés par ïeurs gouveruemcnts. 

Il n'eoire pas dans notre cadre de ooits oco«per de œs 
établissemenOs deerédflpn'yé, qui ■se^nènt'^ar certaîfis 
poîtttsau crédit public, de ces grandes fttstilolîons de tté- 
dit fonciefr- oq uiobiNer/de ces oompa^nte^ (^«stofè^ qui 
exécutent des tra^v»ux destmés à l*osege pnbHé, des vastes 
associdlioAs iloencîènesv toutes créations importantes qui 
gravîteni autour du ^é<{it doTËtat^qui participent' ô ses 
oMillétîoDS, et proAteat^iedon accroissefflent en reeevsmt 
son trop pIeH) et en lui reiKl^ant* quisIqQtfais. 

8 8. . .... 

Bn méoie temps qne le véritable crédit , c'est-^d-dir^ oe- 
lafi'cte? gouvernement eux-mêmes , if «xiïrte un crédit quasi 
pubKc, si nous pontons afbsi le qutffttfrer , c'est -le crédit 
appliqué aus grandes agglomérations (érrritoriatos, à'ia a»* 
tion prisé endélart , aux ^éparlementa, aux communes et 
à quelques grands établissements publies. - 

Depuis' iongtenfips ce crédit est 'employé pdirr subvenir à 
des dépenses Fm[ioftaftt«5 , à des travaux eonsidérablee 
d'atîtité publique, qu'avec tes ressource» ordrnftir es on ne 
pourrait opérer. • Les départements, les 'villes, te» plus 
modestes communes , ont recours dans ces cti-constanees à 
l'emprunt, et jamais les créanciers ne leur on fait défont. 
Paris, Marseiiteet quelques antres cités ont employé, récem- 
ment enoore , ce moyen avec un brillant succès» Elles lui 
devront des améliorations et des établissements utiles qu'elles 
negflseni pu espérer si elles ne les avaient deoModée^ 
qu'aux predniis lents et partiels qui forment les revenu 
coramunanK. ^ 

Les empmnts des départements et des communes doi- 
vent Atfie autorisés par une loi , après qu*il a été prouvé 
par Ses détails de leur bndget que leers recettes pecrront 
dattirsspace fixé pour le «emboiirMnmlfbiinifriesHioyMi 



- »l - 

de ropôrer. CesesiprcMsairaiéiiCéCé sou^Dl feilsà tflcaii- 
9b des éêfôte el eona^gnalions qui , ayant, des fonds fions 
empM fimnéditit , lét uittîsaii pcmr-ees opérulietfs; depuis 
quelcfae temps (^xahse' do erédii foncier s^»i eharg^^ de 
ùÂve ces prdislp lofl^ lertne; enfin, te cnédii oeanminal el 
départemental iTesl souvent adressé aux vâqritam prîTés el 
le résuUal decesef^sa dé remarqoablenent saiishnant^ 
Marseille le sait. 

On a quelquefois tMméoe^ifVMi aapeké la trop grande 
exl0Dsion donnée aux emprunts des départements et des 
comuMHies ; on a n^prélenté oes emprunts cemme imposant 
des chargea tmp lourdes aux coniribuables, pasoe qu'en 
défi>nrtfte c'est par des iipposilîons ejitraordinaires o« par 
rangmentalioD foroée dasrevenueofdmaifes qu'on.subvient 
au paiement des intérêts et au remboursenientdtt capital 
de ees<cmprui>ts« Ce Uàme serait certainement foiidé s'il y 
avait réeUemeM ebvsdans l'emploi du crédit pour foire des 
dépenses sans atiiilé réeMè, de» travaux superflns , des omr 
vres sans caraelère de n^nssilé préfeote on d'intérêt d'ave- 
nir. Mais généraleflaènt et jusqu'à oe joar il n'en a pas été 
ainsL II importe sans dente de ne pos engager , entre sm» 
sure et «ans prudenoe , sans catenlerie poids des charges 
8i]q>plémentairef d'impôts à foire supporter pnr les pairtion* 
lievs, le crédit des déparlements et des communes ; maig 
ii ne fout pas d*un autre cété s arrêter craintivement dat» 
cette voie sous Timpression d'une prudence exagérée jua- 
qu'É ta timidité. 

Il ne fout pas oublier, d'ailleurs, que les empnmts des 
départements et dos communes sont entoorts de toutes les 
formalités législatives et administratives qoi assurent tenm 
conditions d'utilité et de garantie. L'Em intéressé à ce qiie 
les ferosnd» crédit puMie ne s^éparpillent pas, à ce qqn 
leseontribuablee ue sofoot pas trop pvofoaidémment «ttefaitt 
par dasadditfoatè Pimpéi gé«é#al, tniRe^iaélpendammeill 



- 8«- 

dfs conseils locoui , h ce que cet emploi du crédit ne soit 
fait que dans la juste mesure des uéoessiiés, des possibilités 
et des conv^Moances* Aureste^ le crédit particulier auquel oa 
fait appel est toujours sage et prudent de sa nature; il ae ré- 
pond à cet appel que lorsqu'il trouve des garanties réelles, il 
juge la solvabilité de Temprunleur et Tutilité de remploi du 
prôt; s'il (ionoe son* argent c'est qu'il y a confiance et que 
celte confiance est bien motivée. 

Ces obscTvalions suffirent pour apprécier Timportance 
et le développement de ces branches de crédit spécial qui 
s'alimentent elles aussi aux sources générales du crédit pu* 
blio,du crédit de l'Etat, qui sont, pour ainsi dire, les dé- 
vers de sa richesse, qui OKisient par la confiance qu'on a 
en lui et qui vivent beaucoup de la vie qu'il imprime à la 
fortune nationale. 

Nous n'avons voulu mesurer que les progrès réalisés par 
e véritable crédit public depuis l'organisation des sociétés 
humaines sous des gouvernements ^régtfliers , depuis les 
premiers temps'de l'antiquité Grecque et Bomaine jusqu'à 
nos jours de civilisation perfectionnée. Nous avons accompli 
sommairement cette tâche ardue dans ce j'ésumé , incomplet 
sans doute , mais que nous avons voulu dessiner à grands 
traits et seulemeKt pour marquer clairement par des jalons 
fixes io route immense que ces sociétés ont parcouru depuis 
la date ou cette civilisation a commencé a éclairer et diriger 
la politique des nations. Nous avons indiqué la trace lumi* 
neuse de ces progrès qui honorent les peuples et les gou* 
vernements. 

Les revenus publics , ceux de Timpét qui en forment la 
principale source, ne sont plus aujourd'hui les seules reaour- 
ces des Etats. Les progrès de la civilisation et de la richesse 
des peuples ont ouvert aux gouvernements l'immense tré- 
sor du crédit, conquête de Tordre et du travail, de la 
justice, de l'honnettr^t de la bonne^foi des pouvoirs. L'avè- 



- 368 — 

nemeni du crédit a été one réyolotion déaisiv6t dans la vie 
dei nations qui peuvent' trouver, spontaïiéoieni dans leur 
propre richesse, dans i'aisanen générale , dans la fortune 
partîculière formant celte richesse et cette aisance^ les 
moyens de défendre leur indépendanee, d^exécuter des 
travaux utiles à tous et de donner l'essor aux améliorations 
de toute nature dont elles ont besoin. Le crédit public est 
dev^au Tarbiire des empires et leur moyen de foroe ; c*esi 
nne arme plus sûre iiue les canons. 

8 9. 

Quelles conclusions , tirer maintenant de cette exposition 
des progrès si remarquables du crédit public dans nos So» 
ciétés modernes ? plusieurs. 

La première c*cst que les gouvernements de notre époque 
ont généralement la confiance des peuples et qu'ainsi ib 
trouvent dans le crédit public un énorme inslrnment d'ac- 
tion, inconnu des anciens gouvernements , qui n'emprun- 
taient que sur gages, ou par la force, et n^ pouvaient jamais 
user du crédit moral. 

La seconde c'est qu'en outre de la confiance des peuples 
dans les gouvernements, ces peuples ont la confiance en 
eux-mèmeà , sachant bien que si une forme de gouverne- 
ment est changée, ou disparait, la nation répond de la dette 
qu'elle a contracté par l'entremise de ces gouvernements. 

La troisième c'est que les nations, possédant les titres de 
ces dettes publiques par la mobilisation réelle de ces titres , 
ont tout intérêt à les garantir, car cette mobilisation existe 
tout autant par la facilité de transmission des inscriptions 
que par leur transformation en billets, ou papier mon- 
naie, comme on l'a quelquefois proposé d'une manière 
SDperflue. 

La quatrième c'est qae la dette publique étant garantie 
si payée par le prodsit de Timpét, il esl nécessaire de eon? 



— 36& - 

server uœ carréiatîon bien équilibrée entre ce pfrodail et 
la dépense de la detle, entre les recettes et les paienenis ^ 
tout en e<iinplanU dans oet équilibre les autres dépenses 
néoessairM k ^administration de l'état. On ne doit dcac 
abéser ni'dtf créditiii de l'impét. 

La-etnqitiènie: e'estque pour doinler une sécurité morale 
aux créanciti^s de l'état/ le rouage de L'aniorlissement doit 
feoetionner réigulièfrement et n'être suspendu que dans les 
circonstances extraordinaires de force majeure. 

La sixième c*est que plus le développement du crédit 
privé est grand, plus te crédit public se développe ; et que 
par conséquent les états doivent par tous les moyens en 
leur pouvoir tendre à aggrandir et activer le mûuvefneni 
du commerce et de Tindustrie au dedans et au dehors» 

Le septième c'est quVxcepté les ci roonstances extraorcK- 
naiires dans lesquelles Tintérèt général et immédiat de la 
nation, ei par conséquent son présente en même temps que 
son «venir ^ sont en question ^ les états doivent employer 
surtout le crédit public -k des opérpiions d'avenir , à des 
travaux, à des instiUitions qui intéressent Tavenir ; parce 
qu'ami il associe les générations futures aux dépenses 
qu'il bit pour'eUeSy au paiement des œuvres dont les 
résultats leur seront profitables, plus encore qu'à celles du 
présent, 

La huitième c'est que remploi du crédit public faisant 
d'une très grande partie des iâtoyend d'un état des créanciers 
intéressés au maintien do cet état et de Tordre social qui 
en assure' résistance, les Sociétés actueUes ont une immense 
garantie de plus contre les révolutions politiques et surtout 
contre celles qui ébranlent et changent les formes gouver- 
nemaalales tk radieaèesjdes sociétés humaines. 

Enfin, le cr6dit public dans nos temps actuels dsit sa 
gruÉdu extetttiéii , i^on seulement à la prospérité générale' , 
nen seidemoBt k la oenfiaube sympathkfue dei jwtiens en 



— M5 — 

leurs gDavernemeoU , maïs par dessus tout à la conTÎcUon 
de toosy à la eeriitude qoe les produits de ce crédft ne sont 
plus destinés à alimenter de fastueuses prodigalités, des 
dépenses improductives, des dilapidations honteuses, comme 
dans les temps anciens ; que ce crédit n*est pas livré aux 
hasards et à Parbitl^aird de la mauvaise foi, 4es rJdueliebs 
saondaleoses , *des spéculations blàaaMea ; «nis qoe ees 
produits sent employés réellement et sineèreinent peur lea 
besoias véritebieS de TétaV, pour des choses utiles à la 
aatlen et par conséquent auit enhrtioiers eek-mêmee. 

De queHe admiration ne se sent on pas saisi lorsqttVift 
eiamine et qu'on calcule les raimenses développements ^da 
crédit depois le jbur où 'une République de la Grèce^em-^ 
pnmtait ^'autorité une récolte d*huile pour soutenir une 
goeire elceluf où des états comme la France et l'Angleterre, 
empruntent des milliards avec une facîKté telle qu'ils sont 
Ibroés de rejeter les deux tiers des oEfires qui lui sont faites 
per la (ortttne de leurs citoyens qui ne craignent plus 
qu*on abuse de leur argent. Car les merveiHes du crédH 
pubfic se formulent à notre époque en monuments durables, 
en créations utiles, en guerres glorieuses, enfin elles se 
résument dans l'amélioratîon administrative, agrieeie, 
commerciale et industrielle de Tétat des nations , dans 
raggrandissMBent de leur bien être, et de leur prépondé- 
fanes politique. Cesmt les merveilles matérielles et movales 
de là civilisation moderne qui se r^uneat ainsi dans le 
erèdit public, 

hton VIDAL. 



— 866 - 

Etudes sur l'Harmonie des formes terresifes , par M. le 
Comte H. de Villbivbute Flayosc. 



Exisie-t-il des lois régulières dans la distribution des 
chaînes de montagnes , dons la configuration, du thalwegs 
des vallées, dans les étranges coudes des fleuves ids qua 
ceux formés par la Loire à Orléans , par le Rhône à Lyon ^ 
par le Rhin vers Bâle et .vers Mayeqce ? pur . le Danube à 
Belgrade, [>ar te Guadiana en Espagne? Quelques règles 
président-elles aux grandes courbures dos rivières ; telles 
que celles de la Theiss en Hongrie, aux méandres des cours 
d'eau paisible, tels que ceux du lit de la Seine entre Paris 
et Quîllebeuf. .?. les griinds confluents du cours ^'eau 
comme ceux de la Marne et de la Seine , de lAilier^et de 
la Loire, de la Save et du Danube près Belgrade, sont-ils 
les effets de la capricieuse violence des eaux » ou bien celui 
de régulières coordinations des rochers partant de l'intérieur 
même de la terre. ? La géométrie est*elle donc absente de 
la forme des continents, des dentelures des cétes, tantôt 
creusées en golfes profonds, tantôt élancées en caps auda- 
cieux ? 

Faut-il accepter le désespérant aveu consigné dans le 
Cosmos de Humbold; c il n'y a pas plus d'ordre dans la 
distribution des masses planétaires autour du soleil qu'il oe 
8*en manifeste dans les sinuosités des rivières et dans les 
lignes brisées des chaînes de montagnes. 

Faut-il proclamer une irrémédiable ignorance dj l'ordre 
unjversel de la création, en voilant sous le mot de hazard , 
notre humiliante ignorance et notre intelligence mises en 
défaut '^ 

Hâtons nous de prolester contre un langage qui est pres- 
que un blasphème : avant Coppernic et Kepler le désor- 



-8W — 

dre élail dans les apparents moiiTeaieDU des asim. 
ÀYanl Galilée et Pascal , les mouvemeota des solides , des 
liquides et da gas è la sarfaeê de la terre paraisseni 
pas confos. Avant Laveisier» les pbéboinèiies chimiques 
elassés parmi les secrets mystérieux des sciences ocenltes, 
paraissaient régis , par des forces incohérentes et les pro- 
portions des animaux ne paraissaient insaisîssalvics avant 
Cuvier. 

Tous les grands inventeurs ont tracé leur passage à tra- 
vers les Sièdes en lésant briller ta lumière d'une nouvelle 
beauté découverte, d'une nouvelle harmonie manifestée, ces 
esprits prévi)égiés oni été guidés par une lai vive et persis- 
tante dans V harmonie et dans Vardre universels.... Causes 
finales de la création. 

Cest en suivant les illuminations de cette foi , qu'ils ont 
vérifié le grand oracle des écritures sacrées. Le monde a été 
créé avec poûb , ncmbrû et meftire et chaque terme ajouté 
à \a connaissance de Tordre général» a été un nouvel hymne 
adressé à la gloire de ÎDieu.... 

Les beautés réelles de l'Univers dépassent toutes les mer- 
veilles de imagination : et lorsque qôus sommes en défaut, 
c'est parce que nétre première conception est trop au des- 
sous de la beauté réelle. Goppernio croyait que les planètes 
parcouraient des orbites circulaires, la simplicité de la géné- 
ration du eefde le séduisait ; il ne s'était pas élevé josques 
à la connaissance des admirables conséquences des cours, 
des planètes parcourent des orbites elliptiques et iBsant 
rejaillir à Tautre foyer les reflets de lumière et de chaleur 
émanés du foyer attractif et lumineux. 

Les démentis que la réalité de la création donne à fat 
prévision humaine ne «ont donc qu'un appel fait à des con- 
ceptions de plus en pius élevées ; et Thomme ne cesse de 
comprendre que parce quo lés prodiges de l'Univers sont 
audessus de ses rêves les plus brillants. 



La cht'itoiir et la loniière sws le soteil paVaissaienl ioconv' 
prébeasibles à no» «yeux ; roainOeQaot ces deux faUs soDt 
dev«ûJQa les prioci|9ies fondandeniaiix (]e ki géelogie et de la 

|»Ii]«îque générale .; Les apparents désordres des 

iiiasaas rocheuses qui forment 1 essature de noire sol ne 
préaeatenH^lles pas, malQteQant, l'édifice chaque jour plus 
r^ulier de dos &rifoalioQi$ souterraines ? 

Les anomalies des mouvements planétaires ne se sont 
elh» pas coordonnées daos ia simpW et magaifique ordon- 
nanoe des astres régis paf la loi de la pesanteur; qui se fait 
sentir aussi bien à la surface, de la .terro^ que dans les 
iDcoromensuraUeB profondeurs des ciojyix "? 

Entro la terre et les astres les plus ma^tueux , une 
magniOque unité se dévoile ; pourquoi cette anité.seraU-elle 
rocB pue. lorsqu'il s*agit d*expliquer la distribution des i^ê* 
^Ulés terrestres et le groupement des masses céjesies? 
pourquoi Tondre terrestre ne serait-il par le reflet de toutes 
les grandes relations sidérales ? Vunilè des lois de ["aUrae- 
lion entraine la pensée vers Vimili 'des lois de coonm- 

KATIOK. 

Puisque tous les corps vibrants se subdivisent comme* 
les ^rdes musicales, en parties régulièrement distribuées, 
il est évfdeOt que si la terre était mise .en vibralioa, elle 
se subdiviserait à son tour en, partie symétrique. 

Or» il y a dans Tintérreur mémo de la terra un^ cause 
permanente d'ébranlerneot. C'est- la masse incandescente 
et liquide de IHntérieur du globe terrestre^ qui obéissaat 
aux lois des attractionsastroaomiques» doit avoir, comme 
rOcéan superficiel , ses marées réagissant par des flui; pé^ 
riodiques sur la croûte fessurée qui renveipppe* 

Les tremblements de terre sont le résultat de Taction de 
rintériaur contre la faible pellicule de lextérieur: Pellicule 
qui est proportionnellement plus mince que la coquille de 

\'(BUf. 



Obus l6ft éreois volcaniqoes» ou r«trouvetaîQsi,aiiecauM 
incessante d'agitation terrestre. Placés dans les vallées ou 
noDS marchoQS sur des sédiments mèléi de sables el d*ar- 
giles molles, qui pro Jai^eol les effets des élouffoirt dans 
une caisse de Piano, nou.s m pouvons «ippréjier les vibra- 
tions amorties par lei détritus sàJim^nlairos : nous ne 
sentons que les ébranle.ndnt*» Ijs plus violents. 

Mais le Stromboli dans TEurope méridionale offre le type 
des agitations terrestres incessantes. 

Dans les volcans de la Cordillère américaine , dans ceax 
des Iles de la Sonde, dans la continu;3lle ebu!lition du grand 
volcan des lies SanJwich, on constate un ébranlement 
perpétuel. 

Et ces agitations sont surtout énergiques dans la zùne tro- 
picale, plus directement soumise aux fori>es attractives des 
astres dont la résultante est toujours appliqnée sur le plan 
de Técliptique. Dans le Caili l*osciIlation du sol de St-Iago 
est quotidienne. 

Comme les grandes marée», les plus violents tremble- 
ments de (erre se font , surtout , sentir aux é>'{uinoxes et 
aux éfKXjues des Sizygies lunaires, les causes qui favorisent 
les ébranlements du sol, coïnci lent, avec celles qui accrois- 
sent les intumescences et les ondulations de la mer. 

« Si l'on pouvait avoir djs nouvelles de la surface ter- 
« fdstre tout entière , on serait probablement bientôt con- 
c vaincu que cette surface est TOUJOURS AGITÉE par det 
« secousses, en quelques uns de ses points , et qu'elle est 
« incessamment soumise à la réaction de la masse intérieure. 
« Quand on considère la fréquence et Tuniversalité de ce 
c phénomène , on comprend qu*il est indépendant de la na- 

< ture du sol où il se manifeste : même, dans les terrains 
c d'aliuvion si meubles de la ilollande vers Middelbourg oi 
c Ftessingae, on a ressenti des trembiemenls de terre*. 

< Ils se sont produits dans le Granité comme dans le. 

ToMB xxvn ■ 21 



« Itl^CA ^histe, dans lé Ca[cait^ cèttïxtiê dfalrfé 1d Grè».... €e 
t n*ést pâ's la canstitution chimique des rO^chers, c*e)st îeuf 
< structure mécao^que qui influe sur la propagatioii de la 
« SMoUsse on des otidôs d'ébranlement. ^ 

( Humbotdt Cosmos. ) 

La propagation progressive du tremblement de terre est 
démontrée par ce qui se passa , le 14 septembre 1797. Le 
treftlblement de terre qui détruisit alors Cumana , franchit 
le rivage dont la limite avait été jusqu*alors respectée, et 
vint agiter la presqu'île de ManTquariès. 

Les secousses incessantes qui agitèrent en l6lt et 1813 , ïi^s 
vallées du îdlssipipi , l'Ârkansas et de TOhio, étendaient, à 
chaque ondulation , leur impulsion vers des contrées de |:Jlus 
en plus septeutrionaleà entre New-Madrid, Lit lie Prairie et la 
Saline-Nord de Cincinnati, les tremblements se succédaient 
d'het^re en heure; pendant qu'aux fies Âçores on ressentit 200 
secousses et que, Vile Sabrina reparaissant au même lieu que 
celui où elle avait été vue 92 à 91 ans auparavant, venait 
dominer do 100 mètres, la nappe marine qui la recouvrait. 
LMntime liaison du phénomène volcanique avec les agita- 
tions de la mer et de Tatmosphère, avait été depuis long 
temps observée par les anciens. 

Les Iles Eo/ièmieiS étaient évidemment pour eux, le double 
foyer des tero^iètes aériennes et des convulsions terrestres ; 
nie de Vulcain (volcano } fesait par(ie des lies d^Ëofe. (1) 
Sous Tinfluence de^ tremblements de terre, les agitations 

(V te tremblémeBt dé terre qiii ébranla l'Angleterre dans le 
Sens diîNord-Ëst au Sud Ouest le 26 novembre I8è4, futiibfibé- 
diatèmetit ^ivl d^nn vetlt frofdqui pàrcdurtitrEaro^ âQfk>Hl 
VQ Sud. La terrible tempête méditerranéeDde du 45 dééanbrè 
H%k . îirrtiait é la suite éee Dèmbreuses «eeousses terrestre», 
qgL iVambt, le 43 décembre , agité la région atuéeiÉ IMfl àê 
Ftormiee. 



— «ri — 

des mers ne sont pos moins remarquables que les troublée 
tfériens. 

Ls irf'embrément de terre qui bouleversa Lisbonne en 
ii^^>, fut ressenti sur les marais lîtloraur dé la Bàli'qiiè^ 
sur les côtes de' la Suéde , du Canada et des Antilles , sur 
une surface qaairdpk dj celui d'Europe. Une imniensé 
marée de 20 mètres do hauteur vint battre les rivages de 
Cadix ; pendant que les faibles marées des Antilles dont la 
hauteur ordinaire ne dépasse pas 7JS centimètres > atteigni 
rent jusqu'à la hauteur de 7 mètreç. 

Les grandes sources eurent leurs eaux troublées , lA belle 
source de St-Auban « dans le Var, dont la Timpidité est inal- 
térable , apparut chargée de Limon ; les eaux thermales 
qui ramènent vers la surface/ la température des profon- 
deurs sou terai nés, furent encore plus troubfées que les eaux 
ordinaires. 

Les eaux, thermales d'Aix, en Provence, furent un ins- 
tant supprimées et les sources chaudes de Tœplits en- 
tra iuant avec elles, les matières ocreuses de leurs canaux 
intérieurs, Vinrent inonder la ville. 

Comme nous le signalions tantôt, la propagation des vi- 
brations terrestres suit les mêmes lois que celle des ondu- 
lations sonores. ^. de Humboldt a judicieusement fait obser- 
yer, dans son cosmos, que les tremblements de terre qui ont 
duré plus d'une année en Amérique, à la fin de siècle der-^ 
ûier, étendaient leur théâtoe d'une manière progressive; de 
telle sorte' que chaque vibration rendait plus facile les vi- 
brations subséquentes : 

Absolument comme la caisse d'harmonie d*un instrument 
dé musique devient, déplus en'pluSySonoreySousrinflueticè' 
dWe misé en jeu plus sbiivént repétée. Un arrangement 
moléculaire intérieur.... fait naître une divisi'oh régulière 
éii lignes nodiaUà immobiles et en centres d*oscillâiion ap- 
pelés ventres dé vibration. C'est précisément ce qui se passf 



dans un disque vibrant... Et quel que soit le défaut d'homo- 
généité de la plaque sonore ; au bout d*un certain temps, 
une. division régulière se manifeste par les figures géométri- 
ques que tracent les lignes du sable mobile, accumulé, sur 
les divisions immobiles. 

Les remarquables travaux do Savart, sur les plaques et 
les disques vibrants, ont fait connaître, depuis un demi siè- 
cle, la régularité et la symétrie des lignes agitées et des li- 
gnes nodales immobiles, sur les surfaces des lames vibrantes 
homogènes et hétérogènes, organiques cl inorganiques. 
Les lignes njdales existeut, aussi, dans là croûte terrestre 
arrêtent la propagation locale des tremblements de terre.. 
L'agitation se communique en deçà et au delà de ces lignes 
de re[X)s; lignes que les mineurs mexicains appellent du nom 
espagnol de Ponls {Ptientes) voyez cosmos.... 

Les ébranlements terrestres satisfont, donc, à toutes les 
conditions des vibrations proIongées,dans leur propagation et 
dans la formation des nœuds de vibration. Nous avons déjà 
remarqué que dans les terrains peu cohérents qui forment 
le fonds de vallées tertiaires ; les vibra tious sont amorties 
comme dans les étoulToirs d'un piano; tandis que dans les 
terrain cristallisés des montagnes granitiques et volcaniques 
les ébran1o*ments sont communiqués au loin avec toute leur 
énergie. 

Les chaînes de montagnes , les grands plateaux sont , 
les ventres de vibration, tandis que les thalwegs des vallées 
sont les lignes nodales. Merveilleux arrangement qui fait 
naître la plus grande sécurité , précisément sur les belles 
plaines, où la fécondité du sol, où les bienfaits des cours d*eau, 
et la facilité des communications, amènent les plus grandes 
concentrations de la société humaine I 
Si aucune des conditions des vibrations terrestres, n'échappe 
aux lois générales des ondulations, ne faut il p,t3qao les mou- 
Vâmentf des mers et les divisions des montagnes et des val- 



- 378 — 

lées satisfassent aux lois générales di-s sabdivi^iou8 iiarmo- 
niques?.... 

D'après les b^iloes élûtes de M. Tingéaieur hydrographe 
CbuzaSIoQ, sur k's marées, celles-ci se divisent comme les 
ondulations harmoniques , suivant la série naturelle des 
nombres... Comme se coordonnent, aussi, les cooibioaisoDS 
de la chimie. 

La terre, elle au5si, doit satisfaire à ces lois et d^autant |ilas 
eiacl^meoi que rébranlement qui Tagite dure depuis un 
plus grand nombre de siècles. 

Ce que nous appelions les révolutions du globe n ont été 
que iltis coordinations d.; plus en pluî régulières ; chaque 
cataclysme a été un pjrroclionneinonl ou un progrès. La 
dernière des révolutions gt*olo^îqucs , le délugo , a été le 
dernier coupd;? cîs.mu donn.î aux formes do la terre... Sous 
l'appareil rigoureux du ciiàlimenl se cachait un bientait , 
comme si c'était la main paternelle qui frappait. 

Le secret de ces piirfectioaueinents terreslro se retrouve 
dans les lois des mouvements vibratoires. 

(IJ Deax circonstances , deux phéooaièQes mécaniques carac- 
térisent la propagation des ébranlements : entra deux centres 
distincts de mouvement et de vibration. La communication la 
plus immédiate est éublte parla ligne droite, les vibrations 
doiTent donc tendre à diviser la surface vibrante en figures 
simples terminées par des lignes droites. 

Or, les triangles équilatcraux forment les plus simples de 
toutes les figures reclilîgncs , on doit donc retrouver dans les 
eoDtours des surfaces ébranlées , les éléments d'une série suc- 
€«ssive de triangles équilaiéraux. Voilà la première loi â$ 
tubdiifision. 

Mais chaque centre d*ébranlemant tend à ébranler circulaire- 
ment tout ce qui est dans sa sphère immédiate d'.ictivité , lu 

(4)L'iBprêHiOBeDpttUtoajra6tèrti ne p«uU4(r« l«o me trait, «ue p«r l«s 
PtrfdaiiM'lalti4«i au Mteaeo aaUiéaiaUqvei. 



- 374 - 

deuxième loi est celle des figures circulaires venant s^ cOQr- 
dooner avec l^s triangles éqqilatéraux : — Une parfaite ima^e 
des figureâ ainsi engendrées se trouve dans le croisement des 
ondes d'un bassin, lorsqu'il y a trois centres d'ondulation exis- 
tent en même temps. 

Il résulte delà coexistence de ces deux conditions mécaniques, 
que les subdivisons des surfaces vibrantes doivent offrir les 
perpétuelles répétitions des rapports de longueur entre le 
rayon ou le diamètre du ceicle qui enveloppe le triaagle équî»- 
latéral lui même, c'est-à-dire la relation 4 : \/3 

Cette relation entre le cercle et le triangle équiUtéral corre^- 
popdant, doit donc èlre le phénomène dominant des subdivision^ 
acoustique. Or. d'après la loi qui établit que les vibrnlions des 
surfaces sont en raison des carrés des dimensions, on est amené 
à voir que la loi dominante des vibrations doit èlre la production 
successive des deux vibrations proportionnelles 4 et 3 , si les 
dimensions ont le rapport 4 : \/3 
(/expérience confirme cette déduction mécanique. 
Pourquoi les vibrations harmoniques peuvent-elles eêidee se 
manifester dans les ébranlements prolongés? parce q«e les 
dissonances correspondent à des mouvements, en sens coQ<» 
traire, qui réagissent constamment, Tua sur Taulre, par l'inter- 
médiaire dû l'air élastique, et tendent à se détruire comme des 
oudes lumineuses qui s'éteignent par leurs interférences: en 
tenant compte de U rapidité de transmission, 1,400,00!) toif 
plus grande de la lumière, celle-ci, se comporte comme le son; 
-— et la loi de l'harmonie des sons est la même que celle de 
l'harmonie des reilets lumineux- Le rapport du rouge au violet 
est celui de Tut à la quinte musicale. 

L'ébranlement continu produit la régularité des figures, dans 
riûlèrieur même des corps les plus solides. 

Le ferd«3S raïls, celui des essieux des wagons locomotives, 
et cristallise sous l'influence prolongée des vibrations des con- 
voî#. Les^elTets de la cristalisation dus aux ébranleoienls 
ne se montrent ils pas d'une manière frappante dans les débris, 
lans la matière dés canons <mi éc^tent après des fff^^jgHt, 
répétées. ? 



- 37» - 

|L Henry I)eviUe est parveou à faîra criitalUser de« poutr 
ftières irrégalièrcs en les 80aineltfl|ni k au courant contiqu de va- 
pewr d'eaa ^i n'eie^çait sur ce^ poussières ir régulières ^e 
l'eOetd'un ébranlement rapider et prolongé pendant quelqueft 
couines d'heures. — Orja cri^<allisalip)a n'e^l pas au^f çho- 
ê§ qpe I41 symétrie deS; fig^re^, 

Qn vQît da^s tous ces pht^aornènesy l'ébranteinepex^tsoolfn^, 
fe^pt apparaître les H^rangementf ç^oliculaires qui prpdjgi.lsept 
les figures régulières,. 

1^ feuill[es des plantes soumises aux vibrations de (a Lu- 
mière, le dôveloppement i^if anin^ux, ^pus FinQuence 4^», 
pql^tions intérie^es et de la circulation du sang, ne cessent dQ 
présenter la forme régulière, comme censéquejice de I9 vibrai-, 
tiw longiempc fé^té^. 

Vas^métne des formes est • dans to^us les eorps organisés et 
ip0|rgani<]aj9$ opmpç^^P^ l'çnsemble de la création, la conséquen- 
ce ^e la répétition des. mpuveaicn(s . 

11 n'existe point de feuille qui ne présente les U'aces d'un^ 
régularité géométrique , point d'animal , depuis Thumble co- 
quillage îmi^obile jusqu'à Tj^iglo superbe , au vqI rapide , d^t 
les proportions anatomiqucs ne soient 'un reflet de grandes lois 
g^m^lrJqueç de la syqçiétrie ,, dans les ^ailes des papiUlons et 
dfif pise^fi:^ jd^r^^ le,s jaq^bes (jl.ii qua()ri;|pède,dans tous l^s pria-* 
D^..Rr/pçipaux des é.trçs org^nis^s, les proportions çéqmétriqu|^s 
sppl^ pl^^..rîg(mr^ifsc^ent observées que dan^ les parties apcei-r 
soi'res. 

I^'géomètri^e des formes est la loi générale des figures , elle, 
est le trait-d'union des produetions bruteë et des chefs d'œu- 
vre de, ror^aoisation, i^rce que )a vibratipp est )a force vrai- 
ment universelle ()a monde. 

(«a vîbra.tion n'est pas bornéç, comme la pesanteur, aux corps 
popdérables: el|e agit au^si bien et mieux, encore, iHnr les corps 
impopdérables.. mie.ux s^ur l'air que sur les lourds métaux,, 
mieux sur réther impon(Jérable que sur l'air, elle s'applique 
aux ^mpulsioi;is attractives, comme aux actions répulsives, aux^ 
ét>ranlem<çnts d|^ la matière bri^te,çonpnie aux pulsations de ta Tie . 

La yibraiton «rf Vraiment. la loi univênéle de la' créatioipi et 



- 376 — 

rharruoDie des figures êi des mouvemeols «lusés par la vibra- 
tion, est \i\ graOiie loi fiaale de tout oe qui existe. 

Lorsque'd es vibrations simultanées ne sont poiDt]concordAntes, 
elle s'éttftgaent promptement eu sollicitant des p:irlies adhéren- 
tes entrailes a des mouvements contradictoires . elles font 
naitre ou deis parties immobiles ou des déehirementi, on répète 
tous les jours que des sons déchirent les oreilles , n'est-ce pas 
exprimer avec une précision énorgique, les effets et le tiraille- 
ments des vibrations discordantes ? Les seuls effets durables des 
oscillations sont ceux qui concorlont entr'cux , tandis que les 
parties animées de mouvements opposés, donnent lieu à d«s in- 
terférences identiquos h celles des ondes lumineuses , dont ta 
lutte fail naître Vobscurilé. 

Les points immobiles forment les ncBUds de Vibration et la 
suite de ces points produit les lignes nodalos,'les lignes nodales 
sont, donc, aux parties vibrantes, ce que les lignes obscures âéê 
anneaux colorés sont aux parties lumineuses, et les lignés no- 
dales doivent offrir les mêmes symétries que les bandes obscu- 
res des corps irisés. 

De la nécessité des mouvements harmoniques , dérive " celle 
desfigures harmoniques. 

Or , les mouvements harmoniques sont ceux qui coïncident 
à des intervalles fréquents ; qqi sont des subdivisions sim- 
ples dm mouvements principal , les durées des oscillations 
des tordes vibrantes , des surfaces, des volumes sont pro- 
portionnelles aux masses à mouvoir, donc les parties vi- 
brantes doivent être des subdivisions très simples des corps 
ébranlés. 

Les corps ébranlés , en obéissant à la plus grande de tou- 
tes les lois de la mécanique , au principe de la moindre ac- 
tion, c'estj^-dire du plus grand effet obtenu avec la moindre 
force dépensée ; doivent offrir la subdivision des figures les 
P^s élémentaires.. Parmi toutes celles de moindre contour ; 
c'est le rapport de l'unité à trois c^mI doit apparaître dans les 
divisions des corps vibrants; parce q^e le rapport de un à trois» 
c;st exactement 1^ i^apport de .la, diy(sioB d'uc^ triangle simple 
par les droites joignant le» extrémités dés arcs de cercle qui se 



— *I7 — 

traœDt de cbai|iie lOiiMMi «igulidre jusque aa oeoire <b la 
figure. 

Ceite eoDclusioD géocD/élrique e«t coofirmée par i'acouatiqaa . 
Parmi les soqs coacordants^dns à la subdiYisioo Daturella, le 
son 3 est expérioieDtalemeQt celui qui se perçoit le plus net- 
temeot aprà» le son fondameotal, exprimé par Tunité. 

Ainsi, en réttirnaal Qo^^ï ppô«ède : lee ifembienents de 
terre sont (x>iili:ruil>, ietir» etfele très, généreorse foot 
sentir piu3 én'jrgiqueniènt -sur les phéftomèiies terrestres 
qui OQt leur point de lUpsrt datis les ^andus profoudi^un». 

Les lois de symétrie daos lies iorenes terrestres oat leuR8< 
eauses dans ^ pulsatieûs^des forées v»UaBi||ue» , elles- oatj 
leurs oMiiiifestatioDS dame les chaioes dès notttagDee^aïuile» 
lignes des rivières et da<» les oôtee des oeotinents ; dans \m 
dîreetioD, les longueurs eti kes ^evrliares de^ieiiles les It* 
gnesde la igore de notre glotei 

Avant Ia3-iiia,:çniâques travfux éi M» JUie de BeauflBMHU , 
personne Q*i:vait attril>ué la e^ladre géoiaétrie aux forSQCd 
dësmoatagnes. Aux trs^fant dQ/9eMl|ustreg^ogU€^i 4ppar- 
tîefil la gloire d'avoir distribué .lei^ montagoes piï chaînes 
dont ias directions. corsbîDées lorgnent , des .fifiiF«ji régalià^ 
rea; le principefondamantal46)/)coordiQ<|ti9a des directions 
des lignes lie falte^ . a été pesé psr M dMs les trois dinectionii 
qot'setdbli.<sentautourdu> centre de le figure .triangulaire. 

M« Ëtie de BeaumoaW avait •. einAiy éiudié Jes. direc* 
tions des angles. J'ai corn par^ -les- «icmgtteurs; ees. deux 
poiots de V ue éi différents «o a ppaneoce , se i eonU*éIents et 
se vérifient inutuellemeot delà manière lli plus inattendue; 
car avec an crajon promené sur un globe^ On p^ui aisémeiU 
se convaincre qu'on ne peut pas tracer une figure ^ dont 
la régularité aoguteire, a'enlraiae' forcément k symétrie 
dts Joiigaeui*s. AlDsi> sur un&dpbèveAouJies l«h,s]iPii^feies de 
dislanoeise tradui^seut en^fégAUirité» de dii^OtiAQi. . 

Lestdi^^iimiièrat.MweAl(4iflBoUe%^MiMr^ à. iCIO^ 



pulcs Les Pyrénées fonnenl le massif montagneux le pi 
continu que Vbvk puisse trouver en Europe , el pourtant, la 
lî^ne totale est partagée à ses d^ux extrémités, en lignes bri- 
sées el rt3p,scnr)^le d^i massif çst terniîné, vers le Sud, par 
une ligne visiblement arrondie comme un arc de cercle. 

Mais, a« milieu dos embarras que fait naître la d^termî* 
i>atMn d& direolion , on reconnaîl vite que la longueur d^i64 
Pyrénées est résumée par la ligne droite qui jointdes d?0& 
emrémîiés opposées ; depuis les failles profondes de Foota-i 
rabie, jusque aux dernières hauteurs du Ca{> Creus. -^ La 
Mgne qui joint tes deux mens, rOcêaa el la Méditerranée», 
et qui fplrrqn» lear plus courte disteace » ue peuH p9ft. offrit! 
isne iiicertîlude notable dans, sa longueur. —De même lef. 
grandes Alpes occîdenlaleo , eatne les.eaiux du lac d^JDterU-* 
ken et les eaux marines dugoMé de Sl^fTl!opaZ'^ fonmeai 4im 
longvieur tossi Weil déQnio <|Ud colle marquant la cbalne 
du Jura , depuis lecondedu Mm vers BAle, jusque au eoud^ 
du Rhône ver$ les confluents dy Rhéne avec rAln* ot la 
Saéne; en Provence, la ehotne de Montagne de Ste Victoire 
soudée vers- t'Eïit aux sommités de fturjols, aux crêtes de 
Cabrières, de PAohèns et du Choyi^on n-élablit*ellc pas uoe 
ligne de faite bien déterminée) etUpe i^étang de Berre et la 
prolbmie ooupupo do 4a nîvièro du Var ? Le grand massif 
du Vontoux iàl4» Luve, cuire les eaux du Rhône et o«lui 
de la Duraoco ne montre-t-^l pas uile division lerre&tro 
d'une loagueup tr,ôsaettomeot délermiaée ? On peut, donc^ 
étudier k^rés^^ii dos longueurs dasuhainoâde monlagues, 
4'uod manière plus «aîsée^ encore, qu'oq ae compare les di* 
rectîoBS. ' 

Ce5t .une grande opreuritue^iu croire les chatoes do moa* 
tagné^tevflifflées'Ofi moatiociles décuoissant IcnteineiiA, poiflr 
expirer sOoo tes* faibles offlMie^ons des plaines. Bien, «a 
coftlrataré ,4etfohêtD6s é^ iiiODtogM9«'i»rfètettti A/dos bornes 



qof reasMÉMcfRt è des bèrHèrei Infrenclrissablas impwôM 
aax trtCumascences terre5lr»«. 

On voit répais massif éti% Alpes occUleolales , venir m 
leniiiner bru<qu3mjat 'Xvvi la Mé;tilerraiiée , piic^es hên^ 
leurs de la Ganliole -el de Pori Mfou près Marseille; por 
tes oap"; Je Cassis, d<s TAIgtevers ta CièlaC, de Sieié vers 
Toulon , et enfin par les lisrdiea dent ehi ra s de TEsterel. 

La* cdie de Nice à GèiMS (orme par elle onème, une chakie 
parfaitetnonl arrêtée dans s«i largeur , entre Wabasses pbir- 
nes de la yaMéecki P6 ^ la sérié- oeoaianlBd^eacarperaeats 
s*élèvanl rapidementau dessus des profonds abymes de la 
mer lîllol*ale« 

La <9iMtAo qui dessine rarrèle Nani<dod de là Gorse s'élève 
avec ane merveilleuae audace aiidessus des gouffres lnsoo«* 
dables qui s*étendeat du Cf Bonifeei» au Gap Oorse. 

Les Asiories ont leur brusque pomtd'avnèi'oucap Finis- 
tère; la cbaino dei Vosges «m teroiine eo grande falaise en<- 
tre U'ile et Coloiur. —La grande ch^inj djs Alpes principales 
et Horiqujs e^i yivjm%»utarretje« au couda formé à Bude 
par le grtiad Tûalw^g du Uanub». '«•Qat oe- serait frappé 
de fa ueitolé lies iiflçttssqutprébtoMtàilabrtisqne t^rminai- 
ison du cap de la Hogiio eo NomMidie, du onpiSt-^Vincent 
en Espagoe, el du oap Ténare en Orèce ? ' 

Le oap ilorn, k l'extrémité de rAinérîque méridionale, et 
ceii^i des AfgiiitU-) et dè^ Boonsi Bspéranee ^ sdnJt de8ei«mrr 
pies bii^rr |i1'is frfHndfoses^qud Itié prteédenis durisaractèr^ 
energfqne dès f raHs- de^A' flhyMdflétAle terneetre. 

LiM'^iAiâ 'A^aftél4é$ lèrmesfproémineates sont sî bien 
tt MCi.-s, que in.^virtétrie desldngueut^è el des directions ne 
p-iut pas mLinqai»r ePètresàisIsseble. 

Li • longueur:^ bh*n définM se trotfvènt dans les bras de 
noer, dans* le^ bM:)lns, foM aus^èîod que idaiia'IesèhBlnes 
de montagnes. 



<criw, mr lâsUinilesdq délraiVleBabeUMandelY U graocle 
vallés sous mariae qui règne, jusque à L'immense profoodeur 
cb.SjOOO mèlrcs» entre Giiirallar ot Messine est bien arrêtée 
à ces deux détroits célèbres. 

Les détroits du Sund ot du Cattegat, sont les limites évi- 
dentés de la mer Baltique « comme le Bosphore est la limite 
de la ruer Noire ; coiainele détroit de Behring est la liai lie 
dosmeri Polaire et lu sêparilion traueltéo de Tancien et -du 
nouveau monde. 

Ltfs Isthmes forment aussi des séparations bien accen- 
tuées, entra le; gnan Us étendues d;^s continents. 

L'Isthme de Suez divise en deux parties bien tranchées 
rancien monde; risthme de Panama partage le Douvcâu rooo- 
de, tandis que le détroit de Torrés joue, à son tour, le rôle 
de Tron liera entre l'Asie ouien taie et la- nouvelle Hollande. 

Los détroits Boni, pour les vallées sous marines , ce que 
sont les Isthmes;, à L'égard des pla'mos torrestres. 

Il y n, doiij, dbs liinltcv» i>ieii roodau.ii >s)bles traccas aux 
vallées soui marines par les détroiis, et il y a des divisions 
bien évidentes des continents dans les Isthmes et clans les 
détroits, et les lignesquijoigoottt ces jalons extrêmes sonr les 
longneiirsdeprvaJiéesoulesfef^ifcucs des continents , contnie 
It's lignes joignant tesextcèoftilésdeiî. chaînes des moalagaes, 
nous représenlaieiitr la longueur des massifs. — La longueur 
d'une vallée, la longueur d'un ceintinent seront exprimées 
par la pluagrande ligne dcoit^ qufi Ton puisse tracer dans 
cette vallée, sur ce coDiÂneiit. Oaios les vallées terrestres , 
on est conduit par une amlogie bien (ra|>pante , à mesurer 
ie3 longueurs du bassin, par la plue longue ligne tracée en- 
tre rexnôme embouchujro et le point de départ des eaux de 
la vallée, le plus é|oig9ué.4e cette embouchure. 

CoBt , mixût'qii^ pous.aur^n^ 40 lo^ueur de la vallée du 
Danube marquée de Thumble source qui le fait naitredans 
la For^t :P(oir4ï, i«Hgpfp^ l>as¥iWi%iW,di^;rapib(iuchurt vtrs 



r 



la mer Noire. — Nous obtenons de raèim Vaxe ou la longueur 
de la vallée de la St*ine, dans la ligne droite roenée du faHe 
du Plateau de Langres jusques an cap Hève , à rexirémilé 
de la bonche de la Seine. 

P6ur Taxe de la Garonne, on aura la longueur de la droite 
menée de la tour de Cordouan, soit» au faite de la chaîne des 
Pyrénées au'batsin derAriège, aoitylau faite d'où sTécou lent les 
prMIkières eaux de Tarn, et cesdenx axes , si difiéremment 
posés, forment pourtant une figure symétrique et ont des 
longueurs égales. 

L*axede la Loire sera la ligne joignant St-Nazaire, près 
Nantes, aux montagnes d*où sépanchent les plus loiataines 
eaux de la Loire et de TAIIier. 

L*axe du Rbône sera la ligne qui joint la Porka aux ex-^ 
trémités les plus méridionales du Delta* qui constitue la 
Camargue , ou bien Taxe partant des Vosges vers Epinaf 
pour aboutir à ce même Del ta. -Chacun de ces axes sàtîs- 
feil aux lois spéciales des divers types de symétrie, comme 
dans les minéraux cristallisés, les types de éristallisation 
offrent leurs lois caracléristiques. 

Quelques incertitudes sembleraient devoir apparaître pour 
les axes des fleuves qui ont des Deltas plus ou moiu devel- 
îopés el qui s'avanceraient, i»n apparence, chaque jour, vers 
des parties plus éloignées de leurs sources. 

Ifeiisque Ton étudie les lumineux principes développés 
dans la géolc^'e pratique de M. Elle deBeaument, et Ton 
se convaincra que les vrais limites des Deltas sont formées 
par les amas sablonneux que cet émiBent géologue appelle 
les Cordons littoraux. Il y a le cordon Kitoral do Pé, celui du 
Rhin, celui cju Rhône; celui du Nil. Ce sont des limites tra- 
cées entre le Doinaine maritime et le Domaine fluvial , limi- 
tes marquées dès l'origine à la Période géologique actuelle et 
qui ne peuvent tolérer que de bien faibles oscilfatîensen deçà 
et en delà de la frontière régulière. Lecordon llltoral du- 



Khôno fo^me uoo bni^I^ dirigée dt$ TEsi à TOoest A partir 
des Stos-Marm. Celte bande a éie atteiuie par les sédiments 
du Qôuve dès les ptus anoieDS temps historiques, ranliqu.ie 
de la chapelle do Sles-Maries offre ud9 preuve irr«;voc<ai>i^ 
de la vieille oxisleoco du sel sur lequel elle est fondée , et 
Ton voit pourquoi le Rhône ne peut pas aller au de!à ; poi: r- 
quoiy même depuis le temps de St^LouiSf ie Rhône a été 
forcé de reporter ses limods vers la plage ori^iUale ,<hi>.'n 
en dedans de la limite méridionale du cordon littoral. 

Au dehors du cordon littoral du Rhône, rè^ne le courant 
littoral du Nord de la Méditerranée, qui emporte vers l'Ouest 
tous les limons les plus fins et les |>!us tenaces, ne laissant 
que des sables mouvants repoussés par les vents marins 
vers rintériôur des terres. Ainsi, è partir du courant littoral, 
bs sédiments sont, en partie enlevés par la mer, en partie 
refouMs par les vents, de là résulte cette 'conséquence phy- 
sique que le. Rliône ne peut pas depuis bien des siècles 
reculer la borne méridionale de ses dépôts et au delà du 
cordon HttoraL Le régime de la mer est nettement établi que 
Ton trouve à très peu de distance au Sud du cordon littoral 
des profondeurs régulières de 79 à 90 mètres. 

Le fleuve est ainsi réduH) au seul effet de niveler les ter- 
rains marécageux intérieurs au Delta et de prolonger vers 
la partie orientale ses sédiments affaiblis et limités au Nord 
du vieux oordon littoral. Diaprés les calcuU auxquels nous 
lioas€omai6s livrés , les envasements annuels du Rhône ne 
papréseatent plus que deui pour cent de l'ensemble des li- 
BHOQt de oe fleuve , 98 pour cent sont enlevés par le eou- 
l^aot UitoraM ne peuvent* pas accroître la maase du Delta. 

Depuis les temps bistoriqjiHies; le Rhône ne cesse de lancer 
son lit dans le même arc de cercle dont le centre est sur le 
bite des Alpes et dont la tangente extrême va de la chaîne 
de rEslaqjoe- vera^ TEst, au rocber de Cette ver» l'Ouest. . 
Ir'aoeraisfeiiieBt actuel du Deltas ^ du Nil ^ (}» Rhin et mè^ 



r 



0» du P6 ne reprâsentenl plus ^ue rinBotm^ttl petit d« 
envasements de» premières périedea poM DlliiyîeBoes « et 
œs envasem^uti s'opérani dans djs limites filées dès les 
tetapi aocieus qj p.titvjat pjis changer les gmodes aaee 
fluviaaXf force e^cie coaclarequelas Deltas ae peuvent pas 
changer les lois élaUiea sur la régularité des lignes fluvia- 
loi. Coaimentse ralàier h cette cottclusian lorsqu^oo voit le 
Pè U plus lirajaiuax des gi-aaii cours d*eau européens 
oStW un cor ion liilorai depuis longtemps tracé de Ve- 
niae juacpi'à Riouni? et la pointe la plusiproéminente du P6 
ne dépaas3 pas le longueur qu^ lui angiierail ^ à partir du 
point ceatral du mont Thabor» le cercle tracé jusque bul 
rivif^ de Romini, formé par des plus anciennes altuvions 
éa fleuve cîanipin. 

il y a bien des siècles qUsS les lîfHons du Nil ne peuvent 
pas franchir la pointe de Damietfte et que les immenses sé>- 
diaaents do li^^iivj dos Amazones sont bornés par la fron- 
iîère de Tile Ifayor. 

Les lois des lengoeurs des Tàalwegs , bien loin d^trèalti- 
léesparles fleuves à Delta, reçoivent de eea cours d*eau eux- 
mêmes une éclatante confirmation. 

Les détails dans lesquels nous venons d^entrer sur les 
Kiaitesdasosciliatioiu des ïlehà% anl nùe double imper* 
tance; ils nous (ont connaiire dans ka altérations de la 
ferme terres^e, des iimiles analogues a eelles qui existent 
dans les éléments astronomiques. Les cboogements de V^bW- 
qnitè de racliptîque comme Ions las ^antres ehengenienta du 
eystème planétaire ont des Itmites dcina lesquelles leur va- 
lioiien se développe tomme les es^llations du pendule. La 
découverte de e«té grande loi aerarétemél henuedr du gtio- 
liMre LBplaee;et mainteilanti neuspreelamoné là mééia 
Mgle dans toutes les àltératiaua de ta flgnre de noire glelia. 

ftrMH éclata avec roàiésté far règnWité des lots du 
jHBde matériel , «égnlarilé qui nous rappeUu Vu 



gesse (la suprême ordooD^ur de ronîvers. Cette étutcfe 
nous montre aussi combien sont erroanées les bases des 
calculs de Técole géologique qui voudrait attribuer au fail>le 
accroissenieDt actuel dei Délias , la mesure de la date do l» 
dernière révolution du globe , et faire ainsi remonter celte 
date jusqu'à une série prodigieuse de siècles. 

Lorsque les dépôts limooeux des fleuves se forment dans 
rintérieor de leur cordon littoral , les limons s'amoncèleul 
et s'étendent sans éprouver de déperdition et alors Pinvase- 
ment maroheavec une rapidité prodigieuse. Dans la période 
actuelle, le Dt^ta du Miasis^pi se trouve dans ces conditions. 
Ce Delta s^avanœ vers TEst dans le sens du cordon liltoral 
qui seraitdessiné <le 4a source du Mississipi comme cenlrCy 
et suivant le cordon littoral circulaire qui s'éiendrait entre 
la bouche du Rio Colorado et le Delta de la rivière Flintz, 
vers la pointe Appalachicola. 

Les progrès annuels du Delta du Mississipi favorisés dans 
leur extension orientale par le courant du golfe du Mexique 
(Golfglream) sont tels qu'il suffirait d'une période de moins 
de sept siècles pour donner naissance à l'étendue totale du 
Delta. 

Les limites méridionales de c«3( avaocemenl du Delta du 
Mississipi sont indiqués par le cours du Golfslream^ et cette 
limite est une bien éclatante confirmation de la loi qui dé* 
termine invariablement la longueur des axes fluviaux. 

Dans les axes fluviaux en trouve les mêmes lois de lon- 
gueur et d'inflexions que dans les chames de montagnes. 

L'axe de la Garonne à la même la longueur que Taxe des 
Pyrénées et ne diffère de Taxe de la Seioe que par une va- 
riante dont nous donnerons la loi géométrique. 
') L^axe total de la vallée dct P6 foraaée de terrai^is émi* 
nomment modernes offre a&actement la même longueur qu^ 
je grand axe du Plateau oantral de la France; constitué par 
des montagnes granatiques et par les roches les plos^diire^ 



f 

I 

I 



tes plus cristallines. Chose bien remarquable \ les masses 

produites par le feu sar le Plateaa central delà France, 

offrent ezacleraent le pendant de» sédiments les plus légers 

el les plus récents formés par les eaux dans le profond 

Thalweg de la ligne du P6. 

La grande chaîne des Pyrénées et des Astories mesure 
exactement la même longueur que l'ensemble des chaînons 
Mpins soudés les uns aux autres, depuis ^ice jusquesà Bude, 
ella longueur et la figure de tous fes chaînons Alpins , sort 
reproduites parla longueur de Taxe du Volga et parla forme 
du thalweg de son cours principal. 

Que Ton mesura les vallées ou les montagnes, que Ton 
prenne les Ihilwjgs les plus abaissés on les faites les plus 
élevés ; On retrouve partout la reproduction des mêmes ty- 
pes, et dans les longueurs et dans les confii;uratîons. 

N'est-il pas manifeste que les diverses parties du globe 
offrent des ondulations successives alternativement portées 
en hauteur , abaissées en profondeur, absolument comme les 
vaguesdela mer ou plutôt comme les ondes sonores dont le^ 
condensations et les dilatations se succèdent ? 

Cèque.nous venons d? dire pour les montagnes , pour 
les vallées,^ vérifie aveoua degré de précision Inattendu !! 
Tixe c|e la vallée du Pô depuis le moût Thabor , jusques aux 
limites extrèaies du. Del ta est- de 462 kilomètres : telle est 
exactement aussi la longueur (le la ligne menée sur le mas- 
sif montagneux de la France centrale, depuis le mont ^ba- 
bor justes à Textrémité Ouest du plateau central graniti- 
que, vers le bourg de la Rochefoucault. 462 kilomètres est 
encore la longueur totale des iles Corse et Sardaigne, depuis 
le Cap Corse jusques aux derniers rivages du cap Teulade^ 
h Textrèmîté méridionale de la Sardaigne. — Nous venons 
de mentionodr Taxe tot:il Corse et Sardaigne , mais ces îles 
ont aussi leur axe de terrains primiliEs. Les Pyrénées, les axe» 
de la ^^'"^i.f^jl' l<i Graronne reproduisent la longueur du^ 



- S86 — 

terrain primitif de Corse et de Sardaigûe, depuis le cap Granf - 
tique de rAlcioIo en Corse, jusques <^ rextrèmité méridionale 
des terrains prii^îlifs de la Sardaigne , an cap Carbonaro. 

Ces lies de Corse et de '.Sardaigne ne se présentent elles 
pas^au milieu de la partie supérieure de notre bassin médî- 
terrannein septentrional , comme l'étalon oSert <^ nos types 
géologiques et géographiques? Les lies sont les embryons 
des continents, ils en sont le premier typ3, et pour emplo- 
yer la langue des minéralogistes, ne doit-on pas les appe- 
ler les formes primilives de nos continents? 

Il est, maintenant, parfattement établi par les beaux tra- 
vaux de M. Eiie de Beaumont que les chaînes de montagnes 
sont produites par des soulèvements qui ont leur terme 
aux limites de ces lignes de faite. Il en est ainsi des axes 
fluviaux. — Ils sont limités par des mouvements du sol qui 
ont leur point de départ dans l'intérieur même de la terre. 
Les embouchures des fleuves sont signalées par des éruptions 
de roches qui attestent l'action des forces intérieures sur 
ces points extrêmes. 

ainsi, Textrémité du bassin de la Loire est marqué par 
Tapparition des roches primitives qui resserrent le fleuve, 
depuis Angers jusques au delà de Nantes, vers St-Naxaire. 
Le cours inférieur de ta Seine est jalonné par des rocbes 
de ^rès vért^qui sû montrent socoessiveroeni à Roura , è 
Uoiifleuri et au cap de la Hève. 

Ia ooursde la Garonne est limité par les soulèveroente de 
la tour de Cordouan et par les roches secondaires de Royans. 
LVxlrémité inférieure du cours du Rhône est tracé par 
les masses calcaires soulevées, depuis Avignon jusque au 
delà d*Arles, au moulin da la Roque, aux masses compactes 
de la chaîne de TEstaquo et au rocher de Cette. 

A Pextrémité du cours du Var, apparaissent les roches 
volcaniques de Diot, d'Antibes et les falaises de Villefranchc 
près de Nice. 



— 887 - 

Ije lerme de la ri?ière dVgens est ptocéà rapparitioD deê 
terrains primtUb des Maures et des masses volcaoîques de 
VEsiérel. 

Le massif dolomitiqoe de Notre-Dame-de-Ia-Gardei près 
Marseille, détermiiie la position de Tembouchure de la petite 
rivière de l'Huveaune • comme le soulèvement de Ressova 
esl yena déterminer rextrémité de l'immense vallée du 
Dïiaabe. -^ Il y a parfaite analogie entre les plus grandes 
ci les plus roicrosoopiques circon tances géologiques des 
mîflseaux et des cours d*eau gigantesques , partout se 
révèle Tuoité du plan divin. 

Les confluents des rivières sont les points de convergence 
des foroesqui ont marqué les lignes des cours d'eau partiels* 
Le graad confluent de la Saéne et du Rbéne, à Lyon, est 
le résultat nécessaire de l'action intérieure qui , fesaît ap^ 
paraître la roche primitive de Pierre Scise , pour réunir 
dans un défilé commun^ les eaux des deux rivières. 

Le grand confluant du Rhin et du Hein Vest-il pas signalé 
par tous les soulèvements de terrains anciens et volcaniques 
qoi environnent Mayence t 

Leooofloentde la Siine et de la liarne près Paris est bien 
le résultat nécessaire de Tapparition des buttes crayeuses 
de Passy et de Meudon , qui n*ont laissé qu*un lit ctmmuD 
aux deux rivières ; comme le confluent de Monterèau est 
devenu le point obligé des passages de la Seine et de l'Yonne, 
environnée en ce point de massifs de craie et de calcaire 
pisolîtique. 

Eo Provence, les confluents du Bnech et de la Durance, 
— de cette dernière rivière et du Verdon, no sont-ils pas 
imposés par les remarquables défilés de Sisteron et de 
Uirabeau ? 

Les confluents du Danube à Belgrade, ceux de la Loire 
▼ers Chinou, montrent les uiômes phénomènes géologiques^ 
les mêmes éléments géographiques;.. Comme les disloca- 



— 388 — 

tîons de Carcés, en Provence, marquent le confluent de 
vkrgens et de Tlssolle; comme les gypses et les montagnes 
soulevées à Roquevaire, fixent la situation du confluent du 
Bcriançan avec la petite rivière de rHuve3une , avant que 
ce petit cours d'eau soit entré sur le territoire de Marseille. 

Pour les confluents et pour les embojchures, dans de 
grands ensembles et dans de petils détails, toujours les mê- 
mes lois; tous les phénomènes géographiques des cours 
d*eau ne doivent rien aux incerlitudjs du hasard , tout se 
rattache à la structure intérieure de la terre. Le phénomène 
terrestre le plus général est évidemment, celui vers lequel, - 
toutes les observations nous ramènent. 

Cest aux influences des vibrations terrestres qu'il faut 
demander le secret de la structure des fleuves et des mon- 
l^agnes, des continents et des mers, des bassins minéraio- 
giques et des fllons destinés aux exploitations industrielles. 

Le Phénomène dominant des vibrations des cordes est la 
division en trois, produisant les deux sons harmoniques 1 
et 8 bases de raccord parfait dans les vibrations sonores. 
Cette division harmonique appliquée au\ surfaces exige le 
partage en parties qui représente Tune 4 dixièmes, Paufre 
6 dixièmes, ou plus exactement 42 centièmes et 58 centièmes 
plus exactement encore 4,227 dix millièmes et 5.T73 dix mil- 
lièmes. Les pl,us petits coefficients s'appliquent A la plus pe- 
tite subdivision de l'axe général/ Cette subdivision est celle 
que nous trouvons entre la Corso et la Sardaigne. 

La longueur de la Corse est avec une remarquable appro- 
ximation, les quatre dixièmes de l'axe général Corse et Sar- 
daigne. 

Li longueur totale Car^eet Sirdaigne est, de 4-62 kilomè- 
tres. La longueur de la Corse depuis le cap Corse jusqucs au 
cap Bonifacio est de 181 kilomîlres, les 4 dixièmes donne- 
riaent 18i kilomètres. La divergence n'est que de un 
oixantîème, en moins. 



— 389 — 

La Sardatj^Q^. priacipalc subdivision du groupo insulaire» 
olTru les 0,58 G do la longueur totale : la divergence n'est 
que de i|60 en plus. ^ 

Ainsi, Terreur en plus^ si Ton prenti^ la plus grande sub- 
division , et Terreur en moins , si Ion prend ,1a plus petite , 
secoiupeosent : elles renlront,',Tuue et Taulre, dans les limi- 
tas des erreurs ordinaires des observations et de. l'exécution 
des cartes. 

Il eàt biea remarquable que la largeur du détroit,. entre 
les 2 ijes, correspond aux fractions do contiènies C9iiipryses 
entre kO centièmes et 42 centièmes. 

Ibis cette sqbdivision barmojoique, s*a|)plique d'une ma- 
nière aussi meryeilbuse aux plus grandes s^r^es de ^rand^es 
emboi^chures crantées par les principaux cours, d'eau 
Européens. ' , , 

, ,^ La.plu^ gnioJe li/^ne fluviale.de TËurope est celle qui«(*é- 
, tend de la bouche de la Garonne ou d^ la Loire ^ la bou- 
che du Danube. Elleoffce.par la subdivision régulière i les 
distances des emijouchures ije la Gironde au Pô ^ de. la 
Gironde à la S^ine, do la Gironde à, la Loire ^^ de la 
Gironde à la Sèvre et enfin de la Grironde à la Charente , 
pour eboutir à la distance de Tembouchure de la Gironde 
à la Seudre. Les distai^ces des embouchures rçiproduissent 
les louga<3uri tlavialoi elsouceisivement toutes les longueurs 
des chaînes des montagnes; les Pyrénées sont, à la fois, re- 
présentées par la dislauce de la Gironde ,à la Seine et par la 
longueur de la Gironde; tout Tensemble des moutages juras' 
sique» entre le Rhin et Toulon, est représenté par la longueur 
du cours moyen du Rhôudi, depuis les sources les plus éloi- 
gnées du Doubs jusqu'au bout du Delta de la Camargue. 

\j9i grande unité Gironde et DanubiS, sera pour nous, le 
iypi» minunuin ; iaçidis que lu distance Loire et Danube 
jusques à Tile des Serpents, coustiluera le type maximum. 
La sui^diyjLSfoa Qirpnde-P6, tij^và un minimum et un mftxi* 



- 3M - 

mum j coii'espOQdânt à chacun des deux types de TuDilé 
prlùci[^1e. 

Nous venons dd voir dans la topograpliie des grands, 
versants, les rapiports dérivés des rayons générateurs ; àous 
allons voir^ dans les positions des emi)ouchares, rappticatîon 
du rapport du rayon complémentaire du rayon générateur. 

Ainsi, en nombre ronds, le rayon générateur, étant repré- 
senté par les six dixièmes de la longueur totale , le complé- 
ment serait de 4 dixièmes ou en chiffres plus précis 0.4227. 

Le PA est le rayon complémentaire de la longueur totale 
Gironde P6 maximum. 

Le Rhin est te rayon complémentaire de Gironde P6 mi- 
nimum. Le rayon du Rhin est aussi celui du plus grand 
fleuve de l'Espagne ; |le cap le plus saillant de la bouche du 
Tage Couche au cercle du Rhin centre Gironde. 

La Seine est, à son tour, le rayon compUmeMtUte du 
triangle Gironde, P6^ Rhin^ dont la distance Gir^nde^Pô 
•st la base, de sorte que le système du cercle du Mont-Blanc 
forme avec celui deja ieine, un groupe de cercfesGoNiOQUfts : 
— ^c*est-à*dire que les rayons de ces deux cercles forment 
par leur addition le cété total du triangle équilatéral. 

Fidèles aux lois de l'induction, appliquons aux continents 
es moyens de comparaison des longueurs , moyens em* 
ployés déjà à Tégard des chaines de montagnes et des val- 
lées , en thesurant par les lignée lès plus ^retle$^ lears 
plus grandes dimensions. Ces plus courtes dislances des 
points les plus extrêmes des continents , nous donneront 
ainsi les axes continentaux : Taxé de Vûnéien monde tera 
Tare de grand cercle mené de Bébring au chp de Bonne Bs- 
pérence. fl7 degrés, M6. 

L'axe da nouveau monde serd Parc de grand cbrcle inené 
db Behring au cap Hom. ik» degrés 888. Ces dedx longueurs 
dîfiTérentà peine do un trente tfuatriême. 
"'KXtïà'; t*6lètiV6mekit à' Behring pris' t^ilr iMfe, Vèàdeàtt 



\ 



- S91 -^ 

eontînents foroiaDi les I masses principales de la terre , sont 
embrassés par une mince bande circulaire , el se ienninent 
CD poinie à i*opposé de Behring, pour y montrer le dernier 
effet des forces soulevantes atténuées. 

tloe troisième masse terrestre se sépara des deux grandes 
surCaices continentales ; et s*en distingue par sa forme allon- 
gée au contraire dans le sens, de l'Est à POuest, suivant 
les parallèles du p6le Behring : c*est la Nouvelle-Hollande 
qai forme cette région. 

Cette troisième masse continentale semble séparée eb S 
parties égales par deux échancrures profondes qui la termi- 
nent au Nord et au Sud ; la ligne séparative menée par ces 
échancrures correspond à un irosièniê axe eonlinenial qui , 
partant de Behring , limite à la fois V Amérique du Nord , 
ei VAsie vers leurs frontières orientales. 

Chose bien remarquable i Ces trois axes continentaux : 
àx€ de Vancien monde , axe du nouveau mande raxe de la 
Nou^Ue-HoUande ^ se partagent également Tespaos de 
aM degrés autour de Behring. -— 

Les trois axes continentaut, séparés régulièrement par 
trois angles de 199 degrés, se manifestent comme trois frac* 
iures se dérigeànt verS les trois sommets d'un grand trian- 
gle équilaleraly dont Behring serait le t^ntre : Ces trois frac- 
tures dessinant ainsi trois sommets d'hexagones réguliers et 
satisfont a la loi du fracture de moindre contour , loi déjà 
signalée par M. Ëîie de Beaumont. 

Les rayons du cercle circensèrit à ce grand triangle équita- 
teral terrestre , sont les axes de Vancien et du nouveau 
monde. En conséquences Behring est pour les longueurs , 
comme pour la régularité dos angles , le centre générai de 
la figure symétrique des continents t 

Vexlréroilé Sud des cobtlnents de rancten et du noûVemi 
monJe est en rapporta vec (a éirtonférence lotafo dé la téffd, 
de manière à sâlisraîro à la grande loi de la division bâl)rtno- 



— 391 - 

iiique; V-^xo de Tancien monde est un peu plus cle quatre 
çlixiètnes de iouie \a circonférence lerrestrc et laisse à la 
partie restante la subdivi:$ion harmonique des «tJt dixtémef. 

Le détroit de B&hring > centre do la symétrie angulaire^ 
9t de la synielrie des longueurs des masses terrestre, ne doit 
il pas être le centre de cqordinalion de Routes les portions 
essentielles do la figure terrestre ? Cotte conséquence se vé- 
rifie encore. 

. Lies trois principales subdivisions des masses terrestres 
sont risthme de Sues: ^ l'Isthme de Pa^iama, et enfin ledé- 
iroit de Torrèi qui sépare par un faible bras de mer la 
dernière des lies asiatiques, la Nouvelle Guinée , de la Nou- 
T^Ue-Hol lande, . . 

Les deux Ulhiues célèbres et le détroit de Terres , ces 
trois grands traits de la subdivision des masses terrestres, 
çpn^^u^* un ipéme cercle (lont le centre ou le Pùie. est tou- 
jours Behring. .. * , , , . .^ 

C'est bien avec raison que ce cercle dos Isthmes doit èt^e 
appelé le cercle de la divisioi). harmonique des surfaces ter- 
restres,, car le rayon de ce cercle un p^ inférieur aux sî^ 
dixièmes des axes continentaux correspond à la vibration 3, 
lorsque les grands continents donnent la vibration 1. Le 
perde des Isthmes reproduit la division harmonique demi- 
pant. L'j cercle harmonique des Isthmes subdivisé lui même 
harmoniquement» produit le remarquable cercle volcani- 
que de l'Islande et des lies Sandwich : dessinant ainsi la 
région des plus grands ébranlements souterrains de Thé- 
misphère Boréal. 

Le cercle qui, appuyé soqs le Pôle Behring, limite, auSud, 
la Nouvelle^ Hollande et la Nouvelle-Zélande , vers les caps 
de Diémea et de Tlie iluckland , termine la plus grande 
masse de T^mérique Sud ; et correspond à la subdivision 
(laruionique de la tranche essentiellement marine du globe; 
assigqant, ainsi, à la partie émergée de la terre une surlao^ 



— ste3 — 

égale au tiers de la surface immergée. Le cercle limite d« 
TAuslralie tracé, à partir du pôle Behring, offre Texpression, 
géométrique suivant les lois de fa division harmonique , de 
ce résultat général bien connu : ta surface des mers est tri- 
ple de la surface des terres; en d'autres termes, la surface 
solide ne correspond qu*au quart dé la surface totale de 
notre globe. 

La symétrie des formes terrestres se manifeste dans tous 
les traits essentiels de dessin général , ainsi le c*erclo qui 
tracé de Behring, n^.ontre à la foi l'inflexion du continent 
de FAmérique méridionale et son plus grand développement 
depuis les colossales hauteurs de ritlimani jusqu'au Cap San 
Roque, est aussi le cerclé qui Irâce Tinflexfon dii contiiient 
^.Cricainet féchancrure australe' de fa Nouvel le- Hollande'; 
c'est véritablement (à le parallèle des inflexions et des échaA- 
crufd des continents méridionaux.,' *' 

Les trois grandes Méditerranëesdiiglobe, la Méditerranée 
proprement dite, le golfe .du Indique et la mer de Chine', 
8*appuyent toutes trois sur le parallèle des Isthmes. 

Les grandes chaînes de montagnes de l'^^ncien monde ; 
l'Himalaya, le Caucase et les Alpes sont aussi placés sur une 
même bande circulaire appuyée sur le pôle Behring. 

La symétrie , autour de Behring ,^ se manifeste dans tous 
lesdétailsdes formes; elle se manllent dans les chiffres des 
divisions harmoniques. 

Notre figure de lu terre eu mettant en évidence le cercle 
Meiîdu dei continents, passant par le haut de la vallée de 
l'Euphrate, no donne-t-il pas encore une explication bien Inat- 
tendue des traditions historiques et des travaux de Hnguîs- 
lique qui placent aux sources de TEuphrate le point de dé- 
part des migrations' destinées à aller se répandre sifr Ja 
surface terrestre^ N'est-il pas évident que c'est de là que les 
colonies voyageuses avaient le moindre trajet à faire pour 
atteindre les deux extrémités équîdistantes des terres Y 



-»* - 

La détroit de Behring centre de la symétrie continentale» 
ne peut pas manquer de se lier aux grandes influences 
astronomiques qui agissent sur l*inlérieur et l'extérieur da 
la terre. Or , les actions de tous les astres qui sollicitent 
notre planète ont constamment leur résultant dans le plan 
de Técliptique: c*est donc« dans sjs rapports avec les limi- 
tes des diverses positions de Técliptique , qu'il faut étudier 
les raison de la position de B^sbring, considéré comme cen* 
tre de symétrie. 

D'après les beaux travaux de Tillustre Laplace, réclipti- 
que oscille sur un angle voisin de 24 degrés formé avec Té* 
quateur terrestre. 

Lti limite australe de cet angle de Técliptiqu^ est mar- 
quée par la série des îles de la Polynésie, qui s'étendent 
de la nouvelle Hollande jusqu'aux iles Gambier. 

Ces iles, effets des soulèvements les plus récents , puis* 
qu'elles sont assises sur des rescifs volcaniques couronnés de 
coraux , ces iles dessinent les limites d'un cercle qui serait 
précisément P^qwUeur doniBehring eât le Pàle.Vollk Behring 
déterminé par la coïncidence de la figure de la terre et par 
Tastronomie. L*époque où l'angle de Técliplique obtenait à la 
valeur moyenne de 8V degrés, répond à la plus récente piî- 
riodedes révolulioûs du globe; elle est, par le calcul astrono- 
mique, fixée à la date de 4,000 ans 1 Cest le cbitfre auquel 
les admirables travaux de Cuvior, (taccord avec les tradi- 
tions historiques, portent lo dernier du cataclysme terreslra I 
Kst-il besoin d'ajouter que Behring est placé sur Tun des 
principaux cerclei harmoniques de la terre , et que les os- 
cillations de Téoliptique satisfont à la mémo loi des dériva- 
tions harmoniques ? 

Ne voit-on pas enfin le détroit de Behring, entouré par 
1 auréole volcanique des iles Aloutiennes, formant autour 
du grand centre de symétrie de la terre , une remarquable 
Pleïiide .circulaire de foyers lumineux et vibratoires. Le 



▼éh#o da moQt 9i4ttîe et le volcao du KaDit**Gbakav rai- 
ladi3Qt les cratèreâ aleulieai aui deux coQtioenIs de l'Ame 
et de râmérkpw. 

La syméirfo des formed lemeslre esl le rjealtal itieoiite»- 
lable des obeervaiioQS et du calcul , et celle symétrie dérive 
de la pins générale des loi» des tnouTemenlâ : 4oelie'des eub- 
divisions harmoniqiMsdeecorfa vilM-atilB. 

Que roa considère les oODlieeula daos ie«ireiiMnMe,i|«e 
I en étudie en détail les fermes dee failes des ineeftaifDes , la 
figure des ihah¥egS|dé(s Tallé^s^pertoiii.oli retrèure la mêffie 
loi celle de la subdimêim harmonique. Dans lA TalMe de h 
Seine, le confluent de la Marne est la subdivision harmoni- 
que de Taxe général de la Seine. Dans la vallée du Danube 
le confluent de la Save, à Belgrade, est la subdivision har- 
monique de la grande vallée du Danube; et si Ton considère 
la grande ligne fluv iale qui j ail rom bouchurede la Gironde 
à la bouche du Danube, par une série de subdivisions har- 
monîquesy on obtiendra les embouchures du P6 , celte de la 
Seine, de la Loire , de la 8è?re et de la Charente. 

Les sédiments aqueux comme les rodiers plutoniques , 
satisfont aux mêmes lois , car les limites des sédiments ont 
été déterminée par les frontières des bassins et celles-ci 
sont dues aux eflets du foyer central de la terre. 

Les filons produits par les influences des sources minéra- 
les, comme les bassins houillers, offrent dans leur|principaie 
coordination, des lois mathématiques qui pourront devenir 
le fil conducteur des exploitants. — Ce qui n*étail que le 
domaine exclusif de Tobservation empirique,rentrera désor- 
mais sous les lois du calcul et de la géométrie : Car Thar- 
iDODie universelle des formes, est la conséquence de la 
vibration universeUe. 

Le point de vue pratique de la question que nous venons 
d'étudier est-il plus a dédaigner que les considérations de 



— »6 - 
LeaiUé spéculaUve Urées dé TobBervaiion de la symétrie 
ierresire? 

Les lois qui portent Tempreinte de la sagesse <^ Dieu » 
nous fpuraissant aussi les plus.eilicdces taoyeus .d*élré utile 
aux hoi&ine$. 

. Lefooodeeatier était aux yeux de^ ouci^os une harmonie 
si bien ressentie que le nom mèdie de Coâtnps donné par 
eux. au monde» signifie harmonie^ -^ Notre élude actuelle 
jQ*pst qu'Moe oouveltfi yérificaMoo série«ise des harmonies 
diiines par Pylbagore, exposées par Kepler, et cbaoïées par 
loua lea poètes sacrés» 



TOBS 6BNIIULBS. 



Jajqti*à œ jour, la Géoi^raphie était restée un recueil de 
faite étrangers h toute règle, et inaccessibYes aux dédurtion» 
dn nii5onne!nent. Noas venons esquisser les lois qui per- 
mettent de reconnaître de merveilleuses harmonies , au 
milieu des apparences de la confusion.. 

Nous montrons que les diverses portion» des chaînes de 
montagnes et des valléis , diss rivages et des grandes lignes 
conlinetitales , sont assujetties aux mêmes lois de syroétre 
que les subdivisions de tous les corps ébranlés partes vibra- 
tions musicales. 

Les vibrations du globe terrestre, sont manifestées par 
les tremblements de terre.... Ces trépidations sont conti-^ 
nues et se transmettent comme les- ondulations sonores. 
Elles font naître des sii!Hîvisîons régulières des parties im- 
mobiles , et i\i pirii;M ajitée^. L3S pirtions Immobiles re-* 
prés3nCéos pir l^s lignes profondes des vallées, sont les 
NOEUDS de vibrations;... tandis que les montagnes y ioht 
les parties agitées correspondantes, aux VBKlUBS'dé vttM-' 
tton. 

Les montagnes , comme les voilées, se terminent ordinai*^ 
rement d*une manière brusque, è des limites qui -assignent 
des bornes , généralement bien tranchées, aux longueurs 
des chaînes de montagnes et des vallées. 

Les points rem:uquables des vallées sont ceux où se réu-^ 
nissent plusieurs vallées secondaires qui déterminent ainsi , 
les conflnefits des cours d'eau. 

Les derniers points de convergence des vallées sont les 
embouchures fluviales. Les limites géométriques des em- 
bouchures se reconnaissent , mêmes , dans les cours d'eau 
terminées par des Deltas ; quoique les sédiments des rivières 



Dasseût varier la forme de quelques parties des Deltas. Les 
limites de ces amas de linions se renferment dans des lignes 
tracées, dès l'origine des envasements. 

Les lois dd symétrie des vallées sont les mêmes que celles 
des chaiaes de montagnes , les mêmes que celles des lon- 
gueurs et dds inQaxipn^ djs rivages : les mêmes que celle 
des lacs y des bassins houillers et des sédiments, les mèoies 
enfin que celles des groupes volcaniques. 

Toutes oœ lois de symétrie se rattachent à celles des corp^ 
sonores, qui pe partagent spontanément^ de manière à pn»- 
daire les sons harmoniques. 

La base des formes symétriques terrestres, «st dans Im 
division mécanique, qui produit Taocord parfait, dans, 
rharmonie musicale et dans les ondulations lumineuses. 

Cette jba$e est formée , essentif Ilement , par la subdivi- 
sion en <ier9 et en cinquième, dont on retrouve rorigina 
da^sles rapports du triangle régulier et du cercle.... 

Ce triangle qui est l'expression matérielle de la Trinité- 
Divine, ....et le nom de Dieu est écrit en traits éclataota ior 
la terre et dans les astres. 

Le reOet du triangle niystérieux se manifeste d^ps le% 
formes terrestms, dès que Ton se pose sur ledétraii <{» 
Behring: oommesur le centre et le point dedépartdes plus, 
grandes lignas continentales. 

Toutes I^ parties importantes des continents se trouvent 
alorsdispaséûs régulièrement» et rattachées entr*elles par 
des cercles harmoniquement disposés. Tous les Isthm<^« 
placé&sur un même cercle autour de Behring , foijit paiire^ 
entre les continents, la subdivision correspondante au priu'* 
cipe de l'harmonie des vibrations sonores. 

L'unité de mesure , qui se reproduit dans l'ensemble cffes 
longueurs terrestres formées par le type des iles Corse et 
Sardaigne, a son point de départ dans le plus lent et le plus 
général et le plus coniinu do tous les mouyeraents terrestre)^; 



dans la variation de Tangle que l'écliptiqoe forme avec 
réqoatear terrestre. 

Et la latilude du détroit de Behring correspond h la limite 
qo*occupait la zone polaire, lorsque Tangle de récliplique 
était vers sa valeur moyenne très voisine de vingt-quatre 
degrés. 

La date de la dernière révolution du globe doit être rap- 
portée vers répoque oé la vitesse de l'annuelle variation de 
rédiptîqae était au maximum ; la date de ce grand pbénor 
mène nous reporte à quatre à riioq mille ans* avant la 
période actoelle. Ceat là répeqoe à laquelle nons devons 
reporter le grand cataclysme du déluge .... L*é(ude des 
formes terrestres ne donne-t-elle pas, ainsi, une confirma- 
tion ioattendue de la chronologie biblique ? 

Incessante variété dans les formes , dans les positions , 
immuabiltté dans la cause productrice» toujours les plus 

grands effets avec les moindres forces dépensées Voilà 

le résumé de toi^tes les lois de la création ; et de la grande 
cause finale qui préside à la coordination de Tiinivers. 



mê4 



-P 400- 

Symétrie des Embouchurei des 

Distance des embouchures 
Gvte i*llAt-lai«. 
mnimètrdt 

Distance Maxim. Loire et Danube jjusqu^à Tîte 4032 
Moyen. Gironde et Danube jdes Serpents 4000 
Minim. Gironde jusqu'à la bouche du 

Danube la moins distante. 979 
Maxim. Gironde et extrême embouchure 

du P6 40aix0.4n7 436 

Moyen. Gironde moyen, id. !0f)0x0.4M7 4ÎÎ.7 

Gironde minim. id. 97dx0.43S7 443*8 
Maxim. Gironde Seine MOSîxCS ] 

|ou 4032X } 401.04 

((0.4ÎÎ7)* ] 

Minim. Gironde Seine 979 x G^ 4*75 

Maxim. Gironde Loire 4032 x G' 77. 9S 

Minim. Gironde Loire - 979 x C3 73.91 

Maxim. Gironde Sèvre 403Ï x G« 3S. 9S 

Minim. Gironde Sèvre 979 x G« 31.23 

Maxim. Gironde Charente *032 x--^ ^^* 

Cl 

Minim. Gironde Charente 979 x-- <8.0I 

Maxim. Gironde Seudre 403^ x G» 43.73 

Maxim. Gironde Royans 4032 x C« 5.88 

La Loire a une embouchure plus large que la Seine. 

Pour obtenir le cercle qui passe par Temnouchure supérieure 
il suffit d'ajouter C<^ chiffre de la bouche de la Gironde. 

Le Rayon générateur du grand triangle , Pô-Gironde , donno^ 
le cercle qui insigne les AlpW^MîdenialeSv passe par le mont' 
Blanc et toute la partie septentrionale des côtes de Cornouail- 
les jusqu'au Cap Lands End R — > 

La bouche de la Vilaine se déduit du cercle de la Seine. 

La Symétrie des embouchures change de centre au delà du 

Pas-de-Calais, correspond au rayon générateur mont Blanc 

Les embouchures de l'Escaut et de la Meuse se coordonnent au 
sommet du triangle Rhin. 

Les fleuves Espai^nols suivent la coordinationdes embouchu- 
res au delà du Pas-dp-Calais. 

Le cercle Rhin, centre Gironde, donne la bouche du Tage. 

Le cercle Meuse id. id. la bouche du Duero. 

Le cercle Wéser id. id. Quadiana Guadalquivir 

Le cercle Elbe id. id. détroit de GibralUr. 

Bdi, entre Ginide-SmiiK demie Ebre et cSlei Sud dV^agletcrre , U eecOcieit m 
/ / 4 VX C.=H), aiei. L» longueur ior la carte féologlqu© de frwice^ 

I C« ^ I ^ j lest d'après le calcul , « M8 miUfnètres. 



-4« - 
fleuves de l'Europe centrale. 



des fleaveâ 

GMtfilv4«. 


Baropéens 
GNdikit 


GNdnM 


HUltBèllW 


Hanérlfo«. 


Al(ébriq««. 


4239.6 \ 
4204. B 

4476 B ) 


«Kram otrlM 
sur 4000 
0.0544 




524 

506 
497.32 


0.4227 j - 

id. [- 
id. \- 


V/«-4-C 

fid. 
id. 


224.28 


0.476.6 


C« 


240 

93.66 

66.84 

39.50 

36.40 


id. 
0.075.5 

id. 
0.0319 

id. 


id. 
id. 

C4 

id. 


22. 8t 

2f.68 


0. 0484 
id. 


C4 
id. 


46.74 

7. B 


0.0436 
0. 0057 





400.66 0.0764 



( C3XC6) 



302 G X 0.2440 

447.4 0.0955 



Cl 



u mène royoa généra' 
têar qui , da la Gironde 
paiieau plus hant •onaai 
dei Alpei, donne la poit- 
tlon da HhAna et de le 
grande inOexfon du Bkluk 
an 8ad de Mayenee. 



Tous xx\n 



M 



— 4« - 

Comme la subdivision harmonique du BtMube. Les snbdiri 

précision el par la manifestation de toutes les grandes lois de 

Lorsque la Seine représentée par S. «-MI*. 5; le distance 



En mesufrint , dans le premier cas , l'ialçryalle de la source 
et dans le second cas, en prenant la distance de Tembouchure 

Si l'on exprime la Seine mioimum par Si. « 200", on trou 
atteint le cronflusnt de TOisç vers Poissy ; et , en partant de la 
confluent de l'Àrmençon et de l'Yonne à la Rocbe. 

Axes des diverses 

Le Danube Maximum »■ S Rhin lla^imum «« 4 Seine Hitrifn. 
Danube Minimum — 2 Rhin Minimum. 



Axe fluvial du Danube 4? de la source daps (a Forêt iNo^isà 

rextreme embo^çh|^'e. 
!• De la source del'lnn ^ la bouche 

3' Axe Minimum du lae de Constance à la bouche . . . . 
Rayon générateur du Danube Maximum. \ 

Confluent de la Theiss mesuré de la source > . . . . 
à ce confluent. ] 

Axe de la Theiss longueur égale au quart du ) 

Danube total. \ 

Axe de la Save 

Hayon génératefur de Tare de cercle 

formé par la Theiss 



T^ym complén^^cçtaire du Danube t . . , 

Çppifljiejplt 4e >a Save ^ Belgrade. | 

ta ion^petjr du Danube à partir de la source dé Tlnn, est. . 
er^^OjTtd^ Danube maximum et Danube-Inn , est0.9t26. 
Longueur de l'axe de Tlnn moitié du rayon complémentaire 

du Danube. 
Confluent de la Morava à Semendria , ] 

rayon complémentaire du Danube Inn. | 

Longr de la droite joignant la bou- Au Dii^ 831 x(4— 0.73t)| 

ehe du Danube au centre de la Theiss. •■ 834 x 0. 268 ( 



9^' ""* 

coordioaiioD. 

exprimée par la formole S se montre — : 

4« au conflaent de la Marne aveé la Seine. 

t^ au confluent de FYonneravee la Seine, 
de la Seine sur le plateau de Langres, au confluent prèf Paris; 
aaeonfluent près Montereau. 

▼eque, à partir éa plateau de Langres, la longueur S^ (\/t -* 4) 
bouche de la Seine, la longueur Si(v/2.-^,0 ^ ^^Ç*" abouj^tit au 

MMU Echelle des longueurs 

àê U eart« de U tarte géolofiqae de FrMee 

#Europe Calcul. Mesure. 

***-■•]«. écarts écarfi 

ahsoios relatifs 

^1 Maxim. 831 demi Danube--*4.15. 5--4.t.5o . Rhin MATim 

77.0^8 «xrai. 

Minim. 759.8 -*370..8 -l.pî^^phin Minim. 

399 479. 73 481 . 2 -- (A) +4 . 47 + 0.0030 

207.75 «08.29 +0.54 -|- 0. OOtS 

%V «77. 277.66 +0.66 + 0.0024 

,433 169.94 459.86 —0.06 — 0.0003 



354.26 349.8 (B) (A) +(B)-834 — 4.46 ^ 0.0044 
770.48 

475! 6 476.7 +4. 4 +.0.0063 



3i5. 330.66 +5.55 + 0.047a 

222.7 222 —0.70 0,003? 



~A4- 

Au confluent de la Dravô, correspond un demi 
axe du Danube placé entre Temboachure et ce 
confluent. 

Le confluent de la Theiss devrait être à une 

disUnce t (831 x(^— 0.732)2 — 83j^ ou encore 83< xO.43. 

ou 83 1 4( 4.-0.73i1)^ ) 
S 

La d'.stancf 834 mill. de h bouche du Danube à sa source 
est celle au 1 finbouchure aux dernières hautes cimes des Alpes 
la jung frasî r t le mont Kose. 

Dclile dos >erpents extrême bouche du Danube, au mont Blanc 
le cercle Cic-li avec un rayon égal à la distance Loire Danu- 
be Dx(v/* — 1}— passe aux extrêmes cimes mériodiouale des 

Vosges. 

Axes fluviaux et 

Danube entre leThalweg du Rhin el Vile 

deë SerpetUs 4176x0,732 

Danube dcpuU la source de la Forêt 
noire jusqu'au boul du Delta. . . . 4176x0.707 



v/s -I 

Gironde et Pô maximum 4239 x- 

X/s 

Gironde et Pô minimum 4476 x V^^ -^ 

Khin — Maximum du Splugen à Hic d'Amelan. ^^^^ 

3 

id. des affluents de TObcrland 4476 

à rîle d'Àmelan. — 3 — 

id. du St-Gotbard ili id. . . 



~ 4*5-, . 



415.5 415.88 +0.38 0.0009 

356.3 360.94 +4.09 + 0. 0H5 

MoyeDne des écarts sur 
\0 chiffres. 
0.035 -i0.00:<5i 



906.85 S94.88 ~U.97 I — O.OIM 



«xet de mmUagnti. 
HO. 86f 



^) 831 Longueur des Alpes pHnci^les du coud« 

du Rhône à St-Genés, à celui du Danube à 
finde. 



5U Longueur de la chaîne des Pyrénées Asta- 

ries, du Cbp Creus au cap Finistère. 

497 Longueur de ïà chaîne des Pyrénées Asiu- 

ries du cap Creus au cap Ortégal. 

^(3 440. 6* Longueur des Alpes principales de la /«fi^ 
frau à BUDE. (444) 

3^0 390 Longueur de la chaîne totale des Alpes 

principales du mont Blanc h Bude 468,70 -• 
S axes Corse et Sardaigne— 2 Rhône ^ S Pô. 
380 



-«s - 

Rhin jusqu'à l'embouchure principaile dite d« la 

Meuse eu partaot du Splugeo 

Meuse à^ âé^rt sâr le Plateau de Laugres jusqu'à 

l'embouchure 

i^youdu grand cercle de la ligne de faite pask^nt 524 

àUthoûtBiÀ^ --?, 

Loirâ 524x0.535 

Calcul de a longueur de'jla] Loirej par le triangle 

Loire et Po 

Rhône maximum] à partir de la source de la Lq^ovA*;^ 
Saône, jusqu'à l'extrémité du DelU . {«^-^^"-^^ 
Rhône à partir ^des plus |Ointains affluents du 

duDoubs. - «L^^ 

2 
Rhône à partir du glacier de la Furka . . . 497x0.467 
Pô à partir du mont Thabor jusqu'aux 

derniers alluvions du Delta .... 'd 

Demi longueur de la Loire »» la Saône de son 

départ des Vosges jusque à Lyon 

Seine maximum 524x0.4227 

Seine Bioyenne — par TAube 497x0.4227 

Seine dernier minim. à la source vers Ghatil(on. 05.S x 1 .732 

Seine » à la source de^CYonne 

Gironde maximum donné par la source du Gers jusqu'à la tour . 

(fkCordouan.( 
/Variante de cette tdngti^ùr-^ té titia^\dôiin86f t>^'céltë di Tarn^ 

\ dalquivir 205 / jHqi'k lâtov^eCir^tti. J 

Gironde minimum vei^ CâslèltiàUdHI^y . . . * .r . . . 

Tage dii départ jusqu'au raptasoaq 

Duero. * 

Guadiana 

EBRE 



m - 



363. 6 



LoDgaeur de la chaîne des Alpes entre la 
larce de Tlnn et Bud€. 



soarce 



30) 
StO. 3 
Ît3. 6 S8i. 5 



S66 
t43. 

m 

id. 

2)4. 5 no 

11«0 )40 
200 
SOO 

198 



Letfgaeor dv l^i éhatiie dû JnfH partie exté- 
rîcure de Belfort i Toulon. 

- Longueur de la cfaaine âû Juta partie ii^ti* 
rieure du confluent de TAar à St-Tropez. 

Longueur de Taxe du pkumu €^i¥ë^ dé la 
France de Nontron à &» sevrée du P6. 



Longueur de la chaîne des Vosges. Des Vo»« 
ges au Jura intérieur le rapport des axes est 
1 à •» . 



(n 



900 



474.6 474 

363.« 363 
M3r<6 «M 

343. t8 943.38 



(1) Longncar de l'axe^^ chaîne 0m»4riÊmr§àê»prmn«Uê Aluiu 
•t èe la eUlae'aés PifkKNÉV. 

«^ Leogueor du rayan générateur des AJpes 
principales correspondant -au triangle appuyé 
sur la ligne de la Gironde au mont BLANC* 



- 4IB-. 



Corse et Sardaigae de File Gtraglia au cap Spartivento point 
le plus éloigné de la Sardaigne 



BubdiTision de la Corse et de la Sardaigne ] 

Bayon générateur de Taxe total donnaot la r 4 

longueur de Tlle de Sardaigne tout î ' * "^ 

entière. 1 
Longueur de la Corse 234x0.40 

Mrgeur du détroit t34x 0.0227 

Corse plus>détrolt ou Rayon eomplémentairn .234.39x0. 4227 
Sardaigne plus le détroit : . 234.39x0.600 



Rayon générateur augmenté de moite en hau- 
teur du triangle équilateral 435.52x450 



Maximum de l'axe prfmitif de Corse et Sardaigne 
Ce maximum diOîère de la valeur précédente du 



l 



coefficient 0.042 oui donne le di.\ième du coef- l 

ficient exprimant le rayon eomplémeniaire. 203.28 x 4 .042 ; 



* Behella de eomme «eUa de 1* c«rle géologique de Frtace; U «it 

S,000.0«0 
pof flble qae U dlTergeace de 8 mUlimèlrei entre la longueur du 96 «I U long «enr 

Corée et Serdalgne proTienne» en partie, du retrait inégal du papier .des (UTtr- 

tei oartet. 



4fc0- 



I Excède de 3 milliroèlres. la longueur du Pô 
miiimAct celui du Rhône romimum la divergence est 

«34. 39 «34.39 hP^^^.^ ^^^^^ ^^ Sardaigne est exaclement 
/ l'axe des Alpes principales du mont Blanc a 
' Bude. 

i Excède de 21 millimètres, la moitié du Rhône 
435 3î 435 15 {maximum. L'accord enlre la mesure et le ré- 
' sultat du calcul est prodigieux 1! 

93.75 94 Egale la dislance de la Gironde à la bouche 

de la Loire. 
5.13 5 



98.87 99 

140.64 Egale l'axe maximum des Vosges — le 

rayon minimum du iura ou du Rhône suivan 
le Doubs. 

!Du cap de TAlciolo (Corse) au cap Carbo- 
nara ^Sardaigne.) 
Seine minimum — Gironde maximum — 
axe des Pyrénées. 

Du cap de l'AlcioIo au cap Spartlvento Sar- 
daigne — Vaxe moyen de la Seine qui est 
î I î «4170 2 H millimètres, d'après la carte géologique de 
France et de 415 millimètres, d'après la carte 
d'Europe de l'état major. 



— 4|0 - 
Rapports harmoniques des Parallèles côrretpotulttni^ 
au Pôle Behring. 

S g- iSAS f •« 

I- Il si-ii li u 

ut 1 4.000 1.0ÔO <4«o GapAi|uiUe, 

ex t. d'Afrique 
ré 8/9 0.8888 0.9W8 439*5 Malouines 

mi 4/3 0.8000 0.8944 132° 37 Chiloë 

^a 3/4 0.7500 0.8660 «^ }^ l28o46 S*«-Héiène 

sol 3/3 0.6666 0.8159 ISO» 75 H. Ccnii el linte 

4*iittra]ie. 
la 3/3 0.6000 0.7746 lU^ôi Rio 

si 8/15 0.5333 0.7320 ^V^ —1 i08o 33 inflexion cercle 

vert 
ât^ f/<2 Ô.^Od 0.7074 404»65liinile intérieur 

de Tin flexion 

ré» */9 0.A444 0.«666 «=* ^ 98o.66 Lac Tchad 

mi» 2/5 0.4000 6320 

fea 8/8 0.8750 0.6110 90» 28 Equateur , de 

Behring 

sol» 4/3 0.3333 0.5773 =_L- 84«>44 Isthmes 

Itfl 3/40 0.8000 •.5lid derau< 

è53i6(*bv/8 .^)a PN^I.) 

ait 4/4 s 0.)é6& 0.5464 76*42 Cap Bon 

ut« 4/4 0.Î500 0.50<yo«JL *î'** axeduTage 

t 

ré» 2/9 0.2222 0.4744 —1-(v/3 —4)* 68*70 Limite des 

à 0.4640 montagnes 

miM/5 0.2000 0.4472 66«48 Bretagne 

soP 4/6 0.4 666 0.4082 60» 44 Cercle yert 
4/7 0.4 425 0.378 55» 94 

4/9 0.4 4 44 0.3333 —/i_ y 49<» 33 Cercle volcani- 

\V/» / que 

4/44 0.07477 0.2679 (2— v/s )« Wo64 
4/42 0*0456 0.42525—^ 4 8« 50 Iles Aleutiennes 

8 



(U •*a<il , toi .' te to c«rt« de U Sfvre d« U terre développée k rhorisMi ée 
MrlM* 



f 



Rapport des éléments astronomiques de la terre avec 
les formides qui lient le triangle équilaleral au 
eerele circonscrit, 

Angle de rEeUp(i(}ae calculé par la formule établissanl le 
rapport du diamètre du cercle circooscril avec le trianMe équi- 
latéral qui correspond h ce cerclé. 

L'angle moyen de l'écliptique est do 24 degrés le rapport dt 
cet angle à la distance dû Pôle à Tequateur , 90 degrés. 

est «-0, Î6666. 

90* 

2 _ v/' am 0, 36793. Le rapprochement des deux 

valeurs est à 1/80 près : l'écart en moins. La variation de 
Téciîptiqae a peur «mpUtode totale 6 degrés 6 dixièmet. 

Le rapport de celle variation à t'angle d0 l'étiliptifiue 

6* 6 
est « 0, Î75. 

440 

j — V^3 « 0, 26795. La divergence est de 4/40: 

fécar( en plus . si l'on prend directement le rapport de Toscilla- 
tion de l'éclrptlque au qtiaf t db méridiéii 

cm aM -^ « 0, 0733. — ( 8 — v/3 )^ + Oy 0045 — 
90 

(2 - V/3 )« + — l'écart en plus est de 4/4l 

Donc l'angle de l'édiptique est donné par le coefficient S -* 
(^3 M 0,1679 ;» 4 — ( v^> — 4 );|i'o80illatioQ de réclipti*- 
(pie par ie carré du même coefficient -• 0,07477 — {% -^ 
•»)«et la latitude de Behring est 660 ^ 90© x;;X\/« — 4 ) 
- 90<» X 0,7334 — 65* 889. L'erreur pour j)e dernier cae 
ou la divergence du calcul et de l'observation 

std ^^ ^ . J 
* ® ••••'* «00 II 

Les écarte de ces formules et de t'observation sont -^ ^r^. 
et-L 

MO 

Le rapprochet&ent bien frappant du dàlcul et âé i'ôl^ééfVaiitbla 
prottYÔ rexactitude de nos inductions. 



— 41^ — 

Les subdivisions tei rcsire se font en suivant les^ rapportt» <lti 
(riangle équilaléral au cercle cii conscrit. 

6«î .6 qui est b variation de l'écliptique, donne pour royoïi 
générateur ou par subdivision harmonique. Taxe Corse et Sstr— 
daigne primitif ou axe fluvial delà Seine. 

60 6. X ■— « 30 81 = 474 millimètres sur la carte d'fiu- 

V/3 

rope. — C'est Taxe moyen de la Seine. 

6o 6. est Taxe Nord-Sud minimum de la méditerranée ou 
la longueur du Tage. Les rivières d'Europe portent le caclie/ 
de la variation de l'écliptique , c'est le grand élément géo^ra— 
phique. ^ 



Variation de Vinclifvaison de VEcliptique sur l'ëQualeur 
terrestre établie d'après les données de l'annuaire 
des marées , année 1860, p. 303. 



L'inclinaison maximum de l'Écliptique a eu lieu 
40,000 ans avant Tannée 4800 de l'ère chrétienne, 

cette inclinaison était de 27o 30' 58' 

30,000 ans , après l'an 4800 ; l'inclinaison mini- 

mun sera de . . îOo 54' 38' 

Tamplitudo totale de l'oscilation de Técliptique est 

donc dans l'espace de 70,000 ans de 6o 36' 20' 

nnclinaison moyenne est* 24» 42' i«' 

Le calcul de Tanglc moyen de Técliptique of- 
fre une incertitude qui peut s'élever à 8 minu- 
tes en plus. 

On voit , que l'angle nâoyen [de l'écliptique cor- 
respond à la position qui plaçait la limite de la 
z^ne glaciale dans le détroit de Behring ; détroit 
qui joue un si grand rôle dans la symétrie géné- 
rale continentale. Lorsque rinclinaison de l'eclip- 
tiqne était de 24» 42' 48* 



^^ 



defré nioilcKCinf'. 

I p limite de la zÔDC glaciale était à 65» 49' 41" 

«rie cap du Prince de Galle ; pointe eilrême de 
I fXménqae Nord , est à la latitude nord de. . . 6;io 45' ' 
laodis que le cap Est, extrémité orientale de l'A- 

«, est à la latitude de 66o 46' 5 

La position moyenne de ces deux caps forme le 
Œîlicade la partie étroite du détroit de Behring, 

à UDe lalitode de , 6 6» ' 75" 

Les époques de coïncidence de la limite de la zone glaciale 
aTec le détroit de Cetiring, ont dû être celU's des crises remar- 
qaables dans la cosmogonie terrestre. — Il faut donc chercher à 
qaeîle période remonte âm^ le temps anciens, linclinaison de 

Wo degrés de réclipliquo sur l'équaleur terrestre 

U diminution sîculaire de l'angle de l'écliptique avec Téqui- 
leorcst de 48 secondes , en remontant h 4006 ans , avant \c 
♦•'janvier tnoo ; c'est-à-dire à 2î06 avant J. C, , on touche au 
moment où Tinclinaison de l'écliptiquc éfnit de Î4 degrés et où 
iccercle |:olaire atteignait Behring. D'après la chronologie adop- 
tée , Vépoqoe du déluge universiîl , doit être portée aux envi- 
rons de Page de 5308; bien peu différent de 2^06. 
^.ecafacîisme diluvien se confond donc avec la période où 
la limite de la zone glaciale atteignait Behring ? 

A cette époque la variation séculaire de rinclinaison Téclipti- 
qoe sar Téquateor était U plus grande; et les'variations a thmos. 
pWrîqae , marine el terrestre atteignaient leur plus haule 
▼alenr. 



Dlmonstralion mallémalique de la subdivision régulièê 
opérée spontanément dans les corps vibrants. 



Nous allons considérer d'abord une corde vibrante ^t reDdn 
compte par les lois de la méc^mique de sa subdivision en frac- 
tions très simples. Celte subdivision a été jusque à prénenl 
regardée comme conciliable avec les lois des petits f^aarfi- 
ments ; mais nous allons p^us loin , en démontrant que celte 
subdivision régulière est une conséquepce matbémaiiqae da 
principe général de la moindre action. 

1« La subdivision spontanée d'une corde eji partie oscUlant 
séparément , est uue conséquence nécessaire du défaut d'ho- 
mogénéité de la corde. — Les parties plus mobiles, seroDl : des 
ventres de vibration ; les parties moins mobiles, seront dans 
un état de repos relatif, en cons 11 tuant des ntBu^ de vibnii/oo* 

2» Les nœuds et les ventres de vibration doivent partager la 
corde en portions régulières, di^lribucc5 entre les deux points 
fixes, auxquels s'attachent les extrémités delà corde vibrante. 

En effet, un ou plusieurs nœuds seront placés entre les âetf^ 
extrémités de la corde , et IVnsemble du mouvement de tous 
les points de la corde, autour de la position initiale d'équilibre, 
sera mesuré par Tespacc parcouru par les divers points oscil- 
lantç. La Somme ou Viniégrale de toiis ces parcours pard'c/s 
formera Vairc comprise entre 1 1 position d*éqai\ibre et répart 
extrême de la corde vibrante. — Ainsi , la mesure de l'ensem- 
ble des mouvements partiels des points oscillants , se ramène 
au calcul de Taire comprise entre la position médiane de fa 
corde et sa position extrême. 

En vertu de la loi de la moindre action , la Somme des mou- 
vements partiels des points de la corde doit être un maximwn: 
donc l'aire comprise entre la |>osition médiane et la position 
extrême de la corde doit être , elle même , un maximum. 

La corde subdivisée en nœuds et en ventres de vibration sera, 
dans sa position extrême , comprise entre deux Polygones , 
l'un intérieur , l'autre extérieur à la corde. — - Il faudra que ces 



état Polygones satisfassent k la loi de Taire maitUnii«i. «- Lti 
question se ramène â la recherche de l'aire maximum comprise, 
SGQS un périmètre donné , et avec un nombre donné de som- 
mets de Polygone. 

Dans la série des côtés formée par la jonction des nm^âi 4o 
▼îbratioQ , qui constituent aussi le Polygone donné par la po0i* 
lummoyenoe des venires de vibration, on devra trouver le iracé 
d*aQ Polygone convexe inscrit.dans un cercle, puisque leoèrde 
passant par les^deux extrémités fixes de la corde ; est la figure 
d'aire AiaxifBuiB soik9 le moindre contour.... C'est \h un des ré- 
siliais imposés par le calcul des variations. 

Quelle sera la relation qui existera entre les côtés «, xf af 
àe ce Polygone... formant une somme constante 7 cette relation 
dérivera de la loi des aires partielles formant on maximum au- 
tour du centre du cercle.... la distance des divers côtés h ce 
cenlre; étant représenté par r r' r*.... ; les aires seront <l/i 

\XT-\-3ifr^^afr^'\- .... ) ; tandis que x -^ af -^ sf f^ 

constante. Par le calcul des variations , on tirera de ces deux 

relations r ^ r' ^ r^ «- , et par suite .r •* jc' -«^ af. 

Le Polygone formé par les nwudê de vibration sera donc 

régulier ; et la même conséquence s'applique aux »enfrei dB 

vibration. 
^ faut donc qn'H existe no nombre enii«r ei très sà^iftle de 

subdivisions régulières entre les deux points fixes de hk eor49 

vibrante. 
Une dcmonslralion analogue s'applique aux lames .vibrapr 

l^ '(l) En remplaçant je cercle par une surface sphérique , (es 

cordes par des surfaces polyédriques et les aires jifui jmesur^t 

les mouvements par des volumes. 
Donc tout corps vibrant doit se subdiviser «o |)«rties régu- 

lîères et cette loi Rapplique i la terre. 
La CFOote terreste pont être représenbée par ane iMoe spM- 

^que doo4 l'épaisseur générale seraii de AO JBi1oeftè(r^s• 

(t) Avec eetle seule différence que la lame fixée par ane M«le eitrémJlé , le 
koit libre correspondra à nii «««irtde yibnliM, ianilU qua l'eatrAnti^ tv^JH* 



Cette épaisseur comparée au rayon tei rostre o.iOOjJcilomèlres 
n'est guère que — du rayon total. 

Les continents nivelés n^oflrent que les épaisseurs suivantes; 

Europe , 325 mètres , Amérique Septentrionale , it% mèlres , 
Amérique Méridionale , 3ib mètres; Âsie 350 mètres ; Afrique , 
345 mètres? 

£n moyenne , la tranche des coulinents audessus de la mer 

s'élève, à peine, à la hauteur de 300 mètres et ne forme qVune 

3 
fraction de — de l'épaisseur générale de la croûte terrestre.. 

celle-ci peut doac être considérée comme une lame assez ré- 
gulière. 

Entre la partie émergée et la partie immergée, il y a la solu- 
ftttion de continuité , qui se manifeste entre les vibrations des 
corps solides et les vibrations des corps liquides : — On trouve 
là le principe que doit nettement ^limiter les étendues émergées 
et les faire obéir à une loi mathématique bien tranchée. 

Les lois générales des subdivisions des lames vibrantes doi- 
vent donc s'appliquer à la croûte terrestre et doivent plus 
énergiquement encore, séparer les parties émergées et les 
parties immergées de la surface de notre globe. 

Nous posons comme principe général que la symétrie des 
directions des traits de la figure terrestre entraine^icelle des 
longueurs des axes ; ce principe peut être formulé de la ma- 
nière suivante. 

Théorème. Sur une sphère, les symétries d'angles de 
grands cercles produisscnt les symétries de | longueurs des 
arcs correspondants aux intersections des mêmes grands cercles, 
et réciproquemeni. 

Or , les angles deai grands cercles sont absolument ce que 
Ton désigne sous le nom de directions... Ainsi, en admettant le 
théorème énoncé, la symétrie des direciions des soulèvements 
et des thalwegs conduira à la symétrie des longueurs des axe» 
des montagnes et des vallées ,* tout comme cette dernière 
symétrie aboutira à la symétrie des directions.... 
La question des rapports existants entre les longueurs et le» 



- 4t7 - 



I âireeiianM se réduU donc A la démoDstratio i du théorème pra-* 
cHé. — Yoîci cette démonstratioD : 

IHcomposons un polyèdre symétrique en «ingles (rièdres i 
chaque angle trièdre offrira la proportionnalité des sinus des an- 
gles tîMres, et des sinu:$ des angles pinns opposés aux angles 
dièdres.Les valeurs des arcs de grands cercles seront, donc, ép;a- 
les entr'elles, dès quelles seront opposées h des angles dièdre» 

égaux Cela va Jusque à celte extrême conséquence, que; si 

Ton donne tes trois angles dièdres, les trois anales plans, ou los 
trois arcs sphérîques correspondants seront délerminéf.— Dnnc, 
la symétrie des directions, potraine. rigoureusement, celle rîo« 
, longueurs des arcs : il ne p'îul y avoir, sur la Kji'ière terrestre. 
une symétrie , même partielle , de directions , a:ids qu'il y ait 
une symétrie correspondante dans les longueurs des arcs 

Eq établissant nos rapports de longueur dans les tr.iits de la 
structure terrestre , et en formulant des lois do symétrie pour 
ces longueurs , nous suivons , donc , au fond, le m Ame or ire 
d'idées que celui qui a été développé relativement aux direc- 
tions par ViUustre Elie de Beaumont... — Mais , nous ne trou- 
vons pas sur la surface terrestre un corps ép.al^men! erisV'l- 

lisé 

Entre la partie é uergéc dd notre globe et l^i partie immergée. 
n y a toujours les rapports dérivés de la subdivision des corps 
vibrants, mais il n'y a point é:^alité...II y a entre ces (hux 
portions des différences qui rappellent la dissemblance da 
formes, existant entre les deux pôles d'une tourmaline qui 
manifestent des électricités opposées. En un mot, il y a nne 
lot générale agissant d'une manière différente sur deux miliejx 
aussi différents, que les solides et les liquides. 

C'est, ainsi, que nous trouvons toujours les thalwegs et le 
fûUe$ se plaçant en sins opposés, relativement aux deux exiré- 
n\Ués d'un même axes. 

Sur l'axe Gironde-^6, si l'on prend la longueur du rayon 
gÀDérateur à partir du centre Gironde, on obtiendra le faile. 
des Alpes occidentales passant par le mont Blanc ; tandis qu'en 
PTenant la même longueur, A partir du centre PA, on tombera 

Mir le grand thalweg du Rhône La symétrie, d'un fou/^«^. 

Tous X3LVII 27 



msnt f*.sl formé par un écrasement,.., Cest uoe symétrie par 
contraste comme dans'les deux boals opposés d*uac tourmaline, 
un'^ face ou une troncature, fait le peadant d'un pointcmenl. Ce 
quléiait posiiif h un pôle, devient négalif, h Tautre ; tout comrae 
K^à doux ;)i>leâ Icrre^lrcs ont des forces raignéliqucs apposées. 
.rntre le relief du pîalcau central de la France , et le fond de 
l.i V il'/'C du Pô , oxiblent les raèinos rapports d'égalité et de 
po>ili< c daiis les lit^nes cl les Irails, ici encore, ce qui çsi 
positif d'un côlt'î, est négatif de l'aulre. -— M. Klie de DeaumonC 
oynrd Irouvô lo ciuUre dç. son pentagone européen, en se diri— 
g«.';uil sur les lignes de faite, nous devions rolrouvor in ce 
o'H'U . d?s r3;î|)orts reproduits par des lign os de talweg. En 
vu î, 1. c'Jj-lo 4iirondc-Pô décrit du cenlro Gironde, pnsse pnr 
liî foint D. de :d. de Dcaumont. Du centre Pô, au point D., on 
trouve la dislanco qui sépare la Bouche du Pô do celle du Rhône ; 
on uQC fois et demi Taxe moyen de la Seine.— Et le cercle 
d/T.rit du cenl!(^ Pô, avec celle longueur Rhin et Pô, vient des- 
hip ^r rexlrô:ni!é îles Vo-:^es et de la Forêt Noire en passant par 
le I' 'iifluent du Mein avec le Rhin. ...et se poser sur le centre du 
pentagone des soviièvcnionls européens. 

!.? symétrie des longueurs des thalwegs, nous conduit, donc, 
â la rencontre d'un [)oint déterminé par la rencontre des direc- 
tions des lignes saillantes.... La géométrie des formes se mani- 
îcfclô, ici, quelque ioit le procédé employé pour le reconnaître î 

Il nous reste à faire connailre les DEîJX types pnncipaux 
sous lesquels apparaii la subdivisjiou d'un axe fluvial ou mon- 
tagneux. 

Ces deux types sont toujours dérivés du rapport existant 
4'!il! v3 Tu ni lé et v^^ . 

Miv«i ce rapport peut être pris par différence, on aura en ce 
cas p^ur coefficients ^/^ — ^, i — ( v^' — 1 ) ou 2 — \/3 , 
et ( V/^ — I ;« l — ( \/^ -r < )- ïe rapport de\h\/i peut être 
pris par quotient, les subdivisions ont alors pour coelficienls 



- 419 - 

(^y : ; 

le premier type dont les ooefficîento soot : 
V/l — 4 — 0.732, 4 — (\/î — 4) — 0.568. 
^ V/3 — n^ — 0.5360, (4 — v^ — I )« — 0.072&. 

Se lro«Ye représeolé dans la graode 8ubdiTisioD do globe 

torrestre. Berhiog oorrespood à un cercle polaire , doQoé par 

90* X 0.731 — 650 88. — Chiffre bien voisiode 66o , et 

récliptlqae eslldéterminé,|daos sod angle moyen, par i^O xO 268 

La variation elie-mème de récliptique esttio. 42 x 0.268 
•— 6<^-462: elle est représentée sur la sphère terrestre par 7i7 
kilomètres 98. 

Chose bien remarquable ! cette dernière longueur est, la 
largeur de la méditerranée, entre la bouche du RMne et la côte 
de rAlgérie I et elle a pour rayon générateur, 6" 46£ x 0. 5773 
— 3» 73 eu 444 kilomètres 44. 

Or, Taie moyen de la Seine par l'Armaçon est 440 kilomètres 
et l'axe de U Duranoe est de 207 kilomètres, moitié du même 
rayon générateur, voilà donc la VALLÉE Dft la SELNE dont- 

l'aXB SB LIS sua LA SPHtBB TEBEBSTBB, A l'aMTITCDB DU PLUS 
LBRT BT LB PLUS IXPOBTAIIT DBS «BAIIDS PHftilOlfiBNBS ASTBOMOMI- 

QDBS BXLAT1P8 A LA TBBBB, Taudis que TaxQ dc la Duranoe^ 
égale à la chaîne qui exprime la largeur de la ProYence , entre 
le I^hÔDe et le Var, donne 1^ MOITIÉ de la même valeur astr^- 
Doroiqoe. 

Le type des rapports par diCTérence, si bien indiqua dans les 
grandes conditions astronomiques de la terre, se trouve aui^^ 
représenté par les subdivisions ^^ la Loire. 



- 420 — 

La Loire a pour axe maximun 566 kilomètres et pour con- 
fluents les plus remarquables : Loire et Allier ; Loire et Vienne 
ces deux confluents sont représenlés par iS6i6 kilomèlres 
X 0.732; 41 i kilomèlres: soii que Ton nârte de Textrémiié 
de la vallée, vers la source de la Loire: sqft qbe Von se pose à 
Tembouchure de cette rivière.... 

On trouve aussi, le grand coude cfOrîéanB; en prenant & 
partir de Vembouehure le coefficient ( v^ — 4 p ou 0.53i5 : A 
partir de la source de TAliier jusqu'au grand cdpfluent de 
Nevers , le coefficient est 4 — ( v"' — 4 ^a -= 0. i^bb. — Le 
Danube et la Seine offrent, au coEtrâire, e^senlifiUeiiidnt la 

subdivision ■— ; Aux deux grands confluent Seine-Marne, et 

Seîne-Yonne r se trouve rapplication du deuxième type< 

Le Rhône offre, dans son axe maximum par la vallée de fà 
Saône , lapplication du type l/)ire, et par son axe RbOna Alpm 
rapplication du type ^ine. i 

La structure générale de la terre, dans la limite de la nouvelle 
Hollande, offre le type Loire; dans la subdivision dei isllimes, 
elle reproduit le type Seine qui n'est lui-même que la repro- 
duction du type Corse cl Sardaignc. — Mais qu'on ne p^de 
jamais de vue que l'un et Taulre type sont constamment la 
reproduction des relations du côté du triangle équilaiéralûvec 
le rayon du cercle circonscrit. 

Ces relations incommensurables du rayon générateur au côté 
dti triangle équilatéral, donnent lieu à une première approxi- 
mation exprimée par les nombres quatre dixième et six dixièmes 
...C'est ainsi que la longueur de Tilc de Corse, prise dans? sa 
masse la plus évidemment continue, donne pour axe général ISi 
longueur de 484 kilomètres.... qui est les quatre dixième des 
46î kilomètres valeur de Taxe général Corse etSardaigne....C'e«l 
aînsi que dans rensemble du globe terrestre , les axes conti- 
nentaux Asie-Afrique, Amérique s'expriment par 448» et 444* — 
chiffre qui ne sont que de faibles variantes des 0, 4 des 960 
dégrés de la circonférence totale de la terre. — On voft com- 
ment on eit amené par cette première approximation, au sys- 
tème des angles pentagonaux do "- 72« . . . angles qui 



- 421 — 

forioc*cki la buso du réseau pentagonal si savamment eiposé 
par V Illustre M. Elie do Dcdumonl. 

Après avoir discuté les lois de ^dos lypcs ào subdivision , il 
Caui discuter les principes qui nous ont conduit au triangle 
équilaléral dont la base part de Textièmilo de la Gironde. 

l^e triangle équilatéral dont nous avons posé le sommet 

priocipai.è ta bouche de la Gironde , avait ce centre remar- 

qu<ible tout indiqué par lo grand triangle équilatéral appuyé 

Sttr les grands groupes volcaniques. 4<' de l'Islande ; 1<> des 

Caoaries et 30 de TArchipel Grec. Les vibrations de Ces trois 

^ands groupes avaient donc leur résultante générale passant 

par la oouche de la Gironde. Ce triangle était lui même tlé au 

syslcme des axes continenlaux partant de Behring ,,fpar la re- 

Vifion ; . D'aulre pjrt, Tintériéur même du sol osl 

proforidéme&t modifié vers la bouche de là Gironde » la pesaa^ ^ 
leor y prend sa valeur minimum relative au reste de TEarope, 
Undis quQ Tattraclion ialérieure va ctoissaoi de la Gironde à 
la vallée du Pô, vers Paime et Pkisanc*;. 

Les forées corrosive des volcans du grand triangle vol- 
esDtque Européen ont exercé leur plus haute puissance sur le 
ptoitti et Dirai de co triuDglo. A|rheure acUielle, celte puissance 
corrosive exercée dans la vallée de Gironde est , tocore , lar- 
gement représentée à la surface même du sol, par les grandes 
mânes siesoareea d*eaus| thermales qui [forment le pourtour 
de ta taUée>de Giroode, dans TAuvergne et dans les^Pyrénécs; 
étiqui appértcnt , sans ccMe , au jour une grande quantité de 
matières saliues enlevées aux entrailie.4 de la ^terre. 

Les eoostrudioDS géoœétrkiueSjdéduitessl'des grandes lignes 
ilM vallées, nons ont éùoc mené avec une singulière précision 
sor le oentre que les groupée volcaniques}. '^que les eaux ihAf" 
maies et que la moindre pesanteur Mus auraient désigné oom* 
me le point Ie7plu8 iaiportaat|de l'Europe occidentale. 

Les lois ides fortnes leri^stres permettent de calculer les 
grandes vallées sods œarinite.-^ £lles onl un^. utilité ..pr«4iqna 
pobr laposedes'ftls télégrëphîquea immergée.*^ Ain$i les deox 
«MMto8 2faKées:60ii8HAaiines placée Tune «u ntrd des iles 



Baléares h 3,i00 mètres de profondeur , l'autre au nord de la 
qô'le d'Afrique enlre le détroit de Messioe et de Gibrnllar à 
3,000 mètres de profondeur , peuvent être déduits du calcul. 

Les masses minérales peuvent aussi être tracées par des 
constructions géométriques. 

La plus grande de toutes les formations secondaires . est 
celle des calcaires jurassiques,' et le plus remarquable de ces 
sédiments est celui qui s'étend entre Bâle et Fréjus , en so 
dirigeant vers le E. Nord E près Bâle et vers 1*0. N. O.f près 
de Fréjus, massif de Testerel. Ces deux gran les masses sont 
enveloppées par deux £^rcs de cercle, dont le centre commun 
serait vers le milieu dé la vallée du Pô. 

Du centre opposé , placé à «la bouche de la Gironde , oa 
peut tracer les arcs , à courbure inverse de la précédente, qui 
limitent les terrains primitifs de la Lozère et de la pointe du 
Morvan , et qui sont enveloppés par les bandes de calcaires 
secondaires jurassiques de TArdèche et du Gard ; ces arcs dé* 
crits du centre Gironde viennent couper , vers AvaloD , le 
massif calcaire du plateau de Langres. 

Au milieu de l'ensemble des deux masses calcaires , dont les 
convexités sont opposées, se dessisent deux grandes lignes 
1o la ligne Gironde-Pô, qui marque l'extrême limite méridionale 
du terrain Portlandien , Se la ligne médiane, menée du sommet 
Rhin sur la base Gironde-Pô. 

Celte dernière médiane trace , h son point de rencontre avec 
la base Gironde-Pô , les deux derniers lambeaux du terrain 
Portlandien qui gisent auprès de Bourgoing , dans le départe- 
ment de l'Isère. 

Voilà donc une intersection géométrique, sortie des entrailles 
même de notre système des subdivisions , qui dessine , avec 
une singulière exactitude , la position du plus reniarqeable 
point Paléontologique de la France. 

Ce n'est pas tout encore, si Ton prend pour base d'un nou<- 
veau triangle équilatéral , la ligne Girond&*Rhin, on aura poor 
le centre de ce triangle posé vers le Nord^uest, vn point vot- 
8în de Winchester, sur la direction de la bouche Gironde de llle 
ip Wigth. m «entre Wincbestier, le cercle décrit en paaaaiit 



- 423 ^ 

par rextrèmiléSud-Ebidu bassm de M Seine, donnera tout Tare 
jurassique qui s'étend du Poltoo , aux sourcrs de laMaino. 

£a conllDuant cette série de constructions , OQ achèvera le 
dessin de l'espèce de 8 formé pai* le dépôt jurassique de ta 
France. 

Tous les principaux delinéaments de l\ carie géologique peu* 
Tent être obtenus par le système des couslruetiOQS géométrique 
dérivées de la donnée générale que nous avons exposée : par- 
ce que Jcs soulèvements cl les écrascmeots terrestres , caobes 
première de toute les limites géo!o;;iqucs, ont toujours eu leurs 
causes , dans la donnée fondament'le des bubdivision^ vibra- 
toires. 

Uoe autre ronséquence non moins rcMiiarquable. et non moins 
utile , est celle qui se rattache aux nouvelles donnée» fournies 
aux exploitations des iBatières minérales 

Les bassins à combustibles de houille et de li£>nitH , ont leurs 
axes principaux et leurs subdivisions établies par des failles 9 
par des afTaissements et des relèvements. 

Quels sont les points de plus gramie épaisseur de chaque 
groupe exploitable? Quels sont les points d'inlc rruplion ? Voilà 
te plus important de tout les problèmes de hi minéralogie prati-* 
que.... le point de plus grande largeur du bassin bouiller de 
Si-Etienne , est donné par une subdivision de Taxe correspond 
dant h \/^ — I. Dans Tintervalle des longueurs exprimées 

par et par v^» — I, se trouve la réi^ioa de i^lus {j;rîin3<^s 

richesse liouillèrc . région limitée vers l'Est , par h bourg le 

Terre noire. La;çrandu interruption intérieure du bassin houiller 

est, auprès de Sm::hamoiid et correspond h la subdivision 

V^3 — I . . 
Après avoir déduit de nos formulei». les lois priiic'palrs 

^es plus imi>orlant gisement houille r de la Fradce , passons 

aux gi.<.ements de lignite. 

Dvins le bassin à lignite de la villée de TArc , dans les I^oj- 

ches-du-Rhône, la longueur totale du bassin et 86 kilomètres 100 

y/»— I 
■QètreSyla subdivision établie par la formule — — >cQ^re^pottd 



— «M — 

LiZ kilunièlre^ 714 mètres, en nombre rond, à 24 kilemèlres, or, 
\t cv.vde décrit de la source de Tare , «Yec le rayon de 94 kîla- 
m&tie^ , passe uu défile de i'Angesse. la plas remarquable de 
toutes les dues Je la vallée de Tare. Ce cercle vient tracer la 
grande urr^to des 4 termes séparant l'exploitation des lignite^ 
de Gnrdanne de l'exploitation deFuveau, Ce même cercle âboatft 
fiu% dislocatiODS qui, entre Mimet et St-Savournin , s'appuyent 
«ur la plus grnnde niontagne de calcaire jurassique formant la 
limite méridionale du bassiné lignite. 

Par ces deux exemples, on vofl la généralité et rutilUé de 
notre loi des subdivisions dans les bassins de combustibles 
exploités. 

Daus les exploitatîous des filous , daas les gisements d*eâux 
thermales et d*eaux souterraines ordinaires , on pourra se gui- 
der sur les mêmes lois. Les règles présidant à toutes lies co- 
ordinaiioDs intérieures et extérieures, sobt invariables. Les 
lois 'les subdivisions vibratoires, sont si générales, que l'on 
peut en trouver Tapplicatlon dadsles distributions des masses 
âstrônômlrfues , et , même dans la ligne de la série maximum 
dôs Ikiches solaires. Les plàs petits détails de rorganisatlod 
terrestre et les plus grands trai^ de la dSstribulibn âeé astres > i 

^ont ré^is pur les mêmes lois de mécaniques et d'harmonie. Cas > 

lois des subdivlsiotis se rattachent aux phenoniènes les plusuni* 
veriRels du monde créé et aux pratiques les plus utiles de l'art ^ 

des mines. ^ 

D'après les^ observations récentes, les tâclies solaires occa- ^ 
pent de chaque côté dé l'équatéur du soleil, une fcône large de ^. 
trente degrés. Cette largeur est donnée par la sabdivîston bar» |^^ 
fflonique du quadrant de la circonférence solaire affecté du ^ 

coefficient / — - ) Voilà une première coïncidence avec no- ^ 

tie loi. «UK 

La zone tachetée offre une bande étroile où se manifeste le 
maxiiuam de paKics 'obscures ; cette bande sombre est située ^^ 

aux — - de la Hmite équatoréale de la zone tachetée ; et, par ||^ 
«conséquent, anx —- de la limite polaire. Ces deux chifSjres sont n^ 



— 42o - 

V^^ ^ I \ 
re.wcti^erneûl les «ipproxiihatfoDS de el de 

La zcne <IflS biches solaires e^i, donc, divisée d'après la 
mèflie loî que ccllo qui détermine la po^itioa do ct^rcle des 
isthmes terrestres, relaliveaienl h Beliriag. 

Il est tout naturel que les vibrations itinineuscs du soteil' 
donnent lieu aux mêmes systèmes de nœuds que les vibrations 
terrestres; mais on est surpris davantage de retrouver les 
mêmes relations, non seulement dans l'inclinaison réciproque 
de Técliptique et de l equatcur terrestre ; mais encore , daas 
lesdimensioni et les distances respectives du soleil, delà terre 
et de la lune. 

Le demi diamètre solaire est I II rayons terrestres ; or, le 

rayon générateur de ce demi diamètre est llî.x — - , ou 6J 

rayons terrestres, 829; or, la distance m iximatn de la terre à la 
loneest 63 rayons terrestres, 587 

L'écart n'est que de ,.. moins de un deux centième ! 1 

26i 

b'après Taonuaire du bureau de longitudes de 1 865 , le demi 

diamètre solaire se réduirait à 108,55, rayons terrestres, ce qni 

d(kiikerait pour rayon générateur 63 9^4, résuitat dé Tex pression 

406.55 x-~ » chiffre inférieur au grand axe lunaire de un 

teniidtM. Les divergences sbtit , dotae , ébtfë un centième en 

wunns, ti un dent centième en p/ut. 

Lé ^«mrt de la circonférence de la lune reproduit l'arc ter- 

festre qui exprlmfe l^abgte moyen de l'éciiptique. Le quart d^ 

la circonférence de la lune est les 0,273 du quart ^ la cir-* 

conférence terrestre. Dr, Varc terrestre mofen ie réctlptique 

40 4 
efet 0,Î66, la divergence n'est que de -rrrr» rrr- 

ojo 53. o. 

La subdivision terrestre de l'arc moyen dé t'écliptiqtie est , 

donc , félracée dans la dimeosiotai de la Lune. 

Ehfî^la lérre. te soteil et la lune, ndws rétrètftoftts tibs 

deux grands types de subdivision — — et l — ( \/^ —1 •) 



Ltîs dimeDsioQS do nos coulincnls, de nos fleuves, de nos mon- 
tagnes sont écrites dans les cieux en même temps que les loi^ 
dos variations de nos climats. 

Donc lès rapports géométriques du système formé par la. 
terre et la lune se rattachent aux dimensions du corps solaire 
par le lieu mécanique des subdivisions iuirmoniques : donc 
encore, lu matière cosmique s*est subdivisée suivant les lois 
qui ont présidé aux formes terrestres. 

La hauteur elle-même des montagnes, comme ta profonleur 
des mers doivent, dans leurs valeurs extrêmes , reproduire la 
douhlo int1uenc« des extrêmes attractions lunaires ; et de la 
lolatiou terrestre, sur lu partie liquide intérieure de notre 
globe. 

La plus grande attraction lunaire correspond à la moindre 
distance de cet astre ; la plus faible attraction résulte de son 
plus grand éloignement. Or, cette ditférence des eifots extrêmes 
est due à rexcenlricité de l'orbite lunaire. 

D'après la loi de Tallraction en raison inverse du carré de 

lu distance, cette différence d'attraction s'exprime par la dif- 

2 d. r. 
férence , r, étant la distance moyenne prise pour 

1-3 

unité. 

Mais l'excentricité exprimée ici par d. r. a. pour valeur totalo 
0. 1098. 

D'autre part, l'effet de la rotation de la terre se résume dans 
^'inégalité des deux axes maximum et minimum du sphéroïde 
terrestre. Cette inégalité a pour valeur 42 kilomètre 51%. 

La limite de la profondeur des mers et de la hauteur des 
montagnes a, donc pour expression, 42 kilomètres 542 x 2 x 
0. 4098 ou 9335 mètres. 

L*extrèmc profondeur des mers est évaluée par M. Eiie de 
Beaumont, à 10.000 mètres, et la plus haute cime du Himalaya 
est le mont Everest dont raltitude est 8840 mètres ; la moyenne 
des deux chiffras est 9420. 

85 

La divergeance en plus est de —- ; Elle correspond à 

VyOO 

l'Qiftceatriçiié de Torbite terrestre , o'est-à-dire aux variations 
extrêmes de Tattractiou solaire, qui doivent alternativement re- 



-4«r - 

Iraneher et ajouter leur effet è eelttl de rexceotricité de Ter- 
bîte lonaire. — On doit bi^D remarquer qae les plus hautes 
cimes de la terre soDt placées rers la région où se rencontrent 
le prolongement du grand eereU d'Amérique , Berhin;; , cap 
Horn, et le certle des grande moniagneê de l'ancien continent. 
L.a valeur moyenne des impulsions intérieures de la terre naos 
serait donnée par i^ kilomètres 51% x 0. 1098. »- 4668 mètres, 
la hauteur moyenne du mont Blanc 4415 mètres et du mont 

Rozsc, 4,636 ne diflère de ce chiffre que d'environ - -. 

L.e» montagnes offrent les mêmes variations dans leurs alti- 
tudes que les subdivisions harmoniques, des lignes horizontales 
des Tailes et des vallées. 

Ainsi, l'arête culminante du Caucase et de TArarat est hidi- 

\ 
quée par 32i8 mètres, Everest x — 7- «- 5103 mètres 33. 

La hauteur maximum de l'Elbrous est 564^ mètres, le chif- 
fre maximun des des dinivellements des mers et des montage 

est de 9335, et 9335 x — :- — 5388 mètres. 

La sommité de la Sierra Moréna et les grandes cimes des 
Pyrénées offrent, avec les Alpes, les mêmes rapports harmo- 
niques que ceux existants entre les Cordillères et les Himalayas. 

4815 mètres, hauteur du mont Blanc, affecté du coefScient 
\/3 — 1, donne 3524 mètre 08, 1c Mulahacen de la Sierra Mo^ 
réna est h 3555 mètres , la Maladetta des Pyrénées s'élève k 
3104 mètres. Dans THimalaya la hauteur extrême 8840 affectés 
du même coefBcient \/) — 4, donne 6470 mètres 88 

Or , les principales masses des Cordelières sont le Chimbo- 
razzo, 6530 mètres, le Sorata, 6487 et riltîmani, 6445 mètres, 
la coïncidence est frappante ! le Sahama , au Férou , atteint 
6812 mètres et l'Aconcagna, au Chili, 6834 mètres, ces ehiAVes 
ont pour limite 3353 » 9683 mètres x ( y/s — 4 ) et corres- 
pondent aux mêmes types relatifs que l'Elbrous comparé aux 
autres cimes de Caucase et de TArarat. 

Les inégalités des altitudes des montagnes ont done les 
mêmes lois que les grandes lignes horizontales dessinées i la 
surfiftce du globe. 



Les êrandeB pyramidôs da la ierre sonll des né&caiaotes de 
Teiioeotricité terrestre et de TexeentricUé ie l'orbite luDaîre , et 
TétaloQ moyen de oes imposantes aiesores ^l dans ta grande 
chaîne de rEurope centrale, dans les Alpes. La ligne horizontale 
de cette (fraude arMe est, en outre, une dérivation très bamao* 
niqtie de i'exeentricité terrestre. 

Le principal élément de cette base horizontale est dans ia 
droite qui joint la cime du mont Blanc h la oime du ment Rose. 
Cette ligne est de 76 kilomètres 50 ; ligne reproduite « dans le 
Var, par Taxe de la rivière d'Argens et par la ligne de faîte du 
Dessillôi) au Choyron ; principale chaîne centrale de la Provence. 

*0r, le rayon générateur de cette Hgne de faite est Tô kilo- 
mètres 50 X — ^ "« ié kilomètres 163. C'est, à peuprès , la 
longueur de iexcenlricilé terrestre, 42 . kilomètres 51 î; la 
divergence est de --r- ^^ col du Grand Saint-Beinard laî^8e 

enîretU eiitie du mont Rose et la dépression, «ne longueur 

égale à Texcentricité terrestre. 

£n résumé , la hauteur des deux cimes Alpines, et leur dis- 
tance reflètent bien la^double expression de Texcentricité ter- 
restre et de rexcentricitc de l'orbite lunaire. L'expression qui 
pe:nt le plus exatement un système de montagnes est celle d'un 
ENSEMBLE D'ONDULATIONS SOLIDIFIÉES frepréacntant les 
marées excessives. 

Nous pourrous plus tard justiBer par une revue générale des 
éléments astronomiques des distanoes et des dimensions des 
planètes et des comètes, les grandes conséquences de la théorie 
de la Tibration universelle. La gravitation régit les révolutions 
sidérales, mais ces mouvements ne s'appliquent qu'aux éléments 
pesants, groupés et coordonnés entr'^ux par les lois bien plue 
H9nér?les de la VIBRATION UNIVERSEL^:. 

Dans ses formes , la terre a gardé l'empreinle des variations 
aalrotkomiquesv comme la plus fidèle des photographies» elle 
nous donne les phases principales des variations du périgée, de 
h lignes dei$ équinoxe&, de Tinclinalson de l'éçliptique et des 
distances lunaires* l^ calcul des périodes de ia géologie sortira 
du tableau des relations astronomiques auxqttejles TunîTers 




Nota. Le cercle dei; IstîlTUes à éte calciilé 
{riôonuïnèhncpaeTnent . 

I/EquateuP Je T3ehPln6 et le cercle des 
■^l'andea m.onrapnes ont été déterminées 
.ri^apWcp-iennerit. sup un 6 lobe. 
S] t -■••. i^^pi^.senLepai^ l'ooooo lalonôneiip dxx col 
!. c i^^yon oenérateup ou nayan du cercle circons 
\.c. i'ivo:\ c'^TP.nlstuen taire sera... .,_ _ 









JZ^û£^ 



— 1«- 

terrestre est soqmiç. M'esHI pas déjà bien satisfai^ont de voir 
la période de h créalioD de Thomine assignée à 6860 nns, noua 
reporter & la coTocidence de la ligne des équinoxes avec le 
grand axe terrestre, époque où devait Dôcessairemenl naiire 
une marée intérieure maximum, cause d'une grande commotton 
terrestre, vers les jours oîi l'équinoxe d'automne arrivait avec 
la pins forte attraction lunaire et solaire ? 

Tandis que la période du déluge historique, nous ramène è 
4000 ans en arr.cre vers le moment où s'opérait la crise de la 
plus rapide variation de l'inclinaison de l'écliptique ! la géologie 
eC l'astronomie confirment les traditions de l'histoire h plus 
digne de respect. Les incerlilndes de rardiéologie et dei la 
dironplogie s'évanouissent devant les dalres déductions de la 
géologie mathématique. 



— 430 - 

Rapport de If. Penon sur les objets provenant du Matée 
Campaua envoyés au Musée archéologique de âfar- 
seille. 



L'homme, pour recueillir les aliments, pour les préparer, 
pour les conserver eût bientôt besoin de dirers réjipient^. 
L*argile, matière facile à travailler se trouvait partout ; oq 
en confectionna des vases» et Tart Céramique fui trouvé. 
La Céramio remonte donc à Pori^ine du monde. 
Les vases, d'abord d'une forme très simple* appropriée 
aux besoins de Thomme, alor3 très bornés , se perfection* 
nèrent à mesure que le goût et Tindiistrie se furent associés 
à la[nécessité. 

Tous les peuples ont eu des Paniers ; mais c'est chez les 
Grecs principalement que forme, galbe, peinture, tout 
dans les vases acquit cette perfection qui était dans la natu- 
re de ces peuples amis des arts. 

Les Romains qui négligèrent longtemps lowte étude , ap- 
pelaient chez eux des ouvriers Grecs, auxquels ils livraient 
l'industrie, comme ils laissaient les sciences à leurs Rhéteurs 
et à leurs philosophes. 

Et en effet; il avait bien outre chose h faire , le Peuple 
Roi , que de songer aux sciences et aux arts l N'avait-il pas 
pour occuper ses loisirs, pendant la paix le cirque et les 
séditions ; les conquêtes et le butin pendant la guerre 1 

Aussi les vases faits en Italie peuvent ils être considérés 
pour la plupart comme vases grecs ; la dénomination géné- 
rale qu'on leur donne , do vases Etrusques, est le plus 
souvent erronnée. 

Les vases se fesaient au tour comme dans nos poteries 
modernes. On (es poussait au moule lorsque des figures 
en relief devaient les enrichir, et la dessication resserant 
l'argile suffisait pour les fair^» sortir de ces moulis, la 



— 431 — 
Ijauleur du relief êlant toujours en rnpporl avec I4 quanll;^ 
de retrait causé par cotte dessication. 

Les vases servirent, les uns aux usages (louieslli(ues, les 
autres aui ccromonics r^^iit^ieuses, n'aulrcs enfin ne furent 
qu*un ornement pour l'intérieur des habitations. 

Les premiers furent ordinairement fabriqués en terre 
grossière, souvent même «ms aucun vernis. Les autres 
furent naturellement nïieux soii;nés et couverts de |HMn tu res 
représentant le plus souvent rinsloire des Dieux el des héro?. 
On enduisait ces derniers d'un vernis très fin el on h^s 
reconvrait de peintures en noîr sur les vases à vernis rou- 
geâtre, en jaune ou rouge sur ceux à vernis noir. QuLilque- 
fo;s, mais rarement, on peignait de diverses couleurs. 

Ce qui frap|)e le plus dans les sujets représentée, c'est In 
hardiesse du dessin , et cela se comprend , si Ton ol)set*ve 
qu'il ne pouvait èlre exécuté qu'avec la plus grande célérilO. 
En effet, la terre, encore mal durcie par une première 
cuisson , absorbant très vile les couleurs, il fi^llail que les 
lignes fussent tirées sans aucune interruption, toute reprise 
devenant sensible. 

Quelquefois, dans ce travail , Tartiste esquîssaîl d'abord 
les traits essentiels du sujet, avec un slyle; son pinceau 
rapide fesail ensuite le reste. 

La diversilé des usages auxquels on employa les vases 
d'argile a singulièrement multiplié leurs formes et il faudrait 
de longues pages pour les décrire toutes; mais, rassurez 
vous, Messieurs il n'entre point dans mon sujet de suivre 
la marche ascendante de Tari céramique chez les anciens ni 
de vous parler des vases de luxe et des folies que Ton fesail 
pour se les procurer... Je ne vous dirai même rien de ces 
fameux vases murrhins qui étaient si recherchés qu'on les 
payait jusqu'à plusieurs centaines de mille sesterces, mais 
donc aucun échantillon n'a encore été reconnu. La mission 
que vous m'avez donnée se borne à la description des 



— 4îa — 

9S vases el des 4- marbres, reçus du gouvernemcDl et prove- 
nant de la coliectioi) Campinj. Jj vais vous cutretenir de 
(;es objets seulement et je tacherai de le faire avec toute la 
brièveté po^îble, m tant rju'elle sera comfKilible ôvec la 
clarté de mes eiplitalions. 

VASES. 
2 Pmios, (n« 1 et 38.) 

N« 1 Terre rouge ^ lia*iieur 0,78, circouf?reuce iJiO, 
diamèlre à Couverture , 0,43. Voir figure «• 1. 

Le n« 1 • est un grandi Pillns des Grecs, («16ck -Tonneau) 
Dylium des Romains. 

Ainsi que Tin'iique son nom , le Pithos était un vaisseau 
en poterie servant h contenir le vin nou*'eau jusqu h ce 
qu'il fut tran:$féré dans les amphores. 

Letonnuiu de Diogène était de cette nature. 

Le grand Pithos, qui fait partie du don du gouvernement 
è notre Musée , est do la plus haute antiquité. (Test à pro- 
prement parler, ur^ vasj Eirusqu^. |l provient des fouilles 
faites à Cirvjtri, an.;ienn3 cipiliiîe d^ PCtrurie. Il est 
presque entièrement cannelé dans le sens de sa hauteur. 
Dans le haut du vase et au bas , un peu au dessus de sa 
base, piraisient deux rangé3s d*ho:nmu3 et d\inimaur, en 
relief, d*un style très arcliaTque. 



Certains Pithos ^ au lieu d*avoir la base plate comme ce- 
lui-ci, se terminaient en pointe. On les pTaçait alors dans 
les caves (cellœ vinariœ) où on les enterrait en partie dans 
le sable , ce qui conservait le vin qui était (rune nature lé- 
gère. Quant à celui de qualité supirioure, il n'exigeait pas 
cette précaution et on le tenait dans des D ilia, mot qui ré- 
pond h nos jarres et noi à nos barils ou tO!)ne:uiX , comtne 
on Ta cru quelquefois improprement. 



— 433 — 

Lorsque les anciens voulaient forcer la vieillesse du vin 9 
an lîett de le tenir dans des cellœ , on le gardait dans un 
endroit situé à la partie supérieure de la maison , appelé 
apotbeca* 

L'apotheca servait de dépôt ()our les provisions en géné- 
ral , de dépense, dirions nous ; de là, le mot boutique pour 
indiquer un lieu de dépôt de divers objets conimeitibles. 

N* 38. Sous le n^ 38 nous avons un tout petit Pithos sur 
lequel il n*y a rien h dire et qui ressemble beaucoup h un 
de nos pots de fraises tronqué. 

20 Œmochoés , (n" divers). 

N*» 2 à iO, 28 à 31 , 35 à 36, 65 h 69. I/œnochoé s'ap- 
pelait aussi œnopbore. (deoTvoç, vin et x^ifù contenir ou 
^pa> porter. ) 

Fig. 5, 28-65. Les œnochoés avaient la forme de Tai^ 
guière moderne. Ilsscrvaioal «lans les repas à verser le vin 
aux convives; ainsi olvoxoeo» signlRe verser à boire, — 
faire Toflice d'écbanson. 



N«30. Vase, couvert d'ornements , mais très grossière- 
ment peint; au goulot tète de femme; sur la panse du vase 
deux tètes de femmes affrontées. 



N«3t. Vase également grossier; femme debout. 

Les autres numéros sont des œnochoés en terra noire 
presque tous et d'une grande 6 nesse ; leur forme est très 
élégante et gracieuse; leur hauteur varie depuis 15 jusqu'à 
90 centimètres. 

Tous XY>ii 28 



— 434 - 

6 Amphores. 
Nm 11-12, 5& à 56, 60, Vases en terre noire et vases 
j9ein(« à(xcpope5c pour à^^vj^o^th^, à{i<|>i autour, cpipo) supporter; 
vase ayant des supports autour , vase à deux anses. 

Les amphores, comme tous tes vases afifectaient des for- 
mes varkes , de grandeurs très différentes. 

Quelques nues servaient à conserver \ù vin comme les 
Dolia. Elles en avaient alors h peu près la forme , plus les 
anses qui servaient à les transporter. 

Les amphores destinées à cet usage avaient une forme 
très allongée, pouvant ainsi contenir beaucoup de liquide 
et tenaient très peu de place en surface. 

N<> 11. \mphore en terre noire, remarquable à cause 
de ses anses plates sar lesquelles sont représentés des 
lions en relief. Ce vase est d'un style archaïque. 

N» 54. Beau vase peint à deux faces. 

Hauteur 0, "40 , Circonférence 0,» 85. 

i" face. Elle représente Hercule nu, barbu, une couronne 
de feuilles sur la tète. Il tient la massue et combat le dieu 
Protéo qui s*est métamorphosé en monstre marin et qui 
cherche à envelopper le demi dieu dans les replis de son 
corps recouvert d*écailles. (Fty. n« Hk k.) Deirière les corn - 
battants, le vieuxNérée barbu, recouvert d'un long manteau 
( Pallium) appuyé sur le Bacuium ( 6xTiTpou) est spectateur. 

Baculunu Le baeuhxm ou baculoa était un long ïAUnx 
qwi kss perioonages f uissaoto partaient en gotse de scep- 
tre, soit comme marque de leur rang, soit, au besoÎD fmmmo 
arme. 



- 4t5 ^ 

Le Sceptre dont se servit Ulysse pour chalier r||MoleDe# 
de Thersile était qb bAton de cette espèce. 

1~ fate, ( /fj^. n* 51 B.) Sur la seconde face, oa voH 
Nérée assis, regardant à droite, toujours recouvert du 
manteau et tenant un bâton à la main. — I>evani ce dieu , 
marchant à droite et retournées vers lui , deux Nérérdes 
recouvertes de la tunique et du pallium , la tète ornée de la 
mitra ou bandeau , tiennent chacune un poisson de la maiti 
droite. {Fig. n« 54 C.) Divers ornements en frise sur le vase. 

Hercule égyptien. Les anciens reconnaissaient un grand 
nombre d'Hercules, ce qui fesait dire à Cîceron : c Je 
voudrais savoir quel est Therculo que nous adorons. » Celui 
(}ui est représenté sur Tamphore n^ 54 est l'hercule* égyp^ 
tien appelé aussi chon ou chons. 

FroUe. Contemporain de la guerre de Troie, régnait sur 
une partie de l'Egypte. Célèbre par sa sagesse, il était 
regardé comme connaissant Favenir et fut plus tard adoré 
comme dieu marin. — Il avait la faculté de revêtir toutes les 
formes même les plus monstrueuses. — Homère a dit de lui : 
c Cest un vieillard marin , de la race des immortels , et 
toujours vrai dans ses réponses. » Ses états 6nissaient, sui- 
vant Virgile aux colonnes de Prêtée. ^ Prêtée Columnaa 
aujourd'hui le pprt d'Alexandrie. 

Nerée. Egalement dieu marin , et , dans rancieune my- 
thologie plus ancien que Neptune ; fils de l'Océan et quel- 
quebis l'Océan lui-même. 

Ntr&dee. Ua Nérfirdes ses fille) étaient »u nomlMre de 
cioqmDie. 



— 486 - 

N* 5S. hauieur (hSS, drconfirence 0"78. 
l** faee^ (/!;. 55 A). Le n« 55 est encore un beau vase 
peint représentant sur sa i^ face Hercule nu« combattant 
corps à corps le lion Nemée , à gauche un personnage vêtu 
de la tunique et d'un manteau court , la tète couverte du 
Pileos ou bonnet conique, il tient un long caducée. Derrière 
lui personnage nu. 

(Fig. 55 B.) Adroite, deux autres personnages; Tun 
Têtu de la tunique et du Pallium , tient la haste, Tautre 
nu, S3 tient derrière lui. Au dessus et comme encadrement, 
frise ornée. 

^* face, {fig.ac.) Deux cavaliers au galop; entr'eux 
an homme à pied , vêtu de la chiamide ouverte par devant 
et laissant voir sa nudité. Un i^* personnage debout, der- 
rière eux, est revêtu duPallium , et parait les suivre. Tous, 
sauf rbonime à la Chiamide sont armés de la haste. On 
dirait cavaliers et piétons partant pour la chasse. Au dessus, 
frise ornée. 

On sait que les travaux d*Hercule sont expliqués par le 
passage du soleil , dans les divers signes du Zodiaque , et 
que rhistoirede ce demi dieu est essentiellement mythique. 
Aussi le 1*' des douze travaux est-il la victoire d'Hercule 
sur le lion de Nemée.. La dépouille du monstre vaincu fut 
depuis lors le vêtement ordinaire du héros populaire des 
Grecs. L'Hercule Egyptien , n'a pas ce vêtement défensif. 
L'Hercule ici représenté est l'Hercule Thebain, fils de 
Jupiter et d'Alemene, un des plus récents parmi les Hercules 
de I antiquité. 

Chlamyde. La Chlamyde ( Chtamys) était un manteau lé- 

(j;er dont se servaient les jeunes gens dès le moment où ils 

étaient Ephèbes, et qu'ils gardaient jnsqu'à l'âge de la vi- 

' Oq se servait principalement h cheval de la Chlamys, 



-4» — 

GOiDine étant moins embarrassante que le Rilltom on tooi 
autre roaoleau ayant de Tamplear. 

AmPBOIIE ARCHAÎQOr, COMBATS ET ANIMAUX. 

N« M, hauteur 0"35, circonférence O^S. Cette belle am- 
phore , d*une antiquité reculée, présente trois rangs ou 
registres de figures, dessinées au stylet et peintes en noir 
et rouge de diverses nuances sur un fond j<iune rougeâtre. 

1«<- regUlre : Le prem-er registre représente un conibaL 

i** face: Sur la t*'« face , deux guerriers à cheval ; deux 
antres combattant a pied, Tun, un genou à terre et la mas- 
sue à la main, semble prêt k être vaincu par son adversaire 
qui a dirigé le bout dé sa lance contre la poitrine; il tient le 
large bouclier rond. Les deux guerriers sont armés de toutes 
pièces. Un 5** personnage semble abandonner le combat. 

i~ face : Sur la '2"« fase, trois gu^^rriers également armés 
de toutes pièces combattent aveo le javelot. Ils portent le 
bouclier rond; le guerrier qui se^trouve au milieu a la tète re- 
couverte du casque à grand cimier, (galea cristata), les deux 
autres ont le casque sans cimier ni aigrette, (Cudo). Le 
combattant à la galea ci istata s'agenouille pour combattre 
plus sûrement à Tabri de son large bouclier (clipeus), posi- 
tion très usitée daos les combats et que Ton nommait sub 
clipeo latere. 

K gauche deux figures revêtues de sa tunique et du Pal- 
lium, la tète couverte d'un pan du manteau; à droite, trois 
figures semblables, dont l'une, un vieillard, s'appuie sur 
UQ b^ton. Style archiTque, vase Etrusque. L) pju de mou- 
vement des figures accessoires rappelle le style Egyptien. 

âa« regisire. Lions, ânes, animal fantastique portant tète 
humaînesur corps d'oiseau, coqs et sphinxs. 

Lions et Boucs. 



S^ regisêre. Divers ornementa et arabeeqaes eatourenl 

les sujets du vase. 

Amphorb terri noire, peirturb rouge et noire. 

N» «0, hauteur 0"22, circonférenc€fi^&± 1« face^ {fig, 
60 A.) Cette jolie amphore présente à sa première face on Pé- 
dagogue tourné adroite, drapé dans son manteau, (exomîs) 
appuyé sur un bâton. Devant lui , Palestrile nu, debout , 
tenant la strigile. 

2*^ face. Jeune homme drapé, allant à droite appuyé 
sur un bâton. 

Les Pédagogues étaient des esclaves du rang le plus élevé 
et dont les fonctions consistaient à surveiller Téducalion des 
6ls de leur maître. Hs les accompagnaient à la promenade, 
aux écoles et quelquefois dirigeaient eûi mêmes Pesprit de 
leurs élèves. 

Palestrile et Palestre. Palestrite — Celui qui s'exerce à 
la palestre. 

La Palestre ou Gymnase était le lieu où Ton formait fa 
jeunesse aux exercice du corps.lls étaient au nombre de neuf. 
Savoir: la Lutte , le Pugilat^ le Pancrace , la Course, THo- 
plomachie , le Âaut , Pexercice du Disque, celui du Trait et 
celui du Cerceau. On sait combien ces arts furent en vigueur 
chez les anciens, qui regardaient la beauté des formes et fa 
force physique comme la principale vertu des Héros. Cet 
amour fut poussé si loin, que le grand législateur de Lacé- 
démone, Lycurgue, ne craignit pas de rendre ces excercioes 
obligatoires, même pour les jeunes filles qui , en public, 
se livraient à ces combats avec les jeunes garçons presque 
nues, elles remportèrent souvent la victoire. 

Strigile. Etrielles ou ractoirs, creusés en forme de gout- 
tières, et qui servaient à enlever Thumidîté répan()ué & la 



~ 439 — 

surfece de Ui peau par la chaleur du b lin de vapeur ou par 
suite des violents exercices de la Palestre. Cet instrument 
étant ordinairement en métal, on en adoucissait les bords 
avec quelques gouttes d'huile parfumée qu*on y versait 
avant de s'en servir. 

3 SCYPHM. 

(N» 13 y M I 15.) Va»e$ en ierre noire. Le Scyphus était 
une coupe servaat à boîre du vÎD. Quelquefois le Scyphus 
avait deui anses ; d'autre fois une seule. Cet ustensile se 
rapprochait, par la foroie, de nos bols aetaels^ Le Scyphue 
était l'un des attributs d*Hercule« 

4 lIotMos. 

(N*« 16, 17, 18, 19.) Terre noire. L'Holmos, (oXjioçcylin- 
dre) était une coupe (Poculum) à un ou plusieurs pieds oii 
supports. 

(Fig. n» 16), hauteur O^iij (UamèireO^iT. Le n« 16, en 
terre noire, est une coupe à 4 supports^ dont deux sont ornés 
de lions en relief et les deux autres, représentent des déesses. 

Le style très archaïque est le même à peu près que celui 
de Tamphore décrite sous le n» 11. 

2 Cantharus. 
(N~ 20 ut 21). Terre noire, {Rg. n* 20). Le Cantharus 
était un vase servant à boire et pourvu d'anses. Il était un 
peu plus profond que le Scyphus et attribué particulièrement 
à Bacchus , comme le Scyphus à Hercule. 

2 Ctathus. 
(N«« 22 et 23). Terre noire , fig. n« 22. Le Cyatbus 
(xodiâoc, de x^ verser), était une espèce découpe munie 
d*ane seule anse et qui servait comme de cuiller pour 
puiser le liquide dans les grands vases qui le contenaient et 
en renqfriir les œtppes. 



— 440 — 

Les Romains le uomuièrcDl aussi siinpulum ; mais, pfus 
tard, ce nom resta au vase de cette forme qui servait dans les 
sacrifices à répandre le vin consacré ou Peau lustrale, et le 
nom (le Scyathus fut donné exclusivement au vase de cette 
forme employé aux festins. 

7 COTYLES. 

(N«» 24 à 17 , 32, «1, Ci. ) ^ Cofyle, (x<m»Xï) , cavité , 
creux) était un rase servant à mesurer les liquides. Quel- 
ques uns de ces vases avaient une échelle graduée el 
servaient aux médecins pour mesurer la quantité de certaios 
remèdes qu'ils ordonnaient. 

No Gt , hauteur 0,15. Le n» 61 est un vase peint re^ 
présentant des personnages des mystères bachiques. 

l^** face : on y voit une femme debout, légèrement recour- 
bée sur elle même, tenant le Sislre el une couronne. Sou 
front est ceint du diadème (mi(ra) Son cou et ses bras ornés 
du collier el de bracelets. Son Péplum, drapé autour du corps 
el attaché sur ses'épaules*par des agralTes (fibulœ), est serré 
à la taille par une ceinture (vinguium) , ses brassent nus. 

2"' face: {fig. n« 61 A.) ^Femme debout à gauche, égale- 
ment vêtue du Péplum , tenant une couronne de la main 
droite et de la gauche une bandelette sacrée. Autour du 
vase , divers ornements. 

Péplum, Les anciens avaient deux espèces de vêtements 
bien distinctes , qu'ils désignaient sous le nom dlndutus et 
d'Amictus. 

Llnduius était le terme générique appliqué à tout vête- 
ment fermé et qui à cause de sa forme était passé comme la 
blouse moderne ; ainsi la Subacula , chemise ou vêtement 
porté direclement sur la peau et appelée aussi Tunica inti- 
ma ; — La tunique que Ton portait par dessus la Subacula, 
Hndusium , espèce de peignoir, etc. 
" L'Amicttts désignait au contraire tout vêtement Ootlaot, 



- Ml - 

tels que Pîittium , Toj^a, Paliidamenium « olc, qui élaieDi 
portés i)ardeisiis l'Indutus. 

Il existait fwurtanl nn vêtement très usuel aux femoiefl, 
nofnmé Palla, chez les Romains, Peplus ou Péplum chez les 
Grecs, 

Célnil» pour ainsi dire un vélen^eot mixte, étant le plus 
souTent Amictus, mais quelquefois devenant Indulus lors- 
que les côtés en étaient rapportés \mr une couture. 

Le Pbplum ou la Palla, se plaçait sur les épaules , un peu 
comme nos dames y placent leur châle , c'est ce qui a fait 
croire à quelques archéologues que cet ancien vêtement ré- 
pondait au châle moderne. 

Pourtant la differeace était asse^ grande , car le Péplum, 
de la manière qu*il était porté fesait nom seulement Tofflce 
du *.bàie , ou plutét de ta pèlerine > mais encore servait de 
robe. 

La manière dont on se parait de ce vêtement était assez 
compliquée et demandait une certaine adresse. 

Le Péplum était une grande pièce d'étoffe , oblongue ou 
rectangulaire, que Ton commençait a déployer sur toute sa 
surface. On la repliait en partie sur elle «même ^ non en 
forme triangulaire, comme on plie le châle, mais dans le 
sens de sa largeur, de manière qu'elle se trouvât doublée à 
une certaine hauteur, restant simple dans le bas. On pliait 
alors ce rectangle par le uiilieu, dans le sens de sa hauteur, 
et le Péplum, ainsi préparé se trouvait ouvert d'un côté et 
fermé de Tautre.La personne quis*en revêtait, entrait alors 
entre les deux parties du vêtement et au moyen de broche^ 
oud^agraffes, (tibulœ) rajustait sur l'épaule gauche la«portée 
de derrière qui,pliée, correspondait à celle de devant, lais- 
sant une ouverture pour le bras.Elle fesait la même opération 
pour Tautre partie et le Péplum une fois assujetti, laissait re- 
tomber le 1*' pli , fait en commençant , plus ou moins bas, 
vers la ceinture, formant ainsi pèlerine, ou double vêtement 



- 44»-^ 

k la partie supérieure du corps, le resle non doublée de l'é- 
totfe desceadanl jusqu'aux pieds servait aiosi de tUDÎque. 
On sarrait quelquefois le tout autour de la taille au moyen 
d'une ceinture ( oestus ou ciogulum) , coaime on le voit 
par la figure n^ 61 À. 

Oo ne doit pa^^ confondre la Pallaon le Péplum «nvec la 
S^otoautne vêtement de femme formant une roheà laquelle 
on ajoutait une large bande retombant par derrière et qui 
recouvrait- les talons , fesant ainsi Toffiee d'une robe à 
qoeue. 

Il Va sans dire que ie<^ dames grecques ou romaines qui 
portaient le péplum avaient besoin, tout comme nos co- 
quettes, desseins babilesde leurs ortuUrices. 

N* 62. Cotyle en terre noire , peint en rouge. Chouette 
etttre deux branches d'olivier, répétée sur ses deux faces. 

2 PATERiE. 

(N»- 33, à 35, 78, à 83). La Patère était un vase scob- 
Mable à nos soucoupes et servant à recevoir des liquides. 

Ëlte avait une forme large et peu profonde. On remplo- 
yait particulièrement pour les libations. 

Les n- 38 et 34 représentent des tètes de déesses d'un 
travail grossier. 

Entourage peint. 

6 Patent. 

(N<»« 78 à 88.) Les n»* 78 à 83 sont plutét des Patense que 
des Paterœ. 

Les Patenas servaient à contenir les mets et répondaient 
è nos plats et è nos assiettes. 

Les Patènes étaient généralement en mêlai plus ou moins 
précieux, suivant le rang et la fortune de celui qui s'en 
servait. Celles-ci sont en terre cuite, très fine et recouver- 
tes d'un fort beau vernis métallique. 



n;^: — 443 — '■"•^'1 

TASSt I^ÀTINA. 

N^ 37. Potil vasdea*lerre rouge « grossière et saos or- 
nement. Servait à peu près aux mêmes usages que la Pa^ 
tere. 

Sistre. Le sistre était une espèce de CrecePe dont on 
se servait pour régler le mouvement dans les danses reli- 
gieuses. 

- ( N-« 39, à 43)«Bomby!ii. fig. n» 39 
(44, à 45) 2 Âlabastra. 
(46, à 49) 4jAryballes. fig. n<» 46. 
(50, à 53) 4 Cotylisques. fig.^ n« 50. 
( 58. 71, à 73) H Lecythi. fig. n» S8, et 71. 
( 74 et 75 ) 2 Amphoridions. fig. n<> 74. 
Ces divers vaso:>, de la même espèce servaient à contenir 
des parfums , que leur étroite embouchure permettait de 
verser gouUe à goutte. 

Ce sont ces vases que Ton appelait lacrymatoires. Ils 
ëtaieDi en verre ou en terre, servant, d*après l'opinion com- 
mune et erronée, à recueillir les larmes versées aux funé- 
railles en rhonneur des morts. 

I 
N* 58. Le Lecythus n* 58 représente une femme assise 
sous une treille à sa droite et h sa gauche deux grands yeux 
mystiques. 

L*03îl myAique désignait O^ris ehex les Egyptiens et la 
Provideiiee chez les deux grands peuples cUssiquesi 

Les anciens non seolettent osaient ^ mais abusaient de» 
par<uAsqu*il» se^procuraient à^graada frais. Les nnguen- 
tarii'étaient très considérésà Rome et la profusion des par-» 
Anus fut portée si loin ^ que noe 8eule(meat<ons*en servait 
poirdiv^k^ wngos domestiques et pour les'fanéfaillesy'inais 
qtfonHés prodiguait même sur les murs des «()par4e»mt6 
et principalement dans I^ salles de festin. 



- 4a - 

2 Olpés. 

(No* 57 , 70,î) a» 57, hauteur , 2! ^c. Vase peint. Vase 
{lyantA peu près la môme forme que l'œnocboé et servant 
AUX mêmes usages. 

Fig, D» 57. Le n» 57 est un]]fort joli rase peiot repré- 
sentant Bacchus Indien recouvert de la tunique et du Pal- 
iium. 

Il tient de la main droite un long cep de vigne et de 1% 
Gauche le Rhytium ou Rhyton. Deux faunes nus et barbus 
sont Tun à sa droite Paulre à sa gauche. 

Rhytium. Le Rhytium ou Rhyton était primitivement 
une corne de bouc percée à son extrémité et qui servait è 
boire à la manière actuelle des napolitains , ce que naus 
appelons vulgairement à la régalade. Celle corne rem- 
plaçail souvent le cantharus dans les mains de Bacchus. 

Faajies, Les Faunes élaient des divinités champêtres de 
la même famille que les Satyres; mais ces derniers élaient 
représenlés avec des cornes au front et des pieds de bouc, 
tandis que les Faunes étaient peints sous la forme de beaux 
jeunes gens, ayant seulement les oreilles pointues ôt la 
queue. 

Les Faunes élaient sujets à la mort comme les Satyres. 
Vieux y ils devenaient des Silènes. 

2 GouPBS. 

(Nw 69 et 63). La Coupe (cupa) proprement dit un ton- 
neau (fauXoff ) était un vase à traire le lait (de y«^« lait. ) 

On a donné le nom de coupe au diminutif de ces vases, 
servant à boire le lait, le vin, etc. La cupa différait duO^lix 
qui était employé aux mêmes usages , en ce que ce dernier 
avait un pied plus bas et de petites anses. 

N» 63. fig. Diamètre 0, %k c/, Hauteur 0, 10 c/. Le n« 63 
est une coupe d'une forme très gracieuse , dVoe terre très 
légère et d*un travail très fin. 



_ 445 - 

Intérieur, fig. 63 A. ^intérieur présente une femme 
asBÎse à gauche, tournée à droite, vêtue du pallium dont 
elle a rejellée un pan sur sa tète. Elle a le bandeau. 

Devant elle, un jeune homme est debout velu d*un court 
manteau (exomis) qui , laisScint une pahic de son corps à 
nu, descend à peine jusqu*aux genoux, le tout dans un cer- 
de formé de méandres. Dans le champ , tecythus. 

Exlirieur. fig. 63 B. A l'extérieur , on voit six Pales- 
tvites placé? circulairement. L'un d'eux (n« 3) est vêtu de 
Faxomis les cinq autres sont recouverts de Pendromis, es- 
pèce de manteau formé d'unelarge couverture de laine dont 
on s'enveloppait le corps après un exercice violent où lors- 
qu'on avait â se garantir d'un froid rigoureux. 

Les n«« 1 , 3 , i, et 6, sont appuyés sur leur bAton, le n« 
2 tient à la main le sudarium ou pièce d'étoffe servant à 
essuyer la sueur du visage , le n<* 5 a rejette son endromis 
sur ses épriules , et, sauf la tète , en est entièrement enve- 
loppé. 

On appelait l'action de se draper ainsi, Contabulatio. — 
Dans le champ, divers emblèmes. 

1 OxiBAPUUS— ACETABULUM. 

N»64, fig. (DeoÇutj acide el &wît<»> plonger , tremper) 
vinaigrier , ou plutôt vase rempli de vinaigre. 

Quelques auteurs ont écrit que les anciens avaient l'habi- 
lude de placer sur leur table à manger ce vase rempli de 
vinaigre, pour y tremper leur pain. 

Le spécimen reçu de la collection Campana mesure 30 
oentimètresde hauteur, 92 de circonférence et 80 de diamè- 
tre à rooverture. 

Je ne suppose pas qu*un pareil vase ait jamais été placé 
sur one table à manger , rempli de vinaigra afin que les 
eoDviveç poseent y tremper leur pain. 

Je crois plotèl que TOxibaphus servait de vase à conflue 
des conserves au vinaigre. 



- 446 - 

Peut-èlre aussi l'Oxibaphus était*il le va«e qui contepait 
la boisson acidulée quo Ton dounait aux soldats, ce quia 
pu faire dire à d*ancii3ns écnvaius qu'Anuibal 3'était frayé 
UQ passage à trav^r» les Alpes à force de vinaigre » c'e9i-à« 
dire qu'il en avait augmea^ la dose dans leur boisson » afio 
de leur donner plus de forcé pour gravir ces rochers jus- 
qu'alors inaccessibles. 

1 Gemis. 

N® 76. Espèce de cruche à col très étroi.t et à petite em- 
bouchure , d*où le liquide ne coulait que goutte à goutte^ 
ou en 1res petite quantité , de là son nom. On s^en servait 
pour verser le vin consacré , dans les patères , pour les li- 
bations. 

On se servait également du Guttus dans les baioSi pour 
verser Tbuile parfumée sur la strigilo avec laquelle ou fnh 
tait le baigneur. 

1 OUTRB. UtER. 

N<> 77. L'outre était un grand sac fait de la peau eotière 
d'un animal et qui servait à renfermer des liquî|d|BS et sur- 
tout du vin. (Uter vini). 

On se sert encore de ces sacs dans plusieurs localités du 
Midi de la France pour le transport du vin d*un lieu à ud 
autre. 

On a nommé Outre, des vases à embouchure très étroite 
qui , comme le Rhyton , servaient à boire sans le secoiffs 
d'autre vase. 

2 LAMPBS SEPULCRALES. 

(Ji^ 84 et 85 ). On pompiait ainsi des lampes en terre 
cuite ou en métal, que Ton enfermait ctlai3§aii brA^ler dafls 
les tombeaux. 

Quelques antiquaires ont aflflrmé ^que ces lampes ren- 
fermées dans les sépulcres brCUaient éterMUement ec qoe 
plusieurs ootélé oaguère reiroQ<vées piieore alluroées à 



- 447 - 

Touverturc des tombeaux, ne s'étcigiiant que lorsque l'air 
extérieur peDélrait dans le mooumeol funèbre nouvelle- 
ment découvert. 

Je DO m'arrêterai point à combattre une pareille opinion 
ei ne la cite que parce qu*elle a été partagée par de vérita- 
bles éradils, à qui seulement la critique fesait défaut. 

Les deux spécimens reçus n*oiit absolument rien de re- 
marquable, ce sont deux lampes en terre grossière 1res f>eu 
ornées et sans nom de potier comme il s'en rencontre très 

souvent. 

â Uaiies. 

(N»* 86 et 87) Urna. (x^'kw.d) Ce nom désignait en gé- 
néral une grande quantité de vases servant à contenir des 
liquides et ayant à pju près le même emp!oi que TOiln. La 
seule différence consistait en Tabsence d'anses dans ces der- 
niers ustensiles. 

On se servait des urna) et des olIa> indistinctement pour 
recueillir les cendres et les ossements non encore redoits 
des cadavres que l'on brûlait et on conservait ces espèces 
de tombes dans un caveau , ou chambre funéraire (sepul- 
erom commune ). 

Le respect des anciens pour les morts était extrême ^ 
aoasi les monuments funéraires reçurent-ils tous leurs 
soins. Ceux des princes et des grands furent des Pyramides, 
des mausolées, des cénotaplias etc. Les citoyens moins 
puissants n'eurent que dessépulcres appelés diversement : 
Cippi ou ColumeUa), lorsqu'ils n'étaient ornés que d'un sim- 
ple cippe, ou de petites colonnes. Mens«&, lorsqu'une seule 
pierre tumulaire recouvrait te tombeau. Labra, Ârcœ, lors- 
qu'ils étaient bits d'une pierre creusée eu forme de cercueil 
Colombaria^ lorsque dans un caveau, on pratiquait tout au 
tour des murs , do petites niches pouvant contenir chacune 



— 448 - 

deux uriu^â cinérairos, accouplées pour ainsi dire comme 
des pigeons dans un colombier. Sepulcrum commune; re- 
cevaulla dépouille L^reslre du maître, des membres de s» 
famille etde ses affr.incliis. Ilereditariu m, lorsque le sépul- 
cre pouvait sortir d - la famille par succession. Privum ou 
singulare, lorsqu'il ne devait servir qu^à un seul particulier 
et qu*il était inaliénable. Honorarium enfin lorsqu'on élaii 
réduit à n'élever qu'un Cénotaphe au défunt. 

L'usage de brûleries morts^chez les Romains ne datait 
pasde trè*i loin; seulement des derniers (emps de la Répu- 
blique. Le Dictateur Sylla , dont la fainille. (Gens cornelia ), 
ne suivait point cet;usage, voulut pourtant que son corps ne 
fut point violée comme il avait violé lui même celui de son 
rival Ma ri us. 

Les urnes cinéraires étaient faites de tous métaux, de (ou- 
ïes matières, depuis l'or jusqu'au plomb; depuis le mar- 
bre le plus précieux jasqu'oii verre et à la terre cuile. 

Lesurnei Etrusques sont très souvent de cette dernière 
matière. Ces poupies avaient en cela comme en beaucoup 
d^utres choses hérité les Egyptiens. 

(N» 86). Le a^ 86 de Tenvoi Campana est une urne funé- 
raire en terre cuite , de 0, 4t c/de long 0,27 de haut , 0,W 
de large. La partie antérieure représente le combat acharné 
que se livrèrent sous les murs de Thèbes, Etéocie et Poly- 
nîce , ces frères irréconciliables. 

Les combattants sont recouverts de Farmure complelte , 
au côté de chacun des deux frères, debout , se tient un g^ 
nie, spectateur de ce combat sacrilège et tenant à la nnaÎQ 
le flambeau de la discorde. 

N<> 87. Le n^ 87 est encore une urne en terre cuite de di- 
mensions moindres que la précédente. Hauteur 0,31 c/. Ion* 
gueur 0,35, largeur 0,18. 



^ 4W- 

Penéanï qu'à Marathon , les Athéniens (f Alcibiade c6tfi- 
battaient avec désaTantago les Perses dé Darius , un héros 
inconnu leur apparaît. Son bras est armé d'un soc de char- 
rue, ou plutôt de la charrue simple; et avec cette arme 
de oouveile espèce^ il met en fuite les ennemis. 

Ce sauveur inconnu fut appelé Echettus , du nom de la 
charrue («csxAi)) et lionoré dans rattique d'un culte perti- 
eulier. 

Cet épisode merveilleux de la bataille de Marathon est le' 
sujet de la composition qu'orne cette urne funéraire. 

Echeitus f avec son arme , tue un solfiât Perse qui s*est 
vainement recouvert de son Clypous. Derrière le vaincu , 
un autre Perse menace le héros de son glaive. Derrière 
EcheUus, un soldat Grec s'avance Tépée haute pour pren- 
dre part au combat.- 

Charrue. La charrue primitive était formée d'un tronc 
d'arbre formant le croc à son extrémité et durci à la fumée; 
c'est la charrue simple. 

La charrue composée (Vomea) correspondait par sa for*^' 
me à Varaire^ encore en usage dans nos campagnes. 

2 Antefixbs. 

(N<>«88et 89). L'antefixc était un ornement en métal en 
marbre ou en terre cuite ^ en usage chez les Etrusques» à 
qui les Romains l'empruntèrent. 

On employait TanteQxo comme ornement intérieur ou' 
extérieur d'un édifice; on s'en servait |x>ur couvrir une 
surface plate ou pour masquer les jointure entre deux blocs 
de maçonnerie. 

On plaçait également l'antefixe, droit , le long du faite 
d'un entablement, au dessus de la Corniche» pourdissimu* 
1er l'extrémité de la toiture. Dans ce cas, Tantefixc plate al- 
ternait de distance en distance avec une autre espèce d'ao- 
ToiiB nvii t^ 



-- «0 - 

tfifijKjç qui. corr^ondait ai^x g»rgpuilles du moyeD âge, 
affectante souyei^L,. comme Qlies, diverses forment capricieur 
ses. et servant à l'écoulement des eaux pluviales. 

(N« 88). Longueur 0,65. Hauteur 0,10. Le n« 88 repré- 
sente un génie ailé, dont le dessin simple, large et correct 
rappeMela buHe époque de Tart. Il est entouré d^ornemeni'S 
déliés et tient une fleur à longue tige dans chacune de ses 
mains. 

(N» 89.) Longueur 0,42. Hauteur 0,^. Len<> 89>^ref ré- 
sente une scène champêtre ; ce sont des Faunes vendan- 
geurs'. 

DeuK jeunes Faunes, Tépaule reccuverte do la peau de- 
chèvre œgis, se tiennent par les mains et foulent le rai^ 
sin en dansant au son de la double flûte dont joue un 3"** 
faune placé à gauche. 

Un vieux Faune, ou Silène , est à droite , apportant une 
corbeille d'osier (fiscina, fîsceila) remplie de raisins et s'ap- 
prêtant à en verser le contenu sous les pieds des calc«- 
tores. 

Flûte, La flûte par sa simplicité a été un des premiers 
inslrumenis en usage chez les anciens qui en muKiplièrent 
les formes pour en tirer divers sons. 

Les mns'ci^nsse servaient souvent de la flûte dônfole; 
cdilo dondj !ie le faune qui préside aux vendanges est com- 
posée de la flûte longue et droite ( Tibia longa) , et de la 
flûte phrygienne ♦ appelée Curva , h cause de sa forme re- 
courbée. 

Les Tibicines étaient fort en honneur à Rome^ On les 
employait sans œsse , dans les sacrifices, les funéi*atHes, 
•nfln dans toutes les solennités religieuses. 

ferré cuite : n^ dO grande tète de femme en terre cuHe, 



(N««9t et 92). Petites tètes de déesses en terre cuite. 

(N« 93). Amour, statuette en terre cuite à, laquelle man- 
que la tète. 

(N* 9t). Pig. Le n» M est une petite statuette repré- 
sentant une femme debout , vêtue de la tunique et du sup-' 
parum espèce de tunique do dessus , courte , à manches • 
fesant partie de Findulus et qui s'appelait cinclum ou dis-' 
einctnm , suivant qu'elle était Oju oon assujettie autour de 
la taille par le cingulum oy ceinture. 

(N« 9'Si).lFig. Le n» 95 , statuetto en terre cuite , repré- 
sente un jeune homme debout, velu du Pallium mis en 
guise d'exoniis. 

Ce dernier vêtement était une tunique grecque , adoptée' 
plus tard par les Romains et laissant le bras droii et ta' 
poitrine k découvert. L^exomis élait principalement le man- 
teau des chasseurs, des esclaves , et des gens qui par goût 
ou par métier se livraient habituellement à des exercices 
fatiguants 

(N« 96). Partie antérieure de chien^ gargouille en terre* 
coite. 

2 Femues Couchébs. 

Terre Cuite sans n». Ces deux terres cuites Q*ant reçu: 
aucun n« dans Tenvoi Campana. Elles représentent deui 
femmes ; Tune couchée» est entièrement enveloppée dan^ 
les plis du Pallium et a la tête appuyée sur un coussin. 

Les femmes portaient le Fallium aussi bien que leshom^. 
iiie«, La seule dlfibreoper était dans la finesse de» éioffet et^ 
dans burs couleurs que les femmes ohoisîssuient ordjn^jrer-. 
Oient éclatantes*.^ 

Fig. 97- La 2* est demi couchée ; elle est v^tue d«. 1^, 
tonique et sedrapenégligement daps les p]is du Palliui;^. 

Se tunique, Tunica muliebris est serrée aujLqurs de U, 
taiUe par une oetofcarc. Cesêus ou çingulutn. Son bi;^& gaur-.. 



-- 453 — 

che I à demi recouvert par un pan da iDanteau repose sur 
on coussin , Cubital. Elle porte au front le diadème. Diode- 
ma. Son col est orné du collier, Monile et son brasgauche^ 
de brasselets , ou Armillœ , espèces de cercles en métal or> 
dinaircment précieux dont les femmes s'entouraient le poi- 
gnet , l'avant bras et le bas de la jambe , au dessus de la 

cheville. 

Marbres. 

Marbre n« 1 , Hauteur 1. 80. Le n» 1 est une statuette 
en marbre blanc représentant un Komain debout sur l'acro- 
podium , (plinthe basse cl carrée ) destiné h appuyer sur le 
haut du piédestal. 

Celle statue d'un personnage inconnu du l*' siècle de 
répoquc impériale , parait être celle d'un orateur. H est 
dans l'altitude du recueillement. Sa main droite est appuyée 
sur la poilriue ; il lient de la gauche un parchemin roulé 
(Libellus, BiêXiov). 

Il est recouvert de la loge et chaussé du calceus. 

Toge. La toge (loga) était d'un usage tellenient commun 
chez.les romains qu'elle servait <^ désigner la nation (gens to- 
gala — le pjuple romain, par oppsilion siux grecs -^ gens 
palliâla ) ello servait de principal vêlement de dessus » 
quelquefois même de seul vêtement et correspondait au 
pallium des grecs. 

La différence entre ces deux manleaui consislait princi- 
palement dans l'ampleur de la loge, que n'avait pas le paU 
lium. Tous deux étaient faits d'une pièce d'étoffe ayant la 
forme carrée ou d'un carré- long*, et dans laquelle on s'en- 
veloppait. 

La loge drapait le citoyen de ses larges plis nobles et sé- 
vères, ainsi que le montrent toutes les statues ou peintures 
de l'époque impériale. Elle était ordinairement blanche et 
s'appelait, lorsqu'elle était simple, toga pura,alba, candide , 



- «3 - 

par op}K)siiiou aux loges ornées et enrichies que portaient 
les divei*s mo^i^îslrdts el que je n'iii point ici h docrire. 

Pourtant ici premières toges , prises aux étrusques par 
les romains, n'eurent pas à beaucoup près Pamplcur qui 
dans la suite les distingua dupallium. Etle^ étaient même 
assez courtes pour laisser à nu une partie des cuisses ; et 
ce n'est que par gradation qu'elles acquirtMil assez de déve- 
loppement pour descendre jusques aux piejs t envelopper, 
celui qui en était révolu, de leur large draperie ; mais , dans 
les premiers lemj>s de l'empire, lûnsi quon peut le voir par 
la statue ici décrite, la logo p!\;sehLait encore los plis du 
pallium, maigres et serrant dj très prè;> lo cor[)s. 

On a cru d'après un ancien historien (Donys d'IIalicar- 
nasse) que la toge était, dans le principe, taillée en forme 
de croissant ; mais Winckelmann , le savant scrutateur de 
Tantiquité pense que le passage où il est question de cette 
forme, a été mal inlerprô lot que la loge romaine, tout 
comme le pallium des grecs, était une simple pièce (rélotle, 
recta nguluirc. 

La manière plus ou iniiiH élégante do draper la toge ou 
le pallium autour du corps el d'en reji lier une extrémité 
sur l'épaule droite était regardée cosnine une marque plus 
ou moins granfle de disiin^Uion , et l'action do se draper 
ainsi s appelait àvàSàXXejôat de àvà préposition qui marque le 
mouvement de bas en haut et de BdXXu) , lancer , jeter 
chez les grecs. 

Les espagnols drapent encore leur capa h peu près de la 
même manière. 

Calceus. Le calceus était une chaussure recouvrant tout 
le pied ; une espèce de brodequin, en opposition aux sanda- 
les qui ne le recouvraient qu'en partie. Comme cette chaus- 
sure était portée par' les sénateurs, on l'appelait calceus 
palrisius; de là l'expression calceos mutare pour dire 
devenir Sénateur 



— 45» — 

Ces sortes de cbainsores romaines, reooQTniii onlière- 
ment le furd , difleraient peu de celles des grecs. Elles étaient 
géoéralement faîtes d*UD coir très soaple , appelé aluta , 
c'est-à-dire, préparé avec de Talun (alumeo) ce qui le 
rendait plas doux. 

Le cuir qui servait à la rabricatioo de sandales où d*autres 
chaussures ne recojvrant qu'une partie du pîed , était 
préparé avec moins de soin. 

Il va sîins dire que la chaussure destinée aux dames 
était faite de la plus souple étofie. 

Sous Tempire , les romains poussèrent le luxe dans cette 
partie infime du vêtement jusqu'à oouvrir leurs calcei 
d'omcmenis d'argent, d'or et même de pierreries. 

Je ne quitlerai point ce marbre sans ajouter que la (élu 
me pirail d'un travail de be;iucoup postérieur au rtste d^ 
la statu?, 

BUSTB DE BaCCULS. 

Marbre n^ 2. Bacclius , Alow&>c des Grecs , Osiris des 
Egyptiens , était ordinairement représt^nté sous la for- 
me d'un bel adoiescenl , couronné de Pampre^ el de guir- 
landes de lierre, .portant le Tbyrse etuu vase à boire, Can- 
tbarus, ou le Rhylium, corne destinée au même usage. 

11 était pourtant représenté quelque fois avec la forte 
^rbe qu'il .^^'elail laissé croître pendant son expédition dans 
les Indes. C'était alors Baecbus indien, fils d'Ammon. 

On le voit sur le buste que je décris coitré de la mitre. 
HUrUy simple bandeau serrant le front el qui ne prit la 
forme qu'indique actuellement ce mol que dans la suile des 
siècles. S«i longue chevelure retombe en masse en arrière, 
et en longues mèches ondulées :«ur les épaules. Sa forte bar- 
be est Irisée. 




NEREIDE, du Vase. N!S4, 



— 466*- 

Le sens du moi iEgis ^(«IyIç)«- est Peau de cbè\n*. Les 
Grecs primitifs se servaient de ces peaux , et de celles d'au- 
tres animaux ponr se vêtir et protéger leurs corps. L*ôgide 
de Jupiter avait été faite de la peau de la chèvre Amaithée* 
la bonne nourrice, et celle de Minerve avait été chargée de 
|a lélc de la Gorgone. 

Galle partie du vêlement, comme armure défensive de- 
Yinl gênante pour le statuaire grec qui cherchait le beau 
dans ses ouvrages; aussi se transforma l>elle bientôt sous 
son ciseau en éléi;anle cuirasse , sur le milieu de laquelle, 
pour lui conserver son caractère primitif, il sculpta la tète 
de L. Gorgone.On adopta alor^ le mot JE^^is pour désigner 
la cuirasse qui recouvrait une divinité pcir opposition à Lo- 
rica , désignant celle des simples mortels. 

Dans la suite, quelques rois Grecs et enûn, les euipereurs 
Romains , enflés de cet orgueil que donne toujours plus ou 
moins rhabilude du commandement suprême et prétendant 
fkux honneurs de la divinité, Tadoptèrent comme ornement 
et la iorica devint pour eux TiËgis jusqu'alors réservée aux 
dieux, 

Quelque fois on a traduit le mot i^gis par bouclier. Dans 
le vrai sens du mot , c'est une erreur. Pourtant l'iËgis pou- 
vait tenir lieu de cette arme défensive. En effet, l'iËgis ser- 
vant primitivement de manteau flottait sur les épaules du 
guerrier qui , pendant le combat , la ramenait sur son bras 
gauche et s'en prolégait la poitrine comme d*un véritable 
bouclier. Ainsi le faisaient les Athéniens en ramenant de 
a même façoq leur Chlamcidc; ainsi le font encore les Espa- 
gnols lorsqu'ils jouent de leur national cucbillo. 

Lion. 

Marbre/ Le marbre n» 4 représente un lion au repos , 
rugissant. Marbre blanc. Ce lion n'est pas antique. 



- 45t - 

Me voici enfin » Messieurs, arrivé au lerine de W lAehei 
que vous m*aviez coafîôe: celle de décrire les objels d*ar- 
cfaéologîe envoyés à noire musée par le gouvernenienl. 

Ai-je réussi? n*ai je point abusé de votre patience? 

J'aurais pourtant pu en dire bien davanlage si un reste 
de discrétion el voire bon génie no m'en eussent em|)èchés. 
Aussi , dans votre jugemenl, si vous me tenez compte du 
temps que je vous ai fait perdre à mVcoulcr, tenez moi 
compte également , je vous prie , île tout ce que j aurais pu 
dire et que je n'ai pas dit; vous souvenant , Messieurs, que 
vous aviez eu l'imprudence de ne pas limiter mon travail. 



Vases et terres cuites. 

N«« DE l'SHVOI. ESFftClS. NOMBRBS. 

4 Pilhos 2 

S Anochoes 20 

3 Amphores 6 

4 Scyphi 3 

5 Holmos^ 4 

6 CaDlhari 2 

7 Cyathl 2 

8 Cotyles 7 

9 Paterœ 2 

40 Palenœ 6 

44 Patina 4 

42. . . ; . Bombylii 5 

43 Alabaslra 2 

44 Aryballes 4 

45 Gotylisques 4 

46 Lecylhi 4 

47 AmphoridioD. ..... 2 



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A8T0R, LENOX AND 
TILDEN FOUNDATIONS. 



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CANTHARE. 




CYATHUS. 



li^h.Laicivf^ Afars-ei/U. 



N?63 




COUPE 
N?61 




COTYLE 



Li/Â. léniei. MêtseM. 



TÎI.E N'-.W VORt. 

PUBLI.- ■•RY 



A3TCR, Lf.N':)X AND 



N:61a. 




FIOURE PEINTE surle COTYLE. 
femme velue du péplum oupalla. 



THF NEW YORtN 
PI .i • RY 



ASTOK, LENOX ANO 
TILOEN FOUNOATIONS. 




N°50 



AMPHORIDION 






ARYBALLE 



BOMBYLIUS 



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LECYTHUS 



N?65 




ŒNOCHOE 
N«58. 





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LECYTHUS 



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(hlérieur.) 



Zi/A.Zaidei, Afarsei^/e. 



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PUijLlC LIBRaRY 



ASTOH, ctNUi^ *NÛ 
TILDE.N FOUNDATJON9. 



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N!94 




FEMME Vêtue de la Tunic[ue et du Supparum. 



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N°95. 




JEUNE HOMME Vctu duPalliummisenguise d'cxomis. 



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— «S9 — 
TIlOIiltÊfenE PARTIE. 



EXTRAIT DBS SBAKCES DE LA SOCIETE DE STATISTIQUE DE 
MARSEILLE, PENDANT L*ANNÉE 1863- 



Séance du 8 janvier 1863. 
Présidencb de m. Sapbt. 

Le procès verbal de la séance du 4 décembre 1862 esl lu 
et adopté. 

La correspondance préscnle une lellre de M. Marius Chau- 
melin qui ap|)elô à Tadminislralion centrale des douanes 
donne sa démission de Vice-Secrétaire el sollicite le ti#e de 
membre correspondant. La Société regrette féloignement 
d'un de ses plus zélés collaborateurs , elle vote des remer- 
ciments à M. Chaumelin pour les services qu'il a rendu 
comme Vice-Secrétaire. 

M. Sapcl, cédant le fauteuil de la présidence à M. Ménard» 
espère que sous la direction de notre habile collègue, les 
travaux se raltacbant à la statistique des Bouches-du-Rhéne 
Seront plus nombreux et qu'il sera donné suite à Tœuvre 
monumentale commencée par M. de Villeneuve. 

M. Ménard reçoit volontiers de la main d'un ami dévoué 
les pouvoirs présidentiels et s'efforcera de justifier par son 
zèle et son activité les suffrages de ses collègues. 

M. le Trésorier présente un rapport sur la gestion en 
1862. On nomme ensuite au scrutin secret les auditeurs de 
compte et MM. Gentet , Albrand et Koussin sont choisis h 
cet effet' 



- 460 — 



L'or.lro du jour appelle la nomination d*un Vice-Secrétaire, 
en rotnpiaconwnl de M. Chaumelin et toutes les voix se 
portent sur M. Muurin qui est élu à cette dignité. 

Plus rien n'étant à Tordre du jour, la séance est levée. 



Séance du 5 février 1863. 
Présidence de M. L. Menard. 



Le procès verbal de la séance du 8 janvier 1863 est lu 
et adopté sans réclamation. 

On passe à la correspondance: 

Lettre de M. Mourier, Procureur impérial du tribunal 
civil de Marseille , qui fait connaitre le jour ou M. Rij^aud, 
premier Président du la Cour impériale d'Aix devait rece- 
voir au palais de justice , à Marseille , les autorités et admi- 
nistrations civiles. Une députation composée des principaux 
fonctionnaires de notre compagnie répondante cet appel, 
a rendu visite à M. le premier Président. 

Lettre de M. le Chanoine Timon-David, membre actif, 
qui rappelle le service funèbre annuel pour les membres 
défunts, devant avoir lieu , en février et demande le jour 
qui sera choisi parmi ceux qu'il désigne. La Société se décide 
pour le samedi 28 du courant Tous les membres honoraires 
à Marseille, et les membres actifs , ainsi que les parents 
des collègues décèdes seront invités à assister à cette céré- 
monie. 

Lettre deM.Cbaumelin, récemment employé au ministère 
des finances qui annonce n'avoir pu à cause de son départ 
précipité pour Paris, exprimer de vive voix à ses collègues 
tous ses regrets de se séparer ^d*eux , il les remercie des 



- 461 — 

marques de sympathie qu'ils lui ont donné |)eDdant tout le 
temps qu'il a été membre actif, promet de s'associer à leurs 
travaux de loiu comme de près et se met entièrement à la 
disposition de la Société, dans toutes les occasions où il pour- 
ra lui être utile. 

Après la lecture de cette lettre si confraternelle , M. Roi!x 
fait remarquer que M. Chaumoliu est , aux (ormes du règle- 
ment, de droit membre correspondant. M. le Secrétaire 
perpétuel pro[)ose de le choisir pour Tun de ses corros[>ou-> 
dants spéciaux , à Paris. Celte proposition est adoptée. 

Lettre de M. Fernand-Giraudeau qui, ambitionnant le 
iître de membre correspondant de la Société, en fait la de- 
mande et l'appuyé de quelques unes de ses dernières publi- 
cations. Cette demande est prise en considération aux ter- 
mes du règlement, et M. le Président veut bien se charger 
do rapport à faire sur les travaux du candidat , notamment 
sur les brochures suivantes : Le Czar à Constaniinople „ 
ho 9^ de 39 pages, Paris 1861. — Mon voyage au corps lé- 
gislatif par un habitant de Château-Thierry et divers arti- 
cles Insérés dans deux n«" de la Revue contemporaine. 

Sont ensuite déposés sur le bureau pour être confiés à la 
garde de M. le bibliothécaire , les publications suivantes : 
Epbémérides de la Provence dont M. Maurel , Secrétaire du 
dépôt de mendicité est l'ajuteur. La Société en a reconnu 
toute Tutilité comme renfermant do précieux documents 
historiques , et a chargé son Secrétaire de remercier M, 
Maurel de cet envoi. 

Tableau général des mouvements du cabotage , pendant 
tannée 1861 , publié par la Direction générale des Doua- 
nes et des contributions indirectes. 

Journal de la Soeiélé de statistique de Paris n« 13 , 
décembre 1862. 

Bulletin de Ut Société d'Agriculture de F arrondissement 
de Boulogne sur wier|, n»« 7, 8 , 9, 10, 11, et 12, 1862. 



-4«1 — 

Journal (Tagrieullare de la CàU-dOr^ etc, o« 10, et 
11 octobre et novembre , 1802. 

Bulletin de la Société der acienees historiques elnaiu^ 
relies de rYonne^ iinnêe 1862 16* vol a me l«-et â-* Iri- 
ineslres. 

Société des Sciences^ Belles lettres et arts du Var, séofit 
à Toulon , — Compte reoda de la séance du 16 jaîn 1862. 
Annales de la Société d'agriculture ^ sciences^ arts^ 
ef comtnerce du Puy^lotne XXIII 1866. 

Deuxième mémoire surjUmportance, pour Phistoire intime 
des communes de France , des actes notariés antérieurs ;> 
1790 , et sur la nécessité et les moyens d*assurer leur con- 
servation et leur publicité , par M. Gustave Saint-Joann; , 
avocat, etc. Thiery , 1863. 

M. A. de Ciumont, Président du Comité dVganisation 
du Congrès des dél飻ués des sociétés savantes , rue Bona- 
parte, 4i, à Paris , invite , suivant Tusage , la Société de 
statistique de Marseille à se faire représenter par plusieurs 
de ses merabivs à la session qui s'ouvrira cette année , fe 
mardi 18 mars et sera close le 25 du .même mois. 

Repondant avec empressement à cette invitation , la So- 
ciété de statistique , nomme pour ses représentants. 

M. le docteur Boudin (J. -M.- F. J. ) officier de plusieurs 
ordres, médecin en chef de Thôpital militaire de Vinccr.nts 
ancien membre actif devenu correspondant à Paris. 

M. Chambon (Adolphe-Barthélémy) membre du Congrès 
scientifique de France , membre actif de la Société , devenu 
correspondant à Paris. 

M. Chaumelin ( Jean-Maric-Marius ) ei-membre de Tunî- 
versité, attaché à l'administration des Douanes, au l^nistère 
des Gnances , ex-membre actif et fonctionnaire de la Société 
devenu correspondant^à P^ris. M. le Vicomte, de Cussy 
officier de la légion d'honneur , etc. ancien Président dti 
Congrès scientifique , membre de rînstitut des Provinces, 
etc, membre correspondant à Paris. 



M. Vidal ( Jénome^LJbn) , chevalier de plusieurs ordres ^ 
iospecteor général des pridoi» de France y membre oorres^ 
pondant, à Pah& 

Extrait de la présente délibération sera délivré à chacun 
dea délégués désignés (tour les accréditer au Congrès. 

La correspondance épuisée, M. Roussin feil, au n^m dt 
ildL hs auditeurs de compte , un rapport sur l'état actuel 
des finances de la Compagnie, d'i^près l'examen dos comp^ 
t^sdeli. le Trésorier. Après avoir indiqué qoelques afné<* 
^ioratîoQSyConsistdnien^des réductions ou des augmentations 
da ns le oha (litre des dépenses, il vote des remeroiments 5 
M. te Trésorier pour la manière claire et régulière avec- la- 
quelle it lientsa comptabilité. 

Le rapport de If. Roussin et ses conclusions sont adopiés 
à l-Kiianimttév 

Puis, M. Iq docteur Maurin prend la parole pour rendre, 
compte (J*una brocbure'de M. Léon Rour, intitulée: Bssaf « 
sur la statistique du bourg de St-Zacharic (Var). 9ar une 
analyse asses détaillée et accompagnée de reflexions luroi- 
neoses, M. leRappopteur fait bien connaître ce travail qu^, 
encore qu'il laisse à désirer sur quelques points , n*est pas ' 
moins une utile moQ'^raphie qui sera consultée avec fruit. 
Cest dire que Taulour s*est rendu digne dos remeroiments 
do la Société et c'est ce que M'. Klaurin demande dans ses 
conclusions qui, misas aux voix, sont unanimement adoptées. 

M. Mdrlreuil est appelé' ensuite à faire un rapport sur uu 
ouvrage écrit en italien>, ayant pour titre: La lavola dt 
bronzo il palUo di sele ed it oodice colmnl^o americano 
nuovamenie xUusiruii fer cura di Giuieppe Baneherûi 
tnembro di diverse aecademie corritpondenle délia regia 
dêfwiazione^di sloria palria calaelam delta^ eiitd di 
Genova , 1857. 

6^001 oralement que M. MortreoH expose teu4 ee que oon- 
lient d'intéressant ce bel ouvrage, et il s'aequitte de ss'ta- 



- 464 - 

cbo avec tant desu}>ériorité, que la Société aorail vu a^ee 
plaisir quim seioblabie rapport eue été fait par écrit. Ifaia^ 
M. le rapporteur promet de ne pas s'en tenir à ce qu*i( a dit; 
et qu'il récrira suivant rintention de la Compagnie. 

Enfin, M. Segoml-Cresp lit quelques mots sur lloustîer 
rEcheviD , il prouveque Moustler ne fut pas seul à faire 
preuve de courage pendant la terrible peste de 1790. Là 
Oour le recompensa ainsi que ses compagnons. M. Sagomd- 
Crespajouleque Marseille a toujours conservé religieusement 
le souvenir de ces hommes courageux. Elle n'a pas oublié 
les noms de Beisunce» d'Estelle , de Moustier , de Dieudé , de 
CapuSyde Pilles , de Lang ron, du Chevalier Rose, du jésuite' 
Milley , etc. qui se dévouèrent dans ces jours de deuil. 

A l'appui de son travail» notre collègue donne lecture d'une 
lettre de l'Ëchevin Mouslier à M. Capus, Tarchivaire; il évo- 
que le courage et le patriotisme de la famille Capus , dont le 
- nom s'est éteint dans notre cité , il y a quelques années^ 
seulement. 

M. Segond-Cresp finit par rappeler le dévouement àm 
Marc Antoine Capus, petit fils de l'archivaire de 1719^ qui,, 
l^endant le choléra de 1835, se montra digne de son aïeul. 

La Société entend avec intérêt cette notice et prend en 
considération la présentation d'un statisticien, ainsi ceocue: 

c Les soussignés ont l'honneur de présenter à la Société 
de statistique en qualité de candidat au titre de membre 
actif ^ M. Carooin de Vence,, substitut de M. le Procureur 
impérial) signés L. Menard, Mortreuil et P. -M. Roux. > 

Il sera écrit par M. le Secrétaire à M. Camoin de Vence ,■ 
que le scrulin pour sa nomination aura lieu en avril pro- 
chain et après qu'un rapport aura été fait sur un travail 
de statistique, à son choix, présenté ^ aux termes du règle- 
ment à l'appui de sa candidature. 

L'ordre du jour étant épuisé et plus rien n'étant proposé 
la séance est levée^ 



-. 465 - 

Séance dut mars 1863. 



En Tabsence de M. le Président, M. Segond-Cresp, Vice- 
Président, occupe le fauteuil. ' 

Après la lecture et l'adoption du procès-verbal de la 
sécinceduS février 1863, M. le Secrétaire dépouille la cor* 
respondance : 

Lettre de M. Aman Vigie, rue Curiol, 30, qui disant avoir 
Introduit dans le déparleniont des Bouches-du-Rhône , un 
nouveau système de filtrage de l'eau au moyeu de Tappareil 
qui porte le nom de fillre hydronetle, demande h la Société 
Tan des encouragements qu^elle doit accorder à l'industrie 
cette année. Renvoi à la commission générale dMndustrie. 
Lettre de M. Henri Long , constructeur-mécanicien, rue 
8^BaziIe,no 29, qui exprime aussi le désir d'être encouragé 
pour un perfectionnement qu^il aurait apporté à un pétrin 
et à une presse servant à la fabrication des vermicelles, etc. 
Le renvoi de cette demande à la commission générale d'in- 
dustrie est également ordonné. 

Lettre de M. A. Billon, rue Bel-Air n» 18, qui, ayant déjà 
soumis à l'appréciation de personnes et de sociétés compéten-* 
^166 un système de transformation du sel marin en sel gemme 
artificiel • «dresse à notre compagnie, en vue d'en obtenir 
un rapport favorable^ un exposé des avantages que ce 
système est susceptible d'apporter à Tagricultui^e en France. 
Notre collègue, M. Penon, par Tintermédiaire de qui la 
lettre de M. Billou,nous est parvenue, dépose sur le bureau 
des fragments de sel nécessaires aux essais. La Société 
charge sa commission générale d'industrie du rapport à 
faire à ce sujet. 

Sont déposées pour être confiées à la garde de M. le 
Bibiothécaire, les brochures suivantes : Journal ifagrieul^ 

TOMB XXVII 30 



— 460-- 

tare de la Côte d'Or^ n« IS -- décembre 1863. = L'a- 
gronome praticien y journal de la Société d^agrieuUure 
de Tarrondissement de Compiègne, n» S7, janvier 1863. 

L'ordre du jour appelle, en premier lieu, le rapport^ par 
M. Menard, sur les travaux de H. Fernand Giraudeao-y. 
proposé pour litre de membre correspondant. Il sq borna à 
mentionner les suivants : i*^ un petit volume curieux loti- 
tulé : Mon voyage au corps légi^lalif ; 2* le Czarà Constaa- 
tinople ; 9^ Témigration allemande en Algérie ; k^ le goiiYer- 
nement de TÂIgérie et trente, mois de ministère spécial. 
Dans ces deux dernières productions^M. Fernand Giraudeas. 
se montre publiciste versé dans les détails d'une queslioa 
si intéressante pour nous Marseillais. — Un. autre, travail 
sur Vinscriplion marilime est aussi plein d'intérél; les 
divers système de recrutement de la marine, aujourd'hui 
en présence, y sont discutés avec impartialité. L'auteur» en: 
un mol^ se recommande par l)ien des titres et M. le rap- 
porteur conclut à son admission^sa coliaboration ne |KUivant 
que faire honneur à notre Société. 

M. de Villeneuve (prend ensuite la parole pour lire une 
notice ou plutôt la préface d'un ouvrage auquel il travaiUe 
et donc nous allons essayer de donner une idée : 

Le résumé général de Thistoire de la civilisation est dans 
Tapplication de plus en plus complète des principes du 
christianisme. 

Développement théologique ; - 

Développement industriel, artistique el littéraire; 

Enfin, développement scientifique. 

Tous ces développements offrent l'application du même 
dogme chrétien : Taspiralion perpétuelle vers Piafini. 

Dans les mathématiques, ce principe apparaît clatremeM 
dès que Toii compare la géométrie payanne à la {jéoœétrîe 
cbrétienne. 

La mécanique et les mathématiques transcendantes doî- 



- 167 - 
▼enl leurs découvertes à Tapplication de Vidée de Cinfini. 
Les sciences d'obsèçryalion sooi l>veu de la sagesse iiifinitf 
do Créateur ; ces sciences progressent en se rapprochant 
sans cesse de Tunilé et de l'infini. 

L^ science est un hyprine qui glorifie Dieu ; elle anéantit 
le domaine du hazard : par ses applio^tions utiles, elle par- 
ticipe à rqpnvre de 1$ rédemption chrétienne. 

Toute la fécondité , toute la beauté, toute rulilité de U 
science sont dans Tapplipation de Tidée chrétienne de Vin^ 
fini^ suprême raison de toutes dioses. 

Le dernier mot de la civilisation et du progrès est dans 
le cbnsli4Qisipe fonidé 9ur Kidée du SA.CIUriC£ INFINI au 
triomphe de la VÉRITÉ dont 1^ possessien constitua le 
bonheur. 

Cette lecture écoutée avec une attention soutenue est suivie 
de la nomination des niem|>res devant composer la commis- 
sion du concours statistique ; ce sont MM. Dugas — Segond-^ 
Cresp — Timond-David — A- Lucy '— Feoutrier — Ton- 
louzap — Blancard — Ju^)io^ — Maurin — Pcnon— Marlr«uil 
— L. Menard — Lions — Bopiç — Mathcpon, 

Puis sont nommes m^rnbios de la commission générale 
d*industrie : MM. Albrand — Prou-Gaillard — Natte — 
Grentet — Saf»ct — E. Flavard — Bordes — Puprat -— 
Boissclot — Roussin — de Villeneuve — P. Coste— Bœuf. 
L'ordre du jour amène enfin la nomination par voie de 
scrutin de M. FernaQd-Giraudeau , candidat au titre de 
roe^nbre correspondant, M. Girauid^u obtient tous les suf- 
'r?gl^ ^^ coiBséquempient il est imanédialemeni proclama 
o^mlbv^ correspondant. Apri^s qwu la-^ncê est levée. 



— 468 — 
Sianee du 9 avril 1863. 



En 1 absence de M, le Président, M. Segond-Cresp, yîct^ 
Président , occupe le raaleuil. 

Le procès verbal de la séanci^ du 5 mars 1893 est la et 
adopté sans réclamalrion. 

Où passe à la correspondance : Lettre de IL Camoin de 
Vance, Charles, Emile, substitut du Procureur impérial h 
Marseille, qui, inforinj qu'ayant été reçu candidat pour le 
titre de membre aclif, il avait à produire un travail Statis- 
tique de son choix, ainsi que tes renseignements biographi- 
ques le concernant, adresse une notice ayant ces renseigne- 
ments pour objet et promet d'apporter son concours à 
notre société quil considère comme studieuse et réellement 
utile. 

Lettre de M. Pemand Edmond Oiraudeau , attaché au 
cabinet du Ministre de la marine et des colonies, à Paris, 
qui transmet également à la Société sa notice biographique 
qu'elle lui avait demantiée , lui exprimant ses sentiments de 
gratitude pour le titre de membre corn^spondant qu'elle lui 
a décerné^ et disant qu'il s'efforcera de s'en rendre digne 
par tout le zèle que lui permettra son éloignement de Mar- 
seille. 

Lettre du 16 mars , écrite par M. Léon Vidal , inspecteur 
général des prisons, membre correspondant, à Paris , qui, 
ayant reçu lavis, en date du 14 , que notre Société l'avait 
nommé l'un de ses représentants au Congrès des délégués 
des sociétés savantes , dit qu'il est fort sensible à ce témoi- 
gnage de confiance , et qu'il fera ce qui dépendra de lui 
pour le justifier. 

Lettre de Tacadémic impériale de médecine qui accuse 
réception et remercie notre Société de l'envoi qu'elle lui 



_ 469 — 
a fait des 23* et 2V« tomes du réperloire de Ses travaux. 

L'ordre du jour appelait le rapport, par M. Segond-Cresp, 
sur le travail statistique par lequel M. Camoio de Veoce, 
se proposait d'appuyer sa candidature , mais ce travail 
n'uyaut pas encore été présenté, Texamea qui devait ea 
être fait et le scrutin qui endurait été la conséquence, sont 
nécessairement ajournés. 

I!. Peiion fait un rapport oral sur les antiques du Musée 
Campana ; ce qu'il en dit est assez intéressant pour faire 
désirer qu'un rapport soit fa'*t par écrit. M. Penon, prié 
par M. le Président de se rendre au vœu de l'assemblée , 
dit qu'il s'empressera d^accomplir ce devoir, dès que l'on 
connaîtra tous les objets dont il s'agit. 

M. Bertulus, ancien membre de la compagnie, que des 
motifs indépendants de sa volonté , obligèrent de donner sa 
démission de membre actifs ayant aujourd'hui le désir de 
rentrer dans la Société , a chargé M. le Secrétaire-perpétuel 
de b manifester à ses collègues. Celui-ci , considérant que 
riei nj i*appo33 h cette rentrée, est d'avis qu'elle soit rc- 
cordée et qu'elle ait lieu à partir du jour oii M. Bertulus en 
aura fait la demande par écrit. 

Puis, MM. Segond-Cresp , Mortreuil et P. -M. Roux pro- 
posent l'admission de M. Eveillard, au nombre des mem- 
bres actifs de la Société. 

Cette proposition est prise en considération aux termes 
du règlement et rien He plus n'étant proposé , la séance est 
levée. 



Séance du 7 mat 1763. 

Présidence db M. Lropold Menard. 

Lecture et adopiioa du procès verbal de la séance du 9 
avril 1663. .... 



— 470 - 

11. le Secrétaire procède au dépouillement de la corrcs- 
poodànce inanûscrile. 

Lettre de M. le Miaistre de l'instruction publique et des 
cultes qui accuse réception et remercie la Société de atatis- 
tique de idarâèillti de 36 exemplaires des 23« et 34* volumes 
qu*eire a adressés du Répertoire de ses travaux à ud roème 
nombre de sociétés savantes auxquelles S. Ë. annonce s*ètrc 
empressée de les falres transmettre. 

M. lo 'Ministre romercie aussi de Peuvoi de trois exemplai- 
res des uièmes volumes destinés à la bibliothèque de son 
ihinislëre. 

Lellrô de M. Léon Duleau, docteur en médecine . à Paris 
(6 y rue de S^ine), qui^ après avoir annoncé le détès de son 
père , hiombro corruipondant , exprime le désir de le rem- 
^lacjr en coUj ({iialito et adressa uuo browliuro dont il est 
Tauteur, intitiilêe : de te m phi des douches d air et da 
calliéléristne de la trompe d'Eustache^ dans le traitement 
des maladies de t oreille. 

M. Jûbiot veut bien se charger du rapport à faire sur ce 
travail. 

Lettre de M. Saurel qui voudrait conserver le titre de 
membre correspondant , bien è|U*il soit actuellement rési- 
dant à Marseille cl qu'il dut pour cela même se faire rece- 
voir membre actif; il ajoute que s'il ne pouvait obtenir 
cette'faveur , il désirerait être compris parmi les personnes 
pouvant prétendre à des récompenses si elles se livrent à 
des recherches statistiques, et, dans cette prévision, il àbu- 
met à la compagnie son hfsloir^ Ite Martigues et de Port de 
JBouc, ainsi (lue sa notice sur la commune et les eaux mi- 
nérales de Propriac (Drôme). 

Il sera rcpoudu à M. Saurel que son entrée dans la clas- 
se dei membres actifs était iûdi:^pëûsbb1èitè jour qu'il a établi 
;Mékï Ubiuicilu à Maf^eiUâ, sll ittOaU à bontiouér do folro par- 
tis de la Société et que, dès lors, il avait perdu s^'lltfS'tfs 



- 47i — 

membre corres^adaot sans cesser , de pouvoir préleodre 
aux récompenses réservées aux Ira vaux slalistiques, de 
quelle part qu'ils vienuenl , mais que la Société s-est fait 
une loi 4e n*accorder que des menlious honorables à de 
pareils travaux déjà livrés à l'impression. 

H. le Président annonce que^. Daniel » fabricant d*ias- 
truments de musique, à Nfarseille, se met ^ur les rang«, 
pour rob^onlion de Tune des récompenses promises aux in- 
dustriels 

Une commission composée do MM. L. Menard» P.-M. 
Houx, Albrandy Boi^jlot^ Natte et Jubiot est chargée d'exa- 
miner les ateliers^Daniei et sa réunira incessamment à cet 
effet. 

La correspondance imprimée se compose des. publications 
suivantes ; 

i» Esladialicœ de aduana , premier semestre 1861 , de 
la Rep. Argentine , communiquée par M. Pianillo , conaul 
de oette république. M. Penon est chargé de rendre compte 
de cette statistique. 

if* Revue (ks 80ciélé.& savantes des déparlemetils, publiée 
sous les auspices du ministère de rinstruclion publique et 
des cultes , etc. (3"« série — tome 1" février 1863. 

3» Mémoires de l'Académie impériale des sciences^ arts 
et belles lettres de Caen , 1863. 

4<» Bulletin de la Société des sciences historiques et na- 
turelles de fyo/iiie.— (Année 1862— 16* volumes — 3* 
trimestre. Auzen 1862. 

5^ Nouveaux mémoires de la société des sciences agri- 
culture et arts du Bas-Rhin (tome 2, 2« fascicule , Stras- 
bourg 1863.) 

6* Bulletin de la société ({agriculture de l'arrofidtsse- 
ment de. Boulogne sur mer^ (n* ik — février 1863 15 mars 
lâ63.) 

7* Journal dlagriculturede la Cote dPCr^i^publié, par (a 



^ 47» ~ 

socUti dagricaUure et (tinduslrie du déparlemeni, (q« 12 
décembre 1862 - 3 mars 1863.) 

8» L'agronome parlicien , journal de la société d'agricul- 
ture de Tarrondissement de Compiègiie, etc. (n» 27, janvier 
1863. 

M. ]e Secrétaire-perpéluei rappelle que le rapport sur un 
travail de M. Camoin de Vence, substitut de M. le Procu- 
reur impérial à Marseille et le scrutin de ce candidat pour 
le titre de membre actif devaient avoir lieu aujourd'hui. 
Mais ce candidat ayant reçu une nouvelle destination , qu'à 
la vérité il parait ne vouloir pas accepter, laisse par cela 
seul dans l'incertitude s'il quittera bientôt notre ville ou non^ 
et voilà pourquoi sa nomination a été ajournée. 

M. le Président annonce que M. Fernand Edmond Gtrau- 
deau , nommé membre correspondant dans Tune des pré- 
cédentes séances , vient d'être attaché à la Préfecture des 
Bouches-du-Rhône comme Secrétaire-particulier, de M. la 
Sénateur et que probablement sa résidenoe à Marseille lui 
permettra de se faire recevoir membre actif. 

M. le Président, de retour d'un voyage qu'il a fait 
à Paris , n'a pas été peu surpris d'y apprendre qu'une réu- 
nion brillante de délégués des sociétés savantes avait été 
convoquée à la Sorbonne par le Ministre de l'instructioQ 
publique; qu'il y avait vu avec peine que notre compa- 
gnie n'était pas représentée ; qu'il avait demandé le motif 
par une lettre écrite le Jour même à M. te Secrétaire de 
la Société, lequel a répondu immédiatement que la convo- 
cation ministérielle était arrivée à l'adresse d'un ex-Prési- 
dent qui malheureusement l'avait communiquée trop tard 
à ses collègues et que par conséquent la nomination de dé- 
légués n'aurait pu se faire en temps utile. 

M. Menard dit que cela est d'autant plus regrettable qu'il 
^ lu dans le Moniteur un élpge, qui a été fait dans cette 
réunion , de la Société de statistique. 



— 173 - 

Après ces diverses communications , on entend la leclure 
d'un travail sur les produits de Tindusliie marseillaise pen- 
dant Tannée 1861, par M. Sapet, qui Ta commencé en 1863 
el ne Va terminé quVo 1863, n'ayant pu se procurer qu*à 
la longue les documents indispensables. 

M. Sapet reconnait que son travail n^epibrasse pas tou- 
tes les industries , et la Société qui à applaudi à ce qui a 
été exécuté y a compris comme fauteur qu*une semblable 
statistique, d'une importance si réelle méritait d'être com- 
plétée ; ce qui évidemment ne sera pas bien difficile, les 
principaux articles ayant été passés en revue avec un soin 
particulier. 

En résumé, les quantités des produits fabriqués par cha- 
que industrie et la valeur y afférente , laquelle présente un 
total de près de 421 millions, voilà ce qui a fait Tobjet des 
études de M. Sapet. 

M. le Président le remercie beaucoup de cette intéressan- 
te communication dont il le prie de produire le plutôt pos- 
sible le complément , de concert avec MM. Âlbrand , Feau- 
trier Geutet et Natte. 

L*ordre du jour étant épuisé et personne ne demandant la 
parole, la séance e.st levée. 



Séance du k juin 1863. 

pRÉSlDfeMCB DR M. LÉOPOLD HBlfAftD. 



Après la lecture et l'adoption du procès-verbal de h 
séance du 7 mai, on passe à la correspondance : M. A. Lfdgdyt, 
meoibre correspondant fort savoir que le Congrès hilenis- 



— 474 — 

lional db statistique doit se réunir celte année à Berlia et 
que deux seules Sociétés française de statistique sont appe- 
lées à s'y faire représenter : Ce sont celles de Paris et de 
Uarseille. 

M. le Président, étant d*a vis que l'on délègue^ dés aujoar- 
d*hui, un membre a ee congrès, pro|H)se de désigner le 
Secrétaire qui a été le représentant de la compagnie au 
congrès de statistique de Bruxelles. 

Celte fpropositîou est adoptée à Tunanimilé, et M. P. -H. 
Roux, après avoir remercié ses collègues de ce nouveau 
témoignage de cotifiance et promis de faire ce qui dépendra 
de lui pour le Justifier, dit que s'il accepte la mission qui 
vient de lui être confiée, c*est non seulement parce qu'elle 
est fort honorable, mais aussi par celle considération que la 
Société de statistique de Marseille, évidemment dans Teslime 
des statislicienis étrangers, n'aurait pu Se dispenser dj 
répondre à l'appel du congrès de Berlin. 

Lettre de M. Saurel , qui adresse un mémoire dianuscrit 
sur les Fossœ Marianœ et exprime le désir que ce travail 
le fende digne d*un encouragement. M. Mortreuil^ Rap- 
porteur. 

Deux autres productions du même auteur sont soumises, 

l'une à Texamen de M.Rousiin ; elle est intitulée : Notice 

sur la commune et les eaux minérales de Propriac (Drome), 

l'autre à Tappréciation do M. E. Flavard ; elle a pour 

• titre : Histoire de Marligues et de Port de Bouc. 

M. Toulouzan est chargé de rendre compte d'une hrochurt 
ayant pour sujet la découverte des sources, etc. 

M. Natte fera uo rapport sur un ouvrage qui traite dn 
régime des eaux en Provence avant et après t789, etc., par 
Léopold Séguin, docteur en^ droit , Procureur impérial de 
'ForoelquîM'. 

/LeUrede M. MengeUe» vu» Pàcadis, 9,qMi,ifDporiate«r«t 
^jBflsiflMlairtf d'un nouveau système à'Maing^ 4coAanique 



- 475 — 
dans le dé|)arlemcot des Bouclies-de-Rbône, demande que 
td Société veuilfe bien faire examiner oelte invention, ()Our 
obtenir, s'il y à Heu, Tun des encouragements accordés k 
nnttuslrie. 

M. le Président nomme membre de la commission d*exa- 
ineu MU. Mbrand, P', Maurin, Roussin et Gentel. 

Circulaire du 15 mai 1881, par laquelle M. le Ministre de 
PI nbtruction publique et des cullci fait sjvoir que les récotu* 
penses à décerner aux Sociétés s;y vantes, b la suite du con- 
cours dj 1863, seront distribuées dans tes premiers jours 
d'avril 1864; que le jour précis de cette réunion sera fixé 
ultérieurement ; que les manuscrits des notices et mémoires 
des membres qui désireront prendre part aux lectures 
publiques, seront transmis le 1*' féVrier 1864, tes registres 
dMnscripiion devant être clos à la même époque. 

Son £lc. recommande de ne pas envoyer des travaux 
irès értendos ; ils ne dbîvetit pas dépasser SO minutes , où , 
s'ils sont plus volumineux, ils seront déposés sur le bureau, 
sMxxmpagnés d*ttn résomé. 

Outre cette circulaire, on a reproduit séparétAënt fes 
dispositions de Tarrèté du Ministre, en date du 9 août 1862, 
relatif auft concours institués entre les Sociétés savantes 
pour 1863, 1«65 et 1866. 

La oerrespoodance présente, en outre,' pour èlre déposés 
datis la bibliothèque, lefes travaux imprimés suivants : 

1<» Revue des SociéU^f êumntés des départ&metUê^ 9^ 
série '^ loiM mars 1868. 

^ eAbbévéttoiêy jbiirnal du'vendredi 15 mai 1869, dans 
lequel on lit que dés célébrités scientifiques se soml reiidaitf 
à AbbeNnaie t»tur y étudier les 11, IS et 14 mai 1868, *a 
déeoilviM'te fellè te 18 mars dernier par U. Boucher «te Pm^ 
thés, d'une mâchoire humaine fossile dont les joumMtt 
an^Më <eonfeâUrlent rautheotielié. 

U'i^uUé'dôJii vMOeâtlOA &ila par oM'«iV«ots ^ -attglaii 



— 476 — 

et françaiSi formant une commission nombreuse, qu*îls ont 
reconnu à Tunanimté que la mâchoire trouvée le 28 mars 
par M. Boucher de Perlfaes, est bien fossile ; 

Qu'elle a été extraite par M. Boucher de Perthes lui-même, 
dans ce banc vierge ou non remanié ; 

Que les haches de silex qu'on avait dit fabriquées par 
les ouvriers sont incontestablement anciennes. 

Le journal ajoute.que ces savants des deux nations réunis 
en corps se sont rendus chez M. Boucher de Perthes pour 
lui annoncer ce résultat et lui offrir leurs félicitations. 

9* La revue horticole des Bouches-du-Rhéne — janvier 
et février 1863. 

4* VAgronotne pralicietiy journal de la Société d'agri- 
culture de Coropiè^oe, n* 29, mars 1868. 

5« Le baUeiin de la Société d'agriculture de l'arrondis- 
sèment de Boulogne sur mer, 13 janvier et 16 airril 1863. 

6* Un exemplaire d'une Notice sur les Archives commu- 
nales de la ville de Toulon; par Octave Teissîer. 

7* Annuaire de la Société météorologique de France — 
Tome 6-« — 1858— 2-« partie, Bulletin des séances. 

8* Une circulaire de M. Napoléon^haix « imprimeur el 
éditeur des rapports officiels de l'exposition universelle de 
1862, publiés par la commission impériale sous la direction 
de M. Michel Chevalier. Cette circulaire a pour but d'enga- 
ger notjre Société k souscrire à cette publicatiou formant six 
beaux volumes in-8*, dont le pruL est de Ai francs. 

La correspondance épuisée, on passe à la première partie 
de l'ordre du jour qui appelle le rapport de M. Feautrier 
sur un travail que M. Camoin de Vencc a présenté à l'appui 
de, sa candidature et qui est intitulé: Etude de sUUislique 
crimiuelte. — Obiervaliofiê mr le réiabUssemeia des 
Umrs. 

L'auteur s'est attaché (ol'0bord à examiner les inopnvé- 
oiens reprocbés aux tours ; il a invoqué pour cela Phistoire 



— m — 

ei la statisliqueya parlé des asiles des enfants trouvés depui?^ 
le 7»* siècle jusqu'à oos Jours, a rappelé la loi qui ouvrit 
tous les hospices aux eufanis naturels, le décret de 1811 ^ 
qui eut pour objet de restreindre les f<tcilités des lois anté- 
rieures pour Texposition de ces enfants et qui réduisît les 
hospices dépositaires à un au plus par arrondissement. 

Malgré les diverses mesures prises pour remédier h 
raogmentalioo du chiffre des enfants trouvés, ce mal n*a 
pas moins été ou le même ou plus grand. Ici l'auteur passe 
successivement en revue les causes de cet état de choses 
el loin de Tattribuer h la création des tours, il le fait dé- 
pendre de l'agglomération dans les villes , du dévclioppe- 
ment excessif de Tindustrie, de la misère, de là dépravation 
des mœurs, etc., tandis que de Tabsence des tours peuvent 
résulter des infanticides, des avortements, ou du moins des 
expositions plus fréquentes d'enfants sur la voie publique. 

Quand à la question de savoir s'il convient de surveiller 
les tours, ou s^l vaut mieux les laisser entièrement libres, 
l'auteur penche pour un système mixte qui , sans détruire 
la liberté des tours, ne facilite [)as trop l'abandon des enfants. 

Se demandant ensuite si les tours doivent être obligatoires 
|K>ur tous les départements, M. Canioin de Vence est conduit 
h soutenir qu'ils ne doivent être établis ou supprimés que 
d*un commun accord entre le gouvernement et les conseils 
locaux, et H insiste, en finissant, sur les colonies agricoles 
pour les enfants trouvés. 

Par ce peu de mots qui n*cst qu'une analyse très succincte 
de Tanalyse de M. le Rapporteur ^ on voit néanmoins que 
Tauteur ne pouvait choisir un sujet plus intéressant ; qu'il 
l'a traité en véritable statisticien et avec supériorité. 

Si nous ajoutons que le candidat est recommandable par 
sa position sociale et des qualités auxquelles il doit Tbono- 
rable réputation dont il jouit, on comprendra que la com- 
mission, par l'organe de son digne Ra|>porleur, ait considéré 



rentrée de M. Camoin de Vençe dans notre Société » conitiift 
une précieuse acquisition ; c'est dire quelle a été unailîma 
pour proposer son admission au nombre des membres 
actifs. 

L*ordre du jour est, en second lieu, le rapport, par If. L. 
Menard sur un travail de M, Léon Vidal, lequel est iplitulé 
Mémoire sur téducalion correclionnelle des jeunes dilenus 
ei sur le patronage des jeunes libérés. 

L*éloge de ce travail, dit M. le Rapporteur, est lait d*a- 
vance puisqu'il a obtenu la première récompense accordée 
p9r la Société de patronage des jeunes détenu^ de ta SeiDe. 
Mais rhorpmage fait par notre correspondant mérite une 
analyse de son remarquable mémoire. 

Trois questions avaient ôiê posées par la Société, M. le 
Rapporteur renvoie <i la page 7 qu'elles remplissent presque 
enti^èreipent, pour les faire connaître, et il signale le pian 
suivi pour arriver h leur solution, c'est-à-dire que Tauteur 
a. exposé d'abord la législation chez les jeunes détenus, 
Fadministralion de l'éducation correctionnelle, puis, a prè^ 
avoir donné un aperçu des proposition^ diverses qui ont en 
cette éducation pour but, il parle en particulier de la colonie 
pénitentiaire, Guillou pour J'élat, de celle de Mellray pour 
réducalion privée et de la colpnie Fjssiau;^, de Marseille. 

M. le Rapporteur fait ressortir les considérations qui lui 
ont paru les plus saillantes, let il renvoie encore au mémoire 
(p9ge 32 et 46) comme renfermant des passages iotéressantSf 
mais trop étendus pour être compris dans les bornes d*nn 
simple procès-verbal. Enfin, il renvoie à la page 79 pour le 
résumé des conclusions de Fauteur; résumé q;ue nous allons 
retracer textpellemenl, n'ayant pij jeter qu'un coup d'œi' 
très superficiel ^ut tout ce qui mérite d'être connu : 

c J'ai établi , c'est M. Léon Vi(]al qui parle : i? qjyie les 
principes de notre législation sur les jeunes détenifs ^ont 
excellents; que rEurpjpe ijous les envie çt nou;i les emprunte; 



— 47t> 
2» qu'il y a des mesures adminisiraiiveç à prendre pour 
dimiDuer les causes des délits commis par leseobuts » que 
ces mesures sont simples'et facilement applicables ; que le$ 
formes de réducatioo correctionnelle doivent être définies et 
Inen fixées par l'administratioa ; je les ai sommaireijneat 
indiquées; I* que la durée de la détention de l'enfant doii 
èlre en proportion de son amendement et de sa bonne con- 
duite ; 5» que les régimes hygiénique, alimentaire» disciplir 
nairetprofessionnel, dont j'ai exposé ies^^détails, doivent ét|re 
établis dans les maisons d'éducation correclioooeUe ; 6® que 
les jeunes libérés doivent être soumis ou plutôt confiés^é mu 
patronage de bienfaisance, non officiel, mais obligatoire, qui* 
les assiste en leur procurant du travail, qui les dirige e^ 1^ 
sarveillant paternellement /qui soit peureux un appi|i et 
un refuge. > 

If. L. Ilenard propose d'adresser des félicitations , remer- 
ciments officiels à M. Léon Vidal et de cUsser honorable- 
ment son mémoirOi dans nos archives. Ce^ conclusions sont 
adoptées par la Société. 

M. Jubiot est ensuite appelé <> faire Je rapport dont il 
avait été chargé sur uU mémoira iatitalé : de l'emploi des 
Douches d'air et du Ç^liélerisiine de la lr(nf^pfi d^£us(aqhe 
dans le traitement de$ mfiladie$ de toreille^ pi^r M. léém 
Duleau qui a demandé le titre de membre ^rrespçndaot , 
titre qui avait été conféré^ il y a longues anné^, à son père 
depuis pou décédé* Ce travail, considéré #u p^nt de vue 
médical, intéresse sous plusieurs rapports ; il prouve Vïm-^ 
portance do réle de la troqape d'Eustecbe daas les maladies 
de Toreille et leur traitement démontre ^^^lité de^ dqqciies 
d'air d«us ce conduit comme m^yep de diagnosUo et de 
curatjan» 

Le père de l'auteur qui s'était spépÎBJement oaDupé do 
ipéme sujet, n'a pas peu contribué aui; progrès q«'j^ i^it 
depuis le commencement de ce siècle la thérapeutique des 
maladies dout il s'agit. 



- 480 — 

Son fils marche dignement sur ses traces, et puisqu'il 
ambitionne rhonneur d'être aussi Tup de nos collaborateurs, 
il est à croire qu'il sera pour \» statistique, ce qu'il est pour 
la médecine le zelè successeur de son père. 

Il est donc à penser aussi que notre compagnie ne sera 
pas sourde à la demande de M. Léon {Deleau pour Tadmis- 
sion duquel M. Jubiot sollicite les suffrages de ses collègues. 

Enfin, on procède, par voie de scrutin, à la nomination 
de deux candidats , d'.«bord de M. Camoin de Venceqaî, 
ayant réuni tous les suffrages , est proclamé membre actif ; 
ensuite de M. le docteur Léjn Duleau qui, ayant également 
obtenu Tunamitô des voix, est proclamé membre correspon- 
dant. 

L'ordre du jour étant épuiî^é et personne ne demandant 
la parole, M. le Président lève la séance. 



Séance du 2 juillet 1883. 



Prbsidencr db m. L. Menard. 

M. le Secrétaire-perpétuel lit et la Société adopte le pro- 
cès verbal de le séance da 4 juin 1863. 

La correspondance imprimée présenta : i^ ane notice sur 
quelques jetons du Forez par le O de Soullrait , membre 
correspondant à Lyon. Cette notice étroite d'un travail que 
Fauteur prépare âur la numismatique moderne du Lyon- 
nais et do Forez , a été lue à la Sorbonne en 1861. ( M. 
Penon , rapporteur). 

|o Annuaire de la Société météorologique de France, to- 
me X« 1862, S' partie , Bulletin des sciences , de la' feuille 
13è)a23«, juin186S. 

Prenant ensuite la parole et s'adressant à M. Camoin de 



.- 481 -- 

Vtiooe , DCMoibri» actif aoaveUement élu » tL le PréûdeaC lui 
diU < Votre nom a*est pas pouveam pour la Sociétô de sta*^ 
« tîMiqoa dtt Marsaille » et bieo avaut ^ue Votre caodidatu-' 
« re oui été posée daos notre compagnie ^ il y avait acquis 
« une Dotoriélé qui devait la faire accueillir avec la plus vive 
c aatifliactioD. 

M. le Président parie eosuile des qualités personnelles 
qui distinguent M. Camoin de Vence et le présente comme 
publiciste s'étant attiré noire sérieuse attenlion en traitant 
de la criminalité comparée des Bouches^du^Rbéne , de ma- 
nière à faire disparatU'e la sombre part faite si injustement 
à ce département, dans Téchelle de moralité des populations 
de ia France. 

M* le Préaident rappelle à ce propos que cette réhabilita-' 
tioaavait été déjà entreprise aVec énergie par notre regretté 
collègue , M. Bousquet. Puis il loue le récipiendaire du tra-» 
veil qu'il a présenté sur les tours et les enfants abandonnés 
à Tappui de sa candidature et qui lui a valu, run^niniitè 
dessuOrage^, c soyez donc, lui dit M. Menard le bien 
venu parmi nous* Josuis heureux d'éire le premier à voua 
saluer aujourd'hui du litre de collègue. » 

Dans sa réponse , M. Camoin de Vence , après avoir re-* 
mercié la Société en général et son président en particulier 
du titre dont il a été honoré , déclare n'accepter que jus-» 
que à certain point les paroles élogieuses qui lui ont éié 
adressées ; il s'est occupé avec zèle de la statistique, telle 
qu*on la conçoit aujottni'bui , parce qu'il en reconnaît toute 
rimporlance. Si elle-était autrefois un sujet dedoute, elle est 
actuellement étudiée comme l'exigent les sciences pbysiques- 
et morales , ou , en dlautres termes ^ elle est une science 
pratique > une étude coosciencieuse et une classification des 
faits avérés qui se succèdent sans cesse , de sorte qu'elle re* 
dame des Ira vaux incessants. Âin^t, par exempl(^, la.Société 
de statistique de Marseille est appelée successivement à das*' 

TOW XXVII: SI 



laf à «4té Am faUs qiit «âl M irissan^s, ceux pr^SMitement 
raâuetllis^ 11. Camoîn de Veoce fait â peu pnès dans ee*seliB 
l-éloge dola staiteti^e qu'il m négligera 4»D5équemitoeBl jih 
mais , eft eotrevoyaiU qu'il ^urra4i Uen ne pas rester toog 
éeurps «Itaché à notre compagnie oomoie membre actif , M 
promet de conlinuery et à quelque part qu'il se trouve, 
d*eiilreieak des selalioos avec «Ue, en im mot de payer Té- 
giftUèremenlson tribut. 

L'ordre du jour appelle le rapport de M. f^on sur 4e 
Musée Gaaipaaa. Ce rapport asses étendu , ricbe de détafte 
f9fi ÎBtéreasants, esi écouté avec une attention soutenue ; H 
«'est pas; suivant Tasage , déposé sur le bereao, M. le Rup- 
oorleur se réservant de le faire copier lisiblement et ^*eii 
faire 'le sujet d'une noie à insérer au besoin danele proeès 
verbal .; ce qui -nous dispense d'en fmre l'analyse dont| è 'YVtii 
dise , il esi peu susceptible. 

On met ensutie en question l'époque de la Xen«e , tCeHe 
année f de Ja séance publique. La Société prenant •eir iooft* 
sidérailoo liabsence pendant quelque temps'de plusieurs de 
S9S.prifiQipaiixfonctioonaices> ainsi que divers aulrais mo- 
tifs qui s'opposent à ce que cette solennité ait 4i4.uaot«eU 
leineot, l'ajourne -indéfiniment. 

L'ordre du jour éttiot épuisé et personne ne demandant it 
parole 9, M. h Président lève la séance. 



Sèa»€i du 6 août IMS. 

PaisiDENCB DB M. Sbooiîd-€r^ , Vice Pré^îd^^t. 
Dèe roavertul'e de la séance, le Vice Secrétaire eemmu* 
nique à l'assemblée une dépêche de M. Léèpold Ifénafnl, 
Président, qui annonce, qae les exigences de son lerrîee 
ne.bli permetteitf pas d'josister à la réunion de ttjonr. 



— 483 -^ 

Il est également donné communication d^one letlre de M^ 
P.- M. Roux, Secrétaire perpétuel qui exprimç s^ regrets 
d€ ne pouvoir assister k la réunion de la Société i retenu 
qu'il est pour affaires pressantes et faisant s^ prépaj*ati{jp 
pour se rendre à Chambéry. 

La parole est ensuite donnée à M. Mortre.uil pour la lecture 
de son rapport sur le mémoire présenta à la Société par M, 
Alfred Saurel, sous le titre de Fo9sm Marianœ. Le rapport- 
leur fait ressortir Tintérèt^que prés^te ce mémoire qui .élu- 
cide plusieurs points de la topographie [oçale et qui déter- 
mine la naturedes travaux entrepris par Marins» lors defon 
expédition en Provence. Toutefois le rapporteur ne prend 
aucune conclusion par le motif que ce mémoire ayant été 
déjà soumis au jugement des membres du concours régie* 
nal de Niroes , le travail de M. Saurel n'a point été spécia- 
lement adressé à la Société de statistique. Une discussion 
s'engage à ce sujet, à laquelle prennent part spécialement 
MM. Flavard et Maurta , ri ^n r^wite q«ie V^yès de b Société 
est de renvoyer le ir.êinoire en qucs^oo à la coxiiraission du 
concours qui déterminera la miture de la récompense è ao* 
corder à M. Saurel, ayec rt^tenue de statuer sur le point de 
savoir s'il n'y iiuroit p<is liiu de faire imprimer le mém^nre 
dans le recueil de la Société. 

M. Flavartj preud ensuite lu parole pour faire son rapr 
port sur rbistoire et la statistique deMartigues et de Port de 
Bouc,du même M. Alfred Saurel. M. le Rapporteur fait rêparr 
tir le mérite de ce travail quia exigé d,e la part de son 
auteur des recherces nombreuse^, U analyse rapidement le? 
fait3 de statistique qui y sont contigus, il conclut h ce que 
ce mémoire quoique imprimé soit renvoyé à la commission 
de concours j afin de statuer sur la nature et rimportar)ce^ 
de la récom|iein$e qui pourra être accordée à M. Laurel. 

Les conclusions du rapport sept adoptées, M. Mâurin qur 
avait été chargé de faire u^ rapport sur la brochi^fç de M. 



~ 484 - 

Seux relative au cephalématon)e des enrants nouveaux nés, 
indiqueà la Société que celle publicalion n'intéressant en rien 
la statistique et étant composée à un point de vue exclusive- 
ment médical , il a pensé devoir s'ablenir d'en présenfer 
une analyse. 

Après l'audition de ces divers rapports, M. le Président 
nomme la commission chargée d*exa m mer l'appareil photo- 
graphique de M. Léon Vidal, cette commission est compo- 
sée par lui^ de MM. L. Ménard, Lions, Roussin et Albrand. 
M. Blancard demande à faire partie de cette commission. 

Plus rien n'étant b l'ordre du jour, la séance est levée. 



Séance du 3 septembre 1863. 



PftÉsiDKNGB DE Léopold Ménard, Président. 

En l'absence de M. P.- M. Roux , Secrétaire perpétuel, 
M. Mortreuil , tient la plume. 

Le procès vtrbal de la dernière séance est lu et adopté. 

M. le Président dépose sur le bureau une brochure inti- 
tulée: i4^ne(///ti/'e /^rar^ue, qui annonce la création dans 
notro département d'une commission créée pour la culture 
raisonnée des produits utiles qui croissent et se developpeni 
dans les eaux. Il fait ressortir tout Tavantage que présente 
un semblable projet dont l'éxéculion serait pour nos côtes 
une source abondante de produits les plus divers , et il ùiit 
des vœux po\ir que ceux qui en ont conçu la pensée reçoi- 
vent tous les cncoura,uernenls qu'ils méritent. 

La parole est ensuite donnée i^ M. Blancard qui donne lec- 
ture de lettres palento:^accorilées le 2 juin 1663, à François 
Hallel, comme -hvenleur d'un nouveau procédé de locomo- 
tion des bateaux et navii es. M. Blancard croit voir à cettt^ 



— W5 — 

date l'appIicalioD la plus ancienne qui aitéléfaile de vapeur 
et îl ne met nullement en doute que François Uallet se soi! 
servi de ce puis>ant moleur dont l'application a fait faire de 
notre temps de si grands progrès au commerce et à Tindus- 
trie; il accompagne sa communication de l'indication dos 
principaux faits sur Thisloire de la vapeur et ses applica- 
tions diverses, la Société écoute avec le plus vif intérêt la 
lecture que fait M. Blancard du texte orij^inal décos lettres: 
mais elle n*adopte ses conclusions que sous toutes réserves , 
attendu que ses lettres ne dêcrivL*nt pas d'une manière^ 
exacte le procédé dont François Mallel s'est servi. M. Blan- 
chard fait remarquer quj les anciens connaissaient et appli- 
quaient la force expansivede la vapeur et il cite'^à lappuî un 
passage de l'histoire des chemins de fer parM.de Gastineau 
(1863) d'après lequel Athinée, architecte sous Tempereur 
Justinien , avait fait une application de la vapeur pour 
ébranler les plafonds de la maison d'un de ses voisins dont 
il avait à se plaindre. 

M. Segond-Cresp , chargé de faire un rapport sur rpu«* 
vragede M. Caporal, intitulé tableaux de statistique, fait res- 
sortir tout ce que présente d'originalité ce travail dans le- 
quel Tauleur a donné dans une série de tableaux tous les 
éléments d'une statistique générale poussés à leur dernier 
degré d'analyse. Cest un véritable questionnaire encyclo- 
pédique ou viennent se ranger tous les faits qui sont du 
ressort de la statistique. M. le rapporteur tout en adressant 
quelques critiques de détoil à l'auteur de ce manuel de sta- 
tistique y conclut à ce que qu'il soit nommé correspondant 
de la Société , il est immédiatement passé aii scrutin de M. 
Caporal qui réunit Tunaimité des suffrages et qui est en 
conséquence nommé correspondant de la Société de statis- 
tique. 

^ M. Flavard prend ensuite la parole au nom d'une com- 
mission dont il a fait partie avec MM. Jubiot el Nation 



-- 486 -- 
chargée (^examiner Tapparcil de M. VeKeo pour kk pro- 
dutaîon de la glace artificielle. M. le rapporteur fait res- 
sortir qud le mérite de M. Veften est d*avoîr introduit 
dans Dotrj ville, !a tdachiné invëtit^^ ^r M. Carré , qut 
fonctionne au moyen de Tétheret d'dfofr apporté d'impor- 
tants {)errectionDeinentS| à Pidée première de rmventeQr. 
M. Flavard cooclutàceque la demande dé M. Velteo soitren* 
voyée à la commission des récompenses qut aura à prendre 
ané décision à cet égard. Ces conclusions sont adoptées. 
Plus tien n*étant à l'ordre du jour, la séance est levée. 



$iànce du premier octobre 1863. 



Les procès verbeaux des séances du 2 juillet , par M. P.- 
H: Hoùt» deàtt août et 3 septembre, ^àr )il. ttortreoil, 
sotit lus et âdbplés par la Sbciétë. 

Oii passe à ta correispondance. 

Lettré de M. le Procureur imt)ërià1 dé Mtorâeille qui a 
adressé. ,.en juillet dernier, uù exeniplair'e de chacun des 
cdmJJteS gétiéraùx de l'administration de Ib jaâlîcè crîmi- 
oeile^t de la justitie civile et commerciale, penâaiit Tannée 
1801. Un accûsé de tétepi\ùû a èiê fait Immédiatement. 

Lettre de M. X. Heuschllng, correspohdant^ à Ëruxelles ^ 
qtti fait hommage cf'un exemplaii^e d*un livre qu'il vient de 
faire paraître sur la noblesse artiste et lettrée ( dépôt dans 
là bibffotMéqire et l'emercienlehU à Pàuteur.) 

Lèr cbiTespondâ'ncé imprimée f^réisente^ indëpendaotment 
des ouvrages mentionnés ci-de&sus: 

f* Annaleé i& tacàdéifiik dtAràhèùlogie dé Éèlgique. 
{MhtX^ll, ^, ^, 'p él i« liVWiis6tf4, knVéH 188Ï. 



S* Bulletin MUarique de la SoHiU de9^ atUiqurnirtê de 
te Jfartnti(lS!'aQDéa,4(»el,*««* Uvrtisen^V.S&in^Oumr, 
186S. > 

9p MuUeiin de la Sociili des seimceê historiqmB et na^ 
iureUe$ (ia ry<Miie( aonée 1863, 16* ^ volume « 4« trimâ»- 

4* EuUHm deê êoeiélée êavanies dev dèpenHemenU^ pu^ 
blitefl»tti»Ieft a«apices du ministre do riBStructioD publique 
éi des cultes, (S* aerie , loin. 1 , mai 1663. ) 

S* BaKelHi de la Société d'agricuUure de i*arroDdis9amoni 
de Bouk^M aor mer ( n» 16 et 18 , juin 1863. ) 

6» Mémoires delà Sorhonue^ novembre 1863» in 8*. 

T» Bulleiin de laSoeiéié it^uHrielle d'Angers , (33* aa^^ 
née<--30F, de la S* série.-- 1863. 

8^ Un brochure iaiitulée: Sut tifo contagiesodè Bovîa 
peale Bos uagarica ingeneratori il 1837 nelle puglie ( in 8^ 
afvrit 1861 ) méoiéîre du cbevolier Ferdinand de Nenzie-» 
îsapectour vétérinaire de l'année d'Italie (Jeos les provineee 
mérfdîQDales, membre eerrespondant » é Naple$. 

•• lliebei fiourdiUr statuaire oriéanaia, par F. Duputa» 
oÉMObre correapottdani, (in 8^ 1M3). 

l<h àoaoaire de la Sooiélé cinétéerologlque de France 
ton. Vt, 1*58, BitUelin des aéances.) (tom. 8, 1860], la- 
biflMix roéléorotogiques. ) 

Il Noiicesur ta découverte' de famphilhid(re antique et 
des restes de Tautel d'Auguste è Lugdunum, (Gaen, 1863.) 

IS* L'agronome praticien , n»99/;mars 1868. 

13^ Séance publique en mars 1863 et exposé des travaut 
deTacail&mie des sciences, belles lettres et artsd'Aix. 

La parole est à tf. fe Président qui lîl un rapport sur laf 

fabHcatieii' d^stmments en cuivre dont M. Daniel a doté 

la ville de Marseille , qu'r parle du mérite des inventions 

de cet industriel et conclut à ce qu'une médaille de verm^l 

/sort dcoordée. Henvoi è la oommlseiott des récompenses. 



— 488 — 

fl s*agîi ensuite de In future séance publique. 

Plusieurs voix se font entendre pour qu'elle ail lien le 
plutôt possible et s'accordent, pourtant , h s'abstenir actuel- 
lement de préciser le jour de la tenue de cette solennité , 
attendu qu'il reste beaucoup h faire préalablement. 

L'ordre du jour appelait la nomination des fonctionnaires 
pour Tannée 18^4. Mais te nombre des membres présents 
était insuffisant pour prendre une délibération à œ sujet, 
les élections sont renvoyées  la prochaine séance. 

M. P.-M. Roux rend compte oralement de sa double mis- 
sion au Ck)ngrès scientifique de France, à Chambery^en. 
août dernier et au Congrès international de statistique à 
Berlin , le mois suivant. H s'était rendu à celui de Cham- 
bery , avec l'intention de représenter comme d'usage notre 
Société de statistique. Le jour de son arrivée , les élections 
venant d'être faites et ce ne fut pas sans beaucoup de sur- 
prise qu*il apprit ra nomination de Président général. A la 
séance du lendemain , il remercia l'assemblée et promît de 
faire ce qui dépendrait de lui ()our ne pas rester au des- 
sous des devoirs qui lui étaient imposés» Il ne cacha pas à ses 
auditeurs qu'il pouvait bien, ayant été Secrétaire géoéral 
et plusieurs fols Vice Président général du Congrès , s'atten- 
dre à ce que son zèle etsi>n assiduité à assister aux sessions 
toutes les fois qu'il l'avait pu , le feraient appeler un jour 
au fauteuil de la présidence générale, mais, il son point de 
vue, ce ne devait être que dans une ville de minime im- 
portance , tandis qu'à Chambéry qui, par sa situation géo- 
graphique , ne pouvait que réunir en cette circonstance 
des savants d'élite» non seulement de la France, mais de 
r^talie, de la Suisse, de l'Allemagnei etc», il avait du être 
étonné que l'on n'eut pas jeté les yeux sur tout autre que 
lui pour l'honneur qui lui avait été fait. 

D'autres considérations que M. P.-M. Roux s'abstient de 
reproduire ici , mais auxquelles il s'était livré avec toute la 



— 489 — 

ino:lestie dont ii csl capable pour faire ressortir son infério* 
rîlé, comparant son aplitude à celle de beaucoup d^aulres, 
ces coDsidéralions ont été interprélées dans certains jour- 
naux^ de manière à faire croire que le Président aurait 
regardé In haute distinction dont il avait été Tobjet comme 
un droit acqui:$ par ses antécédjnis, et voilà comment on 
écrit rbiâ»ioire. 

M. le Secrétaire rapporte ensuite que depuis Pouvertare 
jusqQ*à la ci6<ure du Congrès il s\'t attaché A ne mettre ad* 
cune relâche dans la direction des travaux, et qu*il n'a cessé 
de réunir ses efforts pour représenter dignement les sociétés 
savantes dont il était le délégué en sa qualité de Sous Dir«e« 
leur derinstilui des provinces pour le Sud Est de la France. 

A l'abbaye d'Haute Combe , à Aix en Savoie , où des 
banquets ont eu lieu , il a porté des toasts à l'Empereur 
et au roi d'Italie, et il a reçu le Sénateur, envoyé par le roi 
Victor Emmanuel pour que son pelais d'Haute Combe fut 
rois à la disposition du Congrès qui devait se rendre à l'ab* 
baye où Ton sait que reposent les princes |de Savoie. 

H. P.-U. Roux a reçu également M. Delesseps, veim 
tout exprès au Congrès pour parler de la manière la plus 
satisfaisante du canal de Suez. 

Sans entrer dans les détails sur les travaux du Congrès , 
dont l'exposé sera imprimé bientôt en entier. M. le Secré- 
taire avance qu'ils ont été assex remarquables > et il se plait 
à donner comme un non veau, témoignage d'estime , son élé- 
vation à la présidence de la section des sciences médicales. 

Il, ne l'a , tl est vrai , dirigée qu'ci la l'* séance ayant cru 
devoir céder ensuite le fauteuil à M. le doeteur Vingirinier, 
son premier Viœ Président. 

ilneeîte cette .circonstance que parce qu'aile est l'une 
de celles que l'on s'est empressé de mettre sons le boisseau. 
Maïs il bot bien que ia vérité se bsae jour lot ou lard. 

Passant à une courte narration do Congrès de statistique 



dti Berlin y il annonce y avoir figuré comme Seerétatre 
fVH-pétud de tu Société de slatistiique de Varseille. Or, celte 
Compagnie et celie de statistique de Paris , ont été les seules 
sociétés françaises do ce genre inrKées à la aoietinité. Ou 
remarquora que ce Congrès ayant éié iuternationnal , il n*y 
a eu gaères que !es inanJataires des gouvernements qui f 
ont joui d'une d'une certaine prééminence ; cependant les 
autres membres, quoique considérés cémme non ofBoîels 
ont pu pren ire la parole et c'est ce qu*à fait votre Seeré- 
laire en traitant à la 5« session une queitîon de statistique 
de bienhisanoe et en proposant des modifications non |>re- 
vues, qui oui été bien accueillies. 

Le lendemain ^ jour de la clôture , un rapport sur le mè- 
ne sujet devait être (bit en assemblée générale, mais M- 
Fw-^M. Roux avait ari^té son départ avant cette réonioift ; 
il en fut d'autant plus contrarié > qu'il aurait été bien aise 
de défendre sa manière de voir , tandis qu'ayant prié te 
rapporieop de ne pus oublier la mention des modifieatmis 
par lui proposées , il fut répondu qu*on n'oublierait pa» 
une chose aussi edsontielle , mais sans iadicatioa du nom de 
rorate»r , ainsi que cela s'était pratiqué dans les Oongrès 
précédents , c'est à dire que le rapport étant fait seulement 
au nom de lacemmissiim , on ne faisaK parler que celle-ci. 
C'est le sans doute ira vice qu'il fallait faire disparaître et 
c'est ce que notre oollègue eut testé, à'il n'en eot été em- 
pêché par son départ précipité. 

M<-P. Ifc* RooK parle ensuite de Berlin , de acs 500,008 
hobttanu , etc«, etc., et ito voulant pas abuser de la po- 
tleaée de ses' auditeurs par un récit déjà assea loue, it le 
termine en disant un mot d'un grand faatM(Ui/t où il porte* 
un ioatft à là fmi» uiU9Brêelk y h^pial fitot «sîvemettt 
apptoudi et. Im valut de» téeRMgna^ss nûa éqoivocpiat de 
symphUûec plus de IM^tanvi^ai» vittrentiour à tour Im^- 
çher l^tir ver^e aveole^ atéOé 



— »l — 

11. le* Secrétaire, après avoir rappelé que de reloai' de 
ses pérégrinations 9 il propose ordinairement pour faire 
partie de notre Compagnie des statisticiens célèbres demande 
que ceuTi qufe Ton peot considérer comme tels : MM. Sacque- 
ïbond, membre correspondrant , depuis 10 ans , à Turin, 
t)avî)d,chef de la statistique générale en Portugal ; Ripai- 
da, en Espagne ; le marquis do Costa, en Savoie ; Le- 
goyt, en France, reçoivent chacun un diplôme de membre 
hotiofarre. 

Il présente aussi comme condidat au titre de membre 
CDfiieS^poQttaDt , M. Legfer de Mesteyme , avocat, Secrétaire 
des asssisessclentiBqueS, du Congrès archéologique et dé 
Ja SûctétSscientifi()ue et littéraire d'Apt (Vâucluse). 

Toutes ces propositions sont pri'^s en considération aul 
ieroie^ du règlement et personne ensuite de demandant la 
parole, M. le Président lève la séance. 



Siûnde du 30 oetohre i863. 



Présu>enge de m. L. Memard. 

Ifrf Beaf , kviembre bonorairo assiste à la séance. 

M. le Seei^MaHi) dépouille la t^réspoâdancé ; cèlto manoa^ 
crïte pr^ésente d*àbord une lettre de M. Pascal , Préâidebt^iu 
censle tiétioftal agricole de Cailteu (Var) , <}âi dettiatide l*é^ 
cbafige rte>se9 commuttteatiorts agrl€6les eonii^é iiTeltes éé no^ 
IrèMnéCé, AdojKé. 

LeMrt» 4e M. Cbbries-'Bdoiitrd Gmp qui fàil hoomagé' 
chifl» b^<}elH]t«e réeemrhent pàïMit par lai Mis té t1lt*e : 
JMckr wf iei Itor dé mmim el Ptûte, U gêlfé 4e Bombé 
et te9kmiMM^mi)èt te i^aMion d'tm wgoffe bw ta M$ 
d» OÉti'êê^iià'tiifaê d» i'9mm d» h^ f^iaà^ THpùUtûir^i 



— «2 — 

M. Albranl veul bicD se charger do rendre compte de cette 
brochure. 

Sonl ensuite déposés sur le bureau les travaux imprimés 
suivants : Souvenirs d'Espagne et d* Italie , des Pyrénées au 
mont Serra, du monl Siîrra aux Apennins, sans nom d*au- 
leur, mais que nous savons sorti de la plume de Pan de nos 
plus dignes correspondants. 

Notice sur la découverte des reste de l'autel d'Auguste, à 
Lyon, par E. C. M. d'Aussiques, membre correspondant , 
(M. Feautrier, rapprtcur.) 

Mouvement de la population, par M.A.Legoyt. M. Maurin 
est chargé de faire un rapport sur cet ouvrage. 

Annuaire de la Société météorologie de France — lome 
XI , 1863.— 2« partie , bulletin des séances, feuilles? à iS. 

Journal de la Société de Statistique de Paris), n<> 10 octo-, 
bre 1863. 

Bulletin de la Société d*agricullure, sciences et arts 
de la Sarthe — S« Série — tome LX — 17' tome do la collec- 
tion , 1863. 

Recueil des publkâtioas de la Société bavraise d'études 
diverses de la 29« année . — Havre 1863. 

L'ordre du jour appelle d'abord la lecture du rapport sur 
le Carburateur-piano, par M. Ronssin, qui propose de voter 
une médaille de bronze à M. Mengelle; introducteur k Mar- 
seille de cette utile fnvention de M. Leveque. Adopté. 

M; Léopold Menard fait ensuite un rapport sur Tautopaly- 
graphe do M. Léon Vidal , à qui II demande d'accorder une 
médaille de vermeil. La Société se décide pour Taffinnative* 
M. L. Menard fait un second rapport sur les instrumenta de 
M. Daoiisl et demande iine médaille de vermeil, adoplé. M. 
Menard rappelle ensui4ie que M. J. L. VÂdal, inspecteur géné- 
ral des pri4K>na, loembre oorresponda^ à Pai'is a été prepeaè 
auvsi pour i'obtention d'une médaîUa de vermeil et cela en 
vue de reoonDailrû Ja bonté de son résumé de la statistique 



— 49S - 

da crédit public, etc. La Société ratifie cette proposittOD. 

M. le Secrétaire prend la parole pour faire oonoaitre te 
résultat du concours statistique. Trois mémoires ont été 
envoyés. H. le rapporteur signale les motirs qui n'ont pas 
permis de recompenser le n« 1. et ceux qui ont fait décerner 
une mention honorable au n<> 2, ainsi qu*une médaillie d'ar- 
gent et un diplôme de correspondant au mémoire n* 3. 

Les billets 3 et 3 ayant été décaohcléi ont appris que 
Tauteur du n« 2 est M. Saucle Clément surnumérairu, de la 
Préfecture des B[*uofaes-du-Rh6ne et que l'auteur du n« 3 
est M. Navaret Marius, instituteur ù Meïreuil. 

Le billet n<* i a été brûlé séance tenante » on procède en- 
suite, par voie de scrutin , à l'élection des fonctionnaires* 
pendant l'année 1864. =» Le nombre des votants est de 12. 

Au premier tour, M. Se^ond-Cresp , ayant obtenu toutes 
les voix , moins une, est proclamé Président pour l'exercice 
1864. 

Il s*agit ensuite de la nomination du vice-Présidenlau 1*' 
tour , six voix sont données à M. Morlrcuil , 4 à M. Natte , 
une à M. Flavard cl une voix perdue. Personne n'ayant ré- 
uni le nombre des suffrages voulus ; un Sf^cond tour a lieu 
et cette fois M. Nulle bblienl 8 suffrages et M. Monreuil 4. 
En conséquence, M. Nulle est proclamé vice-Président. 

Pour l'élection du vice-Secrétaire , II. Mauriu compte 6 
suffrages , M. Morlreuil 4* MM. Fiavard et Penon , chacun 
un, il y a donc lieu à |)asser à un nouveau tour , et alors 
M. Mauritfesl proclamé Vice-Secrétaire , sept voix lui ayant 
été données et les autres ayant été pour M. Mortreuil. 

Puis, il s'agit délire par un seul scrutin , les trois annota- 
teurs MM. Flavard, Jubiot et Penon ayant eu 8 voix, chacun, 
et conséquemment la majorité, sont proclamés aonolateurs ; 
les autres voix ont élé réparties entre M. Albrand au 
nombre de 5 et MM- Roussin , Feaulrier, Morlreuil et 
Gentet. 



-m- 

^nfin, MM. Jubiol , RofUssiB ^t P.^. Roux proposent pour 
le Ul^e de membre acUf, M» Charles Méiiécier , doctear en 
xnédecÎDe» celte proposition est prise en considératÎQn a^i 
termes du règlement , et la séance est levée. 



t^pf* 



Séance du H nowmbr^ 1863. 



PnSSlDEIfCE DR H. L. Met ARft. 

Lecture et adoption de la séance du 29 octobre. 
La correspondance présente une lettre de M. Segcmd- 
Cresp, Vice-Président, qui annonce ne pas pouvoir aoceplCTg 
pour cause de maladie, la présidence h laquelle H a été ap« 
pelé, aux dernières élections, ex primant néanmoins sq recon' 
naissance pour ccî témoignage d'estime. 

En conséquence , la Société procède , par voie de scratîn, 
eu remplacement de ce fonctionnaire. Le nombre des 
votants est de douze ; neuf se prononcent en faveur de M. 
Mortreuii. Deux suffrages sont donnés, un à M. Segond^ 
Cresp^ et un à M. Feautrier; il y a une voix perdoe. 
Itf. Mortreuil est donc proclamé Président pourra n née 1864 « 
La parole est à M. Segond-Cresp. 

Puis, M. le Secrétaire fait un rapport sur des récompenses 
è accorder à des industriels ; il en résulte que trois d'entre 
eux n'ont pas présentés de titres suffisants pour fixer Voi^ 
teniion de la commission générale d'industrie. V(fll-i cenx à 
qui des récompenses sont accordées : i« mention honorable 

— A M. Billon , pour sel gemme appliqué à l'agrieultare. 

— A M. de Laval, pour un appareil propre h filtrer Teau, 

— A M. A. Lion, pour, au moyen d'un nouveau procédé, 
épurer les huiles. 

2® Médailles de bronze — à M. Armand Vigie, pour 
avoir inventé et propagé le filtre hydronette. 



•* AM.nle4«avalY pMr cofiféction d'un nouvel eograb. 

— A M. KieiobolZi pour fabrication de plans en reliof^ 
carton liège et d'après les règles du dessin. 

-^ A M. ifc»ngelle Etienne^ pour introduction dane les 
Bouches-du-Rb6ne, du carburateur-piano* 

9p Médailles d'ar^eni — à M. Henry Long, pour îtiven'^ 
tion d*un pétrin méoanîqjue et d'une presse à v<emiioMle« 

-^ A If • VdHen , pour avoir modifié] Tappareil à éCher 
eervenl à bire la glace. 

4* Médaille de vermeil •— à M. Léon Vidal, poar avoir • 
iovealé raotopolyfsraphe. 

— A M. Daniel Edmond , pour penFeclionnement ides 
tostraments de musique en cuiVre. 

M. le Président annonce qu'une réunion de délégués des 
Sociétés sdentifiques, littéraires et artistiques de llarse?He, 
dont M. Lucy faisait partie , doit avoir lien ft TUnion des 
Arts pour préciser de quelle manière il convient de témoi- 
gner leurs sympathies à cet honoré collègue, à Toccasion de 
sa mise à la retraite de receveur général et par suite de 
Tintention, où il est de quitter notre ville. 

La Société de statistique appelée à participer à celte ma- 
nifestation y appbudit d*antant plus que M. A Lucy a été 
Pondeees Présidants et membre^ ^les plus distingnés. En 
conséquence, sont désignés comme délégués à la réunion 
ci-dessus : MM. Feautrior, Jubiol et L. dienard. 

On riippeUe eosiii^e q1i^ M. AiLucy devant quitter Mar^ 
aeîlle, avait à recevoir^ suivant un .projet de la Société, une 
médaille de vermeil comme une maeque de profonde estime 
de .ses collègues, pour les services qu'il a rendus, 'étant 
membre actif et notamment peodani qu!il a rempli les 
fonctions de Président. 

M. li. Menard dit que ce haut témoignage sera donné 
dans telle circonstance qui sera déterminée. 

If. le Secrétaire est d'avis d'aasocier a la fnérieilte de ver? 
vermeil, un diplôme de membre honoraire. Adopté. 



— 496 - 

Il B^agit ensuite dé fixer le jour de la séance publique ; ce 
sera au Musée, le dimanche 6 déoeaibre,à l'issue de laquelle 
il y aura un banquet* 

Les oomuissaires du banquet sont MM. Segond-Cresp , E. 
Flavard et Gentet. 

Sout désignés pour faire tes bonûeurs de la solennité : 
MM. Maurin, Roussin et Toulouzan. 

Eafin, il est décidé que les principaur fonctionnaires de 
la Société iront rendre visite aux principales autorités, c*est* 
à-diru à TE vèque, au Sénateur-Préfet, au général de divi- 
sion, au Maire, au Président du Tribunal civil, au Procureur 
impérial et à M. Faujoux. 

Une réunion aura encori* lieu mardi l*' décembre pour 
entendre le discours d'ouverture de M. le Président et une 
ecture de M* Feautrier, ainsi qu'un rapport de M. lé Secré- 
taire-perpétuel La séance est levée. 



Séance du V décembre 1863. 

Présidenci de m. Segond-Crbsp, Vice Président. 

Lecture et adoption du procès verbal de la séance du 2& 
novembre dernier. 

Lettre de M. le Président qui regrette d'avoir été empê- 
ché de mettre la main à son discours d'ouverture et s'excuse 
de ce que des occupations ne lui ont pas permis de se ren- 
dre à la séance de ce soir. 

L'ordre du jour appelait la lecture de M. Feautrier pour la 
séance publique. Mais notre collègue demande de ne faire 
cette kîcture qu\i la prochaine séance , le !•' di'cembre. 

M. le Secrélairc annonce la mort de M. Sacqiiemond, à 
Chambory , qui, membre correspondant, avait été nommé , 
il y a peu de jour, membre honoraire de la Société. 



M. P.- M. Roux fait un rapport sur les statisticiens ou 
autres qui ont mérité des récompenses. 

Il a été accordé une médaille de vermeil à M. J. Léon Vi- 
dal , pour un mémoire statistique sur le crédit public dans 
Tantiquité , le moyen âge et les temps modernes. 

Quatre mentions honorables , i^ une à M. Bancbero, pour 
son ouvrage imprimé, intitulé: La tavola di bronzo il pallio 
diseta edil codice Colombo americano» nuovamente illustra , 
une à H. Léon Roux , pour une statistique de Sl-Zacbarie 
qu'il a publiée , une à M. Saurel pour deux brochures im - 
primées y ayant [X)ur sujdt la statistîqje' de Marligues et 
celle de Cemenos; une enfin à H. Gueidon pour le don qu'il 
a fait de ses annuaires. 

La Société' a regretté que le travail nianuscrit de M. Saurel 
sur tes Possœ Marianse nait pas été destiné spécialement à 
notre Société et ^u'il ait éléd*abord envoyé au concours de 
Nimes , ce qui lui a valu une méJaille d*or décernée pat* te 
jury de concours. Lu Société lui en eut accordé autant, 
ayant trouvé fort lutéressant son œuvre sous plusieurs rap- 
ports. Toutefois , ayant su que ce travail n^était pas impri • 
mé el qa*â Nimes il avait été décidé qu'il ne le serait pas, 
la Société en a voté rimpi'esiion dans le répertoire de ses 
travabx. * 

lA parole est à H. Maurin pour lire la 8« partie du mé- 
moire iut les eaux pofableâ de llarseitle , fait en collabora- 
tion avec H. Rou^in; tes qualités de ces eaux sont piassées 
en revue et 11 s'agit eÀsuité de leur influence sur la santé 
de la poputaitoa.' 

Pdié , H' liaut*in présente un voYufm'îneux mémoire suk* 
llârseiHe anpoint de vnede rhygièfùe et de la statistique mé^ 
dicale. H. P.- M. Roux se charge du rapport à faire sur ce * 
travail. 

PItis rien n'étant proposé, ni délibéré, la séance est levée* 

ToM xxvii 31 



— 4»é — 

Séance du 7 dêcetnbre 1883. 

PiiÉsiDENCE DK M. L. Menard, Président. 

Le procès-verbai de la séance du 1*' décembre est lu et 
adopté. 

La correspondance présente une lettre deH.deCaumonl, 
Directeur de Tlnstitul des Provinces, invitant la Société de 
statistique a se faire représenter au Congrès du 15 mars 
I8G4; MM. Legoyt, Lucy et L. Vidal sont délégués à cet effet. 

M. L. Menardy lit le discours qu'il doit prononcer à la 
séance publique du 13 décembre. Après quelques généra- 
lités sur la statistique, Thonorable Président lait un rapide 
Gjl brillant |)arallèle entre Tétat du département des Bou- 
cbes-du-Rhône , en 1825 et en 1863 ; il en résulte que la 
statistique de ce déjiarlement est à refaire. Mais pour entre- 
prendre unç œuvre pareille, le concours des autorités 
administratives nous est nécessaire et M. L. Menard, le 
réclame au nom de la Société. 

M. Feautrier donne connaissance d'une noUcei sur le 
Musée de peinture de Marseille, qu'il doit lire è la séance 
publique du 13 décembre, dans cette notice, faite d'après 
les documents conservés dans les s^rchiv^ de la Mairie et de 
la Préfecture, il est établi qu'avant 1789 il n'y avait pa$ de 
Musée à Marseille; que l'école académique fondéf^en 1723 « 
réorganisée en 1756, fut emportée par le torrent révolu* 
tionnaire ; que la conservation des tableaux, des livres, des 
médailles provenant des (collections particplières des cou- 
vants, fut due au z^Ie d'une commission spéciale, dont 
Claude-François Âchard, docteur en médecine était le Pré» 
sident, M. Feautrier nous fait assister à la fondation du Musée 
en 1798 dans l'ancien local c3es Bernardines, nous rend 
compte des diverses administrations de MM. Achard, G uénîn, 
Roubaud, Aubert, signale les liLOraiités du gouverueinent, 



- 4»» — 

de la ville, d^ la Sociéiâ ariistique, des particuliers et ter- 
mine par un inventaire duguel il résulte que le nombre des 
tableaux a été porté de 40 à 249, dont 16i appartiennent à 
l'école française, 47 à Técde italienne et 38 aux écoles 
flamandes, allemandes et hollandaise. 

M. P.-lf. Roux,lit un rapport sur un travail de M. Mduriu, 
touchant Thygiènc et la statistique médicale de Marseille , et 
oonclut à ce que Pimpression de ce travail soit votée et un 
jalon d'argent accordé à l'auteur. 

Ces conclusions sont adoptées à Tunanimité des suffrages. 

Un jetoo d'argent est aussi voté à M. Roussin pour le 
travail svr les eaux potables de Marseille fait en collabora- 
lion avec M* Maurin. 

L*ordre des lectures de la séance publique du 13 décem- 
bre 1863, est réglé de la manière suivante : 

!• Dîsoears d*ouverture, par M. L. Menard, Président. 

t^ Exposé des travaux de la Sociétô depuis la dernière 
séance publique, suivi de notices sur les membres décédas, 
de rapports sur le concours et sur les litres de statistioWtis 
et d'industriels à des récompenses, etc., par M. le docteur 
P.-M. noDX, de Marseille, Secrélaire-perpétoeL 

S« Notice historique sur le Musée de Peinture de Marsaille, 
par H. Feautrier. 

4' Diftrtbtilionde récompenses à des statisticiens et à des 
mdostrîets^ 

&• Programme des prix proposés par la Société, pour 
rannée 18n. 

Arrêté, en séance particulière, le 7 décembre 1868. 

P.-M. ROUX, de Marseille, L. MENARD, 

Secrélatre-perpilueL Président. 

La séance est levée. 

Pour le Secrétaire; 

Dr E. MAURIN. 



— s» — 
SOGIfiTfi DE STATISTIQUE DE MARSEILLE. 

Séanee publique du 13 décembre i863. 

bUovmrs d'OsTerliare par Ji* L. JÉENABD • PréaMcmC 

Général (1) M. lb Maire (2). IIbssieurs , 
Ce n*6st pas sans une vive et bien légiiime appréhen^iou, 
que je viens accomplir le devoir que m'ioiposeni les fonc- 
tions dont la Société de statistique a bien voulu m'bonerer, 
celui de porier le premier la parola dan» cette séance pu- 
blique. 

Entouré de collè^u^s qui me.sont si supérieurs à land dfc- 
gards, ma responsabilité serait trop lourde, si je m fusais 
connaître tout d*aborol i^x .personues étrangères aux faabi • 
iudes de notre Compagnie, avec quelle cordiale hi^.Qveîl- 
lance vous savez appeler à l'honneur do vùw^ pré^der ceux 
mAmei qui n*ont d'autres iitreg à faire valoir» que ruflS^ctîoQ 
(la leurs coll^gujs al leur dévouem Jnt k Tceuvre comimina. 
lia présence] à ce) fauteuil ninsi expliquée^ et la aolMarîté 
du corps dégagée de ma bien modeste individualité, maCâ* 
che n*en est pas moins pesante; vous entretenir /ealrflieoîr 
cetaudilciire de génécalilés ^ur li^ statistique, alors que taiii 
d'orateurs bien mieux autorisés, ont pour ainsi dif# épirffé 
I9 nifitière, (;'e8t lô un^ deuyre q^ii déposée mea fofwi. Ahl si 
la scieuce que nous cultivons était encore content^^ s*il f&l-> 
tait aipfif que nos devanciers défendre pie I à pied ce (errain 
dont ilspnt fait lin champ Tertile d'investigations, nous 
puiserions dan^ î énergie de nosconviclionsi des âcccpts qui 
pourraient p»iut être exciter voire iulérét. C'est un précieux 

(4) M. le 4;;éiiAral d'Aurelles de Paladines, commandait la 
9*« division nûlitaire. 
|S) M. Rouviàre, Maire de Marseille. 



privili^e q^ie dt> pouvoir se (àiie Tapûire d'Miie vérité» le 
cMdDseur d'une boooe «tmso, ^a est biieQ près U'èlro ôb* 
quent , aior$ qu'on est eouvaiucu. 

Mais vous le savei, MeMÎeurs, la fauie de le sUiitiiqne 
n*est plus à plajder aujourd'buU c*esi uueoeuse déeortneie 
gagoée. La stelieiiqu'e , a pris sa place au raiijz; qui4aî élail 
assigné dans la science économique , elle en lesi devenue le 
flambeau, le plus sûr iosiruineni' dlinforoKition. Descendue 
dans le domaine de la pratique, oUe a.parloul affirmé son 
utilité. Si quelques esprits légers . on afiardés ne voient 
encore en elle que Tari de rapprocher curieusement quel- 
ques chiffres, d'y rejcbercber je ne 9^ quelles combi- 
naisons puériles ou bizarres , loue les hommes .sérieui ont 
compris la sûreté des ses méthodes et l'utilité de ses 
résultats ; de là , les grands travaux qui enrichissent cha- 
que annéd les annales de la science ; ces recherches sipr la 
p')pulalJon, rétat civil , la mortalité,, qui ressorent les pro- 
bebilitésde la vie humaine dans un cercle de certitude de 
plus en plus étroit ; ces statistiques judiciaires qui nous font 
toucher au dpigt le jeu do notre législation civile ou pénale, 
enréveleptlefortetlefaible, nous donnent année par en* 
née , le niveau de notre moralité; ces statistiques commer* 
ciales , industrielles qui nous initient au mouvement de la 
richesse p«bliqi|e, éclairent les grandes associations sur rem- 
ploi utile des leviers puissants dont elles disposent , soit en 
capitaux soit en engins industriel^ de toutes sortes. Adminis- 
trateurs, m«^strats, moralistes, commerçants, industriels 
demandeui sans cesse à la statistique des lumières nouvelles; 
tous* empruntant l^urs convictions à une pensée restée cé^ 
lèhre» pensée peut être un peu incomplètement formulée 
mais empreinte du génie qui Ta conçue , tous ont compris 
^{ue la statistique est à la fois le compte et U budget des 
faiu. Le compte du passée base certaine et indispensable 
du boflgel de IV^itir. 



- 8M - 

Persuadé, Messieurs , que les idées que nous venons d'in- 
diquer ont fail leur cbemin et renonçant au facile triom- 
phe de nous en faire le champion dans cette enccînie ^ nous 
•Tons cherché à défaut du discours que Ton était peut être 
en droit d*att<iBdre de nous à én^ettre au moins une ped- 
sée utile choisie dans Tordre des applications delà science 
que nous cultivons. Nous avons déjà eu occasion de la voir 
s'agiter dans le sein de notre Compagnie ^ mais ce sera la 
première fois quelle sera formulée publiquement. 

Il y a moins de quarante aùnées, des savants aussi 
conciencreux que modestes , et dont le nomi est resté cher à 
notre Société ont ^-'Sous tes auspices d'un magistrat éminent, 
élevé à ta statistique un monument qui restera comme un 
type d*érudilion de travaH coiiSctenuieux et* de recherches 
intelligentes. Je veux parler de la Statistique des Bouches- 
du-Rhône; quel e^ ccluî (fenirc nroos qui u*a pas eu à 
consulter ce beau (ravull et qui pou^ toutes les questions 
touchant au pays que nous habitons n'y ait puisé et n*y 
puise chaque jour de précieux renseignements. Mais ce tra- 
vail , Messieurs, complet à l'époque où il a été publié , ad- 
miraUld pour^nous faire leonnaitre sous toutes ses faces les 
Bouches-du-Rh6ne de 1815 , ne peut plus nous fournir que 
dei données; incomplètes, fausses mèn)eS| sur tout ce qui sa 
pjssé autour de nous; si son utilité au point de vue rétros- 
pectifesC incontestable, il est stérile et même dangereux 
pour Pétude de tous les faits comtemporains. 

Il nc^aoraH en être autrement. La statistique générale , 
miroir fidèle, formule arithmétique de tout ce qui se rail, 
n*cst jamais réetlement terminée, elle doit suivre pas à pas 
Tœuvre des Siècles et renregislrer'è mesure qu'elle sfaocom- 
plll. O, si ce principe est vrai pour tous les temps, il appa- 
raît surtout d'une manière éclatante pour ta période qui 
s*est écoulée depuis 1^ publiddlion du grand ouvrage dont 
nous parlons. Quel est Tesprit, quelqu^aventureut qu*il fol, 



- 8ô3 - 

qui auniU osé rêver il y a quaranitsaus ce qu*une statistique 
de 1863 earegislnora froi(iB»i>aat ei sûrement aujourd'hui. La 
géD^alîon à laquelle noua apparteoons n'a-t-elle pas assisté 
à renfaAieuieot d'une civUigaiioii nouvelle, à c6té de révo* 
luUaiis profoodea dans l'ordre politiq^e« quelles révolutions 
plus profondes encore daoj». Télut ^iociaU Un levier gigantes- 
que , la vwpeur i|*esi il pas venu , porter dans L*Qrdre ma- 
tériel dei» modifications aussi radicales que celles qu'en 
d'a^itres.iempay coL a^iptre levier qu on appelle la presse 
avait apporté dans l'ordre • moral. Industrie » commerce , 
navigation, relations sociales, cet agent si puissant à tout 
change, iaui boubveraé autour de nouf^ \ cété de lui , et 
€omœ i^aroilaire de ses effets ou oiarcbant paraléllement 
avee^iix, que d^efiarts nouveaux de rin^elligenoe humaine-! 
Qoe éfr déoouvertea utiles sorties du laboratoire du savant 
paor pasaer iointédiatemeot dans le domaine des applica- 
tions pratiques; par suite , quela cbapgaments dans les ba- 
bHudea ife h vie ^ df^ns les rapports des hommes entr*eux , 
dans tout oa qui touche. à Torganisation de cette vaste ma- 
^%iM qu*on|ippeUe ta Société 1 Vous lepressenteStMessieurSt 
ce que noua demandons c'est l'enregistrement scientifique 
df^tous ceafoMa nouveaux, cW Iq révision do la statistique 
Ad$ Booebeondu-Rbéne^ c'est aa mise eniuirmonie avec le 
temps où nous vivons. 

Peu de contrées , Messieurs , ont dans notre pajs pria une 
pari pl^s largp que la Aotre à cet. immense mouvement d^ 
toutes choses. Marseille on iète, a vu s'accomplir des prodi- 
ges de toutes sortesdoo^ la.constatatioacomparative serait à j 
elle seule un travail du phis^ut intérêt. Son passé brilJant« j 
son incofnparabia poeitioo.^ sop voisinage de cetle France 
.ooionial^ imuvalle que les auteurs Je la siatistjque de 18S5 j 
n'auraient jamais pu pressentir, tout celù^ dis-jis ne suffira 
qertaûMWWt pas fiour expliquer ce développement iaoui 
q\H s'esil C9pe;|idi^ut ffbctué sous no^ yeux. 



- soi - 

Inapplication des méthodes statistiques à Tétode de ces 
'ftnts j amènera nécessairement la révélation complète des 
lois économiques qui ont présidé à leur production. Notre 
'époque y Messieurs , a tonché è touft -, d'est il piifs nécessaire 
de faireen quelque sorte le bilan, Tinveuftaire de ce grand 
mouToment d^îdées auquel nmn avons assisté yd'éladîer 
par suite leurs actions réciproques dans Tordre hiaftériel et 
dans Tordre moral , desavoir en un mot d'une muière po- 
sitive où nous sommes arrivés el oli nous mène le courant 
où nous sommes lancés. La stalisliqne éèole' petit *n6ua le 
dire. 

£t remarque^ , Messieurs , qtrlt ri*est pi^ué pés un ^ul 
des cbapitrei de notre stiitistfque des Bdnchès^du-Afaéne qui 
ne doive être refait, ce n*e8t pas seulement Tétfets<teial qui 
a été modifié sous toutes ^s faces, maist^hlstolre , Tarcbéo^ 
logiè ont feu de* -nouvelles conquêtes; la nature «oHe même 
asservie à la main de Thommea révéM de nosveeui secrets, 
la science agricole aidée parla main puissante de f industrie 
a changé sur un grand nombre de^'points t'as|)eoi physique 
du pays et par suite [ses conditions metéréelogiques H hfjfié- 
niques/ dessèchements, irrigations, voies de eommdtti<^- 
tions , cultures nouvelles*, tout oda conçu entrepris et exé- 
cuté sur une vtfste échelle a transformé ^et enrtelii le ter- 
ritoire. 

Notre projet en prenant la parole était 4*esquis8er qnel- 
ques détails de ce vaste ensemble et de placer sous vœ yeuK 
quelques chiffres comparatifs pris dans les diverses matîè^ 
res qu*il s'agit d*étudfer ; nous avens dû nônit rappeler que 
•es habitudes de nos séances- publiées excloetit ces titavaux 
techniques autqnels II faut pour être frnetnéui te calme 
des conférences intimes; comment en effet éviter Tennui de 
4â lecture des chiffres et la difflculié d'en suivre le jen ? Se- 
rail^ir possible d'entrer ici dans Ta nalyse de ce mouvement 
comparatif d'une'populaiiôn eomnie celle de MarMilfe que la 



-8«- 
Slatisijqne de trâs évalumtaa chiffre de 114,000 bftbilaiits 
et^e BOUS estimons flivoir atteftit eclui de 400,0004 Nous 
avoDS parlé des progrès du oommeroe el de l'indusirte pcwr^ 
rions nous comparer dens cette enceinte les documents de 
notre ancieûne statistique ave6 oeux si remavqoafales que 
notre Cbflitibre docoNMnefcepoblie ohaqneonaée.La vapeur 
apparaissSH''i^ peine dansrindoslriè Ht h navigatioaea 18S5; 
pour riQ(i*iCrie, elle figvraii à titre dressai dans doux mo- 
destes u8iiM8' pomr uUtitèttut bottiie. de M chilvAux^ elle 
repréeenlo atjonrdflMii 'dah^ lisà* pnrtement tttie puissance 
industf itUe de 4,000 cheVûur-fapeurs; appliquée h la na- 
vigatie», elle repréasnte la force metrioe de 2^438 navires 
«tttriaeA 180a danr nolrd nota veau part de* ta Jotioifeot 
jaugeant 7S0,T72 tonneaui. 

j^ouvoni^ «eo» étudier ieî co mey vement de navigalion de 
près de 90 asilU navires dans le^oei ce port de lalolîcAte lui 
mèaie d^venikinavflEisant le iendeoMin de sa création, appa- 
rai trdMâooin ■10410 faii nouveau, avec ses arrivages de 4.770 
navinsaiaugsanà plus d*«iin asillioAde tonmaaiHv et les sorties 
oorrespoadanief^ deraqae le viénî'porli toujours encombré 
voit dsna la rotee année 1883 entrer 4*783 navÂres ja»^ 
gsant 716^088 tonneaux f 

Partlenne^ nousd'aveirenbeintta r^le ettlnsariv^olt ces 
cbflk^sdont' ta majestueuse expression nous a éliloliiyautaiil 
qu^nausa pam frappante, oelle des budgets de la ^illa 
delfersoilie soldant en nscettefen 1881 à ft,0e0|477' 04» ot e» 
dépenseis à 8,008,204^ K: Tandis qu'en 1668 sa puîsssfDoa 
financière est représentée pur un budget de 88 millions , 
sav^ ; millions de receltea et dépenses ordinaires; 10 
millions de recettes et dépenses extraordinaires. 

Mais puisque des cbiffrea se sont glissés ici permettes 
flous d*en citer quelques uns qui apparaîtraient dans cette 
grande étude pour démontrer é l'honneur de cette époque 
qWon a trs^i accusée i que ce A*est paa seulement dans Tor- 
dre des bits matériels que le progrès s'est accompli. 



-896 - 

Les écoWs priifiaires de notre .départCDiant étaient fré* 
quenlées eo I83S par 10,608 enfanU, ^ 1863, ce chiffre 
s*e8t élevé à 46,618, et nou» ne piirioos pas delà première 
enfance qui fréquente nos salles d'asile cette adaiirabie 
inslitutiou inconnue il y a 30 ans. 

La caisse d'Epargnes des Beuches*4ii-Rbéne a^ec sa n»o- 
dastd dotatio.1 de 17,870 fraaos à compté de 18il à 1896 • 
1386 déposaftts. Dans ki même période les dépMs au nom- 
bre de 6,i6& ^Hevérenià «OI,4M.daiBatesc|iick la plus 
forte oaoée 1^6. âgnre poor 1!UI,M1 firaoca* £n MM , lei 
comptesde lu caisse accusent 97,774 lîtr0ts*13|O35196' , Ol"" 
de reoelte» ;-^de^ remboursements ou achats de renias pour 
a,89S,«r(MI9'v d^e<iiuo>«olde dùauK déposanis de 9,900,atf 
28«. 

Chekxfaûftts enfin; Messieure, un demier exemple liu pro- 
grès des insittutlMis populiûres dans les Sociétés de secours 
niutuels. Bn''1825, ces assuoialions au a6mbre>de 4i ooAi- 
prenoietitrd'-après la statistiqwe des Bouches-da-Riiéiie, un 
personnel de 45M adhéreiiis el pessédet^iU. on capital de 
S8,04iOf. Aujourd'hui 987 Sociétés orga»isé^ dans notre dé- 
parteroMI ont bi4< partleiper.Mjiox bienlaitsdb la muUiaiiCé 
90,000 sociétait*es et ;>ossèdent un fonds disponible de 
1,886,'RM^ , Se" et «n fénda de retraite (nouvelle et admira- 
ble création) dont le le chiffre 8*éiève déjà è iS^JSkV , 60*. 

Ainsi donc Tlnstruellon , TÉpargne, la Prévoyance se son! 
développés dam une proportion ininiment sopérîenre è 
celle qui devait naturellement déoouAsr de l'accroissement 
de la population. Ce qui nous permet de constater sans 
crainte une amélioration considérable dans le niveau intel- 
lectuel et moral et dans Taisaiice générale. 

Pardonnez-nous, Messieurs, de nous être laissés eutrainer 
un moment à ces considérations statistiques, elles nous ser- 
vent à démontrer Tintérèt et rutililé du travail que nous 
réclamons. Nous insisterons également sur son opporltutâlé. 



— 607 — 

"L'époque où nous nous trouvons est à notre sens admirable" 
ment choisie pour établir cet ioventaîre , elle clôture cette 
période si remarquable dont nous'venons d*esquisser quel- 
que traits, elle en inaugure une autre qui parait'devoirètre 
plus étonnante encore. Pour Tensemblo du département, 
grandes entreprises déjù arrêtées et qui doivent achever d'en 
changer la face, lomplémcnt du réseau des Voies ferrées , 
creusement de canaux qui doivent porter la fertilité dans 
lies régions desséchées comme elle a été portée dans le 
vaste ierriloii^e marseillais^ ctitiêlioralion de la Crau et de la 
Camargue,ce^ déserts si différents d'aspect et qui paraissent 
appartenir encore à une nature primitive. Pour Mà'rseilte 
surtoat, des destinées plus brillantes encoi^e que toutes 
celles qu'on peut avoir rôvé, destinées auxquelles elle pré- 
lude par sa transformation et son aggrandissement , et qui 
doivent être la conséquence de cettia liberté dos échanges 
désormais proclamée, du mécanisme grandiose dé sa nou- 
velle organisation commerciale et de ses établissements 
niarîtimes, et enQu de Tachèvement de rôeuvre qui s^ac- 
complii sur la terre des vieux Pharaons, œuvre qui doit 
livrer Textréme Orient à son génie commercial. 

L'étude complète de ce qui va s'accomplir sous ces diver- 
ses influences appartient h nos successeurs, mais il ne pour- 
ront la faire avec fruit qu*en sachant ce que nous sommes 
aujourd'hui, nous leur devotis donc le compte de notre 
situation comme nous nous la devons à nous mêmes. 

Votre compagnie, Messieurs, a senti en elle assez d*énergie 
et de dévouement à la science pour désirer de devenir le 
centre des travaux qu'exTgeTa révision complète de notre 
statistique. Elle partage aujourd'hui ses forces sur des sujets 
divers et suivantje goût de chacun de ses membres, elle les 
oonceutreraii volontiers sur une œuvre commune d'utilité 
publique. Mais celte œuvre n'exige pas seulement la science 
et la bonne volonté que vous pouvez mettre à son service , 



- «08 - 

.«Ile eiige de plus des ressources financières qui dépassent 
los Iimile:»^e oolre modeste budget, elle exige surtout une 
autorité que Texistcace légale qui vous appartient ne suffit 
pas à vous donner. En d*autres termes, L. rédaction de la 
statistique des Bouches -du-Rhéne a été dans ses moyens 
d'exécution une œuvre d'ddministration publique, il doit en 
être de même de sa continuation. 

Cette attache oQicielle que nous sollivitons,nous serait-elle 
refusée? nous ne le pensons pas. Accomplie sous les auspices 
(lu haut fonctionnaire qui exerce dans ce département une 
magistrature exc43iptionnelle (1) , cette œuvre recevrait cer- 
tainement cette impulsion qu'il sait donner à toutes choses, 
elle se ferait vite et bien. 

Nous proStons donc de cette séance solennelle pour pren- 
dre date en émettant publiquement l'idée de la révision 
complète de la statistique des Bouches-du -Rhône. Nous ne 
craignons pas d'engager notre compagnie, en affirmant 
qu'elle n'hésiterait pas à devenir le centre de cette œuvre 
importante et qu'elle lui consacrerait volontiers ses forces les 
plus vives. 

Avoir été Torgane de son désir, Tinterprète de sa pensée 
dans cette circonstance, est pour nous le plus précieux 
privilège que nous tenions (^e sa bienveillance. 

(4) M. le Sénateur de Maupas. 



Bapporl de M. P.-M. Roux, Secrélaire-ptrpèluel , sur les 
travaux de la Société , (te 1801 à 1863, sur les concours 
de Statistique générale » de Statistique locale et d'in- 
dustrie. 

Messieurs, 

En arrètaol qae les fonctions de son Secrétaire seraient 
perpétuelles, la Société de statistique de Marseitls a imité les 
académies dont les membres, à qui elles confient la plume, 
sont censés devoir Hr tenir jusqu'à b fin de leurs jours. 

Cette rude obligation a fait reculer plus d^un'e personne 
capable de la bien rèkiplir. Le fardeau est lourd, nous en 
gonvenotts, mais on Tallège, en quelque sorte, par la pen- 
sée da pouvoir dire qu'il a été perpétuefiement porté.quagd 
il l'a été pendant tout le temps: assipiié h la durée moyonno 
de fa vie humaine , durée qui est toujours , d'après les di- 
vers calculs de probabilités » celle de tronte-Crois ans. 

Or, Messieurs, c*est. là précisément le nombre de nos 
années de service comme Secrétaire de la Société. Nous 
aarions donc, à notre point de vue, justifié la qualification 
de perpétuel et acquis le droit de réclamer un successeur. 

Cependant, loraque nous avons moRlrë que TIMure de la 
retraite avait sonné peur nous, vous avez voulu nous rete- 
nir au secrétariat, et nous n'avons pu résister h vos insi- 
iitialions bienveillantes ; i( a faflu vous promettre de nous 
dévouer quelque temps «nco^e^ quelque temps seulement 
et non, bien entendu, durftAt une seconde pérfode ()tus que' 
trcntenaire, ne nous dissimulant pas que, si nous n'avions 
pas cessé d'être de ce monde » avant d'arriver au terme 
d'une aussi longue période^ très certainement les forces 
i auraient défaille 



Nous ne partirons pas, néanmoins, sens la douce sniisfitc- 
lion d'avoir légu^ aux «tatîniioians-bfstortographes quf vieo; 



— 510 -^ 

drout après nous uoe masse do riches matériaux recueillis 
depuis la fondat>ion de la Société en 1827. Sans doute, ces 
matériaux seront utilisés de diverses manières et toul au 
moins comme termes de comparaisun avec ceux actuelle- 
ment assemblés. Déjà plusieurs de ceux livrés à l'impression 
ont é(é invoqués par des auteurs modernes à Tappui de leur 
opinion, et nous sommes persuadé que Texposé annuel de 
vos travaux , en ajoutant au^ résultats de vos incessantes 
investigations^ donnera successivement» comme elle a donné 
la mesure des progrès de notre statistique locale. 

Si nous pouvions jeter ici un coup d'œil rétrospectif sur 
vos annotations faisant connaître les changements qui se 
sont opérés à Marseille, dans Tordre physique depuis une 
trentaine d'années, nou6 verrions combien elie s'est agrandie, 
mais que, si les conslrnctiox» nouvelles, les reconstructions 
el exhaussements ont dès l4>rs triplé, oq doit Pattriboer 
principalement à la nécessité de loger une foule d^étrangers 
attirés par Tappas <ie Tétat prospère de notre industrie 
commerciale el manufacturière. 

Nous verrions aussi que certaines améliorations ont été 
réalisées de loin en loin et que de plus importantes sont 
demeurées longtemps à Tétat de prqjet. 
.. Ce nV été qu'en 1860 que l'en a résolument mis fa maiu 
à d'incessants travaux d*uti|ilé pu}>lique, et cela, après la 
proclamation adressée aux habitants des Boucb^ft-du-Rbéne 
par le premier administrateur actuel de ce département; il 
annonçait que rEmpereur ayant étudié nos intérêts Tavait 
chargé de la mission d'aider à réaliser ce que la sollicitude 
de Sa Majesté avait conçu pour notre avenir. 

Nous unirops tous nos efforts, ajoutait M. de Maupas,saDS 
autre préocupation désormais que celle du bien^pour répon- 
tlre dignement à ce que cette faveur et cette obligaUen 
imposent. 

Vous avez enregistré en entier dans vos annales ceUe 



- 511 ^ 

proclamation, comme tout ce qui a un bal d*inlérèi général 
et vous avez élé frappés de l'empressiHnebi que Ton a misa 
comtneDcer d'exécuter les intentions qui y sont exprimées. 
Des paroles à Texécution, la transition a été assez rapide 
pour que Ton ne put manquer de s.apercevotr que si déj^ 
des Préfets firent de grandes promesses, ils furent loin de 
s'en acquitter avec autant de promptitude. En effet, de 
quel élan n'avons nous pas été témoin en 1860 ? semblable 
à un feu roulant d*artillerie qui se fait entendre tout à coup 
après un long silence, Pexplosion d*un nombre considérable 
de mines a bientôt retenti à nos oreilles et nous avons vu 
voler en édats les vieilles masures que Ton u*avatt pas è 
regretter. La satisfaction a été vive surtout lorsqu'on a 
attaqué les anciens quartiers^ce foyer d'infection, où depuis 
longtemps se tenaient en embuscades là peste, le typhus et 
d'autres maladies populaires* 

Dès lors, on s'est appliqué plus que jamais à assainir 
partout les localités insalubres et le vent du Nord-Ouest 
regardé comme un fléau par ceux qui ne le considèrent que 
comme dévastateur de nos campagnes et l'ennemi des poi- 
trines délicates, a été favorablement jugé, étant pris pour le 
plus puissant purificateur» Aus&i, n'a-l-ôn pas craint de le 
laisser circuler librement, hii a-t-on même fecilité cette* 
circulation, en ouvratit« à la pla^ce des* rues étroites et pres- 
que pas aérées, des rues et des bocrievafd^ larges et sfyacieux. 
On ne s'est pas borné i remuer les terrains, pour se confor* 
mer aux sages préceptes de l'hygiène , on a compris la 
nécessité d'étendre les limites de la ville et de Tembellir 
d'édifices « dont la magnificence attestera à nos neveux 
l'excellent esprit et le bon goût de notre époque. 

Vous êtes là, MéSssieurs, pour observer les effets de cette 
remarquable transformation, dont, tes premiers, vous votft 
êtes réjouis parce qu'indépendainment des avantages qu'eft 
retireront tous les habitants en général , elle vous voudra 



ime plus lai^ bospiUUlê au Bimveau Palais de la Préfecture. 
. IL fe Sénateur de liaupas vous en a donné l'assurance et 
vous vous plaisez à lui exprimer ici , par notre organe • 
voire profonde gratitude. 

Ainsi, Messieurs, vous pouvez compter sur des locaux 
plus convenables que dans Tancienne Prtfecture pour tenir 
vos séances ^ faire régner dans votre riche bibliothèque un 
ordre qui ei» assure la conservation. 

Voici maintenant, Messieurs, les rapports qu'il nous 
incombe do pré:>eater sur vos travaux depuis la deruière 
séance publique. Nous allops técber de le faire le plus 
suocîntemeui possible^ bien que vous a^res assez produit 
pour qu'il soit difficile d'abroger autant que no|Ls le vou- 
drions. Mais si, pour éviter la prolixité, nous passons sous 
silence des cjéiails essentiels^ on les trouvera dans le recueil 
de vos actes, dont il p<)rait cliaque aiinée un volume in-8^ 
de 600 pages avec planches et tableaux et dont la collection 
actuelle se compose, vous le savez., de vingt-cioq volumes ; 
vous savez aussi que les 26* et 27* sont sous presse. 

On conçoit, d'après ce qui s'est passé et doit se passer à 
Marseille pour sa régénér«\tion totale, que son plan topogra- 
pbique est à ^refaire. Il est vra| qu'on ne saurait préciser 
l'époque, puisque les mutations ne cessent pas. Mais pour 
savoir à quoi nous en tenir à cet égard, nous nous reposons 
sur nôtre collègue, M. Se|;pnd-Cresp, grand collecteur de 
cartes et étant jpar cela même à l'affût de l'appariiion des 
ti^vjiux de ce geare ... 

La uiétéoroliigie a, cpnstaminent fixé notre attention et 
vous avez sctuvent ei^^riroé le déjsir que nol^e observatoire 
fut muni de tous les instruments nécessaires pour y faciliter 
les cechercfaM^ auxquelles notre l^eau ciel, m favorable aux 
découvertes, invile les astronomes à se livrer. Cest là que, 
sfpt faites les pbservations météorologiques qui, insérées, 
cbos notre rocueil, sont échangées avec d'autres observa- 



- 5J8 — 

tionf analogues, que yous recevez de divers pays, notam- 
ment avec celles pubHées à Paris par la Société météprologi- 
cyue de France. 

Disons en passant que la météorologie est si pou à la 
portée de la plupart des intelligences qu*n n'y a guère 
jusqu'à présent que quelques esprits privilégiés qui Paient 
approfondie. Cependant, elle paraîtrait aujourd'hui en voie 
de propagation si Ton considère que partout on s'en préoccupe 
|)eaucoup, abstraction faite des personnbs qui^ suivant le 
langage fîguré. ne parlent guère que de la pluie et du beau 
temps, Plu^ sérjeq^ nous entendons signaler des météoro- 
Ic^istes qui prédisant de temps à autre des inondations, des 
puragani, etc., sèment l'épouvante au point de se faire une 
réputatioQ d'alarmistes, tandis que forts ou se croyant forts 
de leur savoir, ils p'ont probablement pas d'autres tues, en 
ipapisfestpnt leur^ pronostics, que de conseiller au public 
de se prémunir contre certains sinistres. 

Hydrographie, hydrologie sont des sujets assez palpitants 
d'intérêt ppur ne pas échapper à votre attention. Vous avez 
mis et remis au concours la statistique des cours d'eau ^an$ 
îe département des I^uches-du-Rhéne, et en attendant une 
solution satisfaisante de cette question, vous avez reçu de 
^. Roussin un mémoire intitulé : Examen des eaux (lu 
Canal delà Durance. Ce travail rédigé avec conscience et 
talent; au point de vue de la statistique, de la chimie et de 
rbygiène publique, contient des considérations d'un haut 
intérêt. 

Vpxi^ dev«^ ^ocpre à Vf, jRoussîo, çn collaboration avec Vl. 
liaoriny une statistique des eaux potables d^ Marseille, 
<çpvifia0ées 9005 .diffi^r^o^^ rapport^ indiquant leur origipe, 
lepr vplume et leur distribution. Ui)e chose digoe de remar- 
ffa^j p'est que si elles étaient tou^s en^ploy^, çh^qg^ 
I^bîtant en aurait sa a dispo^îtiop plu^ que /ses J(>^oinf 

Tom xzvii- SSr 



- 514 - 

la bit de géologie, vous avez d'abord applaudi à un 
mémoire sur la structure du globe terrestre par notre sa- 
vant collègue M. de Villeneuve qui s'est alUché à démontrer 
l'existence de relations permettant de grouper les terres et 
les mers en système harmonieux et de prévoir les formes 
inconnues à laide de celles <léj.^ explorées, k cette question 
se lient les eîolorations géographiques, les études gèclogt- 
aues et les proijivs.de l'exploitation minérale. Une carte du 
globe terrestre n.pporlée à l'horizon de Berhing est jo.nte à 
ce mémoire pour en faciliter l'intelligence. 

On sait que la découverte, faite par M. Boucher de Per- 
Ihes d'une mâchoire humaine fossile a été bien contestée. 
Une 'commission de savants très compétente . français et 
«nglais. a reconnu, après une soigneuse vérification, Tau- 
ihenUcilé de ce fossile et en a félicité M. Boucher de Perlhes, 
l'un de nos co. resi^ndants les plus instruits et les plus 

zélés 
U botanique, celle science si attrayante , fait les plus 

chères délices de M. Lions, qui est sur le point de terminer 
|« sUtistique par lui commencée depuis longtemps des plan- 
tes du département des Bouches-du-Rhône. 

Outre ce travail de bonédietin, notre vénéré collègue 
vous a entretenu de différentes espèces de fucu^ existant 
sur notre littoral maritime et notamment du fucus vest- 
tulosus, auquel on a attribué la propriété de combattre 
robésité -, cela étant parvenu à un certain nombre de dames, 
^lles ont afflué chez les herboristes pour se procurer de ce 
végétal et en faire usage dans la pensée do conserver leurs 
tailles sveltes et légères. , . „ .u 

Nous tairons des considérations sur la zoologie, lanthro- 

Bologie et d'autres sujets d'histoire naturelle, à cause de 
leur peu dimportancc , mais nous ne saurions omettre 
l'annonce que vous a faite M. L. Menard, Président, de ta 
création Uaus notre déparlement, d'une commission de- 



^ 515 — 

▼•Di s'occuper de le culture raisonnée des produits utifes 
qui croisseot et se dévaloppeut sous les eeux. Il est à dési» 
rer qu*un semblable projet se réalise, car il serait pour noa 
cotas une source abondante de produits les plus variés. 

Si k5 temps nous le permettait, oous reviendrions voloû* 
tiers sur l'admirable métamorphose de Marseille , car ce 
serait ici le lieu d'eiposer oe qui eotre dans la description 
du pays» Contentons nous» Tarcbéologie se rattachant à cette 
deacriptioo> de rappeller que M. Feautrie^ , à qui Marseille 
e^t redevable en grande partie du bon état de su galerie 
numismatique, a examiné avec soin un mémoire de M. Penon 
traitant de la science des médailles , notamment des mon-^ 
naies byzantines et qu'il en a dit beaucoup de bien. 

Ayant à continuer la revue des travaux dont le but essen- 
tiel est la culture de IV^prit humain, les arts se présentent 
d'abord à notre esprit pressé que nous sommes de mention-^ 
ner un établissement qui fait grand honneur à celui qui Ta 
entrepris. En fendant VUnion des Arts où se trouve iout 
•e que Thomme d'étude peut désirer, M. Léon Vidal a ûiit 
preuve d*un talent supérieur d'organisation et nul doute- 
que par la bonne et persévérante direction qu*il imprime è 
cette belle institution, il ne lui assure un succès durable. 

Vous n'avez pas moins trouvé nécessaire la conslructioiv 
d'un palais des arts tel que Va imagée M. Henri Verne et 
fort bien décrit dans un travail intitulé : Promenade dans- 
Uarmlle* L'exécution de ce projet donnerait également 
satiiiaction à des besoins intellectuels vivement ressentis d» 
nto jours ches les marseillaiSf 

Le gouvernement ayant compris le Musée de Mafseille 
parmi ceux auxquels il a distribué des objets antiques, pro-» 
venant de la collection Campana, notre collègue, M. PenoUf 
conservateur des antiques, en a donné récemment la d^** 
cription et vous avez voté l'impression de son mémoire ei» 
entier dans le recueil de vos travaux ^ 



— »16 — 
L'histoire étani la statistique diss faits accomplis, la slali^ 
tique est néoessaîrement sa compagne inséparable. 11. Blaa^ 
oard, élève de l'école des Charles, aujourd'hui bibliothécaire 
de notre cémpagnie , a justement considéré , comme une 
mine féconde pour l'htetorien, les archives départementales 
mises en voie de progrès par l*admini8tration centrale. Le 
projei actuellement en exécution do percement des Alpes 
loi a fourni Toccasion de prouver que ce projet a été conçu 
dès le XV« siècle* En effet , un acte du temps, c'estréMKre, 
une convention entre le roi de France et le Marquis èe 
Saluées , au sujet d'une pareille entreprise ^ vieftt k Tappui 
de cette vérité. 

k défaut de Toriginal, une copie de cet acte a été déposée 
dans vos archives. 

Le même collègue a, en outre, attiré votre attentîoii sur 
dem lettres manuscrites attribuées h Calvin, et, par des 
remanques pleines d'érudition , il vous a t^it partager son 
epinion que ces lettres élaient apocryphes. 

M. Segond-Cresp, qui se compiait dans les recherches des 
ISiltis historiques, vous a lu une notice sur Moustfer réehevm 
et sur Tarchivin Capus, qui se dévouèrent dans des tempt 
caltftniteuT et ne furent pas les seuls, comme notre collègue 
l'a rappelé è propos. 

La médecine qui est toute dans les observations ne peut 
qu'offrît une large part à Thistofre. On en trouve la conRr- 
moition dans un mémoire sur la lèpre eh Espagne, aumHHeu 
du Id* siècle , sur les causes et sur les mesures de préser- 
vation de celte hideuse infirmité qui semble vouloir se ré- 
veiller, f>uisque. d'après un rapportée hauteur, Kf.UaotfeE 
Alvaro, il existait dans ta Péninsule , lors de la rédaction de 
son mémoire , plus de SM lépreux et que ce nombre allait 
en augmentant. 

M. Plavard f qui a analysé tonguenietot cette statistique a 
bit ressortir les Inductions lumineuses qui en sont résultées 



^ An - 

quant am soxes^ à Tâge des individus le plus sbuvenl at« 
leinU de la maladie , quant à sa durée et quant aux moyens 
bjygiéniques qu'elle réclame» 

M* le ckwteur Léon Dulnau » en vous annonçant le décès 
fie son père , médecin aussi, vous a lémoigné le désir de le 
remplacer comme Tun de nos collaborateurs. 11 vous a.i 
dans celle intention , soumis un mémoire sur l'emploi des 
douches d'air et du catbétéhsme de la troupe d'EusCacbe | 
suivant la méthode que son père n'a pas pou contribué â 
mettre en vogue depuis le conimencement de ce siècle. Les 
conclusions favorables de M. le docienr Jubiot, rapperteuri 
oist attiré d'unanimes suffrages au candidat. 

Nous nous plaisons à citer d'autres travaux communiqué! 
à la â>is à la Société de statistique et du Comité médical des 
Boucbe&-du-Rhéno. De ce nombre, sont des monographies 
telles ^u*un bon mémoire sur le cei)halœmdtome par M. 
.Seiix; l'histoire des maladies régnantes et déminantes et un 
remarquable mémoire sur Thygièue des Marseillais par M# 
ie docleiir Haurin, etc. 

il est bien vrai que les médecins nos associés ont une ten- 
dance à agiter les questions • qui leurs paraissent intéres* 
saàlesvMseln de la commission scientifique du Comité 
médîeal , ce qui prouve asses que celui-ci et la Société de 
statiilk|ne aaarofaent ensemble avec bonheur. 

Ce n'est point à nous qui avons fondé et qui dirigeeo^ 
•amie aasociatton de médecins à Caire ici son éioge. Ce soiti 
tfpt réservé à la déesse aux cent buuches. Nous demandons 
seoèettimt -la permission d'avancer avec a8stt^anee qu^ii 
feoctioiiBe sans aucun prestige calculé , de nanière è aa 
(Mro la iiépateVon d'une Société dèj^ dans la voie d'imes- 
sants yiisgrôs. 

. On remarquera que les sujets les plus modestes comme les 
ptuséle^, 4ont vous vous préocupex» sont aussi nombreta 
qir^ v«rié« , eWsl q«ç rien ne vbus ichappe de en. qui 4SI o«i 



- «18 — 

puisé daos le |Kiisé ou errpreint du cachet de raclualilè. 
Vous avez remercié M. À. Maurel^ Secrétaire do dépôt de 
mendicité, du don qu'il vous a fail du calendrier épbéméri- 
de, donl il esl i*auteur. Ce recueil de souvenirs historiques 
vous a paru mériter une place dans la bibliothèque de la 
Société. 

Le dictionnaire de Gèogretphie , auquel les Sociétés sa- 
vantes ont élé appelées è travailler, chacune dans son dé- 
partement respectif, n'a pas élé négHgé^ Plusieurs d'eatre 
vous y ont concouru et M. Bfortreuil a été chargé de rédiger 
la partie concernant le premier arrondissement des Boo- 
ches-du-Rbône. Malheureusement le temps qui avait été 
limité pour raccomplissement de cetle œuvre n'a pas été 
suffisant «t force vous a été d'en ajourner l'envoi à S. E. M. 
k» Ministre de l'instruction publique. 

Que dirons nous, Messieurs, des Congrès sctentiiques , 
çù des flots de lumières viennent de loutes parts jeter plus 
ou moins de jour sur des questions ardues? Notez bien 
qu'une seule session de ces Congrès dont la- durée n'est 
d'ordinaire qu'une dizaine de jours suffit pour fournir la 
Diatière do deux forts volumes in 8«. 

La participation de la Société de statistique de MarseHb à 
ces actes n'est pas ce qui concourt le moins à légitimer le 
titre qu'elle a depuis longtemps conquis de Société laborieuse 
Vos représentants spéciaux au Congrès des délégués des 
Sociétés savantes convoqué par l'Institut des provinces^^ 
MM. Legoyt, Mélier , Désôrmeaux , Boudin, de Cussy, 
JulUany , Léon Vidal , Chaumelln, Chambon et votre Secré-> 
taiffo vous ont rendu compte de leurs mandats et vous avec 
écooté avec attention flatteuse les rapports de votre Secrè* 
taire-perpétuei sur lès actes : i^ du Congrès scientifique de 
St-Éttenne , dont il a été l'un des Vice-Présidents générants 
et le: Président de la section de médecine ; ^ des Assises 
Kî^ntifiques et du Congrès Archéologique d'Apt qu'il a pré- 



- 119 - 

rdés ; 9» du Congrèi scientifique de Chambéry , qui l*a 
honoré de la présidence générale el lui a procuré ainsi Toc- 
cision de répondre h la confiance des compagnies savantes 
du Sjd-Esl de la France qu'il reprôscnle de droit depuis 
nombre d'années quil est sous directeur de Tlnstitut des 
provinces pour cette circonscription, il vous a aussi raconté 
comment &i déiégatioii au Congrès international de statisti- 
que de Berlin a été remplie. 

Un vœu qu'il y a émis chaleureusement pour la paix uni- 
verselle a eu du retentissement ; il a «njouté à son récit que 
plusieurs membres étrangers de notre co:npagnie ont pris 
uoe part très activj à celle solennité et qus M. A. Legoyt, 
l'un de nos collègues les plus distingués, s'v est particuiiè- 
ment fait remarquer. 

Convaincus , comme vous Tèles , Messieurs » des disposi- 
tions qui nous animèrent toujours en faveur de la compa- 
gnie, vous vous persuaderez, aisément que nou4 lui rappor- 
tons la considération, dont nous avons été environné partout 
od elle nous a nommé son député. 

Ainsi , une marque éclatante do la munificence du roi 
d'Italie , qui est venue nous trouver naguère cnmme 
résultat partent de la haute distinclion dont nous avons été 
honoré au Congrès de Savoie, doit nécessairement être ré- 
férée à notre Société puisque nous avons été son mandataire 
en cette circonstance. 

Nous ne nous étendrons pas d'avantage sur les assemblées 
scientifiques seulement nous rappclerons, il nous importe 
de le faire, que notre Président a été justement surpris 
d'apprendre, à Paris vers Pâques de celle année qu'une ré- 
union brillante de délégués des Sociétés savantes avait été 
convoquée à la Sorbonne par le Ministre de l'instruction 
publique et que notre compagnie n'y était pas représentée. 

Cependant 9 au rapport du moniteur , elle y avait été le 
sujet d'un grand éloge ^ ce qui a éloigné le soupçon qu'elle 



— 520 ^ 

ail été oubliée. Oo'a $u bientôt que la couvocaliou ministé- 
rielle élaii ^jrrivée à Tatïrease d'un ex-Président, qui Tavaii 
communiquée lorqu'il n'était plus temps de nommer des 
délégués, et voilà comment nous pouvions être taxés d'in- 
différehoe pour les Congrès, nous qui en sommes si parti- 
sans. 

Un peu après le même Ministre vous a Tait savoir qu'une 
nouvelle réunion semblable aura lieu en avril 1864, et quer 
le jour en serait fixé utérieuremenl. Son Excellence a re- 
commandé^^ux jmembres qui désireront y faire des lec^ 
tures (le les transmettre le i*' février de cette année. 

Quant on pense qu'il fut un temps où la statistique lî^était 
|)as une science aux yeux de bien des gens, où elle élait un 
«ujel de doute et même de dérision , on est forcé de conve- 
nir qu'elle a fait bien des progrès figurant aujourd'hui au 
rang des sciences essentiellement pratiques, embrassant la 
nature entière , et , comme nous Pavons ^vaLcé souvent , 
n'étant étrangère à aucune des connaissances humaines. 

Si la statistique se retrouve partout où les fruits sont la 
base du savoir, elle est évidemment applicable h tous les 
sujets quoique d'une nature difllérente. 

La statistique des hospices et établissements de bienfai- 
sance , caisses d'épargne, associations de prévoyance et de 
secours d'aujourd'hui, comprée avec la statistique des mê- 
mes institutions d'autrefois, montre clair comme le jour que 
l'état moral du peuple s'amHiore sensiblement et en propor- 
tion du bien être physique. Nous vous faisons grâce. Mes- 
sieurs des chiffres qui appuyent cette vérité. 

De l'élat social passant à l'état civil, nous sommes frappés 
par un si grand nombre de chitTres aussi qu'il y auratt pres^ 
que de l'inhumanité envers notre bienveillant auditoire à 
en^dérouler.ici le tableau. Contentons nous d'en donner 
un échantillon. Nous^l'extrayôns d'un rapport consciencieux 
49 M. âapet du plutôt nous rapportons les résultats génft- 



- Ml — 

raut iks quantilés et îles prcKluits de l'octroi ea 1861 com* 
parés ;ivec ceux de 1860. De 6012892^ , 49«, qu'ils ont été 
eu 1860 ils se sont élevés Tannée suivante à 6M5577^ S*" , 
ta difl'éience en plus |)Our cette année et de 619,685^» 07 , 
provient de ce que le rayon de Toctroi a été étendu cette 
année h dater du 7 avril. 

M. Camoin de Vence vous ayant soumis une étude de 
statistique criminelle , c'est-à-dire , des observations sur le 
rétablissement des tours, s'est montré véritablement statis- 
ticien. M. Feaulrier, qui a donné une analyse fidèle de ce 
travail;, a rapporté que Tauteur a examiné d*aLord les in« 
convcnîents reprochés aux tours , qu'il a jeté un coup d'œil 
sur les enfants trouvés au triple point de vue historique , 
statistique et de la législation. Il a prouvé que malgré tou* 
tes les mesures prises' pour diminuer le nombre des enfants 
trouves , il a été ou le môme ou augmenté et c'est là nn 
fruit de la misère ou de la dépravation des mœurs. 

Mais d'un autre côté Tabscence des tours peut donner lieu 
à des infanticides, à des avortements , à des expositions 
plus fréquentes sur la voie publique. L'opinion de M. Ca-^ 
moin de Vence est que les tours ne doivent être établis ou 
supprimés que d'un commun accord entre lo gouvernement 
et les conseils locaux « et ira insisté pour les colonies {)our 
les enfants trouvés. • 

M. Jérome-Léon Vidal vous a adressé une statistique ^ui 
entre aussi dans le cadre de la législation; elle roule sur 
l'é luxation correctionnelle des jennes détenus et sur le pa-r 
tronnage des jeunes libérés.L'éloge de ce travail est fait d'a- 
vance ayant obtenu la première récompense accordée par la 
Société de patronnage des jeunes détenues de la Seine. Tou- 
tefois, M. L. Menard ^[rapporteur a fait ressortir les considé- 
rations les plus saillantes et a cité plusieurs passages* Noub 
donnerions volontiers le résumé des conclusions de l'auteur, 
si elles n'étaient déjà tout entières consignées dans notre 



— 523 — 

rogisire des procès-verbaux. Remarquez , Messieurs , que 
vos divRrs Iravaux passes en revue dans noire exposé sont 
ceux qui ont plus purliculièremenl marqué les deux dernîèRes 
années. Ainsi , que n^aurions nous pas à rapporter quant à 
vos éludes sur Kagricullure et l'économie rurale en général 
et quant aux résultats des recherches auxquelles vous vous 
Mes donnés en commun avec les membres dô la commission 
canlonnale de slalistique du 1*<^ arrondissement des Bouches- 
(fu-Rhône , presque tout appartenant aussi à notre compa- 
gnie. Qj*il nous suffise de citer comme de bons modèle^, les 
tableaux de la SUitislique quinquennale des sept chinions d« 
t'arrondis >ement de Sl-Quentin par M. Gomard , secrétaire 
du comice agricole de cette ville, tableaux que M. Feautrier 
rapporteur, a trouvés pleins de rcnseignemeuts agricoles et 
industriels. Aussi , a-t-il conclu à l'admission de Tauteur 
parmi les membres correspondants. 

L'industrie manuracturière et de fabrique , à laquelle 
Marseille doit une grand partie de ses richesses, a été étudiée 
par M. Sapel d*une manière particulière, il vous a lu une 
statistique des produits de l'industrie en 1861 dans celte 
ville. Bien que réclamant de nouvelles recherches jwur les 
articles de minime îm porta nce,ce travail vous a intéressé en 
ce qu*il démontre que la valeur atl%rente aux qualités des 
produits fabriqués pour chaque industrie a présenté un total 
de 421 millions. Cette étude sera cAitinitée. 

Enfin , nous nous étions propose de soumettre sous vos 
yeux vos immenses annotations sur le commerce, la naviga- 
tîon , les communications renfermées dans des limitas rai- 
sonnablement circonscrites. Mjiis à mesure que nous nous 
sommes engagé dans ta voie de l'analyse nous avons vu qu'il 
était impossible de retracer ici en peu de mots tous les faits 
annotés ; qu*il convenait donc , pour arriver vile au terme 
de notre premier rapport déjà bien long, de supprimer cer- 
tains détails consignés , d'ailleurs, daus voire recueil impri- 



mé, qui est un dép^ très étend a des résultats de vos 
méditations et de vos recherches. 

Cest à l'aide de cette publication annnelle , que vous ob* 
leoes en échange une fotile de richesses statif^tiques ; il en 
est résulté que vos relations avec les compagnies savantes 
ont été Duem suivies. Vous vous attachez , du reste , à ou- 
vrir une ère nouvelle d'améliorations, ^ous venons d'en- 
tendre avec plaisir M. le Président dire qu'il importait de 
refoire le Statistique des Bouchas-du-Rbéne, commencée par 
le comte de Villeneuve , Préfet , c'est ce que les Présidents 
qui se sont succédés ont tous compris , c'est comme un mot 
d'ordre qu'ils se sont transmis. 

Sans remonter bien haut , disons que M. Sapet « sous sa 
présidence , a lait une proposition tendant à animer les tra- 
vaux, à les accélérer» à les rendre plus nombreux , surtoul 
quant à la statistique des Bouches-du-Rhéne. Il veus a été 
pénible de ne pouvoir» du moins actuellement, adopter 
une seconde proposition , qui en était le corollaire , par ce 
quelle était contraire à plusieurs articles de nos statuts. 

Vous n^avez pas oublié que If. Lucy , qui a précédé II. 
Sapet au fauteuil , ne Ta pas quitté sans proposer de faire 
statisliquement l'inventaire de nos ncbesses, de dresser 
ensuite su.pregrammo général , raisonné des améboratioos 
à poursuivre. M. Lucy avait promis d'être le rapporteur de 
cette œuvre dont l'influence sur l'avenir eut été évidemment 
si heureuse. 

Heureuses Je» Sociétés dont les présidents ont pour elles 
d'aussi louables intentions ; ils tie peuvent que les faire pros- 
pérer. A eux , San» doute , il incombe de signaler les desi- 
derata qu'elles réclament, tandis qu'il est du devoir des 
secrétaires de mettre en relief les espérances qu'elles ont 
féaliséef* 

Ce devoir , nous ne l'aurions rempli qu'imparfaitement, 
^» P<NBii* justifier des omissions paraissant être des oublis. 



I 



nous 1M n6us ôlibns pas retranché derrière ros poblicatioDs. 
Ainsi , par exemple , la eorrospondaoce imprimée nous eut 
entralofé bien 4oin , n*aarions nous indique que les litres des 
ouvrages reçus. Cela nous a privé de la satisfaction de louer 
les auteurs d'écrits d*une incontestable valeur €l tels qu*une 
rioiîce sur lés lies dé Bombe et Plata , etc. par M. Ch. Guys, 
dont le but a été de signaler des points peu connus dans 
rintérét de la navigation , qui va s'acofoHre dans la roédî- 
tcrranée par l'ouverture prochaine dn canal de Suez , Tona 
lies merveilles de ce siècle. 

Ce qui nous donsole d'Ôtre réduit , en ce jour solennel , à 
effleurer , à taire même des choses assez intéressantes pour 
faire ressortir notre rapport, c'est que vn^ travaux ont été 
jugés favorablement par des personnes très compéfenies. 
M. le Ministre de l'inlérîenr vous a écrit qu*H suivait cons- 
tamment avec plaisir vos remarquables publications, en ee 
qu'elles iréilent des questions variées et d'autant plus im* 
portantes qu'elt&9 se lient aux intérêts marseillais. 

Au ministère de l'insCruGiion publique il a étéfeîf un rap^ 
port non moms flattedr , qui a été inaéré dans le 'moniteur 
universel dn f 4 avril 1M8. Le voici : 

« Il est une branche de Téconottiie politique dont je dois 
« ^ussi vous parler ce sont les publications de la Société de 
c statistique do Marseille, qui, fondée en i8f7, continue 
€ rceuvru dts MM. de Villeneuve , Préfet , et ToulOutan. » 

c Sons la direction de M. P.-M. Roux, son seerétaifë^per- 
< pélnël ; dfe a déjà pubifé 94 volumes in 8» rempli de ren- 
« saignements , de notices* et de mémoires sor la Slatiatiqae 
c des BoirchesH(fu-lthéne''émbreâ^ A tons les poiols de vœ 
€ de la science; c'est cerlafhement l'onvrage le plus oansî- 
« dérable entrepris en France dans les limites d'nn seul dé- 
partement. » (Moniteur universel, journal officiel de l*B«l- 
ptre françafs, no 104 , Il avHf 1860 page 868.) 

Encouragés par ces deux ministras ainsi que par S. E. M. 



le Ministre de i'agricuUui*e , du commerce el des Iravaux 
publies, enoottregéfi auasi par les premières aulorilés reli- 
gieuses, civiles et militaire^ des BoucUes-du-Rt^ône et de 
Marseille vous ne pouvez cesser de procéder avec uu ^le 
kiiiligaUe. 

M. le Séoaleup» chargé d^ radioinislralion des Bouches- 
do-Rhône nous a écrit que sans une absence, obligée, il ae 
serait rendu avec plaisir à n^tre réunion. Nops aurions élé 
tous joyeux de voir au n^jijeu de nous le preoiier adminis- 
trateur du dépanement , qui , membre (f honneur de la 
Société de statistique , en esi Tun des protecteurs les plus 
éclairés^ 

Noos nous félicitons d'èlre honorés de la présence» de no- 
tre vénéré prélat , mçmbre d'honneur aussi et dont la per- 
sonne sacrée est une imag« fidèle de roUiaoce de b science 
avec la religion , de lai présence d'uo gjénpral de divi3ion , 
membre d'honneur y habile à la fois à cofKOurir un progrès 
de la science et à diriger la vaillance de ses soldats pqur 
colbuter , au tiesoin , les ennemis de la patrie. 

De la présence du Président de notre tribunal de V^ ins- 
tance, dont tout le monde «admire le savoir % Tinlégrilé et 
l'aménité dans le caractère , de la présence du Maire qui 
répond aux vœux de ses concitoyens, en s'attacbant è awt 
quer son passage par des aetes vraiment utiles , de la pré- 
sence d*un digne scor)§lacre général de la Préfecture ^ qui , 
ehaqoe faîs qu'il remp^ce le chef de radminiatcation dé- 
partemeiitaie, fimeMonne oomme lui , à la satiofac^ioa de 
tous , c'est-à-dire , de la manière la plus désîraMew 

Cesl un besoin povr oeosde Mmercier aensiUeflient M. 
M* leseoDSQlsdes poiasanoes étrangèms de rempreaseoieAt 
qo'fis metteot è aaaJster à nos solennités et à accéder à nos 
demandes de daooments statistiques concernant leurs natipns 
respectîvBs. 

{41 Société de statistique dpit la eoosidératioQ dont e|l^ 



^- 528 - 

les deux mémoires reconnus les meilleurs Tuusur les agglo- 
tnéraiions urbaines et Tautre sur le morcellement de la 
propriété. 

Un grand prix de 500 fr. ;) vait été promis en même temps 
à l'auteur qui aurait le mieux traité de Thydrographie des 
Bouches-du -Rhô ne . 

Ce triple concours est resté sans réponse à cause des 
nombreuses recherches qu*î1 exigeait. 

Le programme dnnonç;int, en outre , trois prix consis- 
tant en un même nombre de médailles d*or , une de iOOfr. 
pour la statistique d'une commune^ une antre de 200 fr. 
pour la statistique d*un canton, une, enfin, de 300 fr. 
pour la statistique d*un nrrondissment. 

De trois mémoires reçus celui celé n» I est intitulé : De 
la nèccessité de doter les bibliothèques d'une collection 
appelée à combler une lacune regretahle. C^ titre annonce 
un honnête homme , un bon citoyen , qui tient à ce qu'on 
réunisse certaines productions, sous forme de recueils spé- 
ciaux à placer dans les bibliothèques publiques à côté de 
ceux tendant A développer les sciences morales et politi- 
ques. 

Sou point de départ est pris dans le décret impérial du 
^jjïî'Mei 1810, qui prescrit aux procureurs généraux de pro- 
noDoer à chaque rentrée des cours, un discours sur un su- 
jétcenTenable à la circonstance. Mais les discours de ce gen- 
re, quoique plus ou moins remplis de faits instructifs , ne 
recevront d^ordinaire d*autre publicité que celle résultant 
de kur insertion dans les colonnes fugitives de quelques 
journaux, au lieu d^ètre, suivant Pauteur , réunis ^ en- 
Tolnmes accessibles au grand nombre et groupés cômrne lo^d* 
monument périodique de travail moral qui se fait parmi 
lii glorieuse magistrattire française. 

La Société de statistique , tout en applaudissant à une 
intention si louable, ne s'est pas dissimulé les difficultéçde- 



r«xéoy lion du pbn proposé et a doaté par cela ménpte de« 
succès qu*il promet. D'ailleurs ce fujei s'écarle complé- 
temeoi du prograonne u'éUnt pas esseniielleiDeat statisti- 
que et xsooséqueaMDent n'ayant pas été mis au concours* 

D'après ces motifs , notre Compagnie n'a pu se décider à 
voter Tune de six récompenses au mémoire n<» 1 et J'auteur 
devant dès lors rester inconnu, le billet oacbeté contenant 
soa nom a été brûlé de suite par M. le Président. 

Le mémoire enregistré sous le n* 2 , sans épigraphe t a 
pour titre : La statistique de Marignane et est ainsi divisée- 
!• situation et Jimrtes » 3f* population, étendue» nature de 
sol,, cours d'eau et cliroaty d"* instruction , 4<> cultures et 
productions., 6* voies de communication , 6 historique. 
Cette classification n'est pas rationnelle. 

Dans l'bistorique oulraite des salins qui devaient entrer 
dansrle chapitre de l'industrie et du commerce, on y a traité 
aussi de )a musique que eut été mieux placée dans le cha- 
pitre de rjostruolion et des écoles. D'autres renseignements 
à présenter dès le début ont été mis à la fin du mémoire., 
sont des assertions sur l'origne de Blarignane. 

A ce aujct il n'était pas indispensable de citer le texte de- 
l'opinion émise dans la statistique des Boucbes-du-Rbône , 
des détails essentiels ont été omis , il y a des contradictions: 
en a avancé ici que le pays est favorisé de pluies bienfaisan- 
tes, le que les champs se dessèchent faute d'eau , icf que la 
température est douce, là que les gelées sont assez fréquen^^ 
ta^ A La vérité., cela est suivant les saisons, mais il fallait 
l'annoncer avec clarté. L'auteur nie^ qgapt à la situation de- 
l9,G0i|unu^e, qu'indiqué le voisinage de celles qui Ijui sont. 
Mipitrophes^ tandis qu'il avait à mentionner aussi la distanc» 
(graphique des chefs lieux d'arrondissement. Il ne devait 
pps moins citer le nombre des divers métiers et professions^ 
U^^e n',a-t-il parlé avec l'extentiqn désirable d'une église 
dont il ^feit remonter la fondaMon au XIII* siè(cle? Que n^ 



-880- 

s'est il appesanti sur le maitrc autel du XVI« siècle sur le 
château seigneurial et sur les peintures dont il aurait pu 
déterminer Pépoque et le caractère. Cétait une bonne foi^^ 
tune pour lui d*avoîr è décrire de pareils monuments , il Va - 
laissé échapper. 

Son mémoire a du bon , au point du vue agronomique, 
mais il laisse à désirer quant au style et à l'étude des pro- 
ductions naturelles, pas de notions sur la géognosie, les 
végétaux et les animaux propres à la contrée. Le chapitre 
sur les mœurs, les habitudes des habitants est à peine ef- 
f1eur«^. L'auteur semble ne.s'étre pas rendu un compte exact 
du programme avoir oublié qu'il faisait une statistique. Il 
eut procédé avec plus d^assurance il avait pris pour base le 
système de recherches de notre Société. Il est à noter qu'a- 
près des lacunes, il a produit une observation naturelle à 
la vérité non justifiée. Il a soutenu que les macreuses vîen-^ 
nent à Marignane, de la Corse et des marais pontins, tandis 
qu*un rapport de célèbres naturalistes. Bâillon , Buffon ces 
oiseaux aquatiques nous arrivent des régions septentriona- 
les de TEurope. Oj Tau leur se trompe, ou Mes macreuses 
ont changé d'origine à moins qu'il n'en vienne des deux ex- 
trémités opposées. Cette remarque est de M. Beuf , membre 
honoraire , autrefois bibliothécaire et trésorier. Heureux de 
voir aujourd'hui ce cher collègue octogénaire au milieu de 
nous , nous rappelons qu'il montra toujours, comme statis- 
ticien , un zèle que les glaces de |râge n'en point refroidi. 
Revenons au mémoire n^ 2; les données intéressantes 
qu'il contient rachètent jusqu'à un certain point ses dé- 
fauts. L'auteur a paru à ses juges un débutant encore 
inhabile « mais intelligent, animé d'un bon esprit , et que 
l'expérience perfectionnera, nous l'entrevoyons, au point 
d'avoir dans de nouveaux concours des chances pour l'obten- 
tion de l'une des palmes promises. Les espérances qu'il 
donne ont fait penser qu'il mérite d'être encouragé et, è 
ce titre, lui a décerné une mention honorable. 



— 5S1 — 

Le mémoire n« S, a pour objet la slatisiîqoe de la corn-' 
muoe de Meyreuil, avec celte épigraphe: les vraies con- 
quêtes, les seules qui ne donnept aucun regret, sont celles 
que Ton fait sar l'ignorance (Napoléon !•'). • 

Cette statistique intéresse par des détails de nature à 
entrer dans le cadre dus renseignements nécessaires pour 
asseoir les bases d^une statistique vraie du département. 
L'auteur décrit la situation topographique et géographique 
de cette commune , les cours d'eaux et la nature des ter- 
rains ; il aborde la géologie, la botanique, la zoologie, This- 
toire naturelle, mais Cest de l'agriculture qu'il traite d*une 
manière satisfaisante. Il donne d'utiles conseils sur divers 
objets, notamment sur les céréales, les engrais pour Tamé- 
lioration des terres, sur les olliviers, les amandiers, les 
mûriers et sur la vigne. Il voudrait faire disparaître ce qu« 
la routine a de vicieux par un bon enseignement agricole 
imposé aux écoles primaires, à Teffet d'inspirer aux enfants 
des campagnes Tamour de Tagriculture et de leur montrer 
le grand intérêt qui doit les attacher au sol. 

A ce mémoire sont jointes des considérations sur les ani<« 
maux de ba'sse cour , l'élève des bestiaux , une copie du 
budget de la commune pour 1862 et un grand tableau 
imprimé en iSSO, distribué par nos soins dans les 106 
communes du département. Mais pourquoi avons nous è 
reprocher à Tauteur de ne s'être pas attaché è fondre les 
chiffres contenus dans les tableaux imprimés avec le mé- 
moire proprement dit. 

Si les chiffres sont indispensables dans une statistique 
destinée à un concours solennel, ils deviennent insignifiants 
étant isolés, en ce sens qu'ils sont uniquement pour servir 
de base à des considérations tirées des résultats qu'ils don- 
nent. L'auteur n'a pas toujours compris cela ; il s'est borné, 
dans la plupart des chapitres à renonciation des chiffres, il 
n'a pas même indiqué les sources où il les avait puisés , c«r 



qui â rendu difficile leur contrôle » pour s'assurer de leur 
I exactitude, il a négligé la météorologie, lliygiène, la santé 

I publique; a oublié les coutumes , Tétat moral du pays, a 

I indiqué seulement quelques chiffres relatifs à Tétat civil, n*a 

traité que par chiffres aussi de Hnstruclion publique, des 
considérations sui; la marche de celle-ci n'eussent pas été 
hors de iiropos. Enfin, le mémoire n<> 3 pèche parTabsence 
de détails religieux, les détaitç historiques y sont clairsemés. 
On n'ignore pas que les petites localités telles que, Meyreuit 
possédaient des Seigneurs ayant tous à diverses époques joué 
un réfe commun avec les vasseaux qui combattaient sous 
I leurs bannières. Que n'a-t-on pas raconté, par exemple, du 

petit village des Beaux , dont Thistoire bien étudiée égale 
' celle de beaucoup de républiques célèbres. 

I La statistique de Meyreuil, commune d'une si minime 

I importance n'exigeait pas de grands efforts de génie pour 

I la faire complète. Les investigations sur une population d*à 

I peine 800 habitants occupant une superficie d'environ 2000 

hectares, soit 20 kilomètres carrés étaient assez faciles, pour 
que rien de ce qui mérite d'être connu ne fut passé sous 
silence et même pour que Ton eut pu renfermer dans un 
seul cadre, les renseignements statistiques de plusieurs 
années, en vue de les comparer entr'eux.L*auteur n*a,safis 
contredit, pas assez fait pour prétendre àj'uoe des plus 
^ hautes récompenses. 

Cependant son mémoîr«3 décèle un statisticien apte non 
seulement à recueillir, à coordonner avec soin tous les faits 
.concernant une commune, mais encore à exercer un véri- 
table esprit d'observation sur une plus grande échelle. C'est 
pour l'y engager que la Société lui a voté une médaille d'ar- 
gent. De plus, elle se Test attaché comme collaborateur , en 
luï décernant le titre de membre correspondant, à' ta con- 
ditioD,toutefois,quMl rendra son travail digne de l'impression, 
e'est-à-dire , qu'il en comblera les lacunes et liera d'nnç 



maaière assez iotiine la partie purement manuscrite avec 
les cadr^ imprimés émapaot de notre compagnie. 

Les billets 2 et 3, ayant été décachetés ont appris que Tau- 
teur du mémoire n« 2 est M. Sauvi, Clément, surnuméraire 
de la Préfecture des Bouches-du-Rhône et qu« l'auteur du 
mémoire n* 3 est M. Navorel Marius, instituteur, à Meyreuil. 

Un troisième rapport doit vous être fait sur des travaui 
tendant aussi au développement de la science » que nous 
cultivons, mais obtenus d'une autre manière. Ce rapport a 
au moins le mérite de la brièveté. 

Quoique la Société de statistique de Marseille ait été ins- 
tituée pour faire du département des Bouches-du-Rbône., le 
Bijûet principal de ses études» elle ne s*est pas interdit pour 
cela d'étendre ses vues partout ailleurs, et voilà pourquoi* 
outre les questions qu'elle propose concernant exclusive- 
ment notre localité, elle en propose aussi ayant un caraetère 
général, et elle promet de rcconnaitre Tenvoi des bons tra- 
vaux sur des sujets non imposés, c'est-è-dire,iChoisis par des 
s(at«ticiens faisant partie ou nen de notre compagnie. G*est 
. ce^ue nous avons appelé un concours permanent de statis- 
tique. Seulement, si Von vise à de hautes récompenses, 
insistez -vous, âoqs ne saurions trop le redire, sur la oom- 
mumcation des travaux nutnuscriis ,^ spécialement destinés 
à T06 archives, les productions imprimées, ou en d'autres 
termes, dans le domaine public ne pouvant être que men- 
tionné honorablement, quelle que soit leur valeur. 

La Société a accordé cinq récompenses dans Tordre sui- 
vant : !• à M* Jérôme Léon Vidal , inspecteur générai des 
prisons, membre correspondant, une mé(}aille de vermeil, 
grsnd module» pour renvoi d'un mémoire manuscrit inti- 
tulé : Résumé de la statistique du crédit . publia, dams 
f antiquité, le moyen âge el les temps modemm-. . 

Leciure (kile d» ce travaU^ on séance partiefeUôre^ il ea. a 
été voté rinsertion en entier dans netrepreouett^ eiMre Ja 



- 534 ^ 
médaille accordée , ce qai noos dispense d'en faire Téloge^ 
Nous dirons, néanmoins, que l*auleur s'est montré comme 
toujours homme de recherches, de patientes études , publi*' 
ciste distingué et a fait preuve une fois de plu'^ de ses con- 
naissances dans les sciences économiques. Il est à désirer 
que Texemple de M. Jérôme-Léon Vidai trouve beaucoup 
d'imitateurs et que nos correspondants se mettent fréquem- 
ment en rapport avec nous par des productions spéciales qui 
ne peuvent que resserer le lien scientifique qui nous unît 
à eux. 

La récompense décernée à M. Léon Vidal en temoi^^nanl 
da prix que nous attachons à son œuvre sera en même 
temps un encouragement pour tous ceux qui voudraient le 
suivre dans une voie si profitable au développement de 
notre institution. 

2* Â M. Alfred Saurel, vérificateur des douanes, une 
première mention honorable pour Thoramage fait à la So- 
ciété de deux brochures dont Tune intitulée : Venise eti 
Provence. HUtoire de Marligites et de port de Boue^ 
Tautre ayant pour titre : Notice sur Saint-Jean de Car- 
guier^ Vahbaye de Saint- Pons et Gemetios. 

La Société a regretté que le travail manuscrit de If. Sau- 
rel sur les Fossœ Marianee ne lui ait été présenté qu'après 
qu'il avait été soumis au concours de Nîmes, où il a obtenu 
une médaillsd*or. Elle se serait fait un plaisir d'accorder la 
même récompense si son règlement ne lui interdisait pas 
de couronner les ouvrages déj<^ communiqués à d'autres 
Sociétés. Mais ayant su que le mémoire, dont il s'agit, n'a- 
vait pas été imprimé à Nîmes et ne Ty serait pas, la Socîélé 
a décidé qu'elle le publierait à ses frais dans le recueil de 
ses travaux. 

3<* A M. Banchero, membre correspondant à Gènes, une 
' mention hoY^orable pour le don d'un magnifique volume 
' publié sous ce titre : 



- »35 -- 

4« à M. Léon Koux, propriétaire à Saiai-Zacharie (Var), 
pour la statistique imprimée de cette commune, bonne à 
consulter, quoique n*étani pas complète. 

5* Enfin à M. Gueidoo Alexandre, auteur de plusieurs 
travaux qui intéressent Marseille, et qui nous u fait hom- 
mage de la collection de son almanacb de Provence, qui est 
plein de notices biographiques et nécrologiques rentrant 
dans le cadre de statistique morale. 

Il nous reste à faire un 4* rapport. Veuillez , Messieurs , 
continuer de nous prêter une oreille attentive. 

Les recherches historiques ayant pour objet l'exhumalioD 
des faits accomplis dans les temps qui nous ont précédé, 
les annotations incessantes des faits constatés à notre époque 
les considérations déduites de tous les faits recueillis en vue 
de (aire entrevoir ce qui doit être, ou même annoncer ce 
qui sera. Voilà, vous le savez, Messieurs, le but essentiel 
de la statistique , et voilà aussi à quoi notre Société s'est 
exclusivement attachée pendant quelques années, c'était 
certainement assez pour exercer ses dispositions laborieuses» 
et pourtant elle a voulu faire plus, elle a compris dans ses 
attributions celle d*une Société d'encouragement. 

Ce faut en voyant le commerce , Tindustrie agricole et 
manufacturière, prendre à Marseille un immense dévelop- 
pement qu'elle crut devoir reconnakre par des témoignages 
d'estime, ceux qui concourent ainsi à accroitre les richesses 
du pays. Toute fois, en leur décernant des couronnes eu 
séances sollennelles , elle ne s'est pas dissimulée qu'elle ne 
parvenait que jdsqu'à un certain point à faciliter Técou- 
lement de leurs produits ; qu'elle devait surtout chercher 
à propager la connaissance de ces produits en les mettant 
sous les yeux du public. Sans doute l'utilité des expositions 
n'est pas contestable, elle est suiiisamment attestée par 
Tanlmation qu'elles excitent partout où elles ont Ueu. Aussi 
notre compagnie a-t-elle eu, il y a 20 ans , la pensée de 



— 5<fr — 

enéer due expositbn péi^iodiqoè des produits de l^kidaslrie 
ttiarsefllaisé'. 

Deux motifs majeurs flreui ajourney ce beau prejel : le 
m*jnqae d'un local propre à ee genre d^exposiilo» et la 
crainte de frapper en vain à la- porte des admioislrsiioofl 
qui devaient subvenir aux dépenses. Le mèm9 projet repris 
sous la présidence de M. Carpentin, fut ajourné une seconde 
fois, parce que les mêmes difficultés se présentèrent. 

Mais si des inotîfs indépendants de votre bonne volonté 
ont encouragé Tutite projet d'une expositioD bisaninielley à 
Harseille, des produits de rioduslrie, i\i vous restera toujours 
la gltfire d*afvoir pris Finiliative à cet égard , et vous ne 
négligerez rien poor que votre conception ait one issue 
favorable. 

En attendant, Messieurs, vous continuerez d'encourager 
les efTorts des industriels qui viendront if vous et nous 
allons sigtfaler ceux qui se sont présentés au contours de 
celte année, ayant obtenu des récompenses el nous tairont 
le nom de 4 concurrents, qui n'ont pos mérité vos saffrages. 

Commençons ici par les récompensoB de moindre valeor 
pour arriver successivement aux p(u9élevées> 

i^ Une mention honorable a été votée à M^ fiiilon pour 
avoir trouvé le moyen de remplacer le sel gemme à Tusage 
des bestiaux par do sel marin ordineire après une prépa- 
ration .aussi simple que peu coutcfusor Jusqu'Ici,, en France» 
les 4/5 des bestiaux, faute de sel gemme, étaient privés de ce 
condiment indi9pemsat)le k sa prospérité^ le sel gemoie aoB 
préparé ne pouvant servir à cet u&age sans néœssîier 
(fénorme frais, qui en rendent remploi impossible. 

Vous vous réservez de reconnaître d'une manière écla- 
tante te procédé Billon, lorsqu'il aura été propagé au point 
que nos troupeaux pourront, en toute saison^ reoevoîr le sol 
c|»i leur est nécessaire^ oorr'estlMda .alors qu*u» iflMOODit 
^ivvice aura été ranéhi à ragriçofclurtt (van^aiio* 



à* Vm meiuioii^ bonorabie à M. de Lavui, pour Btoit 
Êommis à voire exaaie» vd filtre coinposé^ d'un méiange 
d'argile ef de noir de bogbead. Ce(ui-ci sou» TioflueDcé de 
Ift dialeor , éprouve im retrait plus fort quie Targtle , tf en 
résulte l^éCab^iesemenl de vides à travers lesquels Peau 
Iratfsude. Pour éviter que les matières vaseuses n'obturettt 
ors vides, M. de La Val fait enduire intérieurement ie filtre 
d'une mince Oouebe d*argiiequi laisse passer Keau^ mats à 
travers laquelle les solides ne piîuvenl pénétrer. On volt 
que la construclion de ce* filtre repone sur un principe 
nfOuvea>ii« 

3*»^ Une mention honorable à M. A. Lion, qui a trouvé on 
procédé pour ^épuriition des huiks d*oi^tve et dont les avan« 
tages- Q6 paraissent pas douteux, car à Paris, à Lyon,à Bor- 
deaui, ete., nombre d'industriels, de machinistes , d*borle* 
gers se servent de Thnile épurée de. M. Lion. 

Vous avec pensé qu*il fallait encourager une indostrie 
naissante qu^un ouvrier intelligent a créée dans notre viUe 
et qui , pour être justement a^réeiée , a besoin d'être 
cennne. 

t^ Une médaille de brence à M. Vîgié, ifiventeur du 
fiftre dit hydronelte, ce filtre se recommandait à votre 
altenlion par la faculté qu'il a de procurer une eau toujours 
fraîche 0l aérée > en même temps que limpide. Outre ceC 
avantage, vou» avei considéré que vu la modicité du prix 
ée Tappereil Pusage de l'eau filtrée s'inlroduiraîl rapidemeitt 
même dansles ménages d'artisans. 

5* Une médaille de bronze à M. de Laval , pour fabK- 
eation d'engrai», qui consiste à utiliser les déchets des atwl- 
toirs de la Ville, ainsi que les résrdns d'un certain nombre 
d^usînes et è les transformer en engrais par des procédés 
qof loi sont personmels et dont le fond est de iransforoier 
(è tiarbobtia te d^ammoniaque en sulfate ; H sniBt, ensuit*, 
d'introduire daes chacun de cinq engrais spéoîâtt proptm 



^ 



à iello ou telle cuUure. Celte induslrid naissante n'a pu 
encore être appréciée, niais les avantages qu'elle promet à 
l'agriculture la rendait digne d*un encouragement. 

6* Une médaille de bronze à M. Mengelle, pour avoir 
introduit à l^farseille, le carburateur-piano inventé par M. 
A. Leveque, à Paris. La commission d'industrie s'est livrée 
à des expériences pour constater les avantages de cet ins- 
trument. .On sait que le carbone donne un pouvoir éclai- 
rant suûifiiantaux gaz qui n en contiennent pas tous une mê- 
me quantité. On peut alors leur communiquer le pouvoir 
éclairant au moyen de la carburation artificielle qui^ il est 
vrai,a desinconvéuients.ËUe ne saurait s'adapter à l'éclairage 
d'unâ grande ville, le gaz carburé ayant besoin d'être consom- 
mé presque immédiatement. Cet avantage s'obtient par le 
carburateur. Aussi vous a-t-il paru indispensable dans les 
établissements publics, ou l'intensité dans la lumière, et 
l'économie dans la consommation sont également nécessaires. 
La flammé du gaz carburé est préférabb à celle du gax de 
la ville. A la vérité, la flamme de ce gaz là, btigue la vue. 
Néanmoins, considérant les grands avantages, que l'on peut 
retirer du procédé Leveque, vous n'avez pas hésité à enoou- 
rager l'introducteur d'une industrie utile dans notre ville. 

7^ Une médaille de bronze à M. Kleinhois , constructeur 
de plans en relief en carton, bois, liège, carton-pierre; 
il exécute ces plans à l'échelle métrique, et d'après les 
règles du dessin, de manière à en faire non seulement des 
objets d'agrément, mais encore des objets d'art et des objets 
propres à éclairer la justice en bien des circonstances. Cest 
surtout sous ce rapport que Tindustrie vous a paru très 
utile et digne conséquemment d'être recompensée. 

$• Une médaille d'argent à M. Uenry Long, constructeur- 
mécanicien, qui a perfectionné le pétrin et la presse à yer- 
micelle de manière à ne pas augmenter sensiblement le prix 
de l'appareil. 



- 83»-- 

Il a rendu indépendante la presse et le pétrin, a empècffé 
récrouîssemcnl, est parvenu à donner plusieurs vitesses à 
la pressfjy à faire dispc railre l'une des principales causes de 
rupture des machines et dinninué le coûl de fabrication. 

9» Une médaille d'argent ô M. Eugène Velten pour une 
importante modification de Tappareil à éllitr destiné à la 
fabrication de la glace. Cet appareil abandonné par son in* 
venteur,M. Carri!,àcause des inconvénients qu'il présentait, 
o été heureusement modifié par M. Ë. Velten, qui a ainsi 
obvié à tous les inconvénients signalés, et a pu faire d'heu- 
reuses applications qui ne pouvaient pas passer inaperçues. 

iù^ Une médaille de vermeil à M. Daniel, fabricant d'ins* 
truments de musique, en cuivre. Il n'a pas seulement 
introduit, mais il a encorefait prospérer à Marseille de genre 
de fabrication. Artiste et industriel, il est breveté pour 
plusieurs inventions qui témoignent d*un esprit ingénieux 
et pratique. Ses produits, sont recherchés hors de Marseille, 
et II s*est acquis une véritable notoriété dans les musiques 
de l'armée» auxquelles il fait d'importantes fournitures. 

li« Enfin, une médaille de vermeil à M* Léon Vidal, 
pour avoir inventé deux appareils très pratiques destinés, 
l'un à prendre automatiquement un nombre très considé- 
rable d'épreuves photographiques, eu s'affranchissant d'une 
manière aussi complète que possible du bagage si en com* 
brant que le photographe est forcé de porter dans ses ex- 
cursions. 

Cet appareil fort ingénieux fonctioi^ne avec facilité et sû- 
reté, il a été très apprécié à rendre bien des services à l'art 
photographique en en facilitant la pratique dans l'une dd 
aes applications les plus difficiles ; il est complété par un 
second appareil indépendant^ un photomètre d'une inven- 
tion également fort ingénieuse. Cet instrument permet de 
déterminer rigoureusement et mathématiquement le temps 
de pasCf à la suite d'une petite expérience très facile et 



d*ttD calcul lire d*aiie table de proporlîon calcalée à TaTanoe 
par M. LéoD Vidal. Tous ceux qui connaisseDi les inécoDapU» 
qui réMille de riucertilnde où Ton est souvent sur la durée 
du temps de pose, apprécieront une pareille invention, oom- 
plément indispensable de l'appareil automatique dît auto- 
poiygrapbe. 

11 est temps de finir, grâce à voire bienveillante a ttentioo, 
Messieurs, vous nous avez écoulé jusqu'au bout. Nous avions 
besoin pour cela de toute votre iudulgence, vous nous 
l'avez accordée, ayant compris que la longueur de notre 
narration provenait de ce qu'une société comme la uôlra ne 
se reposant jamais, doit nécessairement produire beaucoup 
et dès lors le narrateur de vos travaux ne saurait être frappé 
de mutisme. Nous ne dirons pas les inconvénients qui en 
résullent pour l'auditoire. Ib sont assez compris. Faisons, 
Messieurs, quelques sacrifices, car nous ne pouvons ralentir 
notre marche si nous continuons d'avoir soif de léguer à 
nos successeurs de nombreuses preuves de notre activité en 
vue de contribuer à tous les genres de progrès utiles au 
pays. 



- 8M — 

Notice historique êur le Musée de Peinture de Marseille, 
d'ifprès les documents conservés dans les Archives 
de la ville et dans celles, du département , lue à la 
séance publique de la Société de statistique^ le iZ 
décembre i8(f3» par H. Feaulrier, membre de cette 
Société, f < dé plusieurs aulres Sociétés gavantes. 

HE9SIEUIIS , 

En prenant la parole dans cette solennité , je me propose 
dcfdem^^dor mes inspirations à l'établissement même dans 
teqpel la Société de statistique de Marseille reçoit aujour- 
d'hui une gracieuse hospitalité. Si la galerie des tableaux de 
la ville laisse encore à désirer sous bien des rapports, ette 
méritç cependant, à juste titre , toutes les sympathres des 
amis de l'art ; et prouve, quoiqu'on en dise, que Marseille 
sait unir le culte du beau aux pratiquea du commerce et 
de l'industrie. Il m'a donc semblé qu'une Notice sur le Mu- 
sée de la ville pouvait trouver une place convenable dans 
cette exposition publique des travaux de noire Compagnie, 
Et que l'auditoire qui nous entoure n'aille pas croire que je 
viens traiter un sujet étranger à nos attributions : tracer , 
à grands traits, rhistoriqu§ du Musée de Marseille, en suî* 
vre les accroissements successifs depuis sa fondation jusqu'à 
nofi jours, ipdiquer les sources auxquelles il doit ses riches- 
ses ; faire qonnaUre son état à diverses époques et au mo- 
n^pnt actuel ,. c'est, pi je ne me trompe , faire de la statistî-. 
qi|^ , ^'est rester fidèle aq pro^x^i^i^e de notre Société. 

1/6 Musée de Marseille m remonte pas ft une époque bieii 
FQçai^; avant 1789, on qe voyait encore dans notre ville 
aucune, collection publique de tableaux. Il existait seulement 
une école de Beaux-Arts, fondée en 1753 ( 1 ) par divers 

(4) Statats et règlements de f école académique de dessiAiq 
1» janvier 1753. Archives de la ville. 



- 548 - 

membres de rAcadémie de peinture et de sculpture , avec 
rautorisatioD du duc de Villars, gouverneur général de 
Provence. Ces artistes mirent généreuscmenl leurs faîenls 
au service de Técole, et leurs jeunes compatriotes , qui se 
senlaient des dispoMtions pour l'étude du dessin et de la 
sculpture, purent prendre place autour de 4a chaire des 
professeurs. Les progrès des élèves ne tardèrent pas à foire 
remarquer Pécole naissante , et le duc de Villars qui la cou- 
vrait de sa haute protection, lui fît accorder un local dans les 
bâtiments de Tarsenal. L'académie royale de Paris en agréa 
la direction générale; el, sur la proposition de Dandré- 
Bordon, Tun de ses membres les plusdistingué*», de grands 
encouragements lui furent accordés par la docte com- 
pagnie* 

Cependant Técole n'avait eu jusques là qu'une existence 
assez précaire. £n 1756 (1) elle fut réorganisée sur de plus 
larges bases. Un arrêt du conseil, sollicité par les Echevins^ 
autorisa la communauté de Marseille à lui allouer une sub- 
vention annuellede trois mille livres. Les artistes qui avaient 
été les fondateurs de l'école, prirent alors le titre officiel de 
professeurs, et cette transformation contribua considérable- 
rablement â accroître la prospérité de l'établissement. 

Après avoir subsisté jusqu'en 1789 , Pacadémie de pein- 
ture et de sculpture de Marseille, disparut , avec son école» 
emportée, comme tant d'autres choses, par le souffle révo- 
lutionnaire. L'institution qu'elle avait créée , n'avait pas, 
d'ailleurs , une bien grande importance. Les jeunes gens qui 
la fréquentaient n'y puisaient guère que les éléments da 
dessin , et des autres branches d'instruction qui ont une 
analogie intime avec cet art. Â cété de l'école on ne trouraît 
aucune collection de tableaux tant soit peu importants; on 

(4) Supplément et addition aux statuts de l'école académie 
que de dessia , du 45 juin 4756. Ibid. 



— «43 — 

n*y voyait aucune toile de nos grands peintres , aucun rno* 
dèledes belles époques de Tart. Tout cela, nous pouvons le 
dire, ressemblait fort peu à ce qu'est aujourd'hui noire Mu- 
sée avec les écoles si remarquables qui y sont annexées. 
Celait déjà cependant un grand bienfait pour l'époque , 
puisque la jeune population marseillaise pouvait y acquc' 
rîr des connaissances utiles au développement de Findustrie. 
H importait donc d'en dire un mot nu début d'un travail 
sur le Musée de Marseille : c*est par la comparaison qu*on 
juge du progrès , et il est toujours curieux et utile de re« 
monter à Porigine des choses. 

£n 1794, il fut institué près du District de Marseille une 
commission qui obtint plus tard , pour prix de son zèle ^ 
le titre de Conservatoire des Arts. Elle eut pour mission dt» 
réunir les livres^ tableaux et autres objets d*arts que la 
suppression des ^ordres religieux avait mis à la disposition 
de TEtat. 

Parmi les membres du Conservatoire des Arts qui appor- 
tèrent le plus de zèle et de courage dans Taccomplissement 
de leur utile mission, il est juste de placer au premier rang 
Claude-François Achard , docteur en médecine , qui plus 
d*une fois , exposa sa liberté , même sa vie , pour sauver des 
flammes les débris des bibliothèques et les tableaux qui 
avaient été dispersés par le vadalisme, ou pour les arracher 
des mains des spoliateurs qui voulaient s'en approprier la 
possession (1). C'est aux efTorfs persévérants de ce savant 
tout dévoué au bien public; c*est au concours qu*il trouva 
dans ses collègues, que nous devons une grande partie des 
richesses conservées dans notre galerie des tableaux et dans 
notre bibliothèque. Honneur donc à la mémoire de ces gé- 
néreux citoyens qui méritèrent si bien de la cité l 

(4) Eloge de M. Achard par M. Croze-lfagnan. Mémoires de 
l'académie de Marseilte, tome 9, pag. 57. 



-8*4 - 

Tous les objeU qu'avail pu recueillir te Coaservaloîr^ fa* 
rent provisoirement placée dans les salles de i*AcadémJe « 
à rObservatoire ; puis par les soins de M. Acbard, on trans- 
porta dans le vaste local des Bernardines les livres impri- 
més et manuscu-ils, les médaines, les lablo«nux , tous les 
objets de soiences et d*ar(s qui avaient été si heureusement 
sauvés au milieu de la tourmente révolutionnaire. En i79S, 
le Conservatoire reçut une (organisation légale sous le titre 
d'administration du Musée (i)On dut natftirollement confier 
au docteur Acbard la garde des collections qu'il avait si puis- 
samment contribué h réunir; il fut nommé à la fois con- 
servateur du Musée et de la Bibliotbôque; mais k dépôt 
placé sous sa surveillance ne formait encore qu'un amas 
d*objets plus ou moins précieux, sj>ns cboix, sans ordr^^ sans 
classiûcaiion. 

Dès qu'il se trouva ainsi à la tète des deux établissements^ 
le docteur-Achard s'occupa sérieusement du soin de débrouil- 
ler le chaos avec le concours de Tadministration du Muste. 
Parmi ies toiles qu'on avait entassées dans Ja maison des 
Dames de St. Bernard , 00 environ furent jugées dignes 
de figurer dans le nouveau Muséum. 

A ces richesses locales étaiejit déjà venues se Joindre das^ 
richesses étrangèrosu Le gouvernement avait rassetnblé à. 
Paris une grande quantité de tableaux provenant des im- 
ixiorlelles conquêtes de nos armées. On décréta la distribur- 
tion d'une partie de ces tableaux entre les vingU^leux villes 
de province^ dans lesquelles le conseil des Cinq-Cents sur la 
projposition d'Heurtaut de la Neuville, avait résoluble 6 fri- 
maire .en VII y de fonder des établissements d'objets d'art. 
Plus de 800 tableaux furent ainsi évacués du Louvre , et 

(4) Les membres composant l'admistratioD do Musée étaient 
Mil, Àchard^ Aobert, Qdoissaint, Audibert^ Goenin et de Foa^ 
tainieu^ Archives de la Ville. 



V 



'^rt &t toiles (i), presque toutes des 
4g^ *-». et ))armi lesquelles on remar- 

t la Pietà du Pérugia, peii- 
•isement pour notre galo- 



•^ 



^^ '^ *sée dont elles avaient 

^^,^ ^'^<^é, ''- ^ it aussi partie du 

-:^^ '^^^.^ ^ "'^.^ ' o au Musée de la ville 

% "^ ^ toile* se trouverai réduit 

. notre galerie solennellement 



^^ 



aux, de clas8t6cation et d*organisation 

. BU)!kiC'Mque devenaient eheque jour plu» 

^ Le docteur Aebard reeoQout la nécessité der 

wous ses soins à ee darnii>r étabHssatnent et fut reni' 

Jt dans ses feoetlons de conservateur de la galerie des 

taMeemi par M. Ouenîn, peintre, qu*une réputation d'artis ' 

te justement acquîs» avait désigné au choix de rautorité(3) 

et ^ ftrisail partie de radmintstration du Musée. 

DÎ0OD8 ici un moi du vaste plan qui avait été conçu par 
rMfcnifiistvatkm, et dont la réalisation, si facile à cette épo- 
que:, attrait doté Hars^le d*on des plus * beaux palais des 
seienoêS'ei dM aiii de la France. On voulait coitSsacrer tout 
le^bMflMftt et toiil Teiiolos dé raocièn couvent des Bernar- 
dioas d te réonioii4es divers étaMissements scientifiques et 
ariMiqiioB. Ceoi i^ que 4evaleiil être placés la BibliothèquOi 
le Gabiset^les méd^lltos tt antiqueo, le Musée de peinture, 
Se MaaéoiB d'biftmre naturelle^ lé Jardin des plantes et 

(â) Cet 44 tableoox lavant aoeordéë' a la vjtle par arrêté 
miefetérial An; ao Ibermidev an Ifi. 

^),U f(i^ 4e ¥an jE>y.c|c fui rfe^tnéo, ea 4;U$, au Musée 
d'iM|V€^4^ c^ te V\^^ du P4fHfii9, ^ Mais FtUi de FJbroooe. 

(3) M. Acbard, donna sa démission de conservateur du Musée, 
te 21 gemM^fl, «#» XL 

T911C ixvn SS 



uae salle de concert. Le projet de réunion de lous ce^ 
établisiemenls dans un même local , sur des points de la 
ville les plus favorables, à l'élude, avaient été accueilli avec 
une vive sympathie par tout ce que Marseille comptait d'hont- 
mes voués au culte des Sciences, des Lettres et des Beaux- 
Arts. Mais ce plan , si largement conçu , dut être aban- 
donné, lorsque le gouvernement créa le Lycée de UarseiUe. 
La ville crut ^'épargner des sacrifices en plaçant le Lycée 
dans le local des Bernardines; mais bientôt il lui iallut éta- 
blir , au quartier des Chartreux , un Jardin des plantes qui 
a coûté des sommes considérables ; et aujourd'hui elle est 
obligée de dépenser des millions pour construire , sur le 
plateau de Longchamp , le Musée des tableaux et le Ho- 
SBum d'histoire naturelle, qui y seront, sans doute, ins- 
tallés d'une manière large et somptueuse ; mais qui o'ea 
seront pas moins situés è une grande distance du centre de 
la ville. On aurait évité tous ces inconvénients en pla- 
çant le Lycée sur un autre point, comme radmioistratîon 
en avait eu la pensée , et en laissant au local des Reli- 
içieuses de St-Bernard la destination dont je viens de parler* 
L'abandon dj ce projet excita des regrets si onanimea, que 
M. Thibaull^u crut devoir en expliquer Ifs moliis dans l«. 
Discours qu'il prononça à la séance publique de ri^eadémie 
du i5 germinal an XI. c Ui citoyen Charles Lacroix ; dit- 
c il, avait eu le projet d'établir dans la maison des Ber- 
f nardines le Musée, le Jardin de botanique et la Bibllothé- 
€ que publique ; {mais la création d'un Lycée dans lie même 
c local , en a empêché l'exécution. Il ne fallait pas moins 
f qu'un établissement aussi utile à Marseille et à t'instruo- 
€ tioD publique pour calmer l«s regrets des artistée et dea 
c savants, qui avaient applaudi , avec raison, à cette réo- 
c nion de trois grands établissements dans un seul local (1). 

(1) Hémoires de l'Académie de Marseille, tom. t ps^. 64. 



— M7 — 

La plas grande partie do vaste local des Bernardines fai 
consacrée au Lycée ; et l'on forma dès lors le projet de coos^ 
traire un Musée. Les idées se portèrent sur les terrains de 
i'aneienne Abbaye de Sl*Sauveur , et sur. quelques autres 
emplacements ; mais les longues négociations entamées à 
ce sujet n'ayant pas pu aboutir (1) la ville se vit forcée de 
labser le Musée dans l'ancienne église de la maison des Ber-' 
nardînes. On établit à cété du Musée des cours publics 
qui comprenaient la grammaire et l'éloquence, la physique 
la chimie, Tfaistoire naturelle, les mathématiques et la 
dessin. 

Un arrêté du bureau central en date du 12 ventôse an 
Vn, avait fixé auSM) du même mois Tinauguralion du Miisée 
national et de la Bibliothèque de Marseifle. Les trois muoî<^ 
cipélités de la ville, et toutes les autorités civiles et militai- 
res furent invitées à se rendre , dit Parrété, à I heures dé' 
cimales ( 10 heures du matin ) dans la salle du Bureau cen- 
tral , d*où le cortège se transporta dans le local des ci-Kle« 
vaut Bernardines. La solennité eut lieu avec la plus grande 
pompe , et fut présidée par le commissaire du Directoire 
exécutif auprès de Tadministratlon du Bureau central » qui 
prononça un discours approprié au temps et à! la circontam 
ce. La cérémonie fut suivie de la distribution des prix aux 
élèves des cours pubUcs du Musée; mais à cette époque la 
galerie des tableaux n'était pas encora aehevée , et ce ne 
fut qu'en fructidor an XII ( septembre 1804 ) qu elle fut 
solennellement ouverte par le Préfet Thibaudeau. 

Je viens de faire connaître les sources qui concoururent 
à former le premier noyau du Musée. Cest parmi les ta- 
bleaux réunis par le Oonservatoiredes Arts, et surtout par-^ 

(4) Ce ne fat qu'en 1826 en suite d'une délibération du Con«> 
seil Municipal du 41 août, que le projet d'établissement du 
Musée dans les terrains de St-Sauveur fut déQpitivemeDt aban-^ 



— 548 — 

mi ceux qjâi fureot doDoési^ la ville par le Gouveroemeni 
c^ue $e trouvenl nos toiles les plus précieuses : Une Sa'nle 
famile des Pérugin, la Lapidation de Sl-Paul , par J« B< 
Cj|ia:npd:^od; LÀdoralion des bergers par Vao Mol; La Chas- 
se a:Â gadjlier de RiÀbeiis\ La Présentation au Um^- 
pie de Losueur; Le Sauvêur du monde de Puget ; L'Homme 
entre le Vtce et ta Vertu de Crayer, et beaucoup d'autres 
œjvres capitales que les limiles de celle esquisse ne me per- 
mettent pas de mentionner. 

Cependant le Musée avait passé de la direction de M Gue- 
nin sous celle de M. Goubaud , qui donna sa démission Je 
id mars lÔlO , et fut remplacé par M. Aubert, le 31 du 
même mois. 

Kos richessi^ artistiques n'avaient encore acquis aucun 
accroissement (1) , et restèrent stationnaires jusqu'en 1817. 

liais à partir de 1818, rétablissement entre dans la voie 
du progrès. 

Par délibération du 17 janvier , le Conseil munipai, sur 
la proposition du îlaire , M. de Montgrand , vote Tachai 
d^un tableau de M. Àubert, représentant le Premier Sa^ 
erïf(ch de Ndû^ à la sortie de tarche, et d^une tue de ta 
Cava de l'a Villaj dans le royaume de (Inaptes, par M. de 
F^ontalnieu ; c^élait un encouragement donné à deux artistes 
iDarseillais, â qui ces toiles avaient déjà vàlij une médaille 
au safon dé 1817. 

tFn autfe ouvrage de peinture vint encore prendre pla- 
ea dans la galerie communale sous l'kdminisiration de M. àë 
Ntontgrand; c^est un tableau de Peyron» d^Aix, élève de La* 
granvî repré.^eiiiant, après le catalogue, MarcuS Curius re^- 
eevant tes dl fuies de Pyrrhus. Les graves embarras créés 

(l)" Ï/dI iUi teVifnî 5 K^'ïrtîînifflrîrtiôn mumcipate pàrr tt. Ao* 
bert, I^irecWMi'r Hii ^ûsèe , le è mars \sVlf, constate té mfiinè 
nombre de tableaux qu'en 4S04. 



-849- 

A rauiorité municipale par dos luttes politiques , et les pré" 
ocQpations non moins graves de ta grande et glorieuse en- 
treprise du canal de Marscittt > ne firent pas perdre de vue 
à M. Consolât , les besoins du Musée. "Sous son administra- 
lion il s'enrichit de sept toiles parmi lesquelles on di^tingue 
Bne Mtturê morlede Siiyders, peinture magistrale qui ex- 
dte , fc juste titre , i'admfration des connaisseurs. 

Les achats Interrompus pendant les dernières années de 
la monarchie de juillet , ^i sous les maires d*un moment de 
ta RArofotion de février, sont repris sous M. de Cfaantérac, 
qui dote notre galerie de deux tableaux aimés des connais- 
seurs f 'La Vierge consokarice de notre si regrettable com- 
patriote I Oomhdique Papéty -, et le Le Dernier Banquêi 
dbt Gïnmtfm^ de Phttippotedli. • ' > 

lîne bonnefortune[iaraissail«ncoreêlre réservée atf Musée 
communal, sous Tadministralion de M. de Chantérac. Le 19 
juin 1851 , fe Conseil municipal votait Tacquisition de fa ma- 
jrnifiqne galerie Bec , au prix de 150,000 fr. Mais les em- 
barras financiers de la ville ne lui permirent pas de donner 
suite è la délibération de nos édiles; et notre Mu.<>ée perdit 
malheureusement ainsi Toccasion de s'enrichir de 35 tableaux 
dont la plus grande partie aurait dignement figuré à côté 
de nos peiotures'Ies plus précieuses. 

•L'admini^ralion de M. tionnorat apporte son large oon- 
tfngenl ft la galerie municipale. Sur ta proposition du Maire, 
le conseil municipal vote l'acquisition d'une Vue de Mar^ 
seitte prise des AygttladeSy d*Emile Loubon (1 ) et donne 
ainsi ifb juste témoignage de sympatliie et d'estime à l*ar- 
dstd dintingué, à fhablle directeur de notre école des Beaux» 
Arts , qu*une mort prématurée devait si tôt enlever à la 
peinture , et<à ses nombreux amis. A côté de cette œtnrr» 
retnarqudble viennent se placer , pendant la même «dmi- 

(I) Mandat de paiement du M novembre 4|VT. 



— S5Ô - 

Dîstration , dix autres toiles, parmi letiquelieâ on voit ia 
XilU de Marmite prolégée par Mercure , de Fragonardi 
k Quai de SI- Jean , par Ziem , et un Episode de la prise 
de Malakofft par Bellangé. 

Aux œuvres dont je viens de parler , se sont jointes d'au- 
tres œuvres acquises sous les administrations qui ont suivi 
celle de M Honnorat, et surtout sousTadminisiraiion acluelle. 
CTest à l'intérêt éclairé que M. Rouvière porte à nos établis- 
sements communaux de sciences et d'arts, que nous de- 
vons les deux tableaux suivants qui viennent de prendre 
place dans le Musée (i): Une leçon d'analomie faite par 
André VesalUy de Hamman , et les femmes de Jérusakm 
eapiives à Baéylonet par LainleUe , grandes et belles com- 
posilio8s qui couronnent d'une manière heureuse lesacqui- 
sititioQ municipales. 

Tels sont les principaux achats faits par la ville. 

De son c6té Gouverment le ne s'est pas borné k nous aci^or 
der une large part dans la distribution des tableaux pro- 
venant des conquêtes des nos armées. Ses envois successifs 
ont accru noire collection de 12 nouvelles toiles, au nombre 
desquelles on remarque ia Défaite d'Attila dans les plai- 
îêes de Châlons , par Debon ; Gustave Wasa haranguant 
les paysans de la Datécarlie^ par Dufau ; Le Passage 
des Alpes par Annibal , de Feron et \jslMort de Turenne 
par Philipoteaiix. 

\ux dons du gouveroemont et aux achats de ta ville se 
sont unis d'autres dons. La Société artistique a doté notre 
galerie d'un certain nombre de tableaux choisis parmis ceux 

{%) C'est par délibération du 27 févKer 4863 que le Conseil 
monicipal a voté l'acquisition des deux tableaux ci-dessos, ainsi 
que d'une tète d'étude par Soumy et l'Enfant à la toupie, sculp- 
ture en marbre de Bontoux.Une somme de 40,500 francs a été 
eonsacrée à ees achats. 



— 511 — 

qui ont figuré à ses expositions; d*hon6ral)Ies'citoyens|, en* 
fants de Marseille ou élrangers, connus par leur goût pour 
la peinture , ont voulu, eux aussi , accroître nos richesses 
artistiques , et grâce à ce triple concours de l'Etat , de la 
Ville et des particuliers» le Musée communal de Marseille , 
inauguré, comme nous Tavons vu , avec 180 tableaux , en 
comptait 139 en 1820; 151 en 1840, et^en possède 268 en 
ce moment. Voici dans quelles proportions les trois sources 
que je viens d'indiquer ont contribué A la formation de no- 
tre galerie municipale. 

Tableaux donnés par le Gouverne* 
] menlà Tépoque de la fondation du 

ETâT ( Musée ......* 10 

Tableaux donnés par le Gouver- 
nement do 1804 h 1863 48 

i Tableaux réunis par le Conserva- \ 
toire des arts dans les églises, I 
monastères, établisssemeiUs publics ' 
cl châteaux 90 ^ *** 

f Tableaux acquis par la Ville de i 
( 1BI8 â 1868 4f ) 

Société artibliquc et ji«irliculière 49 

Total 269 



Sur ce nombre 171 appartiennent à t*école Trançaise ; 89 
aux écoles Flammande, MIemande et Hollandaise ; 51 aux 
écoles d'Italie ^ et 1 à Pécole Espagnole. 

Les richesses fonlenues dans les deus salles qui compo- 
sent le Musée de Marseille méritent , sans doute , d'attirer 
l'attention des amis de la peinture; cVst là une belle réu» 
nion dtBÙTres des principales écoles, et quelques unes d'en** 



I 



— fioS — 

Ire elles ue secaienl nullement déplacée» dans les collecCkins 
de premier ordre. 

Mais , pourquoi ne le dirions-nous pas ? Si nous pouvotis 
montrer avec orgueil des toiles des maîtres les plus ilUistres^ 
Tious trouvons aussi à côté des «hefs-d'œuvre qui font Vor^ 
nement de notre galerie un grand nombre de tableaux qui 
la déparent; et il nous reste, d'aUleurs, à combler bien des 
lacunes regrettables. La ville a donc beaucoup à (aire pour 
donner à son Musée une ia^porlance digne de la métropole 
du Midi de la France. Alors qu*autour de nousioul se trans- 
forme , tout s*embellit; que Marseille voit tous les jours ses 
limites s'agravȎir; ffue partout des mHlicrs t!e constructions 
nouvellds surgissent comme par aticbantment; que des 
hbieh somptueux sont édifiés sûr remplacement des'itiod^s- 
tes hîbitsitions de nos pères ; alors que nous élevons des 
temples à la religion , des palais à ?a justice et au com<- 
merce; lorsque nous bâtissons, i)our ainsi dire, une nou- 
velle ville sur les ruines de Tancienne, il faut que nous 
songions aussi aux choses de rintelligenee, et que -pour elles 
les {irogrèft marchent à Tunisson des progrès effectâés dans 
Tordre matériel. Quand diis millions se dépeosenl pour les 
embellissements de la ville, il faut que des cbilTres con- 
sidérables soient inscrits dans nos budgets en faveur de nos 
éUiblissements artistiques et scientifiques. Les allocations 
d*^titrefois ne sont plus suffisantes aujourd'hui. Si Marseille 
veul toujours mériter les titres'glorieux que lui donné Cicé- 
ron , M être encore la mattiesse des études , comme rappe- 
lait Pline, il faut qu'elle résarve^inejiesqpitalité brillante aux 
œuvres des artistes; qu'elle leur bâtisse <le vastes palais» 
et qu'elle les peuple de ces puiasants témoignages du géiM 
de rhomme. Tout ce qu'en fera dans ceseos sera, d'ailleurs, 
mervei4kusement adopté au caiactèr^î des habitants de la 
cité qui a donné \e jour â Tis^mortsl Puget« qui a -vu Battre 
d*aiitres peintres d'un grand mitHe^ 6t^ui'cMt|»la aujaur-* 
d'ui encore une phalange d'artistes distingués. 



Idaîsoe n*ei( point là simplement un vœu que nos petits 
cuftftts vié^ront rt^^tser ta ^ièc\t prociiflin. Nous^ojtiQS 
défà c^u^ tr»nslérmaVioli s*€ffectuer 'Sous nos^ yeux. Sur le 
plateau de Longchamp , à côté d'un monument t|ai don- 
nera à notre Yîlltt un lustre de plus, et du baul duquel les 
plus grands astroooniesUo Ja aapiiale pourront bientôt étu- 
dier les phénomènes célestes , s'élève , en ce momeiit , le 
futur i>a1als des Beaux-Arts destiné à notre Musée. Par le 
talent de Farcbitecle, nous pouvons élre sûrs que le monu- 
ment sera lui-même une œuvre d*art; et sUs proportions 
sont assez vastes pour recevoir , à coté des richesses que 
nous possédoas, les richesses qui nous manquent encore. 
Quand il seru terminé, etco sera bientôt , notre Musée com- 
munal prendra , nVn doutons pas, le rang éicvé auquel il 
doit atteindre. Nous en avons pour gage la merveilleuse 
transformation que nous voyons s*opérer autour de nous^ 
sous Tunergique impulsion de l'administrateur émmentà 
qui notre département devra tant d'améliorations, et sous 
celle du' digne chef de notre municipalilé. Ces magistrale 
auront à cœur de donner à rétablissement qu*ils auront eu 
rbonoeur de créer des développements et une splendeur di- 
gne de cette ville ^ qui , dans leura mains ^justifiera le titre 
qu'on lui donne souvent de Reine de la Méditerranée. 



- 154 - 

Rapjxnrt an nom (tune Cammimati spéciale, sur lafahri^ 
que d'iaslrumenls de Musique en euii^re, d« M. Daniel « 
de Marseille. 

Membres de la Commission. 

MM. Albrand , Boisselol , Jubiot, P. -M. Roux « Menard , 
rapporteur. 

Messieurs , 

La fabrication des instrunienti de musique a pris une 
largo part dans ces dernières années au mouvement de 
toutes choses à notre époque ; partîcipanl à la fois et de Tart 
et de rîndustrie, elle a du pour satisfaire au progrès de Tun, 
emprunter à Tautre ses procédés et ses perfectionnements. 
Nous avons déjà parlé de celte étroite union de Tart et de la 
science, en vous entretenant, il y a quelques années, de Tim- 
portante manufacture de Pianos de notre 'éminent collègue 
Xavier Boisselot , nous n'y reviendrons pas aujourd'hui à 
propos dû la fabrication des instrurrienls en cuivre; disons 
seulement que si elle exipe avant tout une oreille musicale- 
ment exercée , elle réclame impérieusement aussi une con- 
naissance approfondie de !*acouslique dans une de ses parties 
la plus ardue, l'étude des vibrations des ondes sonores dane 
les tubes; et que ses procédés de facture bien que dérivant 
tout simplement de l'art du chaudronnier , exigent dans 
la pratique les ressources Ingénieuses de la mécanique , et 
nécessitent pour les producteurs en grand , la plupart des 
procédés spéciaux de noi modernes industries. 

Un homme dont la vie a été un long martyrologe jusqu'au 
moment où (chose rare dans la carrière des inventeurs) , 
jusqu'au moment où les efforts de son génie^créateur ont été 
appréciés et l'ont mené à la fortune; Adolphe Sax , a prin- 
cipalement donné une impulsion considérable à la fabrica- 



lion <les i nstruinenls île cuivre. Plusieurs de ceux donloQ 
se serl dans nos musiques inililaires , sont entièrement de 
son invention; il a perfectionné tous les iiutres; et, par une 
coQscqucDce toute naturelle, il en a vulgarisé (généralement 
l'emploi en en rendant l'étude et l'usage plus faciles. Nou« 
dirions même , s*il s'agissait ici d^une discussion musica- 
le, que de ces progrès est né un véritable danger pour 
Fart musical. L'usage exclusif des familles d'instruments de 
Sax , a banni des orchestres miliiiiiros, des familles entières 
d'instruinonts indispensables au théâtre et à la symphonie, 
une branche entière de Tart se trouverait menacée , «i nos 
plus belles exécutions compromises si une salutaire réao- 
lion, ne venait rendre la vie aux instruments menacés 
qui sont Téme de nos orchestres. Mais tel n'est point notre 
«ujet. 

Cequ^il nousim(K)rte de savoir, c'est que la fabrication 
des instruments de musique eu cuivre est devenue une In- 
dostrie importante et que pendant de longues années, Mar- 
seille en cela comme de tant d'autres chos3S a été tributaire 
de l'extérieur, de Paris surtout. Les amateurs se rappe- 
lent, et l'un d'eux nous entretenait encore dernièrement 
de l'époque , fort rapprochée où le chaudronnier seul, oui 
le chaudronnier était la seule ressource du .musicien dont 
l'instrument venait à se détériorer, l'accident avait-il quel- 
que gravité, s*agissai(-il d'autre chose qne d'une simple 
soudure ou de quelque bosselure à relever ,ii fallait Cenvoyer 
à Paru ^ei en attendre patiemment le retour. Cesi dire 
que l'homme qui devait doter notre ville de cette industrie 
Inconnue avait tout è faire et qu'il était appelé à rendre un 
Yéritdble service à l'art et aux artistes. 

M.Daniel tenta cède aventure en 1852, avec trois ouvriers 
seulement : bon musicien , possédant bien la plupart 
des instruments en cuivre , en connaissant tous les défauts , 
toutes les difficultés» il avait un avantage notable sur 



-m- 

lanl de facteurs qui so coiUentent d'èlre d'habiles indus- 
triais et auxquviis les evigeances les plus délicates de Part 
sont souvent inconnues. H. Daniel ne tarda pas à se faire 
un nom dans la farbricalion ; il dut à celte réputaûoD 
d^ètre compris dans les poursuites judiciaires que Sax 
intenta à tous les facteurs qui s'étaient emparés de ses 
(ypes d'instruments et qui lésaient fortune quand lui , 
rintenteur, lutlait conlre ia'rulne qui le ^menaçait. Daniel 
avait été de très bonne foi dans sa contrefaçon, et le procès 
se termina pour lui [Kir une transaction ; une licence qu'il 
acquit de Sax , lui permit moyenant redevance fixe de 
fabriquer tous les instruments au système de ce factear 
aujOuriVliui universellement adoptés. 

Dès 1853^ du reste , M. Daniel se manifesta lui même 
comme inventeur. M. Daniel est un esprit actif , îngé* 
nieux , chez lequel nous avons constaté Tardent désir 
de sortir des routes battues dans lesquelles se tiennent 
généralement les fabricants de province. Sans parler de 
nombreuses améliorations de détail qu'il a apportées à la 
plupart des instruments qu*il produit^ voire commission 
a remarqué son système de Perce Cylindrique des instru- 
ments à piston destiné assurer Thomogénéité de son, homo- 
généité qui ne peut s*obtenir que par une grande r^la- 
rite dans la formation des nœuds de vibration, laquelle 
trouve toujours un obstacle sérieux dans les changements 
de calibre de la perce intérieure. Nous avons entendu des 
instruments du système Daniel, d*une grande]^ égalité de 
sons dans toute la progression chromatique. Votre commis- 
sion joint volontiers son assentiment à celui des artistes dis- 
tingués et spéciaux, qui lui ont ^donné [leur approbation, 
notamment aux membres de Te^-Gymnase musical. 

La diminution de la course dp^piston, l'invention àa pis- 
lon^dit coi^ de langue destiné à obtenir artificiellement et 
avec une illusipn complète Tefiet de staccato produit par 



ta langue 9 et que beaucoup d'artisles n*obtiennent sourent 
qu^au prîx de qualités plus précieuses, sont autnnt d^amé- 
lioralions dignes d'intérêt. Il est seulement à désirer que le 
dernier procédé ulile pour faciliter l'exécution d'un grand 
nombre |dc traits, ne contribue |)asà vulgariser cette ma- 
nière de traiter le cornet à piston en sons piqués et notes 
repétées dont quelques artistes font aujourd'hui un abus 
inconsidéré. 

L^nvention du cornet Iratispositeur nous parait être 
cfune utilité incontestable. Au moyen d*un appareil fixe 
très facile à manier, M. Daniel est arrivé à changer le ton 
de Unstrumenl , sans avoir recours aux tubes de rechange. 
Outre l'avantage considérable pour fexécution à Torchestre 
de pouvoir changer instantanément le ton de Tinslru- 
ment, ce procédé a l'avantage de lui conserver les mêmes 
proportions en modifiant la colonne d'air dans la partie 
cylindrique, oh ce changement apporte moins d'altération 
à rbomogénéité du son que dans les parties coniques; enfin, 
de ne pas introduire dans Tinstrument dijà échauffé par 
Inexécution une portion de tube d'uhe température difib- 
rente , dont Temploi peut nuire à la justesse du son« 

Vous comprenez, Messieurs, qu'un homme capable de 
perfectionner ainsi son art , doit en connaître à fond toutes 
les ressources ordinaires, aussi sa fabrication couraate jouit- 
elle d^aoe légitime réputation. Nous avons visité l'élaMisse- 
ment de M. Daniel, rue l'hinrs, ce n'est yiolni là une usine 
dans l'acception du mot, mnis un atelier parfait^Mnent instal- 
lé. M. Daniel, comme tous les fabricants, reçoit de certaines 
fabriques spéciales , des fragments de plusieur.n de se^ ins- 
truments, produits ainsi dans des conditions plus économi- 
ques, mais il est capable d^on fabriquer toutes les parties, 
entr'autres les pavillons qui doivent porter le timbre de 
licence de Sax, et qu^'l lui est pIuseconomique.de recevoir 
.tous confectionnés. Mais Tajostage, la mise en harmonie, la vit 



- 568- 

en un moi« donnée à ses instruments tout se fait par sew 
soins, soil de ses mains, soit de celles d^ouvriers, artistes ha- 
biles placés soussa direction. Nous avons remarqué avec quel 
soin toutes choses sont dis{)osées chez lui ; à côté du feu do 
forge pour les gmndes soudures, se trouve devant chaque 
établi un système do chalumeau à gaz, s^alimcntant à an 
réservoir h air comprimé^ commun à tous les appareils et 
agissant par un simple robinet » il sert pour les soudures si 
délicates qui se multiplient à Finfini dans ces mélodieux ins- 
truments. La feuille de cuivre est modelée contournée en 
spirales de mille formes et se transforme bientôt en tubes 
soDores fournissant tous les sons de l'échelle harmonique. 
Clés et pistons sont adapléi {partout avec art pour modifier 
ou besoin est la colonne vibrante, et en cela, M. Daniel a fait 
des études que les bornes de ce rapport nous interdisent de 
détailler, mais dont nous joignons Tindication technique au 
dossier tel que cet habile facteur nous Ta remise lui même. 

Aussi, les produits de notre compatriote sont-ils recher- 
chés partout. V«us ignorez sans doute, Messieurs , et vous 
rapprendrez avec joie que c'est chez lui, h ^rseille , qu'un 
grand nombre de corps de musique militaire de France 
et de l'étranger viennent se fournir de leurs instruments. 
Ses livres de commerce prouvent que depuis le commen- 
cement de* Tannée le chiffre de ses ventes s'est élevé à 
près de 66 mille francs. Il y adono là pour nous statisticiens 
à coté du mérite artistique » un vrai centre de production, 
tout entier au profit de notre citée et de notre mouvement 
commercial. 

Le Jury du concours régional de 1863, dont favais l'hon- 
neur de faire partie , reconnut à l'unanimité les mérites de 
cet habile facteur, auquel il ne manqua même pas l'honneur 
d'être dénigré et calomnié ; ses ennemis ne pouvant nier le 
mérite de ses instruiiicnts , essayèrent de persuader à ses 
juges qu'il n'étaient pa« de lui ; ils en furent pour leur in- 



quattfiabie tentative , et Daniel obtint h Tunaniinité , une 
médaille d*or dans ce grand concours industriel. 

Voire commission n'hésite donc pas, Messieurs, à vous 
proposer également à Tunanimité, une de vos plus écla- 
tantes récompenses pour le facteur DoTiit^l et nous deman- 
doDS en conséquence, aux termes du règlement, le renvoi 
de ce rapport à la comm'ssion des récompenses avec pro- 
nosition d^une médaille de vermeil. 



Happer i nttr le Car btirafeur- Piano de M. A. Lëvèque, 
ifUroduil à Marseille par M. A. Mengelle. 



Membres <k la commiêêioH. 
MM. Albraod^ Geti4«i, Mauriii, Rousski^ nifiporlettP- 

SiESSIEtRS , 

Vous avex confié è une commission composée de MU. 
Albrand, Genlet» Maurin cl Roussin , le soin d examiner ta 
demande du siour Mengelle, librairo h Marseille, qui, par sa 
lettre du l*' juin 1863, sollicite de la Société de statistique 
un examen approfondi du Carburalear-piano, sysième A. 
Lévèque , dont il est le concessionnaire et llmportateur A 
Marseille. 

Nous venons aujourd'hui vous rendre compte de notre 
mission. 

Les gaz servant à réclaira^c, proviennent de la distillation 
sèche de matières organiques, qui sj décomposent, è une 
température élevée, en charbon, et en divers produits vola- 
tils ou gazeux plus ou moins combustibles. 

Toutes les substances riches en carl)one et en hydrogène, 
sont celles qui peuvent fournir le plus de gaz. La houille, 
est cependant de toutes les matières premières, celle qui 
s'emploie en général le plus avantageusement ; car outre, 
son abondance et son prix de revient peu élevé, elle donne 
encore j»luh\îiirs pioJiiils ^ec ou» la ires, dont les uns, vous le 
savez, exlrailsdes résiilns noirs et infects de sa distillation, 
donnent aux étoffes, les plus belles couleurs connues ; les 
autres sont employés avec succès soit au chautDage, soit 
comn»e matières premières dans plusieurs industries. 

A Marseille, la compagnie générale pour l'exploitation du 
gaz, ne fournissant aux consommateurs que du gaz de 
houille, nous ne nous occuperons dans cet entretien que de 
ce dernier. 



- Mi -, 

Chauffée en vase clos, c'est-à-ijlire souroîM à la distillationt 
la houille donne naissance : 1* à un noélangedc gaz ; S* i 
une huile , connue sous le nom de goudron de houille « où 
toalrlar; 9* à une portion aqueuse tenant en diâsolulioA 
des sels ammoniacaux. 

Les produits gazeux, au nombre de neuf environ, difierenf 
entre eux par leur combustibilité, et leur pouvoir éclairant, 
personne n'ignore aujourd'hui que Thydrogëne, l'oxyde de' 
carbone^ Thydrogène pr^locarboné , ne possèdent qu'un 
pouvoir éclairant nul, ou presque nul ; tandis que l'hydro- 
gène bi-carboné, le propylène et le butylène» fournissent eti 
brûlant une flamme tri'S intense. En examinant la compo- 
sition chimique de ces divers gaz, il est facile de se convain- 
cre que le carbone est le principe unique qui communiqué 
aux trois deruïiM's un jwnvoir (Vlairanl siiflisamment inten- 
se : Phydrogène pur , ne contenant par conséquent pas de 
carbone, ne donne en brûlant qu'une ilamme d'un pouvoir 
lumineux nul, et l'Iiydrogène bî-carboné qui en renferme 
M «/•, fournit une flamnie très éclairante. Le pouvoir éclai- 
rant d'un gaz est donc proportionnel à la quantité de car- 
bone qu'il contient. 

Toutes les houilles n'étant point identiques dans leur 
composition, il est facile de comprondre que les mélange» 
gazeux qu'elles fourniront» ne seront pas toujours identiques. 
Cette diflért-nce, nous pouvons la faire nous mèmoi à Mar- 
seille« depuis que Tusine de S'-Louis, ne fournit que lo gaz 
obtenu de la houille de Portes. 

Donner à la flamme d'un gaz un pouvoir éclairunt supé- 
rieur et constant , et cela quelle que soit son origine et sa 
composition, tel est le problème dont la chimie poursuit lu 
solution de;>nf< bien longtemps ; ' et cependant tous le» 
essais dans ce sens sont demeurés jusqu'à présent infruc- 
tueux. 

ToMi XII If te 



■^ 562 -^ 

La curburatioD artificielle des gaz esl une opéra^on mé- 
caulque qui semble tout d^abord d'une exécution facile relie 
a. pour but de forcer les gaz déjà épurés à traverser des 
u|)pareils contenant certains liquides riches en carbone, qui, 
^omme le benzine^ l'essence de térébenthine, les huiles ce 
schiste, etc., etc., les saturent de vapeurs de carbone, qui 
doivent nécessairement augmenter l'inlensilé de la flamme. 
Le gaz de houi!le, contient toujours des huiles essentielles, 
ej[)tralnées à Tétat de division extrême , elle augmente le 
pouvoir éclairant de la flamme en constituant ainsi une 
carburation naturelle. Parmi ces carbures d'bydrogène, on 
a surtout signalé la benzine. 

Plusieurs causes cependant s'opposent à rexploitalion en 
grand, des gaz artiOciellement carbures; les principales 
sont : l'instabilité du mélange produit , le séjour forcé dans 
les appareils, la distance à parcourir, et la ditlérence de 
température, qui |3eut devenir énorme entre le lieu de pro- 
dtiction et celui de la consommation. 

Le mélange dfe gaz et de vapeurs de carbone qui prend 
naissance dans le carburateur, a besoin d'être consommé 
presque immédiatement el h une faible distance, car sll 
reste au repos, la presque totalité du carbure rabamionne et 
reprend sa forme liquide ; le changement do température 
donne lieti au même phénon)ènc. 

M(|is ce qu'une compagnie ne pouvait entreprendre , ce 
qu'il était impossible d'adapter à l'éclairage d'une vil1(%,a été 
réafisé pour chaque cônsomiiiateur. 

M. A. Lévêque^ de Paris, pense avoir résolu le problécne 
au moyen de ('appareil dit CarbU^^aleur piano ^ dont il est 
Viûventeur breveté. 

Le carburateur piano^ destiné, par son auteur, à perler 
« une révolution économique , dans l'industrie de réclai- 
rage »| est en quelque sorte un des appareils \é plus per- 
fectioané dans son genre ; il est constitué par deux vases 



- 663 - 

mélalliqucs qui s'emboilent parfaileôioni et hermétique^ 
meut a«i moyen d*un jo'nl hydraulique. Le vasj 'nlérieur 
contient le carbure, dans lequel viennent plonger, mais à 
une f&fbie hauteur, des mèches de colon retenues à la partie 
supérieui'O du vase extérieur. Des ressorts font mouvoir 
«ulovmiiiquemeot de bas en hniil , lo vase intérieur, à mesura 
que le carbure s'use, el pour avoir un niveau constant. 

La l>cnzine, est le carbure d'hydrogène auquel M. A. 
Lévèqoe a donné la prélérooee. 

Le jeu du carburateur piano est siaiple» et faciks a saisir : 
par le seul effet de la capillarité, ks mèches sont Impré- 
gnées de benzine, elles multiplient les surfaces léchées par 
le gaz qui traverse i'uppareil, et !u pression suflil pour 
saturer ce dernier de vapeurs de carttone. 

La carburation du gaz au moyen du carburateur piano i 
constitue un \éntablc progrès, et, comnij nous le disions 
tout à l'bcun»^ le consominntonr peut nujourtJ'hii', dans 
Téclairage particulier, jouir d*un immense avantage dont ne 
peuvent profiter les çom|ÎKignies. Le carburateur piano, 
devient un instrument indis>pensable dans les («rcinJs éta-^ 
blissements publics, où deux choses sont également néces- 
saires, et atteintes au mojen du système de M. A. Levèquc: 
riiitensité dans la luniière, rt réconomîe dans la consom*- 
mation. 

La forme et les dimensions de reppet*eil se prêtent à toutes 
les circonstances : placé immédiatement après le compteur^ 
sa pose n'exige aucun changement dans les appareils déjà 
existants, et les compagnies gazièf eé ne peuTeut en aucun 
cas avoir le droit d'en interdire Tua^ge. 

Cette carburation au compteur est appelée à rendre dNm^ 
nensesservicea-; car eu tout temps et en tous lieux, quelle 
qaesoit la composition du gaz que l'on uli à'sa di^'positibhi 
il sera permis <lkibtenir une lumière parfaite reniplissani 
toutes les conditions désirable ^ 



- 564 -• 

Voici luainieDant, Messieurs, le résultat des expériences 
faites par la çcniinissioD,[dU domicile de M. Mengelle, rue 
Paradis, n« 9, au l•^ 

Ces expériences ont été faites avec un seul compteur, ap- 
pliqué successivement au gas courant et au gaz carburé. Les 
becs étaient h papillon et à une dislance d'environ 8 mèlres 
du carburateur, 

Deux becs d'une égale ouverture et sous la même pres- 
sion (0 ", 030), ont été allumés Tun avec le gaz de la ville 
Pauire avec ce même gaz carburé : la consommation a été 
trouvée de : 

90 litres ppur le premier. 
31 > pour le second, 
il y a donc eu une différence de 59 litres ou moins dans la 
consommation du gaz carburé. 

Une seconde, et une troisième expérience, sous des pres- 
sion difl'érenles, ont donné des résultats aussi concluants. 

Le pouvoir éclairant de la flamme du gaz carburé a été 
reconnu , au moyen du photomètre, trois fois plus puissant 
que celui de la flamme du ^az ordinaire. Du reste, Toeil 
suQisait assez à lui seul pour faire la distinction centre une 
flamme limpide, intense, immobile, qui éclipsait presque 
totalement cette flamme si connue du gaz de la ville» dont 
nous pouvons chaque soir admirer la pâle lueur dans nos 
rues vastes mais sombres, et devenant obscures après la 
fer^netui^e des magasins. 

Cette immobilité et cette intensité qui caractérisent la 
flamme du gaz carburé, fatiguent énormément la vue ; et 
la commission regrette vivement de n'avoir pu observer ce 
phénomène d*une manière ^ssez complète pour s'assurer si 
Tusage du gaz carburé peut sans inconvénieutéire introduit 
dans un établissement public, où, comme dans les théâtres 
^r exemple, remploi des verres et des globes ëntourrant 
la flamme est impossible. 



Plusieurs etablisseniOhts puMtes de Marseille fonl usage 
flu carburateur piano, et cela avec de grands avantages ; 
lotîtes les promesses de M. A. Lévèquc, sonl pleigemenl 
justifiées : la consommation est réduite de 45 à 50 •/•! au 
compteur ; la lumière est plus intense, la production de fu- 
mée est nulle, la chaleur produite est moindre qu'avec lo 
gaz ordinaire. L'usage du gaz c.irburé est donc un moyen 
de' conserver le* peintures, vernis, dorures, soirîes, etc. etc., 
la pression demeurant toujours ta même il n'est point néces- 
saire d*ouvrir ou de fermer les be(^ de temps «n temps, 
comme cela arrive pour le gaz ordinaire, dont la pression 
varie souvent, et qui exige des becs d*une ouverture plus 
considérable pour laisser passer une plus grande quantité 
de gaz. 

Il nous reste maintenant. Messieurs, à veusilire quelques 
mots de réconouue que retire le consommateur, qui fait 
usage du système de carburation, qui nous occupe. 

La compagnie anonyme de réclairage fournil le gaz à 
raison de 33 centime^ le mètre cube; M. Mengelle, après 
l'installation de son appareil carburateur, cliarge ce prix de 
92 centimes */» ; ^^ qui fait rovonir !e gaz consommé à 55 
centimes Vi le mètre cube. 

Mais les becs servant à brûler le gaz carburé, sont d'une 
dimension moindre que ceux employés pour le gaz ordinaire» 
et la consommation de ce dernier est trois fois plus considé- 
rable, que celle du gaz carburé; Téconomie qui en résulte 
se trouve d'environ 43 •/•, dans l'exemple cité. 

Le procédé de M. A. Lévèque, a été expérimenté dans 
plusieui*s grandes villes de France : à Brest, à NdUtes, è 
Valence, des rapports officiels ont constaté les bons résul- 
tats quo peut donner Temploi du carburateur piano. Le S^» 
octobre 1860^ l'académie des arts et manufactures de Paris 
a décerné une médaille de 1*^ classe à M. A. Lévèque ; au 
mitiju de nous, à MarseiHe même, des expériences ont été 



Imites à ta Mairie, mais les rôsuUals obleDU& el les conchi- 
«ans déduites, sont encore croyons nous, à publier. 

La commission convaincue, comme elle vient de v^us 
Fexposer, dos bons résuUnts que fcut obtenir l^éclairagc 
pariicu!ier,au mojen du carburateur piano, a Thonneur de 
vous proposer de prendre en considération la demande de 
M. Mengeile, et de lui accorde^ use de ces récompenses, 
qud vous distribue^ chaque année aux importateurs d'ia- 
dustries utiles dans le département des Bouches-du-R.béne 
et qu'elle eçlime être une médaille de br^^e. 

Septembre 18Ô3. 



^Ifport sur ks appareils à produire la glace qui esià- 
lent dans le dèparlemenl. 



Membres de la commission. 
MM. Jubiol, Natlc^ Roussin, Flayard , rapporteur. 

Messieurs , 

Vous aviîz chargé une'com mission de vous rendre compte 
de l'appareil à produire la glace qui fonctionne depuis 
quelque temps chez MM. Barbigoac et Boyer, rue lx>ngue 
desCapucin3, n» 10; elle vient aujourd'hui .s*acquilter de 
la tâche que vous lui aviez confiée. 

Votre commission, en se livrant à des investigations |M)ur 
la remplir dignement, s'est vite aperçu que Ih , où elle cro- 
yait ne trouver qu'un moyen ingénieux ou économique de 
se procurer la glace, elle découvrait Timportancq d'un appa- 
reil pouvant se rattacher aux intérêts industriels les plus 
grands el les plus étendus , et elle a cru .devoir s^ei^toure^ 



fie ious Tes documents qui pourraient éclairer ses rocher- 
dies el voire religion sur la porté j d'une michine qui , 
néurhior, lui paraissait cepcsudanl susci^ptihle d'une appli* 
cation très étendue dans les arts ^Tindustrie et Thygièué. 

I>éj;^, dans le Midi de la Francs seulement, fondionncnt 
six appareiUde ce genre: d'abord celui qui devait faire le 
sujet cxcîusif de ce rapport, 2« colui de M. Veiren, bras- 
seur, le Iroisiôtne, celui des Salines de MM. IlonrV Merle , 
dans la Camart^ue ,le 4* , celui de M. Tivolior , à Toulouse, 
celui de M. Lavigae à Alger el leC* ^ Toulon. 

L*«ppareîl qui fonctionne chez MM. Barbignac et Boyer , 
coniuie ceux de MM. Véiion, Merle, ctc , elc,^ sont dus à M. 
Carré, ingénieur civil, avjinlai^cusenienf connu; ils sont la 
mfse en pratique do rexpôricnce de Leslie qui consiste à 
ccmgéler Peau sous le récipient do h machine pneumatique. 

Après Leslie y M. Sharra en 1836 et H. Harrisson, en 18S6 
avaient employé Tevaporalion de Télher dans le vide pour 
obtenir la congélation de Teau, mais ils n'avaient su conserver 
le vide continu dans leur appareil, sans lequel il était impos- 
siblls d'obtenir un fonctionnement régulier et avantageux. 
M. Sibié encore, en Angleterre, clurcho h porfecioiiner l'ap- 
pareil llarrisson, sans pouvoir arriver à un résultat salis* 
faisant, 

Wus heureux que ses devanciers, M. (3arré, au moyen 
d'ingénieuses dispositions, est parvenu A surmonter les diffi'* 
cultes que présentait le problême. 

Le but principal do M. Carré avait été de donner au pre- 
mier venu le moyen de fabriquer do la glace à peu près* 
sans frais, et n'importe où, avec les seules ressources des 
effets naturels. 

Chacun de nous sait qu'il existe une propriété inhérente 
à certains corps d'absorber è froid des quantités considéra- 
bles de gaz et de vap'éurs,' et de lès émettre lorsqu^on les 
cbautTe : c'est sur ce prin<*.ipe que sont construits tous Ma 
appareils de M. Carré. 



- 568- 

H« Carré avait pensé^ qu'eo se servaal de gaz facilemeAl 

liquifiabte et pouvant èlro ubsorbé en grande quantité par 
Teau, on y trouverait une source économique de froid, pou- 
irant être mise à proGt , au moyen d*appareils simples et 
économiques . 

Ce fut d*aL)ord Téllxer dont il se survit, mais cest aujour- 
d'hui oxclusivement du g: z ammoniaque quil emploie à 
PîmKation de M. Regnauld qui s'en servait, déjà depuis 
longtemps, dans ses expériences chimiques. En effet, la sta- 
bilité de ce gaz, son calorique latent très-élevé, la propriété 
qu'il a de se dissoudre sans dégager presque du calorique 
, dec0mbin.'\ison, Lui méritaient cette préférence que sont ve- 
nus justifier les i*ésultats. 

Le premier appareil employé par l'inventeur mérite d'atti- 
rer voire attention par sa simplicité lout-à-fait rudimen- 
taire : figurez-voxi& deux cornues suffisamment résistantes, 
d*une capacité respective do 1 à 4 volumes et dont les detu 
cols, ua pju élc3véi et alloiigéi , S'3raient soudés par leur 
exjlrémité : La plus grande, remplie aux trois quarts d'une 
solution ammoniacale concentrée, e^t placée sur le feu, 
tandis que la plus petite f)longedans Teau froide : on chauffe 
la solution jusque vers 130 on 140 degrés , tout où pres- 
que tout le gaz s'est séparé de Teau pour venir se concen- 
trer, se liquider dans la seconde cornue ; on constate facile- 
ment la température au moyeu d'un thermomètre placé 
dans un tube fermé qui pénètre dans la solution. 

La séparatioa du gaz terminée , on met , au contact de 
Teau froide , le rc*cipient contenant l'eau épuisée du gaz 
ainmoniac : la résorption du gaz liquifié commence immé- 
diatement et sa volatilisation détermine, dans la petite cor- 
o^ue, un froiJ qui peut facilement congeler l'eau dont on l'en- 
toure, puisque, le froid produit est assez intense pour des- 
cendre iiu dessous de 40 degrés, et ||. Ballard , a pu ainsi 
avec cet appareil, au collège de France, solidifier le merciire«. 



^ 560 - 

La plus grande des cornues se nomme la Lbaudièrc» la 
plus petiltf le congélateur. En retirant la chaudière du feu, 
Popération peul s*achever d'elle onén'.escnns qu*il soil besoin 
de s'en occuper ; et, cbosie à remarquer, aussitôt qu'aile est 
terminée, l'appareil se trouve dans les meilleures conditions 
pour en commencer une nouvelle. 

Que se passe-t-il dans cette opération ? La chaleur chasse 
le gaz ammoniac de la dissolution cl le force à s'accumuler 
lianâ le congelatcmr sous forme d*un liquide extraordinaire- 
inentvoUitîle: Le refroidissement fait le contraire de Téchauf- 
fenienl , le rappelle vei's la chauiiière sous forme de gaz 
liquide accumulé dans le congélateur, et, le seul fait de cette 
Yolaliliscition forcée, produit ce froid intense de 30 à 40 de> 
grès au dessous de zéro. 

Comme vous le voyez, la dépense, faite pour obtenir ce 
froid intense, est seulement celle du charbon employé au 
chauffage ( un kilogramme de charbon de bois pour obtenir 
3 kilogrammes de glace, et même cinq suivant les appa- 
reils. ) 

Dans la pratique , NJ. Carré, au lieu de cornue , emploie 
de simples récipients cylindriques reliés par un tube, en 
ayant soin que ces vases soient exactement clos et purgés 
d'air, aGn de faciliter la liquidation et Tabsorplion. 

Cet instrument, dit intermittent, spécialement consacré 
aux usages domestiques, peut produire un minimun de cinq 
kilogrammes de glace, pour un kilogramme de charbon brûlé 
dans un fourneau de cuisine: ce^qui fait revenir la glace à 
moins de deux centimes par kilogramme. 

A cet appareil simple^ primitif, M. Carré a substitué pour 
^industrie un appareil continu , perfectionné , susceptible 
de dévellopements presque illimités: Il se compose, l*d*une 
chaudière chauffée à feu nu ou au moyen do la vapeur ; 
2^ d*un barboteur superposé à la chaudière pour l'épura- 
tion du gaz ; S* d'un liquéfacteur tubulaire où le gaz se li- 



^ 5TÔ - 

quefîo sous Tinfluence d'uu courant dWu froide continue r 
t« d'un réfrigérant dans lequel , le gaz liquéfié, s'écoule à 
inesurj; 5^ d'un vaso à absorption,, dans fequcl, le gaz s'é- 
lance du rôfrigér^nt pour se dissoudre dans i*eau comme fa 
vapeur d'eau se résou dans un condenseur ordinaire, ou 
Teau d'absorption est contamment refroidie par un courant 
d'eau passant dans un serpentin , afin d'emporter le calori- 
que latent dégagé par Tabsorplion ; G^ d'une pumpe pour 
rcTouler vers la chaudière IVau saturée dans le vase à absorp- 
i'on;7« L'appareil est muni d'un régénérateur dans le- 
quel, l'eau qui doit servir h Tabsorplion, prise, épuisée, on h 
peu près en bas de I < chaudière, éciinnge sa température 
avec celle de l'eau saturée qui s'y rend en sens inverse.- 

Pour mieux vous rendre compte du fond ion nera ment de 
cet appareil continu, afin de mieux comprendre la sépara* 
tion du gaz ammoniac de l'eau qui le contient , vous pou- 
vez assimiler le fonctionnement de la chaudière à celui d'ua 
appareil dislillatoire. Dans cet appareil, la liquéfaction du 
gaz, toujours uu peu aqueuse, s'y produit sou$ une tension 
de 8 c^ 10 atmosphères et è la tempéraliire de 25 degrés. 

L'intensité du froid , que Ton peut ainsi produire, varie 
dans des limites très étendues et se détermine par la quantité 
de gaz, dont on charge l'eau dans le vase A absorption: en 
etTet, plus la quantité de gaz passera abondamment, plus 
l'absorption sera énergique et par conséquent le froid in- 
tense. Ainsi, en faisant absorber 15 c^ 20 p. 0/0, on obtient 
un froid qui descendra à 50 degrés et même GO au dessous 
de zéro. 

Par ce qui précède, vous pouvez déjà comprendre, pour- 
quoi votre commission, MM., ne pouvait pas se contenter 
d'étudier et d'eTa miner exclusivement l'appareil Carré dont 
se servent MM. Barbignacet Boyer, pour fournir seulement 
à leur clientèle la glace à 23 centimes le kilogramme ou. la 
carafe d'eau frappée. 



-- 571 - 

Hh savajl que, M, Veltet) , brasseur, t'ien avant c«8 HM. 
avait établi un appareil n é(her d«nns sa brasserie sise Ber* 
nanl-iiu-Bois, pour la pn^iwiralion, en été, des bièrci» de Ba- 
vière, que les Aiieroands ne savent préparer que pendant 
les moisd*Iiiv\ir: aussi ollo a mis à coulribuliuii l'obU.:.eanc6 
sans borne de M. VolU»n, comme ses connaissances pratiques, 
afin de pouvoir établir une coropanûson entre le rouclionne- 
ment et les résultats des apparciU à cther et à pz ammo- 
niac qui fonctionnent ^éparémcnl cluz MM. Barbi;;nac et 
Velten. 

L uppiireil à êlher du M. Velten, ( première conoepioo 
de M. Carré), est basé sur les mêmes principes que ceux à 
ani:nouiac. Il se cû!n|)ose Is d*un congélateur ou réfrigérant, 
^ d'une |X)mpe aspirante et foulante, aspirant les vapeurs 
d'jlber qui se forment dans le congélateur pour les refouler 
dans un conden.ieur tubulaire dans lequel circule de l'eau 
Jroide en sens inverse de la vapeur ; 3« d'un tube flotteur 
permettant le retour de réllier au point de départ. 

Les perfectionnements successifs apportés par M. Carré à 
ses appareils, lui ont fait depuis abandonner ceux àétber, 
IVxpérience lui ayant démontré que. ciis sortes d'appa- 
reils ne pouvaient résister à un service prolongé, et à 
cause des rentrées d*air \\ïv les fluides ou les joints, et à. 
aiuse des rentrées d'huile pav le stuffing-Box^ en quantité 
souvent considérable, et surtout ci cause du dérangement 
trop fréquent des soupapes métalliques, frappant dans le 
vide : 

D;Unautrecotéaussi,iescrajntesdeM. Lnboulay indiquées 
dans son rappor ( 21 avril 1861 )., s'etant réali^^ées en ce 
sens, que le travail réel, dans les. meilleures conditions de 
Tappareil, sV^t trouvé moins dq la moitié du travail calculé 
tbéc^iquefnent^ par, suit^ dujeu imparfait du pistoQ et des 
soupape,. comme des espaces nuisibles eiUre le. piston elle, 
fond des plateaux. du cylindre , on est obligé de reconnaître 



— ST2 — 

qae, touâ les appareils Carré , fonctionnant dans le Ifîifî , 
Uiissent la plus part encore h désirer, sous le rapport da 
rendement. 

Toutefois y M. Vollen , nous a dit , tout en reconnaissant 
la valeur et la portée des défectuosités signalées « àéns 
le fonctionnement de Tappareil que , bien avant la décou- 
verte nouvelle de M. Carré, il avait déjà essayé d'ob- 
\ler aux inconvénients précités, et qu'il était parvenu à 
force de perse vérent^e, h perfectionner la machine à élher: 
il il ajouté que son appareil^ ainsi modifié, produisait au- 
jourd'hui de la glace avec autant d'économie que de facililé, 
quil pouvait refroidir à volonté de Peau ou de la bière 
en fermentation et que sa production «n froid se tradaîsaiC 
par Téquivalent; de 150 kilogrammes de glace par heure 
tandis que, l'appareil de M.Barbîgnac qui a coûté 10,000 fr. 
pour un rendement de 50 kilogrammes à Theure, n'en pro- 
duisait en réalité que 25, ce qui faisait monter te prix de 
revient àO centimes le kiioi^ramme, au lieu de 3, sr l'appa- 
reil n'avait ps de déperdition de froid dans son fonctionne- 
ment. 

M. Vellen , néanmoins , reconnaît que la glaœ est pro- 
duite par son appareil à un prix plus élevé qu'avec celui à 
animoniac,tel qu'il fonctionne chez MNf . Barbignac et Boyer. 
surtout chez M. Merle en Camargue , où ^e nouvel ap|>arerl 
peut produire l'équivalent de 2,000 kilogrammes de glace 
par heure. 

Malgré cela, M. Veiten prétend que, son appareil à éther 
modifié, est bien préférable à l'apparoil à ammoniac, lorsqu'il 
s^agit de produire du froid au dessus de zéro et non de la 
glace: celle préférence, d'après lui , reposerait sur la con- 
duite plus facile dd la machine à élher , a cause du dan^^er 
bien moindre qu'elle offre comme sur la quantité de Iravaiè 
produite des températures au dessus de zéro; l'appareil 
ammoniac , d'après lui , ne l'emportant sur celui à éiher 



r 



- 5T8 -- 

^ leinpéraiures Irès-bassîeSy |x>ur la glace 
la précipilalion du sulfate de soude 
' mer. Si dans Tapiiareil cooliD.u à 
fuer, comme dispositions très* 
%^ igelable au chlorure de calcium 

•^ ^ objets à refroidir ou à glacer, on 

oi (i;ins la machine A éther, le tuHing* 
cl les joints c^i bagues métalliques pour 
aes fuites, 
oe moment même, M. Velten , se livre à uue série 
•périeoces dont le résultat lui permet d*hors et déjà 
d'assurer qu'il a corrigé de la manière la plus radicale les 
imperfections signalées; il se propose do publier sa décou- 
verte en la laissant tomber dons le domaine public. 

Votre commission, MM., « cru tous ces développemenU 
néccessairos avant de vous parler des applications industri- 
elles et des avantages que semble devoir en retirer riiygiène 
publique et privée comme' Tindustrie et les arts. 

Eq effet , outre la fabrication de la glace , qu'on pourra 
ainsi se procurer meilleure et plus belle à des bas prix , ( 5 
centimes le kilogramme ) : avec l'appareil Carré, on pourra 
obtenir la réfrigération de Pair , au prix double seulement 
de son cbaufibge pour un même équivalent de calories . 
L'Industrie y trouvera un puissant auxiliaire dans un« 
fMila de circonstances où elle a besoin de basses tempéra- 
turcs afin d*empècber des fermentations ou des combinaisons 
qu'une haute température faciliterait ou produirait. 

Déjà, If. Merle, dans la Camargue, obtient, au moyen des 
appareils Garré,la précipitation en grand du sulfate de soude, 
des eaux mères du sel marin, par la méthode indiquée par 
M. BttUard, de Finstitut : par eux, dit M. Carré» on obtient la 
précipitation de la para£Bne des huiles , la cristal Isa lion de- 
la benzine de Pacide acétique, etc. 
On pourra les appliquer h la séparation de Teau, d*avec 



les corps qu'elle lioiU en dissolution el qu elle r&jeile en 
crisialisunt, comme aussi fabriquer de la (§lace douce et des 
sei$ avec Vium de mer- el les eiiux niioérales. 

lu pourronl eneoro servir à condenser direclement des 
proluiis très volatils comme à favoriser des réactions ne 
pouvant, en réiai , s'oblenir qu\> une température 1res 
basse. 

Ou pourra remployer à Thydrulalion de divers seU'ià ia 
dis.^oiijl!ou (le coriainsgaz, à la conccntralion par congéla- 
tion <Je IVau de diverses solutions diluées, par exemple, du 
vin^ des alcools, des acifies; ils pourront enix>re servir à 
modérer, dans certains cas, l'échaulfement produit par la 
fermentation notamment des vins, des bières et des vinai- 
gres, h raffermir, pour fao.litcr diverses opérations, certains 
corps que la chaleur rend |ialeux tels que la stéarine paraf- 
fine, suifs> etc., avtiul la compression qui doit en exprimer 
les hujles. 

Avec l'appareil Carré les navires en voyage pourront se 
fourmr d'eau douce avec Teau de la mer et avec une dé- 
penses de calorie beaucoup moindre que celle qu'exigerait 
la vaporisation. 

Messieurs, les appareils de aM. Carré ont déjà i>assé de la 
théorie expérimentale dans le domaine pratique des applica- 
tions industrielles. 

En décembre 1860, Tacadémie des sciences s'était occapée^ 
déjà, des avantages industrieli^ qu'ils présentent. 

Précédemment^ à cette époque, décembre 1859, M. La-^ 
boolaye , au nom du Comité des arts mécaniques , avait 
entretenu le Comité de ses avantages, tout en éignakan^ 
ses imperfections matérielles. 

En janvier 1861 , une commission fut nommée» dans la 
sein de l'académie des sciences ; M. Pouillet , rapporteur, 
constata (22 avril 18G2) la régularisation du fonctioDiie- 
ment des appareils Carrelet il les conjiidéra comme une 



- 57ÎI ^ 

solulîon du problème de la réfrigération arlificielle dans 
toute Sel génénililè en les désignant comme ap[>elésc\ rendre 
lés plus f^rands services. 

A Texposilion de Metz, en l86i, M. Carré ohlinl une 
médaille pour ses nppareiîs; el la commission inlornalionj«.le 
lie Londres, est venue sanctionner ro[)inion des prcniiers 
juges en lui accordant une verilable médaille d'honneur, 
puisqu'il n'y avait pas ici une lulte enlre plusieurs labri- 
cants du même ^enre do produit, maiseiie a voulu le récom • 
penser de la ré«disalion d'une grande el belle idée : la 
frodtic^ito. du froid n toutes, les tempér.tpres. 

Votre cemmisdion est persuadée que vous, voudrez VQUd 
associer à tous ces témoignages Oatleurs donnés à Papporeil 
Carré, en aidant de votre approbation et de vos encourage- 
ments, les propagateurs d'une découverte nouvelle dans 
notre ville, éminemment conimerdale, où cerlainem^»nt elle 
trouvera bientôt » nous n'en doutons pas, des applications 
industrielles d'une portée plus grande que celle de fournir 
aux particuliers el aux cafetiers de la glace, à 25 centimes 
la carafe d'^au frappéj, ou le kilogramme de glace. 

Aussi bien que MM. Barbignac et Boyer, n'aient introduit 
à Marseille, un semblable appareil, que pour l'agrément des 
consommateurs de glace, ou pour l'utilité restreinte de quel- 
ques besoins de satisfaction domestique , votre commission 
n'hésite pas à vous proposer d'accorder des remerciements 
et des félicitations à ces Messieurs, pour avoir été des pre- 
miers à faire connaître dans not ri; ville, Tappareil Carré; 
elle a pensé encore que vous devriez voter des remercie- 
ments à M. Velten, jeune, pour nous avoir fourni, avec 
empressement, des renseignements précieux, spéciaux sur 
le fonctionnement de ces sortes d'appareils, renseignements 
que nous ne pouvions trouver aussi complets, ni aussi exats 
auprès de MM. Barbignac et Bo)er. 



— 576 — 

De plus, M Velten, ayant adressé à votre coromission I 
une leilrc avec le résumé dos import<)ntes modiGcations 
qu*il a apportées à sa machine à élhcr, elle a pensé que 
vous feriez bien de renvoyer le travail que nous dô|>osons 
sur le bureau, devant la commission des récompenses indus- 
trielles, aux fins de lui accorder, s*il y a lieu, une médaille 
d'encouragement. 



Le défaut d'espace nous oblige k ne pas livrer k rimpression 
lea très remarquables rapports de M. Albrand, sur rémigration 
par le port de Marseille, de M. Natte sur le régime des eaux, en 
Provence , avant 47S9, de lA. Flavard sur les Hartigues et to 
Port de Bouc , de M. Segond-Cresp sur les tableaux de statisti- 
que , de M. Mortreuil sur l'ouvrage de M. Bancbero, etc., etc. 



r 



— wn — 
TABLEAU 

DE ^ORGANISATION DES COMMISSIONS 

UL SOGléTB DB STATISTIQIIB 

•m HAMKILLI 

en 1863. 
PREMIÈRE SECTION. 

•TATI8TIQUB PHYSIQUE. 

C«tto teetton est divisée en six commissions. 

Commission de lO'pographie, 
MM. BoBBU , Gbittbt et Toulovzar. 

Commission de miléorologie. 
MM. Do«AS, JirnioT et P.-M. Roux , de Marseille. 

Commission d'hydrographie. 
MM. Maueib, P.-M.Roux , de Marseille et Roustur. 

Commission de géologie. 
MM. FBAormiBB , Flayabd et Toulousaw. 

Commission de bolaniqtie. 
MM. Lmus , k. hver , Roossm et P.-M. Rcox , de Marseftlo.. 
Commission de zoologie. 



WL i9wmt, Mavbiv et P.-M. Roirx , do MarseflU. 

TOHB iivii S7 



DEusndt flEcnoN. 

«îi^isTiwiE roMTiQ». 
€elle section est divisée en oeuf commission». 

Commission de division politique ei territoriale. 
MM. àLiAÀJiD , Gbntbt et L. Mkiiaad. 

Commissiwi de population. 
MM. FiACTiiiim. Nattb et P. -M. Roux, de Marseille. 

Commission d'IUstoire. 

MM. Blahcabd , Fbautrieb , Mortbbuil , Pinor , Sbaoii»- 
Cnj^r ^t TlMOQ-P^vm. 

Commission d'orgQimaliçn poliUq^e et ifdministratirs. 
MM. A. LvcT , L. MBNâRo ^ HciiTIlWL. ei $^9^. 

QqmmisHiHi d^ iuMilutions. 

MM. Albbaitd^ Fb^iv(biib, lis^li H^!U«». 1. P -M, ttVK. 4l 
Marseille et Timoh-Dayid. 

Commission des travaux publics. 
1|M. BoBOBS , Gbntbt et Toolouzab. 

Commission des èlablissemefUs industriels, 
MM. boissBLOT , DuPBAT , Nattb , Pboc-Gaillabd el Savbt. 

Commission de nécrologie. 
MM. Chadmblin , U. Guts et P.-M. Roux , de Marseille 

Commission de législation. 
MM. Blabcabd , LtOBi , Mobtbbuil et Sb«okd-Cbbi». 



STATISTIQUE INDUSTRIELLE. 

Celle section est diTisée eo cinq coiniiilflsi< 

Commission d'agriculture. 

MM. Lions , A. LucT, Sboomd-Crbs» et P. -M. Rooe, do' 
Marseille. 

Cùitimission (fitabiArit. 
MM. BoHOVfl, fturmiiT, Safet et TovtousAJi. 

Commissioti de càmtfhefte. 
MM. ALB9AKD , Natte, PufON et Peou-Gaili.abo. 

Commission de navigaliw. 
Ml. AtEfeUEo , Na^ttE , SAPBt et Toin«è«EA«. 

Gmnmissimi des finmnms. 
MM. Lmes , A. LvcT et t. MeiIak». 

^ Une quatrième section a pour objet la réonioil , êM^^ 
seul corps , des traTaux des diverses commissions. 

Ce sont les trois annotateurs qui forment une vingtième oom-» 
mission, la seule dont la quatrième section se compose. Elle 
est bbàrgée àe la toorâination des travanx des aatres' «ooti* 
iiilâ(^tis» ions la dtneMioE du «MràlEirE^porpéHnfl de ht 
Société. 



— »«0 - 

TABLEAU DES MEMBRES 



DE 



LA SOCIETE DE STATISTIQUE 

DEMI^RSEILLE. 
An SI décembre ISHS. 



La Société de statistique de Marseille se compose de Mem- 
bres d'hoDoenr. de Membres honoraires, de Membres actifs 
ut de Membres corrcspoodanls. EUc a , cd outre , un Conseil 
d'administralion compost de tous les fonctionoaires, pris parmi 
Im Membres actifs. 

CONSCIL D* ADMINISTRATION POUR l' ANNEE 1863. 

MM. Mi URD, Président;^ Sbgond'CrbsPi Vice-Président; 
F «M. Roux, de Marseille, ^ , *h , C IJi, Cr «. Secrétaire- 
perpétuel et Archiviste ; M. maubih , Vice-Secrétaire; Nattv , 
inootateur de la première classe; G. Juaior, Annotateur 
de la deuxième classe; Flavabd, Annotateur de la troisième, 
elasse; Blahcabd . Conservateur - bibliothécaire ; Lions , Tré- 
9oHer. 

fa as- . r,.ji;,,.-a 

MEMBRES D'HONNEUR. 

Nésldent d'honneur , Mgr le Pn'nce de JOIiNVILLE (Nommé 
Membre honoraire , en 1831 , devenu Président d^ Hon- 
neur , U 3 mai 181^3.^ 
Mbmbrbs D*Bo?inBOR DB DBOiT — f Délibération du 7 

juiUet 1853.; 
MM. Le Général commandant la 9«« division militaire. 
l^e Sénateur , chargé de l'administration du déparie- 
ment des Bouches-du-Rhône , M. de Maufas. 
L'ETèque de Marseille, (Monseigneur O'CmnicB. } 
Le Maire de la ville de Marseille. 



MsilBmii HOirORAIBBS. 

2 novembre 4 830. 
MM. U baron DUFIN (Charlbs) .€.*{•. Membre de VlnsUlvi 
et d'autres Sociétés savantes , à Paris. 
\i janvier 1b'3i. 
MIGNET , if , Conseiller d'Etat , Membre de riastitot, Di- 
recteur-arc iûvisle au minii)tère des affaires clrangèree, 

etc., h Paris. 

i iepUmhre 4834. 

LAURENCE (Jban), ^% Directeur-général des con(ributioii« 
directes , etc., à Paris. 

Le baron TREZEL , ^ , Général de division, à Paris. 

Le baron de S*-JOSEPII, <j, Cênéral de division, à Paris 
8 sepvmhre 1836. 

MÉRY (Lod:s), Professeur h \\ Tacullé des l< ttres d'Ai». 
Membre des Âcadéiiiies de MafS'illt*. et d*Aix « Inspec- 
teur des monuments des Bouclies-du-Rliôoe et du Gard. 
Correspondant de la Société des science» du Var, à Aie. 

Membre actif y en 1827. 

7 décembre 1837. 

SÉbASTlÂNI (Vicomte Tibdbcb). 0. ^, Général de dïTîtiOB. 

à Aj ccio. 

b Janvier 1844. 
D'HAUTfOUL (le Comte), G. 0. *{(. Général de diTiiien, 
grand Référendaire du Sénat , à Paris, 
î» mars 184i. 
AUTRAN (Paul), * , Secrétaire de l'Académie des scien- 
ces , belleS'lettrcs et arts de Marseille , Correspoodaiii 
de l'Académie de Lyon , de la Société géographique cl» 

Paris I rue Vénture , 23 (Membre actif, en 1836.^ 
2^ décembre 1346. 

BEUF ( JsAH-BAPTiSTB-pBAifçois-ALBAN ) , Employé de 1m 
garantie en retraite , Membre de la Société française d# 
statistique universelle , du X!V"« Congrès scientifique 
de France et des Assises scientifiques d*Aix , A Alger 
{Membre actif , en 48î7.) 

4 novembre 1847. 

rALLOT (FBÉDABic-AoevBTB-CcsTATB), Membre du XIV» 



Congrès gcicDflRiqriW- â& PnMWé', i Celte. { Membre actif , 

eu »F3;). 

retraite, place S(*Micb«U a; $, fMml^re ae$if, m, 48%7.J 

6 jift7l<?l «948. 

MKJtS (JÉAir-fACoois), Juge âu iribcfial civil d* Mârieille* 
Vembré dti XIV"^ Congrès dciebirOqoe de Fiance , rue 
DratOD, 60. f Membre actif, en 18S9J 
7 décembre 4848. 

DE CàUMONT (AacissB). C. ^,0. 4<, ifi, Fondateur du 
Congés scientifique et de l'instUut des provinces de 
france, Président général de ptu^ients ânêssions de ce 
Congrès, membre de l'intitat, du ConsefI général de 
ragriculluie, d'un^grand nombre d'autres corps savants, 
à Caen, (Membre correspondant, en hti^.J 

F^SLON (àlbxandiib), Avocat général ^ la cour de cas- 
sation» ex-Ministre de Tinstrucirlon puMiqtre et des cul- 
tes, etc., k Taris. 

GUILLOav aine, 4fi», Président cfi la Société industrielle 
d'Angers et du Congrès des vigneroos français , Secré- 
taire général de U XI* session du Congrès scientifique 
dH France, etc., k Angersi (Correspondant, eh 4843.^ 

irORBAU îm JONNÉS (AftBXAMHUi), Meudire (to l'msiitut 
de France ri <fo plwiettr» auttes S^^téa vivantes d» 
Paris, (Membre corpcèpimâani, en 4839.^ 
13 amril kU% 

hhl^mêéE, e-it-Htnistre <l«9 travaa» publu»^, à Pirà. 

i octobre 18i9. 
I>E PALL6tJX. ei-!lfinistre de rinstraction pub4fque et des» 
CHlte^A^ Paris. 

5 novembre 1S49. 

fASSY (UiPPOLYTB-pBiLiaBRT), ^, aucfen officier de ca- 
valeriQ, ex-Alinistre des finances, Itïeikibte <tc hnstitut 
de t^ranco, â Paris. 

6 44e<mlfx< 4^41 

KALA (Mv-Fàw,-«ymAW9U *» nk^<>im Ur VOJ^erva- 
ioire,, Membre de l'inUtut du XIV* Congrès acienlifiqoji *" 



•lé., k )*0b9erY»U>ir« ina^rial d« MarteilU. f- M^mhrê 

28 février 18»0. 
I. DE SULEVU CLovis-AHaK-AiiTOiiiB-ELiatK) , C. ^ i C. i» , 
Séoaleur, meinbro correspoodant des Académies de Metz 
et de Dijon , etc., rue da BaOr 58» k Paris. 
I«r aoàl 4850. 
VILLENEUVE (IliPi»o(.TTK-r>F50i«, comte dé), ^^Jogénieur 
ea chef des mines , Professeo» d'agrieuUiire â Técol» 
impériale des mines Meinhre de pUsiei&rscorp» savants, 
à Pariri. (Membre actif, enifU^\J 
\t êeptembre 1850. 
LERAT DE MAGNITOT (Aliin), Membre des Sociétés arché- 
ologiques de Sens et de Chàloos-sur-Saone» k Auch. 
17 décembre 4850. 
COStË (Pascal) $, «f. Architecte et Professeur de dessin. 
Membre de rAcadémie de Unrscille. et du XIV* Congrès 
scientifique, cours Saint-Louis , i. f Membre actif , #n 
1828. correspondant , en 18.i9, rcdevewu actif, en 4841 ) 

3 avril 485i. 

HECQUET (AifToiifB-CoAALKS-FiLix) , G. it,C. 1» , C. « , 
Général de division en retraiie , Membre honoraire de 
la Société de médecine de Marseille , k Paris. 
5 février IdSî. 

LEPËBVRE-DURUFLE, Ô. « . Sénateur. Membre de plu- 
sieurs corps savants , à Paris. 

4 mars 4852. 

MATHÉRON (Piulipfi-Pibkiib-Emilk). -(f, Ingénieur eivil 
Membre de l'Académie de Marseille et d'autres corps sa« 
vants , Secrétaire de la Section des scieàces natorelles 
du XIV« Congrès scientifique, membre correspondant de 
l'Institut des prd^'ca» d^v Pi'âticre, rue de la Paix, 47 bis 
à MàMéltrë f MeitOfé actif, eh 48Sff.; 

tkWtkLL (ftloiris-AniÉtAW] . IftbMtine d^ÉItat éé %. M. le Roi 
des Pays-Bas . décote de^h* gr^ifd«' tSMt dthlion néer- 
landais , de Tordre dn Faucon Blanc de SaTe-Weimar- 



Elsenacb, de l'ordre russe de l'Aigle polonais, de Tordis 
de la branche ErDestine de la maison de Saxe , de l'or- 
dre de Léopold de Belgique , lauréat de la Société de 
littérature de la Hollande , Membre de la Société des 
sciences à Harlem , de celle de littérature hollandaise â 
Leyde , de celle d'agriculture des deux provinces de la 
Hollande, et de bien d'autres corps savants , a La Haye. 
7 août 4856. 
nAUSSET-ROQUEFORT ( JBAN-BAPTisTB-GABamL-FmDUiAii», 
Marquis de) ^ . 0, >!* , Lauréat de l'Institut , Mem- 
bre de la Société d'agriculture et du commerce da Var , 
et d'autres corps savants, rue de Bourbon, 41, â Lyon. 
f Membre corre$pondanl , en 4 851 .^ 
5 fé trier 4867. 
MÉLIER (Fbançois), C. !fi; . C. •{« , C. lii , Docteur en mé- 
decine . ex-Président de TAcadémie impériale de méde- 
cine, Médecin consultant de l'Empereur, Inspecteur-gé- 
néral des établissements sanitaires, Membre du Comité 
consultatif d'hygiène publique, de la Société de médecine 
de Paris, ex-Président de la Société d'hydrologie. Membre 
honoraire |du Comité médical des Bouches-du-Rbône • 
Correspondant de TAcadcmie de^médecine de Bruxelles, 
de la Société de médecine de' Marseille , etc., rue des 
Saints-Pères, 8, à Paris, f,Membreeorreipondant, en 4850.^ 
21 aoûi 4857. 
MARCOTTE (Eonr-Mabib-Antoiiib ) , >{| , Directeur des 
douanes , Membre de l'AcadémieTde Marseille, des As- 
sises scientifiques d'Aix , ex-Président de la Société 
artistique des Bouches-du-Rhône , i Strasbourg ifM^tm- 
ère actif , en 1149;. 

3 déeemàre 4857. 
CLOQUET (Juf.BS), Ô. lii , Docteur en médecine , MédeciB 
consultant de l'Empereur , Membre de l'Institut, de FA- 
cadémie impériale de médecine et d'un Igrand nombre 
d'autres corps savants , k Paris. 



- »85 - 

HffBMBRES ACTIF». 

S6 avril 4827. 
MM. ROUX (PiiMB-MAmTiff), de Marseille, 'gf, CoiâmaDdeur de 
plusieurs ordres, décoré de médailles civiques, lauréat de 
diverses sociétés savantes. Docteur en médecine, Médecin 
du service sanitaire, Membre de FAccadémie des scien- 
ces , ancien Président de lu Société de médecine et du 
Comité médical des dispensaires, Fondateur et Président 
perpétuel du Comité médical des Bouclies-du-Rbône , 
Administrateur de la Caisse d'épargne, de la Société de 
bienfaisance de Marseille, Secrétaire général de la XIV* 
session , et vice-Président général des XY»* , XVI»* . 
XIX»«, XXII-, XXIV»«, XXV-*, XXVIi»« , liVIll-t 
et XX1X"»« session du Congrès scientifique de France , 
Sous-Directeur de l'Institut des Provinces et Président 
des Assises soientitlques du Sud-Est de la France , Ins- 
pecteur divi.>ionDnirc de la Société française pour la 
cuDscrviiioD des Moninicnts, Membre honoraire et cor- 
nespondanl de beaucou); d'autres ^corps savants, rue 
Mont grand , 12. 

19 décembre 1833. 
FEAUTRIER (Jean). Sccrélaire de la mairie de Marseille, 
du Comité d'instruction primaire, Membre du XVI* Con- 
grès scientifique do France, de la Société frauçaise pour 
la conservation des moùumenis , rue Monlgrand , 26. 

t" avril 4841. 
T015LOU2AN iPmLippi-AraosTi), Chef de bureau à la pré- 
fecture des Bouehes-dtt^Rhtoe , Secrétaire de la Section 
des sciences naturelles de la X1V-* session du Congrès 
scienifiqoe de France , rue St-Jacques , 89. 

3 jtril/el 1845. 
MH. MORTRBUIL CJB.%H-AifSBL«<-BnBiAttD] , «, Juge-de-paix, 
Membre de l'Académie , de la Commission de surveil- 



,- 516 — 

lance de l'Asile des aliénés, de la Société française potn' 
la conservation des monntiKnts, QcrresiK>ndanl de Hlna- 
tilut, Secrétaire de la section d'archéologie de la XIV** 
session du Congrès scicntiGque de France et des Assise» 
scientifiques d'Aix . boulevard Gazzino, 3. 

46 avril 1846. 

ItL PBiOU-GAILLAill) ( DoMi4ttQ«s-ii€iui»-Atm&T«) ,. Négociant. 
Iffflicbr» de h XkV« aesdiM é\k GeHgrès scMfttiÛque de^ 
Praiite, roe VUleneuw. S. 

1Î févHer 18*9. 

NATTE (CHAnLBS) , Membre de divers corps savants , ru* 
Montgrand , 31 . (Membre aetif,, en I8î7 , correspondant 
«il 18i4 , de nouveau membre actif.) 

7 Juin 48i9. 

lIOGAd (PifejUiK'.^iÉLCXis-TdtoiK>«8a}. HP ^ « , UuAeur en 
nvédeoine, Présideni de la €aiaMd*é|iflrgtte, Hambre de 
hi Société d« médeeîM de llarseiltei, dv Cbiaàlé médical 
d0S BMcbes^dii-ahàife et de iiimeaffs autres Seciélés 
ssvualiB., rtt0 Aiweny , 9. 

1<* août f«W. 

GENTET ( Victok-Marius ) , Agent voycr du premier ar- 
rondissement des Bouches -du -Rhône, Secrétaire do la 
Société d'agriculture dé ce département . Lauréat da 
rAcadémfe de Marseille , rue des fetUs-Nre^^ ft. 

H octobre t830. 

SA1K6T (AmieiHB-FRAii^ott^UAAMi.) , liHf»6e>iir da rodroi 

de Marseille, Membre^ do la commission cantonale de 
statistique d« Marseille . etc., boulevard du Muy» 47. 

Sd nMfittàlH^ 4463. 
§t(l0N0'€IV6SP' (pAU£-^JtfAi«<*9A«i1MM-TflietMaft^ , Arocat, 
Membi*e de Ik »»ciétè (Thor liiMltufV àtA Mirsiftille , da 
Congrès 8cientifif|n« de- Fvânee , de la Société françaiia 
1^9iiA la ConsetiTitj^nr des meniiiaests , el» éai 
actenlifimiaft d'Ail, imde;UPalttd^ M. 



~ 587 — 

l ïhhS^W (Ku«ftsig-iKA9-P»MB-NoBL), Doctev en méde- 
cine . Membre lUulaire du Coruilé médical des Doucheb- 
4u**Bii^ el de la Société lmj;i6ci:dQ de Qaédecjne de 

t màr$ 1654. 

MEiNAHD (Léopold-Bbancbo) , ^ . Directeur des prisons . 
Inspecteur des étabUssemenls d*a1iénéâ et de mendicité 
des bouches -du -ft flotte , M^^nvbre d» 1» Commission can- 
lonale de sfrrttstrqise de Mafï>(M\»<» , rue de l^t, 24 

7 septembre 4 85 1. 

TIUON-DAVID (Jo8BPB<MABijB}^(;bii4ioioc-lu)Dorairç, Fonda- 
teur et Directeur de l'CEuyre de la jeunesse , pour les 
ouvriers , ûtié^i^é pour la $urveillauce de l*iAstructioo 
priiWMre. bouJev^rdde la tfagdelaine , 8^ A. 

à mai ia<)5. 

CHAUMELIN (JBAR-MAiitB'lfARiDfl) , es-membre de l'Uni- 
versité, Employé do^ Douanes, etc., boulevard Long- 
champ, ffft. 

6 dëtembre *898. 

ïsVQY (AoRiBN), 0. ^, G. ^ , Receveur-général des fi- 
naQce$ , ex-Président de TAcadémie impériale de Reims» 
Présidont de la Société d'agricuUure de Marseille , Vice- 
Pi^és'ujent de la Société d'horticulture , Inspecteur des 
monuments historiques et Vice-Président de. Ta Société 
artistique des Bouc h es-du -Rhône , rue Sylvabelfe , «05 

8 mai 1tlo6. 

Ll6rKl tilttf oirtB-C«AB&cs»*llMiiH) , Meien IMoiÉra,. ex-Ré- 
dacteur dans Tadminittralloii ceUirale éH GMlributions 
ÎDdirectes à Varié , BiMétliiéMire de la Société d'horti- 
icuHoro êê MavMîto , rue^ Pcînier , %è. 

C mat 4858. 

BORDES (Pacl-Jbah-Baptistb] , Ingénieur civil, ete., ête., 
Me! des Catalans. 



- S88 — 

6 janvier 1 S59. 

VU. BOISSELOT (DoHmQim-FftAiiçois-XAViBi) , ii, Lauréat d« 
riDslUol, etc., Compositeur de musique el fabricaDi d» 
pianos, place Notre-Dame-da-Mont, li. 

I>UPR\T (Anacbamsis), Négociant, ayant obtenu diverseé 
médailles pour la fabrication des bouchons à la mécaoî- 
que . industrie qu'il a créée et perfectionnée , etc., ro* 
Cassis, sur le Prado. 105. 

S mai 4S59. 

iUBiOT (Nicolas), it, 'h. Docteur en médecine, Médecin 
major de f* classe à l'hôpital militaire de Marseille , 
Membre titulaire de la Société impériale de médecine d# 
cette ville et du Comité médical des Rouches-du-RhAne^ 
etc., boulevard de Rome, 6t. 

20 décembre 1860. 

BLANCARD (MABc-MABia-FiAwçoiSDi-PAVLB-Loins). Avocat. 
Elève de l'école des Chartes. Membre de TAcadémie de 
Marseille . Archiviste du département des Bouches-dtt- 
Rhône, etc., rue du Baignoir , 49. 
3 avril 4862. 

MAURIN (EaifisT-SfeLiM) , Docteur en médecine , membre 
de plusieurs Sociétés savantes, rue longue-des-Capo- 
cins. 39. 

8 mot 4862. 

ALDRAND (HoNoai) , ancien courtier maritime et de com- 
merce. Administrateur de la Société de bienfaisance et 
de charité, Membre de plusieurs autres Sociétés d'atililé 
publqiue . rue du Coq , 3. 

7 aoûi 4862. 

ROUSSIN (JaAN-JosBPB-AvoosTa). Pharmacien, Membre 
titulaire du Comité médical des Boucbes-dn^hône , 
vieux chemin de Rome , 85. 

4 ê€piembrê 486t. 

PENON (CAsnnB-iAceoBS) , Négociant, etc., me Paradis, 
324. 



•eaei 



HBHBRBi CORRBflFOBIDANTft 

tiJuiUH 48Î7. 

BM. PI£RQUIN DE GEMBLOUX , « , Docteur en médecine 
Inspectear de runiversité de Frajce, Membre d'un grand 
nombre de Sociétés savantes , à Bourges. 
TRASTOUR , 0. ^. <ii, Docteur en médecme , Chirurgien 
principal d'armée en retraite , Membre du Comité mé- 
dical des Bouches-du-Rh6ne et de plusieurs autres so- 
ciétés savantes, etc., à Antibes 

28 décembre t827. 
LAROCHE, Docteur en médecine, correspondant de la 
Société de nlédecine de Marseille , etc., à Philadelphie 
40 avril 4828. 
JOUINE ( A.-B.-ETiBinfB, Avocat et avoué près le Tribunal 

de première instance , etc , i Digne. 
REYNAUD (iosBPH-TocssAiiiT), i^ , Conservateur des ma- 
nuscrits orientaux de la Bibliothèque impériale. Membre 
de l'institut et du Conseil de la Société asiatique de 1^- 
ris , de celles de la Grande-Bretagne et d'Irlande , de 
Calcutta , Madras , etc., A Paris. 
^^ juillet 4828. 
TAILLANDIER (ALPBoiiSB-HoKOBi), Conseiller à la Cour de 
cassation , etc. , rue de PUniversité, 8 , à Paris. 
7 aoûi 4828. 
BARBAROtJX , 0. & , Sénateur , place du Palais-Bourbon, 

6 , à Paris. 
PARNADD (PiBBBt'ANTomB), licencié en droit, etc., è Gap. 

6 novembre 4828. 
RIFAUD (J.-J.), a, Homme de lettres, Membre de plusieurs. 
Sociétés savantes , h Paris. 

bjuin 1829. 
ROUARD (Etibrnb-Ah toinb-Bbkoit ), <(, Membre de l'Aca- 
démie des sciences , belles-lettres , arts , agriculture , 



~ 590 — 

•le., et Bibliothécaire de la viUe d*Aix, CorrespondaDt 
du ministère de TiBslructioD publique, de la Société 
des antiquaires de France , de l'Académie des sciences 
de Turin, à Aix. 

4 février 4830. 

II.V. PRÉAUX-LOCRÉ , C. e», CMfeoaaadant du château de Cook^ 

.f i^^n^ t Nembra de la Société maritiroe de Paris « de la 

Société (U'ientale , et d'autres corps savants. & Compîé- 

gne (Oise.j 

VlGAROSl , aflt . Maire de Hirepoix , Membre de plusîmirs 

Académies, àMirepoix (Ariège.) 
CLAVIER ^ CoQfieiller à la Cour impériale, à Aix , fNemwèé 
Membre actifs en 1327« d^tfffitf earreeponianl.J 
là. mai 48314 
MAUO {C1UB1.1S) , igt I iiomme de lettres. Membre de pla- 
dioors sociétés savaate^ , à Paris. « 
1 JwUlei 1831. 
Oi CttRiSTOL (iiiuRs) , Dftoteur ès^cieoces , Professear do 
géologie , à Dijoa. 

9 oeioère I83K 
ta BLOSSfiVÉLLE <£asw9f)v Harqujs, oociep Conseiller de 
pFéfetttfro d« dopartemeoi de Seine et Oise, Membre do 
tmfp% légîslMtC et du Conseil général do l'Eure^ Corres- 
pondant de plusieurs 3oaiétos saYaoles, à AmfrériUel» 
Campagne, près Le Neuf^Boorg (Eure). 
DCSMICHËLS , « , ox-roeteur de l' Académie d'Aix , è 
Paris, 4>u au Val (Var). 

5 9iml ^883. 
^EMOT (AcftuLLi^, Professeur de chimio , i lli^bpose. 

7 février 1833. 
DIB SAMUEL CA^ÎNAZZI (Loc)^ Archidiacre « Me^ra àm 

plusieurs Académies » à Napie^* 
PSTRONl (RicAfiD), Abbé et SiaUsticien* chargé psr !• 
gouvernement do Naples do la direction du recensemeol 
etc.) à Naples. 

49 décembre 4833. 
JAMAM> DECORMIS (ËTnmrs-ATHAiiASÉ-^iiaM*), MMecni 



de Thespiee el det épMémies, M«ml»re du C^ast^it de tt« 
ittbrité du Var , et 4% plii»«eiirâ Sociétés médicales , à 
CMîfiiac. 

7 aoiU ^aU. 
MM. BOUCHER db CREVEC JEOft Im PERTHBS (jA€ft9Ba) , « , 
Directeur des Douanes , Chevalier de l'ordre de U»\io , 
9ri9uhêX (i# la SoetM déittuteUM. Maoï^t ds iihnieurs 
àO«désMQ9 « à Ahbtviile. 

MILUNET , LIttéraievr , elc., à Naf4es. 

QUEMM» ft . D0<4Mr e« médecioe» Inge-do^fUit. €orres< 
pondant de la Société de médecine de Paris, das Acadé- 
mies d'Aix , de Marseille , des Sociétés d'agriculture de 
l^on et de Hontpeliier , à Orgon 

I^ACAROE (Ai.B9Aicp«B'Juuis), ex-A vocat-avoaé prte la Cour 
impérîiile . à Paris. 

4 décembre 1804. 

WitD . MésMiifi#a , adjoint de In Mairie , à MonlbéUard. 

kjuin 4S35. 
VILLERMÉ <L.-ri.), <»,»». Docteur en Médecins, llèiibro 

de ri^stitot , de 1* Académie inipériale de médecine, el 

d'aiOres cprps savants , & Paris. 
DEUNOU {4iu.nt^ , Géelosvçi . k Noniroi , tK>ordogne). 

i tmfUlêl «885. 

COMBES (JBAH-FnA|iç^is-Aii4C«A8Sis), 4», Avocat, créateor 
et directeur de la caitse d'épargne Je Ca$tres , Fondateur 
du preipicr Comice agrlcott> du départeaieol du Tarn , 
Membre de la Commfssioo des prisons et de la Société 
d'agriculture de la Haute-Garonne, à Castres (Tarn). 

DliVERNOY , Membre de l'Académie des sciences , belles- 
lettres et arts de Besançon , Correspondant de la Société 
des antiquaèrea de Franco , è MonlbéAinrd. 

OUSTALET , Docteur en médecine , ^ Montbéliard. 

VIGriE (Pixnts), ^ , Docteur en médecine . Médecin tUn-» 
iaire de l'hôpital de Phalsbourg (Meurthe,) 

MO?rrFALC0fl , d. Docteur en médecine, Correspondant 
de plasieors Académies , t Lyon. 



— &W — 

IM. f ASSERINI , Nalaraliste , à FloreQce. 

1 avril 4836. 
GAULARD (Feahçois) . Professeur 4es sciences physiques, 
naturelles et mathématiques , Membre de plusieurs corp» 
savants, à Mirecourt (Vosges.) 

ÎJuin 4836. 
VANOEKM A£LEN Phlippb , Chevalier de l'ordre de Lét^ 
pold , Géographe , Fondateur et propriétaire de l'établis- 
sement géographique de Bruxelles , Membre de l'Acadé* 
mie de celte ville, et d'un grand nombre d'autres Société» 
savantes , à Bruxelles. 

n juiltel 1836. 
DELASAUSSAYE (L.), *. Uonscrvatour honoraire de la bi- 
bliothèque el Secrétaire général de la Société , de Bloîs, 
Membre de plusieurs autres sociétés savantes , à Blois. 

6 octobre 1837. 
PA8C\L, Docteur en médecine. Médecin militaire, Membre 

de plusieurs corps savants , à Bayonne. 
BOUGÉ (Vicomte de), Propriétaire, h Paris. 

^novembre 4836. 
NANZIO (FiaoïfANDde), Directeur de rEcole royale véCé- 
rioaire de Naples , Membre de plusieurs sociétés seteo- 
tifiques et vétérinaires , k Naples. 

22 décembre 4836. 

(JLLOA(le chevalier) Pikkrb, Avocat, Juge au tribunal ci- 
vil , Membre de l'Académie pontanienne, de celle de Pis» 
et de presque toutes les sociétés économiques du royau- 
me de Naples, à Trapani. 

42/anoter 4836. 
DOUILLIER, Imprimeur-libraire, A Dijon. 
44 mat 4837. 

DELRE (JosKPH), Statisticien , â Naples. 
SAUTTEa (jBAN-FsAifçois). ^, Pasteur , à Genève. fMmm^ 
bre actif, #n4834, devenu correspondant,) 



M». i^AlliOli AlBBii», Homme de laUreft; à Heggi» - ModlQ». 
lAfiQUBlUM L . Piiaranaoieu . CorrcaponJant de Tia^tUiil 
^ de plusieurs aolresi sociéléi sav.âaiei^» à Arlof. 

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